{"id":10056,"date":"2023-05-26T19:45:00","date_gmt":"2023-05-26T19:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/de-lausterite-a-linvestissement-public-quel-impact"},"modified":"2023-05-26T19:45:00","modified_gmt":"2023-05-26T19:45:00","slug":"de-lausterite-a-linvestissement-public-quel-impact","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/dossiers\/de-lausterite-a-linvestissement-public-quel-impact","title":{"rendered":"De l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 \u00e0 l\u2019investissement public, quel impact ?"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Le gouvernement sort progressivement du mode auste\u0301rite\u0301 pour investir davantage dans la relance e\u0301conomique. Cependant, la gestion du budget accuse des irre\u0301gularite\u0301s notoires qui de\u0301notent une certaine malversation e\u0301conomique. La socie\u0301te\u0301 civile de\u0301nonce des spe\u0301culations autour de la mise en \u0153uvre du budget. Ce qui cre\u0301e un environnement propice a\u0300 toutes sortes de de\u0301tournement des deniers publics, de blanchiment d\u2019argent. Elle appelle au respect de la loi des finances publiques dans l\u2019engagement des de\u0301penses publiques. Analyse.<\/p>\n<p>Les charges du budget ge\u0301ne\u0301ral de l\u2019Etat pour l\u2019exercice 2022-2023 s\u2019e\u0301le\u0300vent a\u0300 un montant de 2 470, 2 milliards de Fbu alors que les ressources publiques pre\u0301vues sont estime\u0301es a\u0300 2194,8 milliards de Fbu sur la me\u0302me pe\u0301riode.<\/p>\n<p>La gestion des finances publiques connait un de\u0301ficit chronique. Ce qui se re\u0301percute sur l\u2019encours de la dette publique. Pour cette anne\u0301e budge\u0301taire, le de\u0301ficit est de 197,4 milliards de Fbu. Ce de\u0301ficit est tire\u0301 par l\u2019augmentation du budget alloue\u0301 a\u0300 l\u2019investissement compte tenu des priorite\u0301s du gouvernement pour booster l\u2019e\u0301conomie nationale. Or, plus le de\u0301ficit augmente, plus la dette publique inte\u0301rieure -qui fro\u0302le les 4 000 milliards de Fbu- explose.<\/p>\n<p>Les hypothe\u0300ses macroe\u0301conomiques de projection pour l\u2019exercice en cours reposent sur une croissance de 4,6 % et une inflation estime\u0301e a\u0300 8%. Cela dans un contexte de crise e\u0301conomique marque\u0301e par la pe\u0301nurie re\u0301currente des produits de base. Les donne\u0301es de l\u2019Institut National de la Statistique du Burundi (INSBU) montrent que le taux d\u2019inflation annuel s\u2019e\u0301tablit a\u0300 32,6% en avril 2023.<\/p>\n<p>Quid des projets phares ?<\/p>\n<p>Dans le secteur agropastoral, le gouvernement mise sur la subvention des engrais pour un montant de 61 milliards de Fbu. L\u2019autre projet concerne le de\u0301veloppement des chai\u0302nes de valeur bovine, porcine et avicole a\u0300 travers la politique de repeuplement pour un budget de 15 milliards de Fbu.<\/p>\n<p>Dans le domaine des infrastructures, le gouvernement privile\u0301gie le projet pharaonique de construction du chemin de fer pour un budget de 258,2 milliards de Fbu. En outre, le gouvernement poursuit le projet de la construction des ba\u0302timents administratifs pour un montant de 11 milliards de Fbu et l\u2019entretien des infrastructures routie\u0300res pour un montant de 21,7 milliards de Fbu.<\/p>\n<p>Le budget apporte aussi un soutien financier de 32 milliards de Fbu au projet de digitalisation des services publics. La digitalisation implique les travaux de modernisation de la collecte des recettes publiques en particulier et des services publics en ge\u0301ne\u0301ral.