{"id":94251,"date":"2024-08-29T13:44:33","date_gmt":"2024-08-29T13:44:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burkina-faso\/politique\/acces-aux-logements-au-burkina-faso-le-calvaire-des-attributaires-interdits-de-mettre-en-valeur-leurs-parcelles"},"modified":"2024-08-29T14:21:45","modified_gmt":"2024-08-29T14:21:45","slug":"acces-aux-logements-au-burkina-faso-le-calvaire-des-attributaires-interdits-de-mettre-en-valeur-leurs-parcelles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burkina-faso\/economie\/acces-aux-logements-au-burkina-faso-le-calvaire-des-attributaires-interdits-de-mettre-en-valeur-leurs-parcelles","title":{"rendered":"Acc\u00e8s aux logements au Burkina Faso : le calvaire des attributaires \u00ab interdits \u00bb de mettre en valeur leurs parcelles"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burkina Faso. <\/strong><\/span><b>Dans la que\u0302te d\u2019un mieux-e\u0302tre, les me\u0301nages ne tarissent pas d\u2019initiatives pour se procurer un toit. Ainsi, certains salarie\u0301s contractent des pre\u0302ts en banque pour acheter une parcelle et construire leur maison. Malheureusement, bon nombre d\u2019entre eux rencontrent des obstacles inimaginables et peinent a\u0300 re\u0301aliser leur re\u0302ve. Immersion dans l\u2019univers des attributaires de terrains qui souffrent le martyre pour mettre en valeur leurs parcelles.<\/b><\/p>\n<p>Mardi 4 juin 2024. 11 heures et quart a\u0300 Ouaga 2000. Dans ce quartier huppe\u0301 de la capitale burkinabe\u0300 se trouvent la plupart des repre\u0301sentations diplomatiques accre\u0301dite\u0301es au Burkina et plusieurs services de l\u2019administration publique, a\u0300 l\u2019image de la direction ge\u0301ne\u0301rale des ame\u0301nagements agropastoraux et du de\u0301veloppement de l\u2019irrigation. Pe\u0301lagie Tiendre\u0301beogo officie en qualite\u0301 de secre\u0301taire du directeur ge\u0301ne\u0301ral dans cette structure e\u0301tatique situe\u0301e a\u0300 quelques jets de pierre du rond-point des martyrs. Dans son bureau climatise\u0301 loin de la chaleur de plomb de dehors, Mme Tiendre\u0301beogo est tenaille\u0301e par une situation qui la pre\u0301occupe au plus haut degre\u0301. \u00ab Je dois impe\u0301rativement pre\u0301parer un dossier pour le patron avant la pause \u00bb, lance-t-elle.<\/p>\n<p>Sa situation professionnelle stable apparente contraste avec ses angoisses. Comme tout Burkinabe\u0300, le re\u0302ve de Mme Tiendre\u0301beogo est de disposer d\u2019un toit a\u0300 Ouagadougou, ou\u0300, sa famille pourra vivre en toute quie\u0301tude. Ainsi en 2012, avec son e\u0301poux, ils de\u0301cident de jeter les bases de leur projet. Elle va alors contracter un pre\u0302t de 7 millions F CFA avec sa banque pour l\u2019achat d\u2019un terrain de 240 me\u0300tres carre\u0301 (m2) au quartier Naboure\u0301, secteur 33 de Ouagadougou. \u00ab Nous l\u2019avons obtenu a\u0300 4,5 millions F CFA et nous avons pre\u0301vu de construire une maison de deux pie\u0300ces et un salon \u00bb, confie-t-elle.<\/p>\n<p>Le terrain acquis, lorsque le couple a voulu passer a\u0300 la construction, il tombe des nus. Trois me\u0301nages qui se trouvent sur leur parcelle (constructions avant lotissement) refusent de ce\u0301der l\u2019espace. Pire, ils sont soutenus par les populations riveraines qui s\u2019opposent farouchement a\u0300 tout investissement. C\u2019est le de\u0301but des de\u0301boires de la famille Tiendre\u0301beogo. Apre\u0300s moult tentatives de ramener ses vis-a\u0300-vis a\u0300 la raison sans succe\u0300s, le chef de famille, M. Tiendre\u0301beogo tre\u0300s de\u0301c\u0327u de\u0301cide de jeter l\u2019e\u0301ponge. Mais son e\u0301pouse ne l\u2019entend pas de cette oreille. Elle va alors prendre le relais.