{"id":11140,"date":"2023-08-07T17:22:00","date_gmt":"2023-08-07T17:22:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/hausse-des-prix-de-mal-en-pis"},"modified":"2023-08-07T17:22:00","modified_gmt":"2023-08-07T17:22:00","slug":"hausse-des-prix-de-mal-en-pis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/economie\/hausse-des-prix-de-mal-en-pis","title":{"rendered":"Hausse des prix : De mal en pis"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Le carburant, les produits Brarudi, le sucre, le ciment Buceco, les documents administratifs &#8230; Pour augmenter ses ressources, l\u2019Etat a de\u0301cide\u0301 de revoir a\u0300 la hausse les prix de plusieurs produits et d\u2019introduire de nouveaux taxes et impo\u0302ts. La vie devient de plus en plus che\u0300re et la population trinque. Pour certains e\u0301conomistes, tous les ingre\u0301dients sont re\u0301unis pour que la bombe sociale e\u0301clate.<\/p>\n<p><b>Par Fabrice Manirakiza, Re\u0301novat Ndabashinze, Alphonse Yikeze et Stanislas Kaburungu<\/b><\/p>\n<p>Apre\u0300s des pe\u0301nuries re\u0301currentes du sucre et la spe\u0301culation des commerc\u0327ants, le gouvernement a finalement de\u0301cide\u0301 de revoir a\u0300 la hausse le prix d\u2019un kilo. Le communique\u0301 de la SOSUMO du 27 juillet est sans e\u0301quivoque. Il annonce que le prix est revu a\u0300 la hausse conforme\u0301ment a\u0300 la lettre du cabinet civil du pre\u0301sident de la Re\u0301publique du 24 juillet et celui du ministre du Commerce du 26 juillet.<\/p>\n<p>Selon ce communique\u0301, le prix de vente par la Sosumo, toutes les taxes comprises, est de 3190 BIF le kilo ou 159500 BIF par sac de 50 kg. Le prix de vente pour les grossistes, toutes les taxes comprises, est 3240 BIF le kilo ou 162000 BIF par sac de 50 kg. Le prix de vente par le de\u0301taillant au dernier consommateur est de 3300 BIF le kilo ou 165000 BIF par sac de 50 kg.<\/p>\n<p>Le prix au dernier consommateur est augmente\u0301 de 800 BIF soit 32%. C\u2019est la plus haute augmentation jamais enregistre\u0301e. La dernie\u0300re augmentation du prix du sucre datait de mars 2017.<\/p>\n<p>La hausse du prix du sucre a e\u0301te\u0301 de\u0301cide\u0301e dans le Conseil des ministres du 7 juin 2023. \u00ab La structure actuelle du prix du sucre date de mars 2017 et ne permet plus a\u0300 la SOSUMO de couvrir toutes les de\u0301penses compte tenu de la conjoncture e\u0301conomique actuelle. Etant donne\u0301 que la source principale des recettes de l\u2019entreprise provient de la vente du sucre, toute variation a\u0300 la hausse des prix dans l\u2019acquisition des intrants agricoles, e\u0301quipements et produits intervenant dans le processus de production engendre des retombe\u0301es ne\u0301gatives sur la vie de l\u2019entreprise \u00bb, peut-on lire dans le communique\u0301 du secre\u0301tariat ge\u0301ne\u0301ral du gouvernement.<\/p>\n<p>Selon le communique\u0301, sur les 36 000 tonnes de sucre estime\u0301es e\u0302tre produites par la Sosumo pour satisfaire les besoins annuels de la population, la quantite\u0301 produite oscille autour de 20 000 tonnes seulement. Cette quantite\u0301 reste en dec\u0327a\u0300 de la demande locale. \u00ab Compte tenu du cours de change actuel, elle vend le sucre a\u0300 perte, surtout le sucre importe\u0301. Cela affecte tre\u0300s ne\u0301gativement ses activite\u0301s et risque de conduire l\u2019entreprise a\u0300 la faillite si des mesures d\u2019accompagnement ne sont pas prises a\u0300 temps \u00bb, conclut le conseil des ministres.<\/p>\n<p>Le hic, la pe\u0301nurie de ce produit persiste dans la ville de Bujumbura. Dans certains quartiers, des consommateurs font des queues devant le peu de magasins ou boutiques disposant d\u2019une quantite\u0301 me\u0302me pas suffisante.<\/p>\n<p>Le ciment Buceco est aussi concerne\u0301. Selon le communique\u0301 de l\u2019entreprise Burundi Cement Company (Buceco) de ce 29 juillet 2023, les prix du ciment sont revus a\u0300 la hausse depuis le 1 aout. Le prix par sac de 50 kg du ciment 32.5 R passe de 28 500 BIF a\u0300 38000, soit une hausse de 33,3% le ciment 42.5 R passe de 34500 BIF 48000, soit une augmentation de 39,1%. Selon cette entreprise, cette hausse des prix fait suite a\u0300 la conjoncture actuelle sur la chai\u0302ne d\u2019approvisionnement des matie\u0300res premie\u0300res.<\/p>\n<p>La dernie\u0300re variation du prix date du 17 octobre 2022. La hausse du prix par sac de 50 kg e\u0301tait comprise entre 24 500 BIF et 30 mille BIF selon la qualite\u0301. En moins d\u2019une anne\u0301e, le prix du ciment a connu une hausse exponentielle comprise entre 55,1% et 60% selon la qualite\u0301 du ciment.<\/p>\n<p><b>Une e\u0301nie\u0300me hausse pour le carburant <\/b><\/p>\n<p>Le prix du carburant a connu une hausse de prix a\u0300 deux reprises en 2022. Dans la structure du prix du carburant sortie par le ministe\u0300re de l\u2019Hydraulique, de l\u2019Energie et des Mines, ce 21 juillet, le prix a\u0300 la pompe a e\u0301te\u0301 revu a\u0300 la hausse. En mairie de Bujumbura, le prix est fixe\u0301 a\u0300 3 985 BIF pour l\u2019essence super, de 3 795 BIF pour gasoil (mazout) et 3 930 pour le pe\u0301trole.<\/p>\n<p>Les prix varient selon les localite\u0301s. Depuis le 28 avril, le prix de l\u2019essence a\u0300 la pompe en mairie de Bujumbura e\u0301tait jusqu\u2019ici de 3 250 BIF, celui du mazout a\u0300 3 450 BIF et celui du pe\u0301trole a\u0300 3 150. En moins de trois mois, le carburant connai\u0302t une augmentation de 22% pour l\u2019essence, 10% pour le mazout et 24,7 pour le pe\u0301trole.<\/p>\n<p>\u00ab Pour nous, le proble\u0300me majeur n\u2019est pas la revue a\u0300 la hausse des prix du carburant. Le proble\u0300me est que malgre\u0301 cette hausse des prix, les stations-service restent malgre\u0301 tout a\u0300 sec. Et nous pouvons passer 2 a\u0300 3 jours en file d\u2019attente. C\u2019est vraiment catastrophique \u00bb, se lamente un chauffeur de bus desservant la ville de Bujumbura<\/p>\n<p>Comme conse\u0301quences, les prix du ticket de transport en mairie de Bujumbura et a\u0300 l\u2019inte\u0301rieur du pays ont e\u0301galement augmente\u0301. Dans un communique\u0301 de ce 24 juillet, la ministre du Transport, Marie Chantal Nijimbere a annonce\u0301 la hausse des prix du ticket de transport dans tout le pays \u00ab conforme\u0301ment a\u0300 la nouvelle structure du prix du carburant \u00bb.