{"id":52972,"date":"2022-11-15T17:36:46","date_gmt":"2022-11-15T17:36:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burkina-faso\/politique\/secteur-du-textile-au-burkina-quand-la-speculation-donne-du-fil-a-retordre-aux-tisseuses"},"modified":"2022-11-15T17:52:43","modified_gmt":"2022-11-15T17:52:43","slug":"secteur-du-textile-au-burkina-quand-la-speculation-donne-du-fil-a-retordre-aux-tisseuses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burkina-faso\/economie\/secteur-du-textile-au-burkina-quand-la-speculation-donne-du-fil-a-retordre-aux-tisseuses","title":{"rendered":"Secteur du textile au Burkina : quand la sp\u00e9culation donne du fil \u00e0 retordre aux tisseuses"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burkina Faso. <\/strong><\/span><b>Le ministe\u0300re en charge du commerce et de l\u2019artisanat et la Maison de l\u2019Entreprise ont lance\u0301, en 2021, la commercialisation du pagne tisse\u0301 Faso danfani labellise\u0301, incitant plusieurs femmes a\u0300 se lancer dans le me\u0301tier de tissage. De nos jours, confronte\u0301es au manque de fil produit au Burkina, elles sont dans l\u2019impasse et n\u2019arrivent plus a\u0300 honorer leurs commandes.<\/b><\/p>\n<p>Assise sur sa machine, ce lundi 5 juillet 2022, Salamata Kabore\u0301 est occupe\u0301e a\u0300 tisser le pagne traditionnel burkinabe\u0300 Faso danfani avec anxie\u0301te\u0301. Sur son me\u0301tier a\u0300 tisser installe\u0301 au milieu de sa cour, elle s\u2019active a\u0300 finir une commande pendant que ses filles teignent les fils dans de grosses bassines. Plusieurs e\u0301cheveaux de fil de\u0301ja\u0300 teint sont dispose\u0301s sur la corde a\u0300 e\u0301taler pour e\u0302tre se\u0301che\u0301s. La cinquantaine bien sonne\u0301e, Salamata Kabore\u0301 travaille dans le textile depuis plus de 20 ans. La tisseuse a rec\u0327u une commande d\u2019une dizaine de pagnes Faso danfani a\u0300 tisser. Une bonne affaire en temps normal, mais Mme Kabore\u0301 se fait pluto\u0302t du souci. Comment s\u2019exe\u0301cuter si elle ne dispose pas d\u2019assez de fils pour confectionner les pagnes ? \u00ab Actuellement, le fil manque sur le marche\u0301 et nous pouvons faire deux mois sans un brin de matie\u0300re textile. Me\u0302me s\u2019il est disponible, le prix est cher \u00bb, marmonne-t-elle. La tisseuse est membre de l\u2019association Wendmanegda compose\u0301e de 25 membres a\u0300 qui un commerc\u0327ant livre le fil. La pre\u0301sidente de ladite association, Delphine Yanogo, ignore les raisons pour lesquelles les commerc\u0327ants ne leur donnent plus le fil en quantite\u0301. A l\u2019entendre, les femmes sont souvent oblige\u0301es de se tourner vers d\u2019autres tisseuses et amies en cas de rupture.<\/p>\n<p>La difficulte\u0301 est ressentie a\u0300 une plus grande e\u0301chelle, notamment au sein de la Fe\u0301de\u0301ration nationale des tisseuses du Burkina Faso (FENATI-BF). La pre\u0301sidente, Justine Kafando, souligne que me\u0302me en cas de disponibilite\u0301 du fil, chacune des femmes tisseuses ne peut en avoir au-dela\u0300 de cinq e\u0301chevettes (paquets) et deux rouleaux de fils. \u00ab Avec cette quantite\u0301, nous ne pouvons pas satisfaire nos commandes. Il faut attendre le mois suivant pour comple\u0301ter le fil et tisser les pagnes. Ce qui handicape ve\u0301ritablement notre travail \u00bb, de\u0301plore-t-elle. A cause de l\u2019indisponibilite\u0301 actuellement du fil burkinabe\u0300, certains membres de la fe\u0301de\u0301ration ont stoppe\u0301 le travail et ne savent plus comment subvenir aux besoins de leurs familles, surtout des enfants. Celles qui ont un peu de moyens, explique la pre\u0301sidente de la FENATI-BF, ache\u0300tent les fils du Ghana, lorsqu\u2019elles