{"id":10581,"date":"2023-07-02T19:13:00","date_gmt":"2023-07-02T19:13:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/crise-au-cnl-bis-repetita"},"modified":"2023-07-02T19:13:00","modified_gmt":"2023-07-02T19:13:00","slug":"crise-au-cnl-bis-repetita","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/crise-au-cnl-bis-repetita","title":{"rendered":"Crise au CNL : Bis repetita\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Rien ne va plus au CNL. Agathon Rwasa, pre\u0301sident du Congre\u0300s National pour la Liberte\u0301 (CNL) a suspendu 11 personnalite\u0301s, dont 10 de\u0301pute\u0301s, de leurs fonctions de membre de l\u2019organe national de ce parti jusqu\u2019a\u0300 nouvel ordre. Elles sont accuse\u0301es de dissidence. A leur tour, elles reprochent Agathon Rwasa de violer les statuts et ROI du parti. Tendons-nous vers une e\u0301viction de Rwasa ou une nouvelle \u00ab Nyakurisation \u00bb comme en 2010 ?<\/p>\n<p><b>Par Fabrice Manirakiza, Re\u0301novat Ndabashinze et Je\u0301re\u0301mie Misago<\/b><\/p>\n<p>Sans pre\u0301judice des sanctions disciplinaires qu\u2019ils pourraient encourir, le patron du CNL, Agathon Rwasa, a suspendu de leurs fonctions 10 de\u0301pute\u0301s en exercice et un secre\u0301taire national a\u0300 la diplomatie sur les 20 membres statutaires du Bureau politique du CNL.<\/p>\n<p>Agathon Rwasa rappelle que le Congre\u0300s extraordinaire du 30 avril 2023 avait place\u0301 les 11 membres suspendus dans de nouvelles fonctions dans un organe strate\u0301gique travaillant main dans la main avec le Bureau politique. \u00ab Ces derniers se sont constitue\u0301s en groupe de dissidents pour remettre en question les de\u0301cisions des deux Conventions nationales a\u0300 travers des e\u0301crits qu\u2019ils ne cessent de diffuser a\u0300 travers les re\u0301seaux sociaux et cela depuis le 30 avril 2023. \u00bb<\/p>\n<p>M. Rwasa ajoute que depuis le 5 mars 2023, ils ne se sont plus pre\u0301sente\u0301s a\u0300 la permanence nationale pour participer aux activite\u0301s relevant de leurs organes d\u2019affectation et qu\u2019ils ont boycotte\u0301 la plupart des activite\u0301s organise\u0301es par le parti. Il les accuse d\u2019avoir pre\u0301fe\u0301re\u0301 se confier a\u0300 la rue au lieu de soumettre leurs pre\u0301occupations aux organes habilite\u0301s du parti. \u00ab Et cela, malgre\u0301 les rappels a\u0300 l\u2019ordre re\u0301pe\u0301titifs qu\u2019ils ont rec\u0327us \u00bb, charge-t-il.<\/p>\n<p><b>Accuse\u0301s d\u2019insubordination<\/b><\/p>\n<p>Le pre\u0301sident du CNL a e\u0301nume\u0301re\u0301 une liste de griefs contre ces cadres du parti suspendus. Selon lui, ils se sont rendus coupables d\u2019insubordination vis-a\u0300-vis de la Convention nationale, organe supre\u0302me du parti, ainsi que des autres organes hie\u0301rarchiques du CNL. \u00ab Ils utilisent abusivement les signes du parti. Une conduite qui se situe dans le prolongement de celle qu\u2019ils avaient affiche\u0301e avant la tenue du Congre\u0300s ordinaire du 12 mars 2023. \u00bb<\/p>\n<p>De plus, poursuit M. Rwasa, certains de ces dissidents n\u2019ont transmis aucun rapport d\u2019activite\u0301s statutairement exige\u0301 depuis le deuxie\u0300me semestre de l\u2019an 2022.<\/p>\n<p>M. Rwasa rappelle que ces \u00ab dissidents ont de\u0301fendu mordicus que le congre\u0300s ordinaire soit reporte\u0301 a\u0300 plus tard sous pre\u0301texte de l\u2019existence d\u2019un climat malsain tout en ayant en l\u2019esprit que, d\u2019apre\u0300s les Statuts, la Convention nationale devait avoir lieu au plus tard en fe\u0301vrier 2023, et cela dans l\u2019objectif de conduire le parti dans l\u2019impasse. \u00bb Selon lui, une commission ad hoc a e\u0301te\u0301 mise sur pied pour analyser leur conduite et leurs pre\u0301occupations et proposer a\u0300 qui de droit la suite a\u0300 y re\u0301server.