<\/p>\n<p>Ainsi, le prix du ticket de transport par bus en mairie de Bujumbura est fixe\u0301 a\u0300 600 BIF. Ce dernier e\u0301tait jusqu\u2019ici a\u0300 550 BIF. Les prix de transport entre le centre-ville et les quartiers pe\u0301riphe\u0301riques sont plus e\u0301leve\u0301s et varient selon le trajet.<\/p>\n<p>La ministre des Transports a appele\u0301 les transporteurs a\u0300 respecter ces prix et a\u0300 les afficher dans leurs ve\u0301hicules a\u0300 vue des passagers. Elle a demande\u0301 a\u0300 l\u2019administration locale et les services de la police de roulage de veiller au strict respect de ces prix du ticket de transport.<\/p>\n<p>L\u2019anne\u0301e passe\u0301e, le ministe\u0300re de l\u2019Hydraulique, de l\u2019Energie et de Mines a de\u0301cide\u0301 de re\u0301viser les prix du carburant a\u0300 la pompe le 28 avril 2022. Le ministre Ibrahim Uwizeye avait fait savoir que la hausse des prix du carburant sur le marche\u0301 international cause\u0301s par le conflit russo- ukrainien et la pande\u0301mie de Covid -19.<\/p>\n<p>Cette nouvelle hausse des prix du carburant intervient apre\u0300s de longues semaines de pe\u0301nurie que les hautes autorite\u0301s attribuaient aux proble\u0300mes logistiques. \u00ab Le carburant est stocke\u0301 dans les entrepo\u0302ts nationaux se trouvant en Tanzanie. Le seul proble\u0300me qui hante le pays est son transport jusqu\u2019au Burundi \u00bb, affirmait Rosine Guile\u0300ne Gatoni, porte-parole du pre\u0301sident de la Re\u0301publique lors de l\u2019e\u0301mission publique anime\u0301e par les porte-paroles des institutions le 13 juillet 2023 a\u0300 Muramvya.<\/p>\n<p><b>Et les boissons Brarudi ne sont pas en reste<\/b><\/p>\n<p>Depuis le 1er aou\u0302t 2023, la Brarudi a proce\u0301de\u0301 a\u0300 la hausse des prix de ses produits. Pour elle, ce changement est motive\u0301 par l\u2019augmentation des matie\u0300res premie\u0300res. Il s\u2019agit de la deuxie\u0300me hausse du prix en moins d\u2019une anne\u0301e, car la dernie\u0300re variation date du 16 octobre 2022.<\/p>\n<p>Le prix des boissons gazeuses passe de 100 a\u0300 1500 par bouteille, soit une augmentation de 50%. Viva malt pomme passe de 1000 a\u0300 1500, soit une hausse de 50%. Viva Tangawizi passe de 1000 a\u0300 1500, soit 50%. Nyongera 72 cl passe de 1200 a\u0300 1700, soit une hausse de 41,7%. Le Primus 72 cl passe de 1700 a\u0300 2200, soit une hausse de 29,4%. Le Primus 50 cl passe de 1200 a\u0300 1700, soit une augmentation de 41,7%. L\u2019Amstel blond de 65 cl passe de 2500 a\u0300 3000, soit une hausse de 20%. L\u2019Amstel blond de 50 cl passe de 2100 a\u0300 2600, soit une augmentation de 23,8%. L\u2019Amstel bock 33 cl passe de 2100 a\u0300 2600, soit une hausse de 23,8%. L\u2019Amstel royal 50 cl passe de 2600 a\u0300 3100, soit une augmentation de 19,2%.<\/p>\n<p><b>Les documents administratifs sont monte\u0301s de prix<\/b><\/p>\n<p>Dans une ordonnance conjointe du ministre des Finances et celui de l\u2019Inte\u0301rieur du 12 juillet 2023 le gouvernement du Burundi a de\u0301cide\u0301 de revoir a\u0300 la hausse le prix des documents de\u0301livre\u0301s par la police judiciaire. Du jamais vu ! La hausse peut atteindre plus de 3323%. Des services qui e\u0301taient gratuits, sont facture\u0301s avec des sommes exorbitantes.<\/p>\n<p>Le prix du casier judiciaire et l\u2019attestation de perte ou de vol passent de\u0301sormais de 1000 BIF a\u0300 3000 BIF chacun, soit une hausse de 200%. Ces documents sont facture\u0301s a\u0300 5000 BIF pour un ressortissant africain et a\u0300 10000 BIF pour un non africain. Le transfert Ve\u0301hicule passe de 40000 BIF a\u0300 120000 BIF, soit une augmentation de 200%. L\u2019expertise judiciaire qui e\u0301tait gratuit est a\u0300 30000 BIF. Les empreintes digitales qui e\u0301taient faites gratuitement sont facture\u0301es a\u0300 30 mille BIF pour les nationaux, 40 mille BIF pour les ressortissants africains et 50 mille BIF pour les ressortissants non africains.<\/p>\n<p>L\u2019attestation d\u2019autorisation d\u2019immatriculation e\u0301tait de 1500 BIF pour tricycles et quadricycle a\u0300 moteur et tous les ve\u0301hicules et engins. Il est de\u0301sormais de 10000 BIF pour les tricycles et quadricycles a\u0300 moteur, soit une augmentation de 566,6%. Les tarifs diffe\u0300rent selon le poids du ve\u0301hicule ou engin. Pour les poids infe\u0301rieurs ou e\u0301gaux a\u0300 1400 kg, 100000 BIF, soit une augmentation de 6566,6%. Le tarif pour un poids allant jusqu\u2019a\u0300 2500kg, 150000 BIF, soit une hausse de 9900%.<\/p>\n<p>Pour le poids allant jusqu\u2019a\u0300 3500 kg, le prix de l\u2019attestation est 200000 BIF, soit une hausse de 13233,3%. Pour un pesant jusqu\u2019a\u0300 9000 kg, On doit de\u0301bourser 250000 BIF, soit une hausse de 16566,6%. L\u2019attestation d\u2019immatriculation pour un ve\u0301hicule ou engins 9001 et plus vaut 500000 BIF, soit une augmentation de 33233,3%.<\/p>\n<p><b>Les loyers des places dans les marche\u0301s a\u0300 des prix exorbitants<\/b><\/p>\n<p>Selon l\u2019article 63 de la loi budge\u0301taire 2023-2024, toutes les recettes issues de la location des stands ou des shops dans les marche\u0301s faisant partie du patrimoine de l\u2019Etat, sont verse\u0301es sur les comptes ouverts au nom de l\u2019OBR dans les institutions financie\u0300res et nivele\u0301s chaque jour vers le compte ge\u0301ne\u0301ral du tre\u0301sor public. 90 % de ces recettes reviennent au tre\u0301sor public et 10 % aux communes.<\/p>\n<p>Ce transfert n\u2019est pas passe\u0301 inaperc\u0327u. Les frais verse\u0301s avant a\u0300 la mairie de Bujumbura viennent d\u2019e\u0302tre brusquement revus a\u0300 la hausse. Les loyers qui e\u0301taient jusqu\u2019ici de 17 000, 25 000 et 35 000 BIF ont e\u0301te\u0301 magistralement porte\u0301s a\u0300 450 000 et 600 000 BIF. La descente effectue\u0301e dans les marche\u0301s publics de Bujumbura par l\u2019Office burundais des recettes (OBR) et la mairie de Bujumbura, mercredi le 26 juillet 2023 a marque\u0301 un tournant de\u0301cisif.