ont des commandes. \u00ab Lorsque je n\u2019ai pas de commande et j\u2019ache\u0300te le fil du Ghana pour tisser, je n\u2019arrive pas a\u0300 e\u0301couler mes marchandises. Un pagne tisse\u0301 avec le fil ghane\u0301en cou\u0302te 10 000F CFA alors que celui du Burkina est vendu a\u0300 6000 F CFA \u00bb, confie Mme Kafando. La pre\u0301sidente de l\u2019association Wendmanegda, Delphine Yanogo, raconte que le fil ghane\u0301en a envahi le marche\u0301 a\u0300 Ouagadougou et nombreuses sont les tisseuses qui l\u2019ache\u0300tent, bien qu\u2019il cou\u0302te plus cher que celui burkinabe\u0300, parce qu\u2019elles ne veulent pas rester oisives.<\/p>\n<p>Pour la tisseuse Salamata Kabore\u0301, le coupable est tout de\u0301signe\u0301. Elle pointe du doigt les autorite\u0301s qui font la promotion et la valorisation du pagne tisse\u0301 alors qu\u2019elles n\u2019accompagnent pas les tisseuses pour la pe\u0301rennisation de leur activite\u0301. \u00ab Les autorite\u0301s ont fait la promotion du \u2018\u2019Consommons burkinabe\u0300\u2019\u2019 et nous nous sommes engage\u0301es dans l\u2019activite\u0301 de tissage. Voila\u0300 qu\u2019aujourd\u2019hui, nous ne savons plus a\u0300 quel saint se vouer pour avoir le fil \u00bb, dit-elle, e\u0301c\u0153ure\u0301e. Mme Kabore\u0301 se demande ou\u0300 va le fil burkinabe\u0300. Selon elle, les tisseuses burkinabe\u0300 doivent e\u0302tre prioritaires dans l\u2019acquisition de cette matie\u0300re premie\u0300re. Grossiste du fil au grand marche\u0301 de Bobo-Dioulasso dans la re\u0301gion des Hauts-Bassins, Kalifa Tapsoba confirme l\u2019irre\u0301gularite\u0301 de la matie\u0300re sur le marche\u0301. Selon ses explications, il existe des mois ou\u0300 il peut recevoir 300 a\u0300 500 balles de fil, voire plus, mais tout de\u0301pend du marche\u0301. \u00ab Il arrive parfois que je commande 200 balles et je me retrouve avec seulement 70. Cela engendre des difficulte\u0301s, parce que les clients donnent leurs avances et ne sont pas satisfaits \u00bb, de\u0301plore-t-il.<\/p>\n<p>Comme tout ce qui est rare est cher, la flambe\u0301e du prix du fil vient compliquer davantage son indisponibilite\u0301 sur le marche\u0301. Salamata Kabore\u0301 re\u0301ve\u0300le que toute la matie\u0300re premie\u0300re utilise\u0301e pour confectionner le pagne burkinabe\u0300 est devenue che\u0300re. Selon la pre\u0301sidente de la FENATI-BF, Justine Kafando, la balle du fil a\u0300 e\u0301chevette est vendue a\u0300 87 500 F CFA et celle du fil a\u0300 rouleau cou\u0302te 83 500 F CFA.<\/p>\n<p>Les femmes disent ne pas comprendre la situation qu\u2019elles vivent aujourd\u2019hui du moment qu\u2019a\u0300 la Filature du Sahel (FILSAH), usine base\u0301e a\u0300 Bobo-Dioulasso, les grosses machines n\u2019arre\u0302tent pas de vrombir, vibrer, grincer et de ronronner. C\u2019est ce que nous avons pu constater le 22 juillet 2022 quand nous avons aperc\u0327u des ouvriers a\u0300 la ta\u0302che pour fabriquer ce pre\u0301cieux fil, le textile tant de\u0301sire\u0301 par les artisans et artisanes du pagne tisse\u0301, dans un grand tintamarre de bruit de machines. Avec une capacite\u0301 de production de pre\u0300s de 10 000 tonnes de fil par an, l\u2019usine produit re\u0301gulie\u0300rement une grande quantite\u0301 de fil. Selon le Directeur ge\u0301ne\u0301ral (DG) de la FILSAH, Abdoulaye Nabole\u0301, c\u2019est environ 18 tonnes de fil qui sortent par jour et 90% de ce fil est utilise\u0301 sur le marche\u0301 burkinabe\u0300. Pourtant, depuis janvier 2022, les tisseuses de la ville de Ouagadougou peinent a\u0300 trouver ce textile incontournable.