<\/p>\n<p><b>Un faible taux d\u2019exe\u0301cution <\/b>Au niveau global, le taux de de\u0301caissement du budget de l\u2019Etat a\u0300 la fin du premier trimestre 2022-2023 est de 17,9 %. Ce taux re\u0301sulte des de\u0301penses pre\u0301vues dans les Plans de Travail et Budget annuel (PTBA) de chaque ministe\u0300re et institution au cours de cette pe\u0301riode.<\/p>\n<p>Le taux d\u2019exe\u0301cution des investissements sur ressources inte\u0301rieures est de 12,1 %. Ainsi sur 794 milliards de Fbu pre\u0301vus, 95, 6 milliards de Fbu e\u0301taient de\u0301ja\u0300 exe\u0301cute\u0301s a\u0300 la fin de cette pe\u0301riode. \u00ab La plupart des marche\u0301s e\u0301taient en processus de passation pour e\u0302tre exe\u0301cute\u0301s, ce qui est a\u0300 la base de la justification du faible taux d\u2019exe\u0301cution budge\u0301taire enregistre\u0301 sur cette rubrique \u00bb, apprend-on du rapport d\u2019exe\u0301cution budge\u0301taire pour le premier trimestre.<\/p>\n<p>Le me\u0302me rapport renseigne que les exone\u0301rations accorde\u0301es jusqu\u2019a\u0300 la fin du mois d\u2019octobre 2022 s\u2019e\u0301le\u0300vent a\u0300 67,2 milliards Fbu. Le gros des exone\u0301rations (62,4 %) ont e\u0301te\u0301 accorde\u0301es dans le cadre de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires. Par contre, les exone\u0301rations accorde\u0301es dans le cadre des incitations fiscales aux investisseurs via le Code des investissements repre\u0301sentent 30,6% des exone\u0301rations totales. Le rapport d\u2019exe\u0301cution du budget renseigne que 2 910 conseils des notables\/quartiers ont e\u0301te\u0301 mis en place a\u0300 l\u2019e\u0301chelle nationale, mais qu\u2019aucun sou n\u2019a e\u0301te\u0301 de\u0301caisse\u0301 sur les 375 millions de Fbu pre\u0301vus.<\/p>\n<p><b>Le Budget programme vs budget de moyens <\/b>La loi des finances, exercice 2022-2023 est intervenue dans un contexte particulier de mise en \u0153uvre des re\u0301formes en matie\u0300re de gestion des finances publiques visant la migration du budget de moyens vers le budget programme.<\/p>\n<p>Le budget actuel est donc transitoire avec une budge\u0301tisation axe\u0301e sur les re\u0301sultats. Contrairement au budget de moyens, les allocations budge\u0301taires sont faites sur base des programmes\/projets\/activite\u0301s bien planifie\u0301s pour pouvoir migrer totalement vers une budge\u0301tisation en \u00ab mode programme \u00bb a\u0300 partir de l\u2019exercice budge\u0301taire 2023-2024, a explique\u0301 Dr Domitien Ndihokubwayo, ex-ministre des Finances.<\/p>\n<p>Le budget-programme est un mode de gestion des finances publiques base\u0301 sur la logique des performances. Il passe de la logique des moyens a\u0300 la logique des re\u0301sultats. Cependant, le parlement demeure sceptique quant a\u0300 la mise en \u0153uvre du budget programme. Le projet de loi des finances pour l\u2019exercice 2023-2024 n\u2019a fait que de\u0301finir et regrouper les activite\u0301s programme budge\u0301taire et actions. Les membres de la commission en charge des finances au niveau de l\u2019Assemble\u0301e nationale trouvent que la logique reste le budget de moyens. \u00ab Pour preuve, les activite\u0301s ne comportent pas de re\u0301sultats \u00bb<\/p>\n<p><b>La transparence budge\u0301taire laisse a\u0300 de\u0301sirer <\/b>Malgre\u0301 la mise en place des institutions de contro\u0302le des finances publiques en l\u2019occurrence la Cour des Comptes qui a le mandat de juger les comptes et les comptables publics, les manquements sont le\u0301gion dans la gestion budge\u0301taire. Il existe des discordances entre les donne\u0301es qui sont renseigne\u0301es par l\u2019Office Burundais des Recettes (OBR) et celles figurant dans la loi des finances publiques en ce qui concerne les recettes fiscales et non fiscales.