<\/p>\n<p>Au marche\u0301 de Ruvumera en zone Buyenzi, ils sont proce\u0301de\u0301s au lancement des activite\u0301s de signature et d\u2019octroi des contrats de location aux occupants des stands et shops dans les marche\u0301s publics. Dans ces contrats, les commerc\u0327ants s\u2019engagent a\u0300 payer le loyer avant le 25e jour du mois. Le loyer ne peut pas e\u0302tre paye\u0301 en tranches. De surcroi\u0302t, les commerc\u0327ants ont jusqu\u2019au 10 aou\u0302t 2023 pour payer en me\u0302me temps les loyers du mois de juillet et d\u2019aou\u0302t.<\/p>\n<p>Selon Jimmy Hatungimana, maire de la ville de Bujumbura, les commerc\u0327ants doivent signer un acte d\u2019engagement pour respecter la mesure mise en place. \u00ab Ceux qui ne peuvent pas payer la somme demande\u0301e devront de\u0301guerpir, aller chercher la place ailleurs. C\u2019est la loi et elle doit e\u0302tre applique\u0301e \u00bb.<\/p>\n<p><b>Les commerc\u0327ants de\u0301sempare\u0301s <\/b><\/p>\n<p>Les commerc\u0327ants exerc\u0327ant dans certains marche\u0301s publics dans la ville de Bujumbura dont celui de Ruvumera et de Jabe ont suspendu les activite\u0301s ce 31 juillet. Ils disent manifester leur me\u0301contentement suite a\u0300 la hausse des prix de location des shops et stands par l\u2019Etat. Ils demandent au gouvernement de revoir a\u0300 la baisse le loyer.<\/p>\n<p>A 9 heures ce 31 juillet, presque tous les shops et stands dans le marche\u0301 de Ruvumera e\u0301taient ferme\u0301s. Les commerc\u0327ants sont reste\u0301s aux alentours du marche\u0301 discutant dans de petits groupes. D\u2019autres sont reste\u0301s assis devant leurs shops ou stands ferme\u0301s. Seuls les vendeurs de friperies ont travaille\u0301. Pour ces commerc\u0327ants, cette hausse des prix de location est insupportable compte tenu de leurs capitaux et leurs revenus.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019Etat a revu a\u0300 la hausse les prix de location des shops et stands dans le marche\u0301 d\u2019une fac\u0327on exponentielle. Pour les shops de l\u2019inte\u0301rieur du marche\u0301 qu\u2019on payait 14 mille BIF, on doit pre\u0301sentement payer 450 mille BIF par mois. Pour les shops de l\u2019exte\u0301rieur du marche\u0301, on doit payer 600 mille BIF par mois la\u0300 ou\u0300 on payait 110 mille BIF. On ne peut pas trouver cet argent \u00bb, fustige Egide, un commerc\u0327ant exerc\u0327ant au marche\u0301 de Ruvumera dans la zone urbaine de Buyenzi.<\/p>\n<p>Indigne\u0301, Egide explique que la majorite\u0301 des commerc\u0327ants disposent de petits capitaux qui ne leur permettent pas de s\u2019acquitter de cette somme : \u00ab Nous avons fait des calculs et avons constate\u0301 qu\u2019on doit avoir un capital de 50 millions BIF pour pouvoir payer un loyer de 450 mille BIF par mois. Tre\u0300s peu de commerc\u0327ants ont un tel capital \u00bb.<\/p>\n<p>Pour lui, les shops sont tre\u0300s e\u0301troits pour contenir les marchandises de 50 millions BIF, pour ceux qui parviendraient a\u0300 avoir ce capital. Il rappelle qu\u2019en plus du loyer des stands, les commerc\u0327ants doivent payer pour l\u2019hygie\u0300ne et le gardiennage, ce qui augmente les de\u0301penses. Et d\u2019appeler les autorite\u0301s de revoir a\u0300 la baisse ces nouveaux prix de location afin qu\u2019ils soient proportionnels aux capitaux des commerc\u0327ants.<\/p>\n<p>Une autre commerc\u0327ante de\u0301nonce qu\u2019il n\u2019y a pas eu de re\u0301unions pour recueillir les dole\u0301ances des commerc\u0327ants, avant de revoir a\u0300 la hausse les prix de location : \u00ab Nous avons signe\u0301 ces contrats propose\u0301s par l\u2019OBR pour ne pas perdre nos stands. On nous disait que le refus de signer le contrat signifiait l\u2019abandon de son stand \u00bb.<\/p>\n<p>Pour elle, les commerc\u0327ants doivent e\u0302tre e\u0301coute\u0301s, car ils ont aussi investi et contribue\u0301 dans la construction de ce marche\u0301 : \u00ab Nous avons paye\u0301 beaucoup d\u2019argent pour construire ces shops avec des to\u0302les me\u0301talliques. Que les autorite\u0301s ne cherchent pas a\u0300 nous chasser de ce marche\u0301 en imposant des loyers intenables \u00bb.<\/p>\n<p>La situation est la me\u0302me au marche\u0301 de Jabe dans la zone urbaine de Bwiza a\u0300 10 heures ce 31 juillet. Les shops e\u0301taient ferme\u0301s. Seuls les commerc\u0327ants des denre\u0301es alimentaires travaillaient.<\/p>\n<p>Selon le repre\u0301sentant des commerc\u0327ants au marche\u0301 de Jabe, Edouard Ngendakumana, les commerc\u0327ants ont de\u0301cide\u0301 de suspendre les activite\u0301s suite a\u0300 la hausse exponentielle des prix de location des shops et stands : \u00ab Les shops qui payaient 10 mille ou 15 mille BIF par mois vont de\u0301sormais payer 200 mille BIF de loyer. Cela est insupportable pour la majorite\u0301 de commerc\u0327ants \u00bb.<\/p>\n<p>Il re\u0301clame une re\u0301union entre l\u2019OBR, la mairie de Bujumbura et les commerc\u0327ants pour e\u0301tudier ensemble les loyers a\u0300 payer favorables aux commerc\u0327ants.<\/p>\n<p>Selon lui, certains commerc\u0327ants risquent d\u2019abandonner le commerce suite a\u0300 cette mesure : \u00ab Les commerc\u0327ants ont paye\u0301 chacun 690 mille BIF pour la construction des shops en to\u0302les me\u0301talliques. Ils ont aussi contribue\u0301 dans diffe\u0301rentes constructions pour que le marche\u0301 soit tel qu\u2019il est aujourd\u2019hui. On essayait encore de regagner les moyens investis \u00bb.<\/p>\n<p>Certains commerc\u0327ants proposent que les prix de location dans ce marche\u0301 de Jabe soient a\u0300 20 mille BIF par stand ou shop.