<\/p>\n<p>Le pre\u0301sident du CNL fait e\u0301galement savoir que des lettres de demande d\u2019explication ont e\u0301te\u0301 adresse\u0301es a\u0300 ces personnalite\u0301s suspendues, mais qu\u2019elles sont reste\u0301es sans re\u0301ponses jusqu\u2019a\u0300 pre\u0301sent.<\/p>\n<p>L\u2019honorable Cathy Kezimana, est accuse\u0301e de faire preuve d\u2019une de\u0301viation ave\u0301re\u0301e de la ligne directrice et ide\u0301ologique du parti et d\u2019insubordination.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s Agathon Rwasa, les \u00ab dissidents \u00bb ont viole\u0301 plusieurs articles des Statuts du parti. Et d\u2019ajouter : \u00ab L\u2019article 47 des Statuts dispose que le pre\u0301sident du parti met fin aux fonctions des secre\u0301taires nationaux en concertation avec le Secre\u0301taire ge\u0301ne\u0301ral, des Conseillers a\u0300 la pre\u0301sidence du parti, des Conseillers au secre\u0301tariat ge\u0301ne\u0301ral et des pre\u0301sidents des Comite\u0301s re\u0301gionaux en consultation avec le secre\u0301taire ge\u0301ne\u0301ral. \u00bb<\/p>\n<p><b>Sans effets<\/b><\/p>\n<p>\u00ab Cette de\u0301cision est nulle et sans effets \u00bb, re\u0301agit Te\u0301rence Manirambona, une de ces personnalite\u0301s suspendues du parti CNL. S\u2019exprimant au nom de l\u2019e\u0301quipe, il rappelle que ce parti est en crise depuis huit mois. Ainsi, en de\u0301duit-il, personne y compris le pre\u0301sident de ce parti n\u2019a le droit de prendre une telle de\u0301cision tant que les organes du parti particulie\u0300rement le bureau politique, ne peuvent pas se re\u0301unir. \u00ab Visiblement, c\u2019est une de\u0301cision qui e\u0301mane de lui-me\u0302me. Seul le bureau politique est habilite\u0301 a\u0300 prendre une telle de\u0301cision conforme\u0301ment aux statuts le\u0301gaux du parti de 2019. Aucune disposition ne permet au pre\u0301sident du parti de suspendre les membres du bureau politique qui ont un mandat de 5 ans lui aussi y compris et cela sans aucune accusation \u00bb, commente-t-il.<\/p>\n<p>Il signale d\u2019ailleurs que la recommandation du ministre de l\u2019Inte\u0301rieur suspend toutes les activite\u0301s et les re\u0301unions du parti a\u0300 l\u2019exception de celles relatives a\u0300 la re\u0301conciliation autorise\u0301e par ce me\u0302me ministe\u0300re.<\/p>\n<p>M. Manirambona se demande si cette de\u0301cision vient re\u0301pondre a\u0300 leur reque\u0302te du 26 juin invitant Agathon Rwasa a\u0300 convoquer une re\u0301union du bureau politique de 2019 pour traiter ce climat malsain. \u00ab Serait-elle une re\u0301action face a\u0300 la recommandation du ministre de l\u2019Inte\u0301rieur ? \u00bb, s\u2019interroge-t-il.<\/p>\n<p>Pour cette e\u0301quipe, la de\u0301cision d\u2019Agathon Rwasa cache beaucoup de re\u0301alite\u0301s. \u00ab Mais, visiblement les conse\u0301quences de cette de\u0301cision pre\u0301sagent une destruction du parti \u00bb, regrette-t-il.<\/p>\n<p><b>Le dialogue, la seule voie salutaire pour le CNL <\/b><\/p>\n<p>\u00ab Nous demandons toujours le respect des textes du parti et la cohe\u0301sion de ses militants \u00bb, lance M.Manirambona. Dans leur communique\u0301 du 26 juin, dix de\u0301pute\u0301s dudit parti avaient de\u0301nonce\u0301 des accusations infonde\u0301es dont ils seraient victimes. Reconnaissant que la crise que connai\u0302t ce parti est d\u2019origine interne, ils avaient e\u0301te\u0301 clairs : \u00ab Nous rejetons cate\u0301goriquement encore une fois les accusations mensonge\u0300res du pre\u0301sident du parti CNL ve\u0301hicule\u0301es dans ses propos faisant objet de l\u2019inge\u0301rence des pouvoirs publics dans les affaires internes du parti, d\u2019une quelconque manipulation du parti au pouvoir , de vouloir cre\u0301er un parti CNL Nyakuri, de vouloir re\u0301sister aux re\u0301formes afin de garder des postes influents au sein des organes dirigeants du parti et de l\u2019existence d\u2019un soi-disant malentendu sur la limitation des mandats des de\u0301pute\u0301s issus du parti CNL pour la le\u0301gislature prochaine 2025.