<\/p>\n<p>Dans ses rapports sur l\u2019exe\u0301cution du budget, la Cour des Comptes rele\u0300ve des irre\u0301gularite\u0301s dans la gestion des finances publiques. Ce sont notamment les de\u0301penses extrabudge\u0301taires re\u0301sultant de l\u2019exe\u0301cution des de\u0301penses en de\u0301passement des cre\u0301dits disponibles, la non trac\u0327abilite\u0301 des de\u0301penses fiscales et les retards dans la production des projets de loi de re\u0300glement et compte rendu budge\u0301taire.<\/p>\n<p>Il importe de rappeler que ce projet de loi est soumis au Parlement dans les 8 mois de la clo\u0302ture de l\u2019exercice, stipule l\u2019article 56 de la loi relative aux finances publiques.<\/p>\n<p><b>L\u2019Olucome plaide pour une bonne gestion des finances publiques <\/b>D\u2019apre\u0300s Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019OLUCOME, il y a manque de rigueur budge\u0301taire qui est pourtant un principe important en matie\u0300re de gestion des finances. Des mandataires publics de\u0301pensent les deniers publics comme bon leur semble sans aucune suite. \u00ab Le budget ge\u0301ne\u0301ral de l\u2019Etat est ge\u0301re\u0301 sur base des principes. Le principe de l\u2019unicite\u0301 budge\u0301taire, la since\u0301rite\u0301 budge\u0301taire. Il est interdit de faire des de\u0301penses sans les faire transiter dans le budget ge\u0301ne\u0301ral de l\u2019Etat et les faire approuver par le parlement. Si on avait un parlement qui fait son travail, le gouvernement devrait s\u2019expliquer \u00bb, re\u0301agit-il.<\/p>\n<p>Il reste optimiste que les choses vont changer avec le budget-programme qui est en train d\u2019e\u0302tre initie\u0301. Le pre\u0301sident de l\u2019OLUCOME appelle le gouvernement a\u0300 fournir beaucoup d\u2019efforts pour qu\u2019il dispose des cadres compe\u0301tents pour la bonne gestion de la chose publique.<\/p>\n<p><b>Certaines socie\u0301te\u0301s coope\u0301ratives ne parviennent pas a\u0300 identifier les secteurs ade\u0301quats d\u2019activite\u0301s rentables.<\/b><b>Des re\u0301sultats mitige\u0301s des coope\u0301ratives collinaires<\/b>Le mode\u0300le des coope\u0301ratives est en vogue. Le gouvernement encourage les producteurs a\u0300 inte\u0301grer les coope\u0301ratives pour accroi\u0302tre la production. Depuis 2019, les coope\u0301ratives collinaires be\u0301ne\u0301ficient des financements dans la mise en \u0153uvre de leurs projets de de\u0301veloppement. Plus de 30 milliards de Fbu ont e\u0301te\u0301 octroye\u0301s sous forme de cre\u0301dits sans inte\u0301re\u0302t aux 2 911 coope\u0301ratives collinaires e\u0301parpille\u0301es sur tout le territoire du Burundi. Ainsi, 62% d\u2019entre elles ont pu fructifier le capital de 10 millions de Fbu leur octroye\u0301 par l\u2019Etat.<\/p>\n<p>L\u2019e\u0301tude faite par le Fonds National d\u2019Investissement Communal (FONIC) a fait ressortir quelques facteurs majeurs qui handicapent les activite\u0301s des coope\u0301ratives collinaires. Ce sont notamment un leadership organisationnel de\u0301faillant, l\u2019inge\u0301rence de l\u2019administration et\/ou des services communaux de\u0301concentre\u0301s dans l\u2019encadrement des coope\u0301ratives, l\u2019incompatibilite\u0301 des projets avec la zone d\u2019exe\u0301cution.