<\/p>\n<p>Dans un point de presse anime\u0301 ce 31 juillet matin, le ministre de l\u2019Inte\u0301rieur, du De\u0301veloppement communautaire et de la Se\u0301curite\u0301 publique, Martin Niteretse a entendu les plaintes. Il a recommande\u0301 a\u0300 l\u2019OBR de re\u0301analyser les prix de location des stands dans les marche\u0301s faisant partie du patrimoine de l\u2019Etat. Il a invite\u0301 a\u0300 le faire en concertation avec les commerc\u0327ants, les commissaires des marche\u0301s et l\u2019administration pour que les activite\u0301s continuent normalement dans ces marche\u0301s.<\/p>\n<p><b>Au nord du pays, les vendeurs de\u0301chantent<\/b><\/p>\n<p>A Buye dans la commune Mwumba, les vendeurs ne savent plus a\u0300 quel saint se vouer. Ils vendent, mais, ils ne gagnent rien. Les acheteurs se rare\u0301fient et ceux qui re\u0301sistent grognent. Une vendeuse des produits Brarudi assure que biento\u0302t elle va se rabattre au vin de banane. \u00ab Le de\u0301placement de Ngozi a\u0300 Mwumba est de 1200 BIF par chaque caisse de bie\u0300re ou de limonade. Une caisse qui devrait te rapporter 1300 BIF ne te donne que 100 BIF. Une somme qui n\u2019ache\u0300te qu\u2019une petite sucette \u00bb, te\u0301moigne une vendeuse<\/p>\n<p>Un boutiquier non loin de la\u0300 estime que certains produits de sa boutique n\u2019ont plus de clients. \u00ab Nous constatons les de\u0301ga\u0302ts de la hausse des prix. Les clients sont devenus rares et ceux qui viennent ne font que grogner. Le de\u0301placement des produits qu\u2019on ame\u0300ne est un casse-te\u0302te et puis les produits aussi ont monte\u0301. \u00bb<\/p>\n<p>Un motard qui fait Buye-Sabanegwa, une distance d\u2019une trentaine de kilome\u0300tres, fait payer 70 mille BIF et il explique que cela est du\u0302 a\u0300 la cherte\u0301 du carburant qui manque aussi. \u00ab J\u2019ache\u0300te 1.5 litres de carburant a\u0300 plus de 15 mille BIF. Pour re\u0301cupe\u0301rer l\u2019argent, je suis oblige\u0301 de faire monter le prix et le client n\u2019a pas de choix. \u00bb<\/p>\n<p>Un cabaretier de la localite\u0301 de Buye indique qu\u2019il va finir par ne plus vendre les produits Brarudi parce qu\u2019il est toujours en palabres avec ses clients. \u00ab J\u2019ame\u0300ne ces produits de loin et je suis oblige\u0301 de payer leur de\u0301placement. Mais, si je ne vends pas au prix impose\u0301 par la Brarudi, les clients vont me\u0302me jusqu\u2019a\u0300 me de\u0301noncer. Je travaille a\u0300 totalement perte.\u00bb<\/p>\n<p><b>Plusieurs e\u0301conomistes de\u0301noncent un budget 2023-2024 oriente\u0301 vers la consommation. L\u2019investissement est rele\u0301gue\u0301 a\u0300 la seconde place. Pour certains observateurs, il faut voter, dans les plus brefs de\u0301lais, un budget d\u2019auste\u0301rite\u0301. De plus, investir dans la production et l\u2019exportation des biens et services, les infrastructures routie\u0300res, e\u0301nerge\u0301tiques et technologiques &#8230; <\/b><\/p>\n<p>Selon le ministe\u0300re des Finances, le budget 2023-2024 a e\u0301te\u0301 pre\u0301pare\u0301 dans un contexte marque\u0301 par l\u2019engagement du Burundi dans un programme de re\u0301formes macroe\u0301conomiques et budge\u0301taires soutenu par une facilite\u0301 de cre\u0301dit e\u0301largie. \u00ab Ce programme devrait se traduire par une mobilisation accrue des ressources exte\u0301rieures pour soutenir les efforts du gouvernement de stabiliser le cadre macroe\u0301conomique et budge\u0301taire et de\u0301clencher la relance e\u0301conomique. \u00bb<\/p>\n<p>Du coup, les recettes et dons sont passe\u0301s de 2 194,8 milliards de BIF en 2022\/2023 a\u0300 3 224,07 milliards de BIF en 2023\/2024 soit une augmentation de 46,9 %. Cette hausse de\u0301coule des impacts budge\u0301taires enregistre\u0301s sur les nouvelles dispositions des recettes fiscales et non fiscales. Les recettes inte\u0301rieures (fiscales et non fiscales) hors exone\u0301rations en 2023\/2024 sont estime\u0301es a\u0300 1 929,3 milliards de BIF contre 1 769 milliards de BIF en 2022\/2023, soit une augmentation de 9,05%.<\/p>\n<p>Les de\u0301penses totales de l\u2019Etat sont passe\u0301s de 2 392,3 milliards de BIF en 2022\/2023 a\u0300 3 952,9 milliards de BIF pour l\u2019exercice 2023\/2024, soit un accroissement de 65,23% qui est du\u0302 d\u2019une part a\u0300 l\u2019augmentation de l\u2019investissement sur ressources nationales passant de 794,03 milliards BIF a\u0300 1 058,9 milliards BIF pour la mise en \u0153uvre des projets prioritaires du Gouvernement et d\u2019autre part, aux de\u0301penses courantes qui passent de 1 204,5 milliards de BIF en 2022\/2023 a\u0300 2 027,8 milliards de BIF en 2023\/2024, soit un accroissement de 68,3%. Dans la foule\u0301e, le de\u0301ficit global budget ge\u0301ne\u0301ral 2023\/2024 a augmente\u0301 en passant de 728,9 milliards de BIF contre 197,4 milliards de BIF en 2022\/2023.<\/p>\n<p><b>Auste\u0301rite\u0301 pour la population sans changer le train de vie du gouvernement <\/b><\/p>\n<p>\u00ab On demande a\u0300 la population de se sacrifier, est-ce que nos dirigeants ont diminue\u0301 leur train de vie ? \u00bb, s\u2019interroge un habitant de la zone Musaga en mairie de Bujumbura. \u00ab Ils devaient d\u2019abord montrer l\u2019exemple en supprimant des de\u0301penses farfelues dans le budget ge\u0301ne\u0301ral de l\u2019Etat comme les voyages qui ne sont pas ne\u0301cessaires, les fe\u0302tes non essentielles, les croisades de prie\u0300res qui cou\u0302tent beaucoup d\u2019argent, les festivite\u0301s du parti au pouvoir &#8230; \u00bb, ajoute un habitant de la zone Bwiza. \u00ab Ils continuent a\u0300 vivre comme si de rien n\u2019e\u0301tait et on demande aux pauvres citoyens de payer. C\u2019est insense\u0301 \u00bb, renche\u0301rit une vendeuse de fruits.