<\/p>\n<p>Tisseuse dans le quartier Cissin de Ouagadougou, Alize\u0300ta Oue\u0301draogo dit ne pas comprendre que le fil est de\u0301sormais vendu par les commerc\u0327ants, en lieu et place de la FILSAH. \u00ab Les responsables de notre association qui s\u2019approvisionnaient en quantite\u0301 suffisante de fil chez FILSAH et le redistribuaient a\u0300 leurs membres, sont dore\u0301navant oblige\u0301s de l\u2019acheter chez les commerc\u0327ants \u00bb, dit-elle. Le DG de la FILSAH, Abdoulaye Nabole\u0301, n\u2019est pas d\u2019avis avec Mme Oue\u0301draogo. Il clarifie que la FILSAH obe\u0301it a\u0300 la loi de la concurrence, en disponibilisant le fil aux grossistes qui le revendent aux demi-grossistes et aux associations des tisseuses. \u00ab Nous respectons la loi de la concurrence et comme toute entreprise manufacturie\u0300re, nous passons par les grossistes et nous faisons la de\u0301claration des impo\u0302ts en fin d\u2019anne\u0301e \u00bb, pre\u0301cise-t-il. Ce que confirme Germaine Compaore\u0301, la Secre\u0301taire ge\u0301ne\u0301rale (SG) de la FENATI-BF.<\/p>\n<p>\u00ab Du point de vue conformite\u0301 et vis-a\u0300-vis de la loi du marche\u0301, FILSAH nous informe qu\u2019elle ne pourra pas nous distribuer le fil directement \u00bb, laisse-t-elle entendre. Mais c\u2019est en s\u2019appuyant sur cette \u2018\u2019fameuse loi\u2019\u2019 qui oblige les tisseuses a\u0300 se ravitailler chez des commerc\u0327ants que le fil n\u2019est plus disponible, bien qu\u2019elles garantissent leurs commandes. En effet, souligne-t-elle, les associations membres de la fe\u0301de\u0301ration expriment librement leurs besoins sur toute l\u2019e\u0301tendue du territoire national. Mais au final, point de fil a\u0300 la hauteur de leurs re\u0301que\u0302tes. La tisseuse Salamata Kabore\u0301 se convainc que le fil ne reste pas sur le territoire burkinabe\u0300 et qu\u2019il est aussi vendu au Se\u0301ne\u0301gal, au Ghana et me\u0302me en Chine. Pour la SG de la FENATI-BF, les femmes du Burkina Faso devraient e\u0302tre satisfaites prioritairement quant a\u0300 l\u2019acquisition du fil, avant qu\u2019il ne soit vendu a\u0300 l\u2019exte\u0301rieur. \u00ab Il faut que les commerc\u0327ants-grossistes priorisent le marche\u0301 national. Nous sommes des Burkinabe\u0300, le fil est burkinabe\u0300 et nous devons en avoir suffisamment \u00bb, estime Mme Compaore\u0301.<\/p>\n<p>Seulement, une meilleure structuration des organisations de tisseuses pourrait mieux juguler l\u2019absence ou le manque de fil, selon la SG de la FENATI-BF, dans la mesure ou\u0300, affirme-t-elle, ce ne sont pas toutes les femmes tisseuses qui vivent cette situation lie\u0301e au de\u0301ficit du fil. \u00ab Aujourd\u2019hui, celles qui sont structure\u0301es peuvent be\u0301ne\u0301ficier de la dotation d\u2019une semaine.<\/p>\n<p>Nous ne pouvons me\u0302me pas prendre 100 tonnes \u00bb, justifie-t-elle. Germaine Compaore\u0301 indique que durant trois mois, les associations structure\u0301es n\u2019ont pas eu de proble\u0300mes d\u2019approvisionnement du fil. Cependant, rele\u0300ve-t-elle, celles qui travaillent seules et les associations qui n\u2019adhe\u0300rent pas a\u0300 la fe\u0301de\u0301ration durant cette pe\u0301riode sont confronte\u0301es a\u0300 l\u2019indisponibilite\u0301 du fil. \u00ab Pour le moment, pour be\u0301ne\u0301ficier du fil, il faut e\u0302tre membre d\u2019une association de la fe\u0301de\u0301ration de ta re\u0301gion. Sur 450 tonnes, 72 sont a\u0300 la demande de la structuration \u00bb, soutient-elle. La SG pre\u0301cise que la FENATI-BF est a\u0300 pied d\u2019\u0153uvre pour re\u0301soudre ce proble\u0300me avec les commerc\u0327ants grossistes dans l\u2019optique de trouver une formule, afin qu\u2019ils fournissent le fil aux associations non structure\u0301es et aux tisseuses individuelles. Le