<\/p>\n<p><b>Revoir le mode\u0300le des coope\u0301ratives <\/b>Au cours de cet exercice budge\u0301taire, les pre\u0301visions d\u2019appui aux coope\u0301ratives collinaires s\u2019e\u0301le\u0300vent a\u0300 87 830 000 000 de Fbu pour appuyer au moins 2 900 projets des coope\u0301ratives collinaires. A en croire les re\u0301sultats d\u2019une enque\u0302te de la commission parlementaire en charge des finances et des affaires e\u0301conomiques certaines socie\u0301te\u0301s coope\u0301ratives ne parviennent pas a\u0300 identifier les secteurs ade\u0301quats d\u2019activite\u0301s rentables, ce qui entrai\u0302ne parfois des faillites notoires. Selon les de\u0301pute\u0301s, les autres pertes sont dues a\u0300 l\u2019irresponsabilite\u0301 des ge\u0301rants, les ale\u0301as climatiques, l\u2019insuffisance des semences se\u0301lectionne\u0301es, l\u2019inadaptation des semences a\u0300 la re\u0301gion, le manque de ve\u0301te\u0301rinaires compe\u0301tents, retard\/rarete\u0301 des intrants agricoles, etc. pour les coope\u0301ratives agropastorales.<\/p>\n<p>Pour que les coope\u0301ratives collinaires soient rentables, les de\u0301pute\u0301s sugge\u0300rent un suivi rigoureux. Ils appellent e\u0301galement a\u0300 l\u2019identification des besoins de chaque colline. Le gouvernement doit cre\u0301er au niveau des communes une unite\u0301 qui s\u2019occupe de l\u2019encadrement des coope\u0301ratives avec un contrat et une logistique approprie\u0301e, contraindre les leaders de l\u2019administration et les natifs intellectuels a\u0300 s\u2019impliquer dans les socie\u0301te\u0301s coope\u0301ratives collinaires et assurer un encadrement de proximite\u0301.<\/p>\n<p><b>34 villages des communes Busoni, Bwambarangwe et Gitobe ont be\u0301ne\u0301ficie\u0301 de l\u2019e\u0301lectricite\u0301.<\/b><b>Kirundo de plus en plus e\u0301claire\u0301e <\/b>Dans la province de Kirundo, le projet d\u2019e\u0301lectrification rurale initie\u0301 par le gouvernement porte des fruits. Le ministre de l\u2019Hydraulique, de l\u2019Energie et des Mines Ir Ibrahim Uwizeye a fait savoir que 34 villages des communes Busoni, Bwambarangwe et Gitobe ont be\u0301ne\u0301ficie\u0301 de l\u2019e\u0301lectricite\u0301. D\u2019ailleurs, \u00ab 40 autres villages de la province de Kirundo vont aussi e\u0302tre alimente\u0301s en e\u0301lectricite\u0301 dans la deuxie\u0300me phase gra\u0302ce aux reliquats de\u0301gage\u0301s d\u2019environ 9 millions USD \u00bb, a-t-il annonce\u0301 en mars dernier lors des ce\u0301re\u0301monies inaugurales des re\u0301alisations.<\/p>\n<p>Le projet d\u2019e\u0301lectrification en province de Kirundo a e\u0301te\u0301 lance\u0301 officiellement en novembre 2016. Il est finance\u0301 a\u0300 hauteur de 24 millions USD (plus de 40 milliards de Fbu) par l\u2019Etat, le fonds de l\u2019OPEP pour le de\u0301veloppement international et la Banque Arabe pour le de\u0301veloppement e\u0301conomique en Afrique (BADEA). Le budget ge\u0301ne\u0301ral de l\u2019Etat, exercice 2022-2023 pre\u0301voyait 500 millions de Fbu.<\/p>\n<p><b>Un long chemin a\u0300 faire&#8230;.