<\/p>\n<p>Son pe\u0301riple l\u2019ame\u0300ne a\u0300 la rencontre des jeunes, des vieux du quartier. \u00ab J\u2018ai e\u0301te\u0301 a\u0300 la mairie avec les papiers. Ils ont contro\u0302le\u0301 au guichet unique. Il n\u2019y avait pas de proble\u0300me, mon nom figure sur le terrain \u00bb, clame-t-elle d\u2019un ton magistral. \u00ab Mais pourquoi, je ne peux pas mettre en valeur ma proprie\u0301te\u0301 ? \u00bb, s\u2019insurge-t-elle. Mme Tiendre\u0301beogo va poursuivre son combat aupre\u0300s des conseillers de la zone. Une lueur d\u2019espoir se dessine. Sa famille est autorise\u0301e a\u0300 ba\u0302tir une petite maison. \u00ab Ils nous ont dit de construire une chambre-salon. Nous avons accepte\u0301 a\u0300 notre corps de\u0301fendant la proposition. C\u2019est ainsi que nous avons entame\u0301 la construction \u00bb, explique-t-elle. La famille de\u0301me\u0301nage dans la maisonnette. Elle fera face a\u0300 une autre paire de manche. Le couple et ses quatre enfants sont contraints de vivre dans une pie\u0300ce en plus des bagages.<\/p>\n<p>La situation est insoutenable. Le couple de\u0301cide d\u2019agrandir la maison en ajoutant une cuisine et une deuxie\u0300me pie\u0300ce. Cette de\u0301cision va davantage de\u0301te\u0301riorer le climat avec les voisins. L\u2019extension de la maison va contraindre un me\u0301nage a\u0300 de\u0301me\u0301nager. Un ouf de soulagement. Mais le bout du tunnel est loin, car il reste encore deux me\u0301nages. La cour est devenue un<\/p>\n<p>passage oblige\u0301 pour certains pie\u0301tons et engins a\u0300 deux roues avec tous les risques pour les occupants des lieux. \u00ab Nos toilettes se trouvent de l\u2019autre co\u0302te\u0301 de la voie. Nous sommes expose\u0301s lorsque nous devons y aller. Plusieurs fois, mes enfants ont e\u0301te\u0301 heurte\u0301s \u00bb, marte\u0300le-t-elle. Pour y reme\u0301dier, la famille Tiendre\u0301beogo s\u2019est re\u0301solue a\u0300 clo\u0302turer son domaine. Le lendemain de la fin de construction du mur, des jeunes du quartier sont venus le de\u0301molir. Pre\u0301sentement la famille ne sait plus a\u0300 quel saint se vouer. Elle de\u0301clare avoir de\u0301ja\u0300 injecte\u0301 plus 15 millions F CFA dans ce projet qui tarde a\u0300 voir le jour, telle qu\u2019elle l\u2019a voulue.<\/p>\n<p>\u00ab Dans le me\u0302me quartier, plusieurs attributaires vivent le me\u0302me calvaire \u00bb, confie Pe\u0301lagie Tiendre\u0301beogo. Pourtant, rele\u0300ve-t-elle, ceux qui ont les \u00ab bras longs \u00bb ont pu investir sur leur terrain sans e\u0302tre embe\u0302te\u0301. A l\u2019entendre, des personnes nanties ont fait appel a\u0300 des forces de l\u2019ordre qui ont barricade\u0301 la zone afin qu\u2019ils puissent construire. D\u2019autres auraient soudoye\u0301 les jeunes du quartier pour pouvoir construire. \u00ab Nous n\u2019avons pas ces moyens. Voila\u0300 pourquoi, nous lanc\u0327ons un cri du c\u0153ur aux autorite\u0301s. Imaginez un pauvre fonctionnaire qui contracte un pre\u0302t pour un investissement qui peine a\u0300 voir le jour. Cela impacte son travail et me\u0302me les e\u0301tudes des enfants. Car, il ne pourra plus assurer convenablement leur scolarite\u0301 \u00bb, avoue-t-elle.