\u00bb<\/p>\n<p>Pour eux, ces mensonges ne datent pas d\u2019aujourd\u2019hui. Contacte\u0301, Te\u0301rence Manirambona, un des signataires indique que ce sont des rumeurs ve\u0301hicule\u0301es par les parties en conflit chacune voulant ternir l\u2019image de l\u2019autre.<\/p>\n<p>Interroge\u0301 sur les informations selon lesquelles ils auraient rec\u0327u de l\u2019argent du parti au pouvoir pour e\u0301vincer Rwasa, il est tranchant : \u00ab C\u2019est archifaux. Les circuits mone\u0301taires pratiques au Burundi sont connus. Celle ou celui qui de\u0301tient ces informations peut pre\u0301senter des preuves. Jusqu\u2019aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas de preuve \u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, c\u2019est un vieux mensonge du pre\u0301sident du CNL du temps du maquis. \u00ab Lorsqu\u2019il voulait faire taire, exclure ou se de\u0301barrasser de ses amis ge\u0302nants, ces accusations ont e\u0301te\u0301 toujours mises en avant a\u0300 savoir collaborer avec le parti au pouvoir pour l\u2019e\u0301vincer, avoir rec\u0327u une somme d\u2019argent de la part du parti au pouvoir, menacer sa se\u0301curite\u0301 jusqu\u2019a\u0300 son e\u0301limination physique. \u00bb<\/p>\n<p>Pourquoi cela est de\u0301nonce\u0301 aujourd\u2019hui ? Ce de\u0301pute\u0301 de Gitega re\u0301pond simplement que chaque chose a son temps : \u00ab C\u2019est pour la premie\u0300re fois de son histoire que notre formation politique totalise quatre ans de fonctionnement dans un cadre le\u0301gal. La gestion et le passage d\u2019un cadre informel au cadre formel sont difficiles. \u00bb<\/p>\n<p>Mais, il garde espoir :\u00ab Je pense qu\u2019a\u0300 la sortie de cette crise, le leadership et la gouvernance de\u0301mocratique vont se renforcer. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, ils attendent toujours que le pre\u0301sident du CNL convoque une re\u0301union du bureau politique de 2019 pour se pencher sur cette crise et trouver une solution. \u00ab Nous pensons que le dialogue est la seule voie salutaire pour l\u2019avenir du parti, mais aussi du pays. \u00bb<\/p>\n<p>Pourquoi se sont-ils adresse\u0301s au ministre de l\u2019Inte\u0301rieur. La\u0300, il explique que lorsqu\u2019il y a violation des statuts et re\u0300glement d\u2019ordre inte\u0301rieur des partis politiques, le ministe\u0300re ayant la gestion des partis politiques dans ses attributions est la seule autorite\u0301 habilite\u0301e a\u0300 traiter la question dans un premier temps. \u00ab L\u2019e\u0301tape de me\u0301diation vient apre\u0300s \u00bb, nuance-t-il.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, il rappelle que ce n\u2019est pas le ministre qui a e\u0301labore\u0301 la liste de 14 personnes qu\u2019on accuse d\u2019organiser un complot contre les organes du parti et la se\u0301curite\u0301 du pre\u0301sident du parti. \u00ab Ce n\u2019est pas le ministre qui est venu pour violer les statuts et ROI du parti CNL. Ce n\u2019est pas le ministre qui a mis en place une commission qui devait se pencher sur le climat malsain qui re\u0300gne au sein du parti CNL \u00bb, e\u0301nume\u0300re-t-il. Il regrette que me\u0302me le rapport de cette commission est reste\u0301 cache\u0301.