<\/b>Le Burundi est parmi les pays qui affichent un taux d\u2019e\u0301lectrification encore faible. Seuls (12%) de la population ont acce\u0300s a\u0300 l\u2019e\u0301lectricite\u0301. En ce sens, les projets initie\u0301s pour accroi\u0302tre l\u2019offre e\u0301nerge\u0301tique peinent a\u0300 se concre\u0301tiser. A titre illustratif, les travaux de construction de la centrale hydroe\u0301lectrique Kabu-16 sur la rivie\u0300re Kaburantwa tournent au ralenti. Lance\u0301s depuis 2017, les travaux stagnent.<\/p>\n<p>La mise en \u0153uvre de ce projet reste proble\u0301matique en raison du manque d\u2019e\u0301quipements et de financements. D\u2019ailleurs, l\u2019Etat demande\u0301 un de\u0301lai de gra\u0302ce et un financement additionnel a\u0300 la banque indienne Exim Bank. Au cours de cet exercice budge\u0301taire, l\u2019Etat avait affecte\u0301 7 milliards de FBu audit barrage. Malgre\u0301 la mise en service du barrage hydroe\u0301lectrique de Ruzibazi, les coupures et l\u2019insuffisance du courant e\u0301lectrique persistent.<\/p>\n<p><b>\u00ab Un budget fantaisiste&#8230; \u00bb<\/b>Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations e\u0301conomiques de\u0301plore un budget fantaisiste qui n\u2019applique pas les re\u0300gles. \u00ab Dans le compte rendu budge\u0301taire, tout le budget a e\u0301te\u0301 consomme\u0301. Sauf la\u0300 ou\u0300 il y a un proble\u0300me de capacite\u0301 d\u2019absorption, c\u2019est-a\u0300-dire dans les budgets ou\u0300 les bailleurs exigent des normes de gestion. Il y a me\u0302me des budgets consomme\u0301s a\u0300 200 ou 300%. Des de\u0301passements notoires \u00bb.<\/p>\n<p>Pour lui, dans le processus budge\u0301taire, il doit y avoir une lettre de cadrage qui montre les orientations du gouvernement. Cette lettre est envoye\u0301e en principe au mois de mars ou fe\u0301vrier a\u0300 toutes les institutions publiques concerne\u0301es par le budget ge\u0301ne\u0301ral de l\u2019Etat. C\u2019est sur base de ces orientations, dit-il, que les institutions se pressent aupre\u0300s du ministre des Finances pour communiquer leurs activite\u0301s et budgets y relatifs. \u00ab En principe, le vol se commet souvent dans les marche\u0301s. Qui rec\u0327oivent ces marche\u0301s ? \u00bb.<\/p>\n<p><b>Des secteurs indispensables sous finance\u0301s <\/b>La recrudescence des maladies des animaux d\u2019e\u0301levage sous forme d\u2019e\u0301pide\u0301mies cause des pertes e\u0301normes aux me\u0301nages. Cependant, le ministe\u0300re en charge de l\u2019e\u0301levage consacre un budget relativement faible a\u0300 la surveillance e\u0301pide\u0301miologique des maladies des animaux et l\u2019alerte pre\u0301coce. En mai 2022, le Burundi a subi des revers dans le domaine de l\u2019e\u0301levage. Sur l\u2019ensemble du territoire, les bovins et les ovins ont e\u0301te\u0301 attaque\u0301s par la fie\u0300vre de la valle\u0301e du Rift. Les activite\u0301s d\u2019abattage et de commerce de la viande ont e\u0301te\u0301 interdits, privant ainsi les me\u0301nages de ge\u0301ne\u0301rer des revenus via l\u2019e\u0301levage du be\u0301tail. D\u2019ou\u0300 l\u2019inte\u0301re\u0302t de revoir a\u0300 la hausse les 30 millions de Fbu re\u0301serve\u0301s a\u0300 la surveillance e\u0301pide\u0301miologique.<\/p>\n<p>Sur le plan social, les cas de violences faites aux femmes sont en nette augmentation. Des cas de fe\u0301minicides ont e\u0301te\u0301 signale\u0301s dans certaines localite\u0301s du pays. Le pays devrait investir davantage dans la prise en charge holistique des victimes de ces violences. Pourtant, le ministe\u0300re en charge du genre ne consacre que 19 millions de Fbu au fonctionnement des structures spe\u0301cialise\u0301es dans la lutte contre les violences faites aux femmes.