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est insupportable que le train de vie des autorite\u0301s reste le me\u0302me et que le consommateur souffre \u00bb, re\u0301agit Pierre Nduwayo, pre\u0301sident de l\u2019Association burundaise des consommateurs (ABUCO). Il se dit inquiet de la flambe\u0301e des prix de presque tous les produits et services. Pour lui, cette hausse exponentielle est lie\u0301e a\u0300 la mise en application de la loi budge\u0301taire qui est en vigueur. \u00ab Il est pre\u0301vu la hausse des taxes sur presque tous les produits. Certaines autorite\u0301s administratives et certains ministres ont de\u0301ja\u0300 pris des mesures allant dans ce sens. Nous constatons e\u0301galement que certains acteurs e\u0301conomiques et les entreprises qui, profitent justement de ces pre\u0301visions budge\u0301taires pour revoir a\u0300 la hausse les prix. \u00bb<\/p>\n<p>Pour cet activiste de la socie\u0301te\u0301 civile, les efforts sont consentis par la partie la plus faible qui est le consommateur. \u00ab Si des prix sont revus d\u2019une fac\u0327on exponentielle dans tous les domaines, c\u2019est le petit peuple qui est pe\u0301nalise\u0301. Il s\u2019appauvrit davantage \u00bb.<\/p>\n<p>Nduwayo conside\u0300re que les pouvoirs publics doivent montrer leurs efforts en abandonnant certains privile\u0300ges qu\u2019ils s\u2019octroient. Pour lui, ce serait e\u0301quitable. \u00ab Dans le cas contraire, si la partie la plus faible porte seule le fardeau, a\u0300 un certain moment, il sera insupportable. \u00bb Et d\u2019avertir que le gouvernement risquera de perdre ce qu\u2019il espe\u0301rait.<\/p>\n<p>Il appelle le gouvernement a\u0300 augmenter la production pour ne pas recourir a\u0300 la hausse des prix et des impo\u0302ts. Cela permettra, dit-il, a\u0300 enregistrer des recettes sans que la population souffre.<\/p>\n<p>Gabriel Rufyiri<b>, <\/b>pre\u0301sident de l\u2019Olucome, rele\u0300ve certains facteurs qui contribuent a\u0300 la hausse ge\u0301ne\u0301ralise\u0301e des prix. Selon lui, le premier facteur est la pe\u0301nurie des devises. \u00ab De plus, il y a un proble\u0300me des spe\u0301culateurs. Me\u0302me le peu de devises qui existe n\u2019est pas distribue\u0301 e\u0301quitablement. Ce qui est pire, c\u2019est que ces devises ne sont pas utilise\u0301es pour importer ces produits strate\u0301giques. Ils trouvent qu\u2019importer n\u2019est pas rentable que de vendre ces devises sur le marche\u0301 noir. \u00bb<\/p>\n<p>Gabriel Rufyiri rappelle qu\u2019avec la re\u0301cente hausse des produits pe\u0301troliers, le gouvernement a revu a\u0300 la hausse le taux de change avec un dollar a\u0300 2883 BIF (une augmentation de plus de 800BIF). \u00ab C\u2019est a\u0300 ce moment que les prix ont flambe\u0301. Le gouvernement a retire\u0301 sa main sur les produits sensibles. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019autre facteur, d\u2019apre\u0300s le pre\u0301sident de l\u2019Olucome, ce sont les taxes et impo\u0302ts. D\u2019apre\u0300s lui, les 50 nouvelles taxes que le gouvernement a introduites viennent encore \u00ab sucer \u00bb a\u0300 tout prix le citoyen lambda. \u00ab Parmi elles, seule la taxe minime sur la fortune de 5% concerne les riches. Ils ont e\u0301galement revu a\u0300 la hausse la TVA et comme vous le savez, elle est paye\u0301e par le citoyen lambda. \u00bb<\/p>\n<p>Ce qui est grave, ajoute-t-il, c\u2019est que les membres du gouvernement ne veulent pas perdre leurs avantages en renonc\u0327ant a\u0300 leur train de vie. \u00ab En principe, le gouvernement devait diminuer le budget de fonctionnement en faveur du budget d\u2019investissement pour booster les secteurs porteurs de croissance. Il y a un de\u0301calage dans le budget actuel, car 33% ont e\u0301te\u0301 injecte\u0301s dans l\u2019investissement alors que le fonctionnement est a\u0300 68%. \u00bb<\/p>\n<p><b>\u00ab Certains veulent vivre au-dessus de tout le monde ! \u00bb <\/b><\/p>\n<p>\u00ab Ce qui est grave, les ge\u0301ne\u0301raux veulent vivre au-dessus de tout le monde. En 2010, la socie\u0301te\u0301 civile avait combattu les avantages qu\u2019on voulait accorder aux ge\u0301ne\u0301raux. D\u2019apre\u0300s les informations a\u0300 notre disposition, ces ge\u0301ne\u0301raux auraient de\u0301cide\u0301 d\u2019avoir ces avantages lie\u0301s a\u0300 leur grade qu\u2019on leur avait refuse\u0301s. Vous savez le nombre de ge\u0301ne\u0301raux que nous avons dans ce pays ? Avoir 100 ou 200 ge\u0301ne\u0301raux dans un pays comme le Burundi, c\u2019est hypothe\u0301quer le pays. \u00bb<\/p>\n<p>Et d\u2019ajouter que ge\u0301ne\u0301ralement, les avantages sont lie\u0301s aux fonctions. \u00ab Regardez les ve\u0301hicules qui se trouvent derrie\u0300re le pre\u0301sident de la Re\u0301publique, le vice-pre\u0301sident, le Premier ministre, les ministres, les DG, &#8230; Chacun veut avoir 3 ou 4 ve\u0301hicules avec des sire\u0300nes. Souvenez-vous, on avait coupe\u0301 le charroi ze\u0301ro, mais il est revenu en force. On oublie que le Burundi est le pays le plus pauvre au monde. Les citoyens ne savent plus a\u0300 quel saint se vouer. \u00bb<\/p>\n<p>Pour lui, il faut que le pre\u0301sident de la Re\u0301publique prenne des mesures drastiques. \u00ab Il faut une re\u0301vision budge\u0301taire d\u2019urgence afin de voter un budget d\u2019auste\u0301rite\u0301. Il faut diminuer les ve\u0301hicules de l\u2019Etat, le carburant, les frais de mission &#8230; Avec ce budget qui est oriente\u0301 vers la consommation, je crains qu\u2019on risque d\u2019arriver a\u0300 de\u0301cembre avec une situation catastrophique. \u00bb<\/p>\n<p><b>Source : Budget ministe\u0300re des Finances <\/b><\/p>\n<p><b>Concernant la rubrique le charroi de l\u2019Etat, les montants ne cessent de monter.<\/b><\/p>\n<p><b>Source : Budget de l\u2019Etat<\/b><\/p>\n<p>Une autre rubrique interroge : \u00ab Entretien de l\u2019avion du gouvernement \u00bb. Dans les budgets ante\u0301rieurs, le montant e\u0301tait de 675.371.171 BIF. Dans le budget actuel, le montant est de 337.685.586 BIF. \u00ab De toutes les fac\u0327ons, il n\u2019y a pas d\u2019avion a\u0300 entretenir depuis 2007 \u00bb, re\u0301agit Gabriel Rufyiri.<\/p>\n<p><b>Quid des exone\u0301rations ?<\/b><\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le ministe\u0300re des Finances, le total des exone\u0301rations sur les 5 dernie\u0300res anne\u0301es s\u2019e\u0301le\u0300ve a\u0300 260.213 610.425 BIF. 71% de ce montant ont e\u0301te\u0301 octroye\u0301s a\u0300 7 secteurs. Dans le budget actuel, le montant s\u2019e\u0301le\u0300ve a\u0300 plus de 135 milliards.