<\/p>\n<p>Quid de leur pre\u0301sence lors du re\u0301cent congre\u0300s juge\u0301 \u2018\u2019ille\u0301gal\u2019\u2019 ? \u00ab Nous avons e\u0301vite\u0301 la politique de la chaise vide et par conse\u0301quent e\u0302tre des te\u0301moins oculaires de toutes les violations. \u00bb<\/p>\n<p>M. Manirambona indique qu\u2019il fallait e\u0301galement rassembler toutes les preuves. D\u2019apre\u0300s lui, le fait qu\u2019il y ait un membre du bureau politique qui a pose\u0301 des questions et propose\u0301 un amendement lors du congre\u0300s de mars 2023 est une preuve irre\u0301futable que les amendements propose\u0301s aux congressistes n\u2019e\u0301taient pas d\u2019e\u0301manation du bureau politique dont il est membre. \u00ab Qui d\u2019autres se seraient substitue\u0301s au bureau politique pour amender les statuts et ROI du parti en violation des statuts de 2019 ? \u00bb, s\u2019interroge-t-il.<\/p>\n<p>Il pre\u0301cise que les statuts exigent 4\/5 des membres du bureau politique pour amender les statuts.<\/p>\n<p><b>Une main du pouvoir ?<\/b><\/p>\n<p>Dans une correspondance du 17 mai, le ministre de l\u2019Inte\u0301rieur avait indique\u0301 que les de\u0301cisions prises par le parti CNL dans ses congre\u0300s ordinaire et extraordinaire tenus respectivement les 12 mars et 30 avril dernier sont nulles et sans effets. Martin Niteretse a e\u0301voque\u0301 la violation des statuts du parti : \u00ab Conforme\u0301ment a\u0300 l\u2019article 52 des statuts du parti CNL, il apparai\u0302t clairement que les assemble\u0301es re\u0301gionales du parti doivent avoir eu lieu pour rassembler les ide\u0301es et les aspirations des membres avant la tenue de la convention nationale (congre\u0300s national). Le rapport y affe\u0301rent n\u2019apparai\u0302t, toutefois, nulle part. \u00bb<\/p>\n<p>Selon le ministre Niteretse, la moitie\u0301 des membres du bureau politique du parti Cnl ont adresse\u0301 une correspondance au ministe\u0300re de l\u2019Inte\u0301rieur dans laquelle ils de\u0301noncent des irre\u0301gularite\u0301s ayant e\u0301maille\u0301 ces congre\u0300s ordinaire et extraordinaire. \u00ab Ce recours, suivi du communique\u0301 du 15 mai 2023 rendu public par les me\u0302mes membres du bureau politique, de\u0301note la subsistance d\u2019un climat malsain au sein de l\u2019organe supre\u0302me du parti Cnl qui devrait e\u0302tre marque\u0301 par l\u2019unicite\u0301 dans ses actions \u00bb. Pour lui, Il s\u2019ave\u0301rait indispensable de proce\u0301der pre\u0301alablement a\u0300 l\u2019unification du bureau politique avant que des conventions respectueuses des statuts et auxquelles prendront part a\u0300 titre d\u2019observateurs les repre\u0301sentants du ministe\u0300re de l\u2019Inte\u0301rieur ne soient organise\u0301es.<\/p>\n<p>\u00ab Le ministre de l\u2019Inte\u0301rieur, du De\u0301veloppement communautaire et de la Se\u0301curite\u0301 publique a vite tire\u0301 ses conclusions sur base de fausses informations fournies par un petit groupe de re\u0301fractaires toujours anime\u0301 d\u2019un esprit de paralyser les activite\u0301s du parti CNL \u00bb, avait de\u0301plore\u0301 Agathon Rwasa, le mardi 23 mai.<\/p>\n<p>Et d\u2019ajouter : \u00ab Il est de\u0301plorable que ce groupe de re\u0301fractaires ait choisi de chercher l\u2019appui des pouvoirs publics pour juste remettre en cause les de\u0301cisions des conventions nationales qui sont, pourtant, souveraines comme le dispose l\u2019article 54 des statuts et paralyser par conse\u0301quent les activite\u0301s du parti \u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s Agathon Rwasa, les re\u0301unions du bureau politique pre\u0301paratoires du congre\u0300s ordinaire se sont tenues le 16 aou\u0302t et le 1er novembre 2022, en pre\u0301sence des membres de ce groupe de re\u0301fractaires. Et de rappeler que les irre\u0301gularite\u0301s e\u0301voque\u0301es n\u2019ont pas e\u0301te\u0301 souleve\u0301es dans les congre\u0300s ni dans les jours ayant pre\u0301ce\u0301de\u0301 la tenue du congre\u0300s extraordinaire du 30 avril alors que ces \u00ab dissidents \u00bb e\u0301taient pre\u0301sents.