<\/p>\n<p>La non e\u0301lectrification des e\u0301coles et des structures sanitaires entrave le de\u0301veloppement e\u0301conomique du pays. Entre 2021 et 2023, seulement 40 e\u0301coles a\u0300 re\u0301gime d\u2019internat ont be\u0301ne\u0301ficie\u0301 du projet d\u2019e\u0301lectrification, pre\u0301cise Steve Niyongabo, directeur des finances et du patrimoine au sein du ministe\u0300re de l\u2019Education Nationale et de la Recherche Scientifique. Ce cadre pre\u0301cise qu\u2019il existe encore un grand budget pour e\u0301tendre ce projet dans toutes les e\u0301coles du pays. L\u2019e\u0301lectrification des centres de sante\u0301 et des colle\u0300ges communaux par un syste\u0300me solaire photovoltai\u0308que ainsi que la re\u0301habilitation des syste\u0300mes de\u0301ja\u0300 installe\u0301s figurent dans le budget de l\u2019Etat. Ces travaux devraient cou\u0302ter 250 millions de Fbu.<\/p>\n<p><b>\u00ab Les secteurs primaires devraient e\u0302tre bien finance\u0301s \u00bb <\/b>Les montants alloue\u0301s aux diffe\u0301rents projets devraient tenir compte de la valeur du secteur auquel ils appartiennent. \u00ab Le secteur primaire vient en avant parce qu\u2019il est indispensable pour booster l\u2019e\u0301conomie du pays \u00bb, fait savoir Landry Manishimwe, e\u0301conomiste.<\/p>\n<p>Selon cet e\u0301conomiste, les faibles sommes donne\u0301es au projet de lutte contre les violences faites aux femmes, devraient e\u0302tre augmente\u0301s parce que c\u2019est un e\u0301le\u0301ment qui handicape le de\u0301veloppement des familles et par conse\u0301quent de tout le pays.<\/p>\n<p><b>Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations e\u0301conomiques de\u0301plore un budget fantaisiste qui n\u2019applique pas les re\u0300gles.<\/b><b>Le budget programme, re\u0301sultat d\u2019une meilleure planification <\/b>Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019Olucome conside\u0300re un vrai budget programme comme une bonne the\u0301rapie : \u00ab Normalement, le budget programme pre\u0301voit d\u2019abord la planification des projets et fixe les montants a\u0300 y allouer apre\u0300s \u00bb. L\u2019e\u0301conomiste Landry Manishimwe, lui, tranche : \u00ab De toutes les fac\u0327ons, les secteurs primaires devraient e\u0302tre bien finance\u0301s \u00bb.<\/p>\n<p>Et de poursuivre : \u00ab Il ne faut pas attribuer de l\u2019argent au projet sans en e\u0301valuer en premier lieu l\u2019importance pour le pays \u00bb. Il conclut en voyant de la lumie\u0300re au bout du tunnel : \u00ab Espe\u0301rons qu\u2019avec un nouveau syste\u0300me de gestion budge\u0301taire base\u0301 sur l\u2019e\u0301valuation trimestrielle et le budget programme qui est en train d\u2019e\u0302tre initie\u0301, peut-e\u0302tre on aura une bonne option qui pourra me\u0302me permettre un suivi-e\u0301valuation continuel \u00bb.<\/p>\n<p><b>Financement d\u2019infrastructures hors budget : un de\u0301tournement de\u0301guise\u0301 <\/b>Pour l\u2019e\u0301conomiste Andre\u0301 Nikwigize, la population burundaise est te\u0301moin de ce phe\u0301nome\u0300ne e\u0301trange de ba\u0302timents publics qui sont construits en dehors des proce\u0301dures budge\u0301taires nationales : \u00ab C\u2019est le cas notamment du ba\u0302timent de la Pre\u0301sidence actuellement en construction, des stades que ce soit au niveau national ou provincial, des sie\u0300ges des administrations provinciales et communales, des salles de spectacles, etc. \u00bb<\/p>\n<p>Ces infrastructures sont classe\u0301es dans la cate\u0301gorie des ba\u0302timents publics, et les sources de financement de ces infrastructures ne sont pas connues et la construction de ces ba\u0302timents n\u2019est pre\u0301alablement pas autorise\u0301e par l\u2019Assemble\u0301e Nationale, la seule institution habilite\u0301e a\u0300 approuver les de\u0301penses publiques, de\u0301nonce-t-il.