<\/p>\n<p>Lors de la pre\u0301sentation du projet de loi au Se\u0301nat, les se\u0301nateurs ont demande\u0301, au ministre des Finances, la valeur ajoute\u0301e de ces exone\u0301rations en termes de production des biens et services et de cre\u0301ation d\u2019emplois compte tenu de leur hausse continuelle. \u00ab Les exone\u0301rations qui sont comptabilise\u0301es sont destine\u0301es aux investisseurs qui \u0153uvrent dans les secteurs juge\u0301s prioritaires et porteurs de croissance e\u0301conomique. Normalement, l\u2019entreprise be\u0301ne\u0301ficie des exone\u0301rations apre\u0300s avoir de\u0301montre\u0301 dans son plan d\u2019affaires le nombre des emplois qu\u2019elle va cre\u0301er ainsi que l\u2019impact de ses activite\u0301s dans l\u2019e\u0301conomie nationale \u00bb, a re\u0301pondu le ministre.<\/p>\n<p>Les se\u0301nateurs sont revenus a\u0300 la charge : \u00ab A quand l\u2019initiation de la re\u0301vision des textes et de la proce\u0301dure d\u2019octroi des exone\u0301rations e\u0301nonce\u0301e parmi les mesures importantes qui permettront d\u2019augmenter les recettes pour cet exercice budge\u0301taire ? \u00bb<\/p>\n<p>La re\u0301ponse du ministre : \u00ab Les exone\u0301rations sont du domaine de la loi ou d\u2019autres textes ayant rang de loi. Certaines dispositions re\u0301gissant les exone\u0301rations sont re\u0301vise\u0301es annuellement a\u0300 travers la loi budge\u0301taire et les autres textes fiscaux l\u2019ont e\u0301te\u0301 re\u0301cemment, entre autres le Code des investissements, la loi relative a\u0300 la TVA et a\u0300 l\u2019Impo\u0302t sur le revenu. \u00bb<\/p>\n<p>Selon Gabriel Rufyiri, le dossier des exone\u0301rations est tre\u0300s de\u0301licat car des inte\u0301re\u0302ts des individus sont en jeu. \u00ab Dans les budgets des anne\u0301es passe\u0301es, le gouvernement mettait 18 milliards de BIF comme exone\u0301rations. Toutefois, le montant oscillait autour de 200 milliards de BIF. Le pire est que ceux qui demandent ces exone\u0301rations de\u0301tournent toujours le projet pre\u0301sente\u0301. Au lieu de construire un ho\u0302pital ou un ho\u0302tel, on construit des bureaux. De plus, comme nous sommes dans un pays ou\u0300 le vol est organise\u0301, on gonflait les exone\u0301rations. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s Gabriel Rufyiri, ces exone\u0301rations n\u2019ont aucun impact positif sur la vie des citoyens burundais.<\/p>\n<p>\u00ab La\u0300 ou\u0300 le ba\u0302t blesse, c\u2019est que ces exone\u0301rations sont toujours donne\u0301es aux me\u0302mes individus qui, bien-su\u0302r, travaillent avec les dirigeants. \u00ab Depuis 2006, ce sont les me\u0302mes individus. Le gouvernement est hypothe\u0301que\u0301 par ces commerc\u0327ants. Ces bandits de la Re\u0301publique ne devaient pas avoir de la place dans la socie\u0301te\u0301 burundaise. C\u2019est important de les nommer individuellement, car ce sont les citoyens qui sont en train de payer le lourd tribut. \u00bb<\/p>\n<p><b>Peut-on compter sur les dons ?<\/b><\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s Faustin Ndikumana, directeur exe\u0301cutif de la Parcem, le Burundi compte rembourser, au cours de cette anne\u0301e budge\u0301taire, 241 milliards de BIF. \u00ab Le poids de la dette commence a\u0300 peser lourdement sur le financement budge\u0301taire. \u00bb Pour M. Ndikumana, l\u2019endettement inte\u0301rieur pourra aller crescendo. \u00ab C\u2019est la\u0300 que le gouvernement a des facilite\u0301s. Il y a un asse\u0301chement inte\u0301rieur des capitaux par les de\u0301penses publiques. De plus, les ope\u0301rateurs e\u0301conomiques prive\u0301s ne sont pas finance\u0301s alors qu\u2019ils sont la\u0300 pour payer les impo\u0302ts. Quand ils n\u2019acce\u0300dent pas aux financements inte\u0301rieurs, ils ne peuvent plus e\u0301tendre leurs activite\u0301s et partant accroi\u0302tre l\u2019assiette fiscale. \u00bb<\/p>\n<p>Pour financer son budget, le Burundi compte mobiliser plus de 930 milliards de BIF comme dons budge\u0301taires et dons sur projets avec financements exte\u0301rieurs. Gabriel Rufyiri reconnai\u0302t qu\u2019il n\u2019est pas expert en relations diplomatiques, mais il craint que la visite du pre\u0301sident de la Re\u0301publique en Russie et les discours prononce\u0301s risquent d\u2019avoir des effets contre-productifs. \u00ab Depuis 2015, c\u2019est la premie\u0300re fois qu\u2019on comptabilise dans le budget les aides des partenaires comme l\u2019Union europe\u0301enne, les Etats-Unis, la Banque mondiale, FMI et autres. Est-ce que la Russie va nous donner cet argent ? Etait-il le moment de faire ce voyage ? Pe\u0301cuniairement, quels sont les gains ? En tant que citoyen, j\u2019ai le droit de me poser ces questions. Les autorite\u0301s doivent re\u0301fle\u0301chir doublement lorsqu\u2019ils agissent au nom des citoyens. \u00bb<\/p>\n<p>Un politologue et spe\u0301cialiste de la politique e\u0301trange\u0300re de l\u2019Union europe\u0301enne fait savoir que cela risque d\u2019irriter les fonctionnaires de Washington et de Bruxelles. Et de nuancer : \u00ab Cependant, la participation d\u2019autres chefs d\u2019Etat africains a\u0300 la confe\u0301rence de la semaine dernie\u0300re a\u0300 Saint-Pe\u0301tersbourg n\u2019a pas e\u0301te\u0301 des plus e\u0301leve\u0301e, c\u2019est pourquoi je ne suis pas su\u0302r qu\u2019une simple visite pre\u0301sidentielle puisse saper le soutien financier de l\u2019UE et des Etats-Unis. \u00bb<\/p>\n<p>Pour Faustin Ndikumana, les dons sont toujours proble\u0301matiques. \u00ab Ce n\u2019est pas un emprunt que tu vas avoir directement. Ces appuis budge\u0301taires exigent une certaine transformation de la structure pour en be\u0301ne\u0301ficier. L\u2019endettement qui m\u2019inte\u0301resse est celui qui nous ame\u0300ne du cash en devises directement. Mais, nous n\u2019avons pas la force de mobiliser des financements exte\u0301rieurs, car notre e\u0301conomie n\u2019est pas assez cre\u0301dible pour be\u0301ne\u0301ficier des financements exte\u0301rieurs. \u00bb M. Ndikumana fait savoir que c\u2019est cette capacite\u0301 de rembourser qui fait de\u0301faut au Burundi.