<\/p>\n<p>Le patron du CNL a demande\u0301 au ministre de l\u2019Inte\u0301rieur de se de\u0301solidariser de ce groupe de \u00ab re\u0301fractaires \u00bb et de s\u2019abstenir de s\u2019immiscer dans l\u2019organisation interne du parti CNL.<\/p>\n<p>Dans la foule\u0301e, une dizaine de policiers ont bloque\u0301 l\u2019entre\u0301e de la permanence nationale du parti Congre\u0300s national pour la liberte\u0301 (CNL) sise a\u0300 Mutanga-Nord dans la ville de Bujumbura depuis la matine\u0301e de ce 3 juin.<\/p>\n<p><b>Les 11 personnalite\u0301s suspendues<\/b><\/p>\n<p>1. Monsieur Nestor Girukwishaka (Secre\u0301taire national a\u0300 la diplomatie)<\/p>\n<p>2. Honorable Pelate Niyonkuru (Secre\u0301taire national au tre\u0301sor et aux projets)<\/p>\n<p>3. Honorable Bernard Ndayisenga (Secre\u0301taire national a\u0300 la se\u0301curite\u0301)<\/p>\n<p>4. Honorable Te\u0301rence Manirambona (Secre\u0301taire national a\u0300 la communication)<\/p>\n<p>5. Honorable Felix Mpozeriniga (Conseiller a\u0300 la pre\u0301sidence du parti)<\/p>\n<p>6. Honorable Le\u0301opold Hakizimana (Conseiller au Secre\u0301tariat national du parti)<\/p>\n<p>7. Honorable Marie Immacule\u0301e Ntacobakimvuna (Secre\u0301taire nationale a\u0300 la promotion fe\u0301minine)<\/p>\n<p>8. Honorable Godeberthe Hatungimana (Secre\u0301taire nationale aux affaires et a\u0300 la discipline)<\/p>\n<p>9. Honorable Jean Berchmans Mbanye (Re\u0301gional Imbo-Mirwa)<\/p>\n<p>10. Honorable Ze\u0301non Bigirimana (Re\u0301gional Kirimiro-Mugamba)<\/p>\n<p>11. Honorable Cathy Kezakimana<\/p>\n<p>Depuis presque deux mois, il s\u2019observe des arrestations des militants du CNL dans diffe\u0301rents coins du pays. Ils sont accuse\u0301s, pour la plupart, de tenir des re\u0301unions non autorise\u0301es. Pour ce parti CNL, cela serait lie\u0301 a\u0300 la crise au sein du parti et a\u0300 la de\u0301cision du ministre de l\u2019Inte\u0301rieur de suspendre toutes ses activite\u0301s.<\/p>\n<p>\u00ab On e\u0301tait habitue\u0301 que deux ou trois membres du parti re\u0301unis soient accuse\u0301s de tenir une re\u0301union ille\u0301gale. C\u2019est ce que nous sommes en train de revivre \u00bb, indique Simon Bizimungu, secre\u0301taire ge\u0301ne\u0301ral du parti CNL. Il de\u0301plore une de\u0301gradation de la situation comme par le passe\u0301. \u00ab Cela serait lie\u0301 a\u0300 la de\u0301cision du ministre de l\u2019Inte\u0301rieur de suspendre toutes les activite\u0301s du parti CNL. \u00bb Des arrestations qui n\u2019e\u0301pargnent pas les membres du bureau politique.<\/p>\n<p>Le 15 juin, le parti CNL a alerte\u0301 sur l\u2019arrestation par des agents du service national de renseignement (SNR) de Christophe Nduwayo, membre du bureau politique.<\/p>\n<p>Revenant sur le motif de cette arrestation, Simon Bizimungu signale que ce dernier a eu une conversation te\u0301le\u0301phonique avec un ami de longue date au maquis. \u00ab Ce dernier l\u2019a enregistre\u0301 a\u0300 son insu. Les anciens camarades de lutte se disent beaucoup de choses sur le combat qu\u2019ils ont mene\u0301. Le document audio a e\u0301te\u0301 publie\u0301 et transfe\u0301re\u0301 dans des groupes WhatsApp.