<\/p>\n<p>Salamata Nana, habitante au quartier Gargin de Ouagadougou implore aussi les autorite\u0301s a\u0300 statuer sur sa situation. Veuve de 24 ans et me\u0300re de deux enfants, elle est somme\u0301e de quitter dans un de\u0301lai de deux semaines la cour familiale par l\u2019Office national de contro\u0302le, des ame\u0301nagements et des constructions (ONC-AC) au motif qu\u2019elle est dans le domaine de la Socie\u0301te\u0301 nationale d\u2019ame\u0301nagement des terrains urbains (SONATUR). Le de\u0301lai imparti est e\u0301puise\u0301 et Mme Nana confie vivre sous la hantise d\u2019un e\u0301ventuel de\u0301guerpissement du terrain acquis par son e\u0301poux de\u0301funt avec une socie\u0301te\u0301 immobilie\u0300re. \u00ab Ou\u0300 voulez-vous que j\u2019aille avec mes enfants ? \u00bb, susurre-t-elle, l\u2019air de\u0301pite\u0301e, 49 jours apre\u0300s avoir perdu son e\u0301poux, un e\u0301le\u0301ment des Forces de de\u0301fense et de se\u0301curite\u0301 (FDS) tombe\u0301 sur les the\u0301a\u0302tres des ope\u0301rations dans la lutte contre le terrorisme. Pendant qu\u2019elle pleure encore la disparition de son de\u0301funt mari, cette triste nouvelle lui tombe sur la te\u0302te, tel un couperet. \u00ab Cela fait quatre ans que<\/p>\n<p>nous habitons dans le quartier. Pre\u0301sentement, les besoins de ma famille sont assure\u0301s par mes voisins. Je ne sais pas ou\u0300 mettre la te\u0302te. C\u2019est comme si on m\u2019annonc\u0327ait un nouveau de\u0301ce\u0300s \u00bb, de\u0301clare-t-elle les larmes aux yeux.<\/p>\n<p>Dans le me\u0302me quartier, Mariam Oue\u0301draogo et Jean-Baptiste Nikiema vivent la me\u0302me angoisse. Leurs terrains appartiendraient a\u0300 la SONATUR. Mme Oue\u0301draogo a acquis avec son mari deux parcelles jumele\u0301es de 240 m2 chacune en 2020 a\u0300 raison de 6 millions F CFA l\u2019unite\u0301 avec le promoteur immobilier. Les moyens faisant de\u0301faut, la famille Oue\u0301draogo a du\u0302 retarder la mise en valeur de leur domaine. Mais en 2023, contre toute attente, les attributaires auront vent d\u2019un remue-me\u0301nage. La famille va donc temporiser jusqu\u2019au moment ou\u0300 elle apprendra par voie de presse que \u00ab le proble\u0300me de Gargin est re\u0301solu \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que son e\u0301poux va donc contracter un pre\u0302t et vendre d\u2019autres terrains situe\u0301s loin de la ville pour entamer la construction d\u2019une maison de type F3. A leur grande surprise, le 25 avril 2024, leur chantier est menace\u0301 de de\u0301molition par l\u2019ONC-AC. Pourtant, selon Mme Oue\u0301draogo, le promoteur immobilier dispose d\u2019un agre\u0301ment et un enregistrement au niveau du cadastre a e\u0301te\u0301 fait au nom de sa structure sur le site. Myste\u0300re et boule de gomme. \u00ab Je ne comprends pas qu\u2019on veuille nous retirer nos terrains pour d\u2019autres<\/p>\n<p>Burkinabe\u0300 \u00bb, de\u0301plore Mme Oue\u0301draogo. Puis d\u2019avouer que cette situation lui cre\u0301e de ve\u0301ritables insomnies. \u00ab Je n\u2019ai plus 5 bonnes heures de sommeil. Je suis stresse\u0301e et je crains ce qui va arriver demain. A chaque fois que le mac\u0327on a besoin d\u2019agre\u0301gats, il faut re\u0301fle\u0301chir 1000 fois avant de s\u2019engager \u00bb, atteste-t-elle.