<\/p>\n<p>Faustin Ndikumana soule\u0300ve un autre proble\u0300me : la capacite\u0301 d\u2019absorption des dons qui nous sont offerts. En mars dernier, la Banque mondiale a indique\u0301 que le taux de de\u0301caissement des projets finance\u0301s par la Banque mondiale e\u0301tait de 21% seulement pour les 1,3 milliard USD du portefeuille de la Banque mondiale destine\u0301 au gouvernement du Burundi sur la pe\u0301riode 2019-2023. \u00ab Le chief economist de la Banque mondiale, responsable du Burundi, de la RDC et de l\u2019Ethiopie a dit que le Burundi devait be\u0301ne\u0301ficier de la part de la Banque mondiale d\u2019un don e\u0301quivalent a\u0300 1 milliard de dollars USD. Il faut changer d\u2019approches et mettre les hommes qu\u2019il faut a\u0300 la place qu\u2019il faut. \u00bb Pour Faustin Ndikumana, il faut bien choisir les projets de de\u0301veloppement et aller plus vers le financement exte\u0301rieur.<\/p>\n<p>Selon un spe\u0301cialiste en charge du Burundi aupre\u0300s d\u2019une institution internationale, le Burundi reste l\u2019enfant pauvre de la re\u0301gion. De\u0301ja\u0300, en 2019, le Secre\u0301tariat de la Communaute\u0301 est-africaine estimait que le Burundi avait rec\u0327u 1 million $ d\u2019investissements directs e\u0301trangers, le Kenya 1332 millions $, l\u2019Ouganda 1266 millions $, le Rwanda 420 millions $, et la Tanzanie 1112 millions $.<\/p>\n<p>Concernant cette gestion des projets des partenaires financiers, l\u2019e\u0301conomiste Andre\u0301 Nikwigize indique que la premie\u0300re action consisterait a\u0300 renforcer le leadership. \u00ab Le Chef de l\u2019Etat et son e\u0301quipe doivent renforcer les syste\u0300mes de contro\u0302le du programme gouvernemental. Il faudra, d\u2019abord, cesser, imme\u0301diatement, la politisation cliente\u0301liste du recrutement dans le secteur public, et mettre les hommes qu\u2019il faut aux places qu\u2019il faut dans les administrations publiques, dans la transparence la plus totale. \u00bb<\/p>\n<p>La deuxie\u0300me action consisterait a\u0300 promouvoir une administration qui rend des comptes, et a\u0300 tous les niveaux. \u00ab Les ministres, les responsables des projets doivent rendre des comptes de leur gestion, et lorsque l\u2019un ou l\u2019autre se rend coupable de mauvaise gestion ou de corruption, il soit poursuivi et sanctionne\u0301. \u00bb De plus, le gouvernement devrait autoriser un audit de ses fonctionnaires et de la fac\u0327on dont ils se sont acquitte\u0301s de leurs missions respectives.<\/p>\n<p>Enfin, il faut engager des actions de concertation re\u0301gulie\u0300re avec les partenaires de de\u0301veloppement en vue de de\u0301celer les goulots d\u2019e\u0301tranglement e\u0301ventuels et les corriger a\u0300 temps, que ce soit au niveau de l\u2019administration be\u0301ne\u0301ficiaire du financement, ou du bailleur de fonds.<\/p>\n<p><b>Pour J.K, e\u0301conomiste et chef d\u2019entreprise, le budget 2023-2024, permettait de\u0301ja\u0300 de pre\u0301voir ce qui se passe en ce moment.<\/b><\/p>\n<p><b>Comment interpre\u0301tez-vous cette hausse les prix de plusieurs produits ?<\/b><\/p>\n<p>Le budget 2023-2024, pre\u0301sente\u0301 dernie\u0300rement au parlement, permettait de\u0301ja\u0300 de pre\u0301voir ce qui se passe en ce moment. Plusieurs activistes, commentateurs et analystes ont d\u2019ailleurs leve\u0301 le drapeau pour signaler les conse\u0301quences fiscales de\u0301sastreuses qui pouvaient de\u0301couler de ce budget revu a\u0300 la hausse dans des proportions insoutenables. Pour e\u0302tre plus pre\u0301cis, la part inte\u0301rieure des recettes escompte\u0301es semblait exage\u0301re\u0301ment optimiste, e\u0301tant donne\u0301e la stagnation, voire la de\u0301te\u0301rioration, de l\u2019assiette fiscale, due a\u0300 la re\u0301cession e\u0301conomique, en termes re\u0301els, que traverse le pays. Il e\u0301tait donc envisageable que le gouvernement augmente la pression fiscale pour arriver a\u0300 collecter les recettes inte\u0301rieures envisage\u0301es, soit en augmentant les bare\u0300mes existants soit en cre\u0301ant de nouvelles taxes et redevances.<\/p>\n<p><b>Et la flambe\u0301e des prix ? <\/b><\/p>\n<p>Il s\u2019agit, en partie, d\u2019un rattrapage suite a\u0300 la de\u0301pre\u0301ciation du BIF par rapport au dollar ame\u0301ricain et a\u0300 l\u2019inflation. L\u2019inflation qui affecte notre e\u0301conomie est d\u2019origine diverse. Parmi les facteurs sous-jacents de cette inflation, se trouve la chute de la productivite\u0301 des entreprises, et autres acteurs e\u0301conomiques burundais due aux pe\u0301nuries de carburant. Les effets sur l\u2019e\u0301conomie sont de\u0301vastateurs et, malheureusement, tre\u0300s difficiles a\u0300 e\u0301valuer. Pensez a\u0300 toutes ces personnes qui passent leurs journe\u0301es a\u0300 attendre qu\u2019on leur serve du carburant. Toutes ces heures d\u2019attente sont des heures perdues pour l\u2019e\u0301conomie nationale et ne seront jamais rattrape\u0301es. Me\u0302me lorsque ces personnes arrivent a\u0300 e\u0302tre servies, leur esprit n\u2019est pas pleinement disponible au travail, car il est occupe\u0301 a\u0300 identifier la prochaine source de carburant. La que\u0302te du carburant est devenue une activite\u0301 a\u0300 plein temps pour bon nombre de nos concitoyens. La chute de productivite\u0301 que je de\u0301cris ici est une premie\u0300re dans l\u2019histoire du pays. Elle a des conse\u0301quences ravageuses sur nos cou\u0302ts de production, et pousse ainsi les prix des produits et services a\u0300 la hausse.<\/p>\n<p><b>Le gouvernement demande des sacrifices a\u0300 la population. Quid de son train de vie ? <\/b><\/p>\n<p>D\u2019une manie\u0300re ge\u0301ne\u0301rale, je trouve paradoxal le fait qu\u2019un gouvernement demande des sacrifices a\u0300 sa population sans justifier l\u2019extre\u0302me ne\u0301cessite\u0301 de ces sacrifices et surtout sans montrer l\u2019exemple. La fonction premie\u0300re d\u2019un gouvernement n\u2019est pas de demander des sacrifices a\u0300 la population, mais pluto\u0302t de cre\u0301er les conditions du bonheur de ses citoyens. Afin de re\u0301ussir cette mission, le gouvernement doit s\u2019attacher a\u0300 re\u0301aliser un alignement parfait entre les aspirations et les besoins des citoyens, d\u2019une part, et les fonctions et activite\u0301s du gouvernement, d\u2019autre part. Lorsque les circonstances l\u2019exigent, le gouvernement peut demander aux citoyens de renoncer, <b>temporairement, <\/b>a\u0300 une partie de leurs aspirations et besoins, afin de re\u0301ussir ensemble la re\u0301alisation d\u2019un certain nombre d\u2019objectifs interme\u0301diaires, dont l\u2019importance est capitale.