Directeur ge\u0301ne\u0301ral de la FILSAH, Abdoulaye Nabole\u0301, pense que cette crise d\u2019indisponibilite\u0301 du fil est ne\u0301e du fait que les commerc\u0327ants et les tisseuses veulent avoir beaucoup de be\u0301ne\u0301fices. Selon lui, tous les acteurs font de la spe\u0301culation. \u00ab Pour contro\u0302ler le marche\u0301, nous avons fait appel aux soi-disants demi-grossistes, qui vendaient a\u0300 115 000 F CFA la balle pour comprendre pourquoi cette hausse de prix, alors que nous leur donnons a\u0300 87 500 F CFA. Me\u0302me des pre\u0301sidentes des associations prennent le fil et le revendent plus cher a\u0300 leurs membres \u00bb, regrette-t-il.<\/p>\n<p>Le DG de la FILSAH, comme s\u2019il voyait venir cette situation, clarifie que sa structure avait essaye\u0301 de faire des passerelles avec les femmes, pour juguler la crise, en livrant a\u0300 la FENATI-BF, en vue d\u2019e\u0301viter que les commerc\u0327ants ne soient pas aspire\u0301s par une dynamique de spe\u0301culation. Le commerc\u0327ant-grossiste de fil au grand marche\u0301 de Bobo-Dioulasso, Kalifa Tapsoba, estime e\u0301galement que \u00ab de nombreuses personnes ne jouent pas franc-jeu \u00bb, sinon, le fil est disponible. Il affirme qu\u2019il y a des non- grossistes qui se sont aussi engage\u0301s dans la vente du fil, sous pre\u0301texte qu\u2019ils sont dans le tissage, alors qu\u2019ils le revendent. Mme Compaore\u0301 explique qu\u2019il faut 3000 balles d\u2019e\u0301chevettes de fil et 2000 rouleaux de fil par mois pour les tisseuses et les associations qui adhe\u0300rent a\u0300 la fe\u0301de\u0301ration. \u00ab Nous demandons au total 5000 balles, hormis les autres tisseuses. Si nous e\u0301valuons, celles qui n\u2019adhe\u0300rent pas a\u0300 la fe\u0301de\u0301ration, doivent e\u0302tre plus nombreuses et a\u0300 ce niveau il y a un proble\u0300me \u00bb, indique-t-elle.<\/p>\n<p>M. Nabole\u0301 fait comprendre que la rarete\u0301 de fil dans la sous-re\u0301gion, fait que tous ceux qui sont dans le secteur, se tournent vers le pays des Hommes inte\u0300gres pour s\u2019approvisionner. Et beaucoup de personnes selon lui, se sont engage\u0301es a\u0300 travailler avec le fil burkinabe\u0300. \u00ab Ceux qui font la teinture utilisent le fil et cela constitue un stock qui consomme la quantite\u0301 de fil produit par FILSAH \u00bb, explique-t-il. De l\u2019avis du DG, l\u2019Etat est impuissant face a\u0300 cette situation, parce que dans ce type de commerce traditionnel, la loi sur la concurrence ne peut e\u0302tre applique\u0301e. \u00ab C\u2019est la raison pour laquelle nous avons facture\u0301 directement les grossistes et livre\u0301 le fil aux femmes pendant un certain temps \u00bb, justifie-t-il. Le fabricant de mode dans l\u2019industrie cre\u0301ative, Franc\u0327ois 1er Yame\u0301ogo, pour sa part, estime n\u2019avoir rien a\u0300 \u2018\u2019cirer\u2019\u2019 avec le fil ghane\u0301en. Ce 21 septembre 2022, dans son atelier a\u0300 Koudougou (re\u0301gion du Centre-Ouest), les pieds des ouvriers battent la cadence sur les pe\u0301dales des machines. Un bras tire la poigne\u0301e de la canette et l\u2019autre rame\u0300ne le \u2018\u2019peigne\u2019\u2019. Les \u2018\u2019clic clac\u2019\u2019 des machines, le va-et-vient effre\u0301ne\u0301 des bobines marquant le rythme d\u2019une musique lancinante, sont la preuve que cet ambassadeur du Faso danfani, est reste\u0301 dans sa philosophie du \u2018\u2019consommons local\u2019\u2019. En donnant sa lecture sur le manque du fil, il fait savoir que la rarete\u0301 de cette matie\u0300re premie\u0300re, est due aujourd\u2019hui a\u0300 la structuration du me\u0301tier. Pour lui, il y a quelques anne\u0301es, la socie\u0301te\u0301 FILSAH vendait davantage son fil a\u0300 l\u2019exte\u0301rieur.