<\/p>\n<p>Jean-Baptiste Nikiema est le pre\u0301sident de l\u2019E\u0301glise du christianisme ce\u0301leste au Burkina. Il affirme avoir acquis son domaine en 2000 avec les proprie\u0301taires terriens de Gargin. \u00ab J\u2019ai fait les papiers en 2003 et je dispose d\u2019un proce\u0300s-verbal de palabre avec les proprie\u0301taires terriens \u00bb, pre\u0301cise \u00ab l\u2019homme de Dieu \u00bb.<\/p>\n<p>M. Nikiema rele\u0300ve aussi qu\u2019en 2012, la mairie de Komsilga avait de\u0301cide\u0301 de lotir la zone. Sa proprie\u0301te\u0301 d\u2019environ 6 hectares avait e\u0301te\u0301 mise en valeur et en retour, la commune lui avait a\u0300 l\u2019e\u0301poque attribue\u0301 seulement six parcelles. Ce qui n\u2019e\u0301tait pas de son gou\u0302t. Il va donc saisir le ministe\u0300re en charge de l\u2019administration territoriale qui enjoint la mairie de re\u0301parer le pre\u0301judice.<\/p>\n<p>Pour re\u0301gler le contentieux, M. Nikiema propose d\u2019ame\u0301nager ces 4 hectares restants. Marche\u0301 conclu. La mairie lui demande alors de trouver un promoteur immobilier qui pourra ame\u0301nager la zone. C\u2019est ainsi que la socie\u0301te\u0301 immobilie\u0300re sera de\u0301signe\u0301e pour la mise en valeur de l\u2019espace. \u00ab Le promoteur immobilier m\u2019a donne\u0301 les parcelles qui me revenaient de droit. Mes proprie\u0301te\u0301s ont une superficie de pre\u0300s de 2000 m2 \u00bb, explique-t-il. Le pre\u0301sident de l\u2019E\u0301glise du christianisme ce\u0301leste va ainsi ba\u0302tir une e\u0301glise, sa re\u0301sidence sur une partie de son domaine. Il va aussi ce\u0301der une autre partie a\u0300 ses enfants et parents et vendre d\u2019autres.<\/p>\n<p>Avant de conclure le \u00ab marche\u0301 \u00bb avec le promoteur immobilier, l\u2019homme de Dieu dit avoir entrepris plusieurs de\u0301marches, notamment, en se renseignant aupre\u0300s de la Socie\u0301te\u0301 nationale d\u2019e\u0301lectricite\u0301 du Burkina (SONABEL) qui l\u2019a assure\u0301 qu\u2019il n\u2019a pas impie\u0301te\u0301 dans son domaine qui co\u0302toie sa proprie\u0301te\u0301. \u00ab Depuis 23 ans, nous n\u2019avons enregistre\u0301 aucune plainte.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019en de\u0301but 2023, que nous avons vu un communique\u0301 de la Socie\u0301te\u0301 nationale d\u2019ame\u0301nagement des terrains urbains (SONATUR) qui indique que l\u2018espace lui appartenait \u00bb, explique-t-il stupe\u0301fait. C\u2019est a\u0300 partir de ce moment que les habitants du quartier ont cherche\u0301 a\u0300 comprendre et ils de\u0301couvriront un arre\u0302te\u0301 du 28 de\u0301cembre 2022 qui attribuait l\u2019espace a\u0300 la SONATUR. Ils vont alors attaquer l\u2019arre\u0302te\u0301 au niveau du Tribunal administratif par le biais de leurs avocats. Le dossier est pre\u0301sentement en en justice, mais les victimes continuent de plaider aupre\u0300s des autorite\u0301s pour un re\u0300glement a\u0300 l\u2019amiable.<\/p>\n<p>Autre ville, me\u0302me angoisse pour des attributaires de parcelles. A Bobo-Dioulasso, la capitale e\u0301conomique du pays, plusieurs me\u0301nages n\u2019arrivent pas e\u0301galement a\u0300 jouir inte\u0301gralement des droits de leurs proprie\u0301te\u0301s. Bouraima Traore\u0301 vit ce calvaire. Pourtant, ce chauffeur retraite\u0301 depuis 2022, pe\u0300re de cinq enfants avait planifie\u0301 sa vie de retraite.