\u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, on s\u2019est base\u0301 sur ce document pour l\u2019arre\u0302ter. Une fouille perquisition a e\u0301te\u0301 effectue\u0301e a\u0300 son domicile pendant son absence et rien n\u2019a e\u0301te\u0301 trouve\u0301. \u00ab Il est rentre\u0301 et on l\u2019a arre\u0302te\u0301. Depuis son arrestation, il n\u2019a pas encore comparu devant le juge. Nous demandons que les lois et proce\u0301dures soient respecte\u0301es. L\u2019accuse\u0301 doit jouir d\u2019un proce\u0300s juste et e\u0301quitable. \u00bb<\/p>\n<p>Via ces audios, Christophe Nduwayo affirmait qu\u2019il de\u0301tiendrait un fusils et qu\u2019il ne tole\u0300re pas la pre\u0301sence des Tutsi dans le bureau politique du parti.<\/p>\n<p>Mardi 30 mai, le parti CNL via son secre\u0301tariat ge\u0301ne\u0301ral avait tenu a\u0300 se de\u0301solidariser avec l\u2019auteur de ces propos : \u00ab Le parti CNL informe ceux qui ont rec\u0327u ce document que le contenu n\u2019engage pas le parti. L\u2019auteur l\u2019a fait de son propre gre\u0301, mais pas au nom du parti. \u00bb<\/p>\n<p>En commune Itaba de la province Gitega, 13 militants du CNL ont e\u0301te\u0301 accuse\u0301s d\u2019avoir tenu une re\u0301union non autorise\u0301e. De\u0301tenus pre\u0300s de deux semaines dans le cachot du commissariat communal d\u2019Itaba, ils ont e\u0301te\u0301 transfe\u0301re\u0301s par l\u2019administrateur communal vers le commissariat provincial, selon les responsables du parti.<\/p>\n<p><b>Preuve d\u2019intole\u0301rance politique<\/b><\/p>\n<p>Simon Bizimungu, secre\u0301taire ge\u0301ne\u0301ral du parti soutient que cette situation de\u0301montre des actes d\u2019intole\u0301rance politique. En effet, justifie-t-il, les militants interpelle\u0301s ont e\u0301te\u0301 trie\u0301s parmi d\u2019autres personnes dans un bar : \u00ab Apre\u0300s la messe, ces membres sont passe\u0301s voir un de leurs amis. Ils sont ensuite alle\u0301s dans un bar pour partager un verre. C\u2019est alors que le secre\u0301taire exe\u0301cutif permanent de la commune Itaba est venu les arre\u0302ter. Il les a accuse\u0301s de tenir une re\u0301union non autorise\u0301e par l\u2019administration \u00bb.<\/p>\n<p>Pour lui, c\u2019est inconcevable qu\u2019un administratif accuse un groupe de gens assis dans un bar parmi d\u2019autres clients de tenir une re\u0301union sans points a\u0300 l\u2019ordre du jour ni proce\u0300s-verbal. \u00ab C\u2019est ridicule de la part de l\u2019administration. Nous voyons toujours des membres du Cndd-Fdd assis ensemble dans les bars. Peut-on en de\u0301duire que ce sont des re\u0301unions qu\u2019ils tiennent souvent ?\u00bb<\/p>\n<p>Contacte\u0301, Domitien Nyandwi, administrateur de la commune d\u2019Itaba, a botte\u0301 en touche : \u00ab Ce sont les organes de justice qui peuvent vous donner des de\u0301tails. \u00bb<\/p>\n<p>Concernant l\u2019implication directe de son secre\u0301taire exe\u0301cutif permanent dans ces arrestations, il dit ne pas avoir rec\u0327u de rapport a\u0300 ce sujet.<\/p>\n<p>Me\u0302me situation a\u0300 Bubanza. Selon Simon Bizimungu, des membres du CNL ont e\u0301te\u0301 arre\u0302te\u0301s sous pre\u0301texte de tenir une re\u0301union ille\u0301gale. \u00ab Ils ont e\u0301te\u0301 rela\u0302che\u0301s, dimanche 18 juin, apre\u0300s deux semaines d\u2019incarce\u0301ration. \u00bb<\/p>\n<p>Lundi 19 juin, en commune Mpanda de la me\u0302me province, trois militants ont e\u0301te\u0301 arre\u0302te\u0301s. Le repre\u0301sentant local du CNL a alerte\u0301 le gouverneur de Bubanza qui a ordonne\u0301 de les libe\u0301rer. Ils ont e\u0301te\u0301 rela\u0302che\u0301s deux heures plus tard. \u00ab C\u2019est un climat de perse\u0301cution et d\u2019intimidation pour nos militants. C\u2019est inacceptable. Il faut que nos droits soient respecte\u0301s \u00bb, s\u2019indigne M.Bizimungu.