<\/p>\n<p>Concernant leurs financements, indique l\u2019e\u0301conomiste, tanto\u0302t ce sont des contributions volontaires des hommes d\u2019affaires en dehors des paiements re\u0301guliers des taxes et impo\u0302ts. Ce qui est perc\u0327u comme un moyen de blanchiment d\u2019argent gagne\u0301 indu\u0302ment, tanto\u0302t ce sont les communes qui pre\u0301le\u0300vent une partie de leurs sources communales pour financer l\u2019une ou l\u2019autre infrastructure, tanto\u0302t ce sont les populations qui sont mises a\u0300 contribution en dehors des taxes et cotisations qu\u2019elles paient re\u0301gulie\u0300rement et tanto\u0302t ce sont les me\u0302mes populations qui contribuent par leurs forces de travail a\u0300 travers les travaux communautaires.<\/p>\n<p>Comme conse\u0301quence e\u0301videmment, fait remarquer M. Nikwigize, il se passe un tas de choses dans la construction de ces infrastructures, notamment des de\u0301tournements et la mauvaise gestion de ces ressources sans aucun contro\u0302le.<\/p>\n<p><b>Un principe sacro-saint viole\u0301<\/b>Pis encore, constate-t-il, le chef de l\u2019Etat se plaint souvent des retards dans la construction de telle infrastructure ou telle autre par rapport au calendrier arre\u0302te\u0301 comme s\u2019il n\u2019existait pas des me\u0301canismes nationaux de suivi de ces constructions. Ce qui confirme encore une fois que ces constructions sont en dehors des proce\u0301dures classiques de mise en \u0153uvre des budgets nationaux.<\/p>\n<p>Et d\u2019affirmer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une pratique contraire au principe de transparence budge\u0301taire qui exige au gouvernement de soumettre toute de\u0301pense budge\u0301taire a\u0300 l\u2019approbation pre\u0301alable de l\u2019Assemble\u0301e Nationale qui en e\u0301value la pertinence et l\u2019impact : \u00ab Cette pratique est e\u0301galement contraire au dispositif du programme de facilite\u0301 e\u0301largie de cre\u0301dit que le gouvernement vient de conclure avec le fonds mone\u0301taire international. \u00bb<\/p>\n<p>Ce programme de re\u0301forme budge\u0301taire importante et de bonne gouvernance, rappelle-t-il, exige que toute de\u0301pense publique doive figurer dans le programme d\u2019investissement public avec deux objectifs pre\u0301cis : la croissance e\u0301conomique et la re\u0301duction de la pauvrete\u0301.<\/p>\n<p><b>La construction des ba\u0302timents publics non pre\u0301vus dans le budget ouvre la voie aux de\u0301tournements et encourage la mauvaise gestion des ressources publiques.<\/b><b>Une pratique a\u0300 forte conse\u0301quence<\/b>A son avis, la mise en \u0153uvre de telles infrastructures pose trois principales questions : la premie\u0300re concerne leurs sources de financement. Dans le cadre de la centralisation budge\u0301taire, toutes les ressources budge\u0301taires doivent passer par le tre\u0301sor public qui les affecte vers les de\u0301penses publiques et toute autre affectation constitue un de\u0301tournement ou un blanchiment d\u2019argent du contribuable.