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019avais muri un projet de construction. En 2019, j\u2019ai achete\u0301 un terrain d\u2019une superficie de 300 m2 au secteur 26 a\u0300 5 millions F CFA. Lorsque j\u2019ai voulu mettre en valeur mon terrain, je me suis bute\u0301 a\u0300 un se\u0301rieux proble\u0300me \u00bb, explique-t-il. Quatre me\u0301nages, des re\u0301sidents non encore attributaires de parcelle, se trouvant sur sa proprie\u0301te\u0301 refusent de ce\u0301der le terrain.<\/p>\n<p>Cela fait 5 ans que M. Traore\u0301 prend son mal en patience. Pendant ce temps, il est oblige\u0301 dans sa situation de retraite\u0301 de se saigner pour honorer 20 000 F CFA de loyer chaque mois. Las d\u2019attendre, il va alors saisir le tribunal par le biais d\u2019un huissier. Il obtient le feu<\/p>\n<p>vert pour ame\u0301nager son terrain. Mais le pre\u0301sident de la de\u0301le\u0301gation spe\u0301ciale lui sugge\u0300re de patienter 5 mois, le temps de trouver une solution aux pre\u0301occupations des personnes non attributaires de parcelle. \u00ab J\u2019ai accepte\u0301, mais 5 mois apre\u0300s, la situation ne s\u2019est gue\u0300re ame\u0301liore\u0301e \u00bb, de\u0301plore-t-il.<\/p>\n<p>Bouraima Traore\u0301 dit avoir la possibilite\u0301 d\u2019user de la force pour de\u0301loger ses vis-a\u0300\u2013vis, mais il craint qu\u2019il ne puisse plus cohabiter avec son entourage. Pour cette raison, il pre\u0301fe\u0300re la voie de la ne\u0301gociation. Gra\u0302ce aux actions de l\u2019association \u00ab Allahbarka \u00bb, une structure qui fait la promotion du droit au logement, les deux parties accordent enfin leur violon.<\/p>\n<p>La me\u0301diation du pre\u0301sident de l\u2019association, Ibrahima Kone\u0301, a permis de de\u0301coiffer une partie des maisons afin que le proprie\u0301taire des lieux puisse entamer son chantier. Sur les quatre me\u0301nages qui e\u0301taient sur la parcelle, trois ont accepte\u0301 de de\u0301me\u0301nager. Par humanisme, le 4e me\u0301nage a eu un temps de gra\u0302ce au regard de ses conditions de vie pre\u0301caires.<\/p>\n<p>A l\u2019heure actuelle, le chantier de M. Traore\u0301 est en arre\u0302t pour faute de moyens financiers. Le litige foncier, dit-il, lui a porte\u0301 pre\u0301judice, car, la somme dont il disposait en 2019 pour la construction de sa maison s\u2019est \u00ab dissipe\u0301e \u00bb pour plusieurs raisons. D\u2019ou\u0300 son invite aux autorite\u0301s a\u0300 se pencher ve\u0301ritablement sur la question afin de soulager les parties concerne\u0301es dans de meilleurs de\u0301lais.<\/p>\n<p>Les personnes non encore attributaires de parcelles attendent impatiemment eux aussi, la main tendue de l\u2019autorite\u0301. C\u2019est le cas pour Wamden Franc\u0327ois Kabre\u0301, marie\u0301 et pe\u0300re de cinq enfants re\u0301sidant au secteur n\u00b026 de Bobo-Dioulasso depuis 2001. Il confie avoir e\u0301te\u0301 recense\u0301 en 2003 et 2007 par la mairie, mais n\u2019a jamais e\u0301te\u0301 attributaire de parcelle. Alors que le gouvernement leur demande de patienter afin de trouver une solution, explique-t-il, contre toute attente, il est somme\u0301 par un nouvel acque\u0301reur de de\u0301me\u0301nager. Le 14 avril 2024, a\u0300 son absence, le nouveau maitre des lieux a fait de\u0301molir sa maison et disperser ses bagages sous le regard des e\u0301le\u0301ments de la gendarmerie.