<\/p>\n<p>Cet opposant de\u0301nonce un acharnement politique, un sentiment de haine, de suspicion et de me\u0301fiance qui s\u2019installe : \u00ab C\u2019est un comportement a\u0300 de\u0301courager parce que tous les partis politiques agre\u0301e\u0301s ont le droit de faire des activite\u0301s sur toute l\u2019e\u0301tendue du pays. C\u2019est bon de laisser tous les partis fonctionner. \u00bb<\/p>\n<p><b>Inacceptable<\/b><\/p>\n<p>Un membre de la socie\u0301te\u0301 civile, sous couvert d\u2019anonymat, qualifie cette situation d\u2019inacceptable dans un pays qui se dit de\u0301mocratique et n\u2019augure rien de bon a\u0300 la veille des le\u0301gislatives de 2025 : \u00ab Les autorite\u0301s du pays clament haut et fort que le Burundi est un Etat de\u0301mocratique. Personne ne devrait e\u0302tre inquie\u0301te\u0301 sur base de son appartenance a\u0300 un parti politique. Les droits de l\u2019Homme et les liberte\u0301s publiques doivent e\u0302tre respecte\u0301s dans leur inte\u0301gralite\u0301, comme le dispose la Constitution \u00bb.<\/p>\n<p>Il appelle les autorite\u0301s a\u0300 une prise de conscience du danger que repre\u0301sentent ces agissements sur l\u2019image du pays qui s\u2019ame\u0301liorait aux yeux de la communaute\u0301 internationale.<\/p>\n<p>Pour lui, personne ne gagne quand des forces vives croupissent en prison pour rien. Le pays, explique-t-il, perd deux fois : son image est ternie et des acteurs du de\u0301veloppement deviennent une charge pour l\u2019Etat.<\/p>\n<p>Iwacu a essaye\u0301 de contacter le ministe\u0300re de l\u2019Inte\u0301rieur pour s\u2019exprimer sur les appre\u0301hensions du parti Cnl, en vain.<\/p>\n<p>Analyse<\/p>\n<p><b>Cet enseignant en droit public et chercheur en me\u0301diation estime que les deux parties disposent encore d\u2019une fene\u0302tre d\u2019opportunite\u0301 qu\u2019elles peuvent exploiter pour arriver a\u0300 une solution consensuelle. D\u2019apre\u0300s lui, avec la re\u0301solution de ce diffe\u0301rend, le parti CNL s\u2019en sortira renforcer.<\/b><\/p>\n<p><b>La suspension de 11 personnalite\u0301s ne risque pas d\u2019empirer les choses ?<\/b><\/p>\n<p>Dans un contexte crucial comme celui d\u2019aujourd\u2019hui, la meilleure strate\u0301gie pour se pre\u0301parer aux e\u0301lections est, me semble-t-il, plus de convaincre le maximum de citoyens burundais pour adhe\u0301rer aux projets incarne\u0301s par le parti que de se se\u0301parer des membres influents dont dispose de\u0301ja\u0300 le parti. Concre\u0300tement, avec cette mesure, le parti CNL a plus a\u0300 perdre qu\u2019a\u0300 gagner.<\/p>\n<p><b>Comment ?<\/b><\/p>\n<p>Une perte en termes d\u2019image d\u2019abord, car une telle mesure de\u0301cre\u0301dibilise le parti et ses organes dirigeants quant a\u0300 leur capacite\u0301 de ses membres a\u0300 transcender les clivages internes. Cette mesure peut apparaitre, aux yeux des Burundais et des amis du Burundi, comme une sorte d\u2019intole\u0301rance politique a\u0300 leur e\u0301gard surtout qu\u2019ils ne re\u0301clament qu\u2019une simple e\u0301coute pour re\u0301soudre le diffe\u0301rend interne a\u0300 ce parti. Une autre question est celle de la perte d\u2019influence du parti CNL aupre\u0300s de certains de ses militants, car une telle mesure engendre des questionnements de nature a\u0300 cre\u0301er une sorte de de\u0301sespoir quant a\u0300 leur avenir au sein de ce parti.<\/p>\n<p><b>Aller se plaindre directement au ministre de l\u2019Inte\u0301rieur sans passer par une autre me\u0301diation, ce n\u2019est pas jouer le jeu du parti au pouvoir ?