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019ine\u0301dit s\u2019est produit avec l\u2019appel de l\u2019ancien pre\u0301sident du Faso, Thomas Sankara, a\u0300 porter le pagne tisse\u0301. Les femmes se sont engage\u0301es dans le me\u0301tier de tissage et la transformation locale a pris un e\u0301cho. Le re\u0301gime de l\u2019ex- pre\u0301sident du Faso, Roch Kabore\u0301, a lui aussi, bien fait la promotion du Faso danfani. La spe\u0301cialisation et la professionnalisation de l\u2019artisanat entraine la segmentation du me\u0301tier \u00bb, re\u0301ve\u0300le-t-il. A l\u2019entendre, le marche\u0301 du fil a e\u0301volue\u0301 parce qu\u2019il y a des acteurs qui ache\u0300tent le fil, le teignent et le revendent a\u0300 l\u2019e\u0301tranger. \u00ab Ce type de business, qui pe\u0301nalise la transformation locale, peut aussi justifier le manque sur le marche\u0301 national car ces me\u0301tiers n\u2019existaient pas \u00bb, suppose-t-il. L\u2019autre piste probable, pouvant expliquer l\u2019indisponibilite\u0301 du fil sur le marche\u0301 aux dires du directeur ge\u0301ne\u0301ral de la FILSAH, Abdoulaye Nabole\u0301, est que depuis plus de deux ans, il y a une e\u0301volution de la consommation du Faso danfani.<\/p>\n<p>Le directeur re\u0301gional en charge du commerce des Hauts-Bassins, Sobke\u0301do Some\u0301, pense que la dynamique est venue a\u0300 la suite de la mise a\u0300 disposition des me\u0301tiers a\u0300 tisser aux femmes. Ceci a contribue\u0301 a\u0300 renforcer la capacite\u0301 de production de ces femmes avec les actions de promotion, des foires et avec la politique du \u00ab consommons local \u00bb, qui a suscite\u0301 de l\u2019engouement pour le pagne tisse\u0301. La SG de la FENATI-BF, Germaine Compaore\u0301, affirme que pour les organisations des tisseuses du Faso danfani, le cahier des charges est clair. Il faut utiliser, indique-t-elle, le fil burkinabe\u0300 pour confectionner le pagne labe\u0301lise\u0301. \u00ab En principe, on ne peut pas utiliser le label avec d\u2019autres fils. Quand le ministre de l\u2019artisanat en son temps le disait, cette initiative e\u0301tait de renforcer la capacite\u0301 de production de FILSAH \u00bb, souligne-t-elle. Pour sortir de cette crise de manque de fil au Burkina Faso, le directeur re\u0301gional en charge du commerce, Sobke\u0301do Some\u0301, conseille aux associations des diffe\u0301rents corps de me\u0301tiers, de discuter avec les grossistes pour trouver l\u2019origine du proble\u0300me. Franc\u0327ois 1er Yame\u0301ogo, se convainc que la production du fil n\u2019a pas ralenti a\u0300 FILSAH et elle continue de produire une quantite\u0301 e\u0301leve\u0301e. Il propose de re\u0301guler d\u2019abord le secteur, en suivant la trac\u0327abilite\u0301 dans la vente a\u0300 tous les niveaux. \u00ab Un commerc\u0327ant qui ache\u0300te le fil, doit pouvoir donner la trac\u0327abilite\u0301 de son achat et en cas de manque, l\u2019on saura si le fil reste au Burkina ou bien s\u2019il est exporte\u0301, parce que le fil teint a plus de valeur ajoute\u0301e a\u0300 l\u2019e\u0301tranger \u00bb, fait-il remarquer.<\/p>\n<p><b>Wamini Micheline OUEDRAOGO <\/b><\/p>\n\r\n                <style type=\"text\/css\">\r\n                    \r\n                    #td_uid_1_69df29571332b  .td-doubleSlider-2 .td-item1 {\r\n                        background: url(https:\/\/static.africa-press.net\/burkina\/sites\/42\/2022\/11\/postMediaimg_2_1-6373d163b9138-80x60.jpg) 0 0 no-repeat;\r\n                    }\r\n                    #td_uid_1_69df29571332b  .td-doubleSlider-2 .td-item2 {\r\n                        background: 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