<\/p>\n<p>La deuxie\u0300me question est relative au financement du fonctionnement de ces infrastructures aussito\u0302t leur construction termine\u0301e : \u00ab Qui financera et sur quels budgets les de\u0301penses de personnel, les de\u0301penses d\u2019e\u0301quipement, les de\u0301penses courantes, l\u2019entretien annuel, etc ? \u00bb<\/p>\n<p>La troisie\u0300me question concerne la position de ces infrastructures par rapport au programme de facilite\u0301 e\u0301largie de cre\u0301dit que le gouvernement du Burundi a signe\u0301 avec le Fonds Mone\u0301taire International. \u00ab Le gouvernement du Burundi ne risque-t-il pas d\u2019e\u0302tre en dehors du programme, puisque, selon le programme, durant les 40 mois du programme, toute de\u0301pense budge\u0301taire devra ne\u0301cessairement passer par le programme d\u2019investissement public \u00bb, se demande l\u2019e\u0301conomiste, avant de faire remarquer qu\u2019il est e\u0301vident que la construction de ces infrastructures aura un impact sur la balance de paiement.<\/p>\n<p>Comme solution, propose Andre\u0301 Nikwigize, toutes ces de\u0301penses, toutes ces constructions doivent e\u0302tre inte\u0301gre\u0301es dans le programme d\u2019investissement public, y compris les ressources y relatives.<\/p>\n<p><b>Une ligne est re\u0301serve\u0301e aux impre\u0301vus comme explication<\/b>Selon Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019Olucome, il est interdit de faire une de\u0301pense sans la faire transiter dans le budget ge\u0301ne\u0301ral de l\u2019Etat et la faire approuver par le parlement : \u00ab En principe, si on avait un parlement qui travaille, le gouvernement devrait s\u2019expliquer parce que tous les vols se font a\u0300 ce niveau-la\u0300. \u00bb Et de pre\u0301venir : \u00ab Si re\u0301ellement on va exe\u0301cuter la vision 2040 -2060 avec ce genre de gestion, on ne va arriver nulle part. \u00bb<\/p>\n<p>Contacte\u0301e, Larissa Dushime, porte-parole du ministe\u0300re en charge des Finances explique que la loi portant fixation du Budget Ge\u0301ne\u0301ral de l\u2019Etat autorise des re\u0301ame\u0301nagements internes selon le degre\u0301 d\u2019urgence survenu au cours de l\u2019exercice budge\u0301taire. Elle a notifie\u0301 qu\u2019a\u0300 chaque exercice, une ligne budge\u0301taire est re\u0301serve\u0301e aux impre\u0301vus.<\/p>\n<p>Tous les pays qui ont avance\u0301, de Singapour a\u0300 l\u2019I\u0302le Maurice en passant par la Core\u0301e du Sud, ils respectent les principes budge\u0301taires de l\u2019unicite\u0301, de since\u0301rite\u0301, de transparence budge\u0301taire et de gouvernance budge\u0301taire : \u00ab Ces principes doivent e\u0302tre respecte\u0301s par tout mandataire public et tout cadre de l\u2019Etat, mais chez nous chacun peut se re\u0301veiller et ge\u0301rer comme il l\u2019entend. \u00bb Le pire, conclut le pre\u0301sident de l\u2019Olucome, c\u2019est qu\u2019au Burundi, ceux qui dilapident les deniers publics sont ceux-la\u0300 qui commandent et qui ne sont jamais inquie\u0301te\u0301s : \u00ab Le chemin a\u0300 parcourir est encore long. \u00bb<\/p>\n<p>Dossier re\u0301alise\u0301 par Benjamin Kuriyo, Herve\u0301 Irankunda, Christian Bigirimana et Je\u0301re\u0301mie Misago dans le cadre de la synergie des medias de la presse e\u0301crite (Iwacu, Burundi Eco) et en ligne (Yaga et Jimbere).<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. 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