<\/b><\/p>\n<p>Bien su\u0302r qu\u2019il y a lieu de le penser de cette manie\u0300re-la\u0300 surtout que nous sommes a\u0300 deux ans des e\u0301lections le\u0301gislatives. Mais il ne faut pas non plus se limiter a\u0300 cela. Les dissensions au sein des formations politiques peuvent de\u0301ge\u0301ne\u0301rer rapidement en violences politiques internes avec des re\u0301percussions sur l\u2019ensemble de la socie\u0301te\u0301. Tout en n\u2019e\u0301cartant pas cette approche, je pense qu\u2019il faut aussi comprendre la saisine du ministe\u0300re de l\u2019Inte\u0301rieur, du De\u0301veloppement communautaire et de la Se\u0301curite\u0301 publique comme une alerte pour que l\u2019autorite\u0301 compe\u0301tente suive de pre\u0300s la situation et prenne des mesures susceptibles de garantir l\u2019ordre public en ge\u0301ne\u0301ral et la se\u0301curite\u0301 physique des membres du parti CNL en particulier. Et je ne crois pas que le fait de saisir le ministe\u0300re de l\u2019Inte\u0301rieur, ayant par ailleurs le fonctionnement des partis politiques dans ses attributions, soit incompatible avec une de\u0301marche de me\u0301diation. Ce qui est d\u2019ailleurs inte\u0301ressant, c\u2019est que dans sa lettre de suspension des activite\u0301s du parti, il propose aux deux parties d\u2019organiser un cadre de dialogue pour re\u0301soudre les diffe\u0301rends qui les opposent. Ce qui est de\u0301ja\u0300 une bonne chose.<\/p>\n<p><b>Peut-on parler d\u2019une probable \u00ab Nyakurisation \u00bb du CNL ?<\/b><\/p>\n<p>Pour le moment, la question d\u2019une cre\u0301ation d\u2019un CNL Nyakuri ne se pose pas. Il y a une volonte\u0301 des deux co\u0302te\u0301s de re\u0301soudre la crise me\u0302me s\u2019il faut le souligner, la de\u0301marche emprunte\u0301e reste divergente. En effet, il y a d\u2019un co\u0302te\u0301 une partie qui privile\u0301gie une approche ne\u0301gocie\u0301e et une autre qui cherche a\u0300 re\u0301soudre le conflit par la voie re\u0301glementaire. S\u2019il n\u2019y a pas de solution jusqu\u2019aux e\u0301lections, on peut craindre un basculement de la situation. Mais, je pense que les deux parties vont s\u2019asseoir ensemble pour trouver un terrain d\u2019entente dans l\u2019inte\u0301re\u0302t de leur formation politique.<\/p>\n<p><b>Est-ce que le CNL ne rate pas une occasion pour bien se positionner pour les prochaines e\u0301lections ?<\/b><\/p>\n<p>Ce serait pre\u0301mature\u0301 de dire que le parti CNL a de\u0301ja\u0300 rate\u0301 une occasion pour se rassembler en vue des prochaines e\u0301lections le\u0301gislatives en 2025 et pre\u0301sidentielles en 2027. Tout de\u0301pendra de la manie\u0300re dont les deux parties vont se comporter dans les prochains jours, les prochaines semaines et les prochains mois. J\u2019estime que les deux parties disposent encore d\u2019une fene\u0302tre d\u2019opportunite\u0301 qu\u2019elles peuvent exploiter pour arriver a\u0300 une solution consensuelle. En effet, me\u0302me s\u2019il y a un groupe dont les membres sont suspendus de leurs fonctions par un autre, les deux se re\u0301clament toujours du me\u0302me parti CNL. Il y a lieu d\u2019estimer qu\u2019avec la re\u0301solution de ce diffe\u0301rend, le parti CNL s\u2019en sortira renforce\u0301. Il faut surtout que les uns et les autres comprennent qu\u2019au-dela\u0300 des membres du parti CNL, il y a tout un peuple qui a soif d\u2019un renouvellement de l\u2019e\u0301lite dirigeante. Or un tel changement ne peut s\u2019ope\u0301rer que s\u2019il y a une opposition forte rassemble\u0301e autour d\u2019un parti politique aussi fort comme le CNL.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. Rien ne va plus au CNL. 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