<\/p>\n<p>La famille Kabre\u0301 va passer environ un mois a\u0300 dormir a\u0300 la belle e\u0301toile. Sa situation va constituer un tolle\u0301 dans le quartier. Une chaine de solidarite\u0301 se cre\u0301e autour de sa famille. Ses voisins vont se mobiliser pour reconstruire sa maison au grand de\u0301sarroi du nouvel acque\u0301reur. Aujourd\u2019hui, M. Kabre\u0301 vit la peur au ventre, car, il est suspendu a\u0300 une de\u0301cision de justice. \u00ab J\u2019e\u0301tais gardien dans une entreprise de la place, compte tenu de la situation, je ne pouvais plus aller au travail et j\u2019ai e\u0301te\u0301 remplace\u0301. Je suis pre\u0301sentement sans-emplois \u00bb, de\u0301clare-t-il, avec un brin de tristesse.<\/p>\n<p>Si M. Kabre\u0301 vit chez lui \u00ab en sursis \u00bb, ce n\u2019est pas le cas pour le vieux Sako (nom d\u2019emprunt). Marie\u0301 et pe\u0300re de quatre enfants, l\u2019octoge\u0301naire soutient que cela fait 37 ans qu\u2019il vit au secteur 20 de la ville de Sya. \u00ab J\u2019ai achete\u0301 a\u0300 l\u2019e\u0301poque le terrain a\u0300 12 500 F CFA. Ils sont venus me dire de quitter ma cour car une tiers personne l\u2019a achete\u0301e a\u0300 9 millions F<\/p>\n<p>CFA \u00bb, confie-t-il. Le vieux de\u0301clare ne pas comprendre pourquoi il n\u2019a toujours pas obtenu de parcelle. Sous la pression des multiples convocations, le patriarche s\u2019est re\u0301solu a\u0300 de\u0301me\u0301nager afin d\u2019e\u0301viter toute humiliation.<\/p>\n<p>Selon le pre\u0301sident de la commission ame\u0301nagement du territoire et gestion foncie\u0300re de la commune de Bobo-Dioulasso, Ibrahima Sanou, ces cas ne sont que la partie visible de l\u2019iceberg. \u00ab Nous avons 280 parcelles litigieux a\u0300 l\u2019arrondissement n\u00b02, 125 a\u0300 l\u2019arrondissement n\u00b03, 3 909 a\u0300 l\u2019arrondissement n\u00b05 et 1 721 a\u0300 l\u2019arrondissement n\u00b07 \u00bb, de\u0301taille-t-il. Il confie que la situation s\u2019est exacerbe\u0301e avec l\u2019arre\u0302t des lotissements et e\u0301value le besoin en parcelles entre 15 000 a\u0300 20 000 parcelles pour re\u0301soudre les proble\u0300mes lie\u0301s au passif foncier.<\/p>\n<p>A ce propos, il pre\u0301cise que le gouverneur de la re\u0301gion des Hauts-Bassins avait instruit la commune de Bobo-Dioulasso de re\u0301soudre la question de manie\u0300re pacifique. Dans ce sens, un de\u0301lai de gra\u0302ce de six mois avait e\u0301te\u0301 demande\u0301 aux parties concerne\u0301es. Il est arrive\u0301 a\u0300 e\u0301che\u0301ance en novembre 2023 et a e\u0301te\u0301 prolonge\u0301 au 31 mai 2024. Toutefois, M. Sanou de\u0301plore que la situation ne soit toujours pas re\u0301solue.<\/p>\n<p>Ne\u0301anmoins, il nourrit encore un espoir. \u00ab La bonne nouvelle est qu\u2019il y a toujours des terres du co\u0302te\u0301 des proprie\u0301taires terriens et des promoteurs immobiliers qui de\u0301tiennent plus de 4 000 ha. La mairie peut faire des conventions de partenariat avec les promoteurs immobiliers qui ont plus de moyens et qui sont en re\u0300gle vis-vis de l\u2019Etat \u00bb, se re\u0301joui-t-il.<\/p>\n<p>Ibrahima Sanou pre\u0301cise qu\u2019en la matie\u0300re, des cas d\u2019e\u0301coles existent. Pour ses lotissements, poursuit-il, la SONATUR a ne\u0301gocie\u0301 avec la commune de Bobo-Dioulasso et obtenu un terrain. Elle a cre\u0301e\u0301 une trame d\u2019accueil pour loger les proprie\u0301taires terriens et bien d\u2019autres personnes avant d\u2019ame\u0301nager son propre terrain. Cette piste est explore\u0301e par les responsables de l\u2019arrondissement n\u00b05 de Bobo-Dioulasso.<\/p>\n<p>Selon le Pre\u0301sident de la de\u0301le\u0301gation spe\u0301ciale (PDS) de l\u2019arrondissement, Yoma Etienne Bako, l\u2019arrondissement envisage de ba\u0302tir une trame d\u2019accueil de 340 ha pour re\u0301soudre un besoin de pre\u0300s de 6 000 terrains. A son avis, depuis fin 2022, l\u2019arrondissement travaille dans un processus de mobilisation des terres. \u00ab Nous sommes en pourparlers avec les proprie\u0301taires terriens pour obtenir des actes de session amiables du droit foncier \u00bb, confie-t-il. Pour lui, il s\u2019agit d\u2019un document capital pour obtenir l\u2019autorisation spe\u0301ciale du ministe\u0300re en charge de l\u2019urbanisme pour reprendre les ope\u0301rations de lotissements, suspendues dans les communes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.<\/p>\n<p>Pour e\u0301viter les erreurs du passe\u0301, le PDS affirme qu\u2019un comite\u0301 a e\u0301te\u0301 mis en place. \u00ab Ce comite\u0301 prend en compte les services techniques de\u0301concentre\u0301s (cadastre, urbanisme, domaines) intervenants dans la chaine de traitements des dossiers fonciers ainsi que les forces de se\u0301curite\u0301 et toutes les organisations de la socie\u0301te\u0301 civile qui militent en faveur du droit au logement au sein de l\u2019arrondissement \u00bb, pre\u0301cise-t-il.<\/p>\n<p>Pour le directeur de la topographie et des travaux fonciers a\u0300 la direction ge\u0301ne\u0301rale de l\u2019urbanisme, de la viabilisation et de la topographie, Yaya Dao, le ministe\u0300re de l\u2019Urbanisme et de l\u2019Habitat est conscient du calvaire des populations dans leur que\u0302te d\u2019un logement de\u0301cent. C\u2019est la raison pour laquelle, explique-t-il, que le chef du de\u0301partement ministe\u0301riel,<\/p>\n<p>Mikai\u0308lou Sidibe\u0301, a installe\u0301 officiellement, les membres de l\u2019unite\u0301 de gestion du Programme de restructuration des zones d\u2019habitat spontane\u0301 et d\u2019apurement du passif du foncier urbain au Burkina Faso (PRO-REST-APUR), lundi 29 juillet 2024, a\u0300 Ouagadougou.<\/p>\n<p>Ce programme vise, confie-t-il, a\u0300 apurer le passif du foncier urbain a\u0300 Ouagadougou et a\u0300 Bobo-Dioulasso et a\u0300 re\u0301soudre la question des quartiers d\u2019habitats spontane\u0301s. Pour lui, les lotissements conduits depuis la communalisation inte\u0301grale ont engendre\u0301 des conse\u0301quences sur les populations qui n\u2019arrivent pas a\u0300 acce\u0301der a\u0300 leurs parcelles tandis que d\u2019autres cherchent un toit. Dans le cadre du projet, pre\u0301cise-t-il, le ministe\u0300re va travailler en bonne intelligence avec les communes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso pour re\u0301soudre le passif foncier. \u00ab Une phase pilote est en cours et concerne l\u2019arrondissement n\u00b07 de Ouagadougou et l\u2019arrondissement n\u00b05 de Bobo-Dioulasso \u00bb, assure le directeur de la topographie et des travaux fonciers.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la Burkina Faso, suivez Africa-Press<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burkina Faso. Dans la que\u0302te d\u2019un mieux-e\u0302tre, les me\u0301nages ne tarissent pas d\u2019initiatives pour se procurer un toit. Ainsi, certains salarie\u0301s contractent des pre\u0302ts en banque pour acheter une parcelle et construire leur maison. 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