<\/p>\n<p><b>Cet alignement a-t-il e\u0301te\u0301 respecte\u0301 ?<\/b><\/p>\n<p>Je trouve que cet alignement fait de\u0301faut pour le cas de notre pays. Les efforts consentis par la population n\u2019ont pas cesse\u0301 d\u2019augmenter, au fil des anne\u0301es, sans qu\u2019il y ait de ve\u0301ritables impacts positifs sur les conditions de vie de la population burundaise. Au contraire, je trouve que le gouvernement exige des sacrifices de plus en plus importants, alors que les conditions de vie du citoyen lambda ne cessent de se de\u0301te\u0301riorer. Cerise sur le ga\u0302teau, le rythme de vie du gouvernement et de ses fonctionnaires, lui, n\u2019arre\u0302te pas d\u2019augmenter. Comme l\u2019alignement et l\u2019exemplarite\u0301 font tous les deux de\u0301fauts, le discours du gouvernement devient inaudible lorsque celui-ci parle d\u2019e\u0301ventuels sacrifices a\u0300 consentir.<\/p>\n<p>Restreindre certaines de\u0301penses de fonctionnement, comme les frais de de\u0301placement, serait une bonne chose. Cette re\u0301forme serait extre\u0302mement impopulaire bien su\u0302r, car les frais de mission sont devenus, petit a\u0300 petit, une manie\u0300re de\u0301tourne\u0301e de re\u0301mune\u0301rer les fonctionnaires privile\u0301gie\u0301s. Il s\u2019agit me\u0302me d\u2019un fonds de commerce au sein de certains services de l\u2019Etat, ou\u0300 jouir d\u2019une place dans une e\u0301quipe partant en mission a\u0300 l\u2019e\u0301tranger se monnaie. Dans un tel contexte, les budgets alloue\u0301s a\u0300 cette activite\u0301 ne peuvent qu\u2019enfler.<\/p>\n<p><b>Que faire alors ?<\/b><\/p>\n<p>Afin de garantir un alignement entre la performance du gouvernement et les besoins de la population, toutes les activite\u0301s gouvernementales dont l\u2019impact ultime sur le bien-e\u0302tre de la population n\u2019est pas visible devraient e\u0302tre examine\u0301es de pre\u0300s. Les activite\u0301s dont l\u2019impact est inexistant ou faible devraient faire l\u2019objet d\u2019une re\u0301duction budge\u0301taire. Les de\u0301penses de l\u2019Etat devraient e\u0302tre oriente\u0301es vers l\u2019atteinte d\u2019un impact concret sur la population et non vers la satisfaction des inte\u0301re\u0302ts d\u2019une petite minorite\u0301 au sein de la fonction publique. Le pre\u0301sident de la Re\u0301publique s\u2019est d\u2019ailleurs exprime\u0301 plusieurs fois dans ce sens. Cependant, je n\u2019en vois pas le reflet dans le budget 2023-24.<\/p>\n<p><b>Quid des exone\u0301rations ?<\/b><\/p>\n<p>Afin de booster l\u2019investissement au Burundi, les exone\u0301rations sont ne\u0301cessaires. Il s\u2019agit d\u2019un formidable outil fiscal visant a\u0300 acce\u0301le\u0301rer le retour sur investissement. Ne\u0301anmoins, il n\u2019est efficace que si son octroi est syste\u0301matique et automatique. Par exemple, si le Code des investissements pre\u0301voit qu\u2019une socie\u0301te\u0301 ope\u0301rant dans la transformation industrielle be\u0301ne\u0301ficie d\u2019une franchise de droits de douane sur les e\u0301quipements, il faut que toute socie\u0301te\u0301 ope\u0301rant dans ce secteur puisse en be\u0301ne\u0301ficier de facto. Le manque de transparence des re\u0300gles et des proce\u0301dures d\u2019octroi des exone\u0301rations conduit presque toujours a\u0300 la concentration de ces avantages aux mains de certains privile\u0301gie\u0301s seulement. En conse\u0301quence, au lieu d\u2019e\u0302tre un facteur favorisant l\u2019investissement, les exone\u0301rations deviennent pluto\u0302t un facteur discriminant qui confine l\u2019investisseur potentiel dans le doute et l\u2019he\u0301sitation. Or les investisseurs, tous comme les entrepreneurs, ont besoin de se sentir en confiance avant de passer a\u0300 l\u2019action.<\/p>\n<p>Pour ce qui est du budget des exone\u0301rations pre\u0301vu pour l\u2019exercice 2023-2024, il est ridiculement bas. Nous devons e\u0302tre plus ambitieux si nous voulons que les investisseurs se\u0301rieux s\u2019inte\u0301ressent a\u0300 notre pays. Strate\u0301giquement, je pre\u0301fe\u0300rerais renoncer a\u0300 1000 milliards de BIF en droits de douane mais rajouter le double en e\u0301quipements de production a\u0300 l\u2019e\u0301conomie nationale. In fine, la valeur ajoute\u0301e cre\u0301e\u0301e par ces e\u0301quipements de production additionnels sera de toute fac\u0327on taxe\u0301e. Et la\u0300, je n\u2019ai me\u0302me pas parle\u0301 des emplois cre\u0301e\u0301s, et autres effets induits, comme le transfert de technologie et le de\u0301veloppement de nouvelles compe\u0301tences.<\/p>\n<p><b>Pour certains, le budget actuel est plus oriente\u0301 vers la consommation qu\u2019a\u0300 l\u2019investissement. Qu\u2019en pensez-vous ? <\/b><\/p>\n<p>C\u2019est vrai. Mais ce n\u2019est pas un fait nouveau. Depuis que le gouvernement du Burundi a renonce\u0301 a\u0300 la priorisation d\u2019objectifs ambitieux a\u0300 long-terme, les budgets accordent davantage la priorite\u0301 aux de\u0301penses de consommation. Celles-ci s\u2019inscrivent dans le court-terme, en effet. Aujourd\u2019hui, je constate que le gouvernement du Burundi essaie de renouer avec une planification a\u0300 tre\u0300s long-terme. Les choix strate\u0301giques restent a\u0300 affiner en tenant bien compte des forces et faiblesses du pays, et surtout des opportunite\u0301s offertes, entre autres, par les technologies avance\u0301es, telles l\u2019intelligence artificielle, et la reconfiguration du monde en un espace multipolaire. Tant que ces choix strate\u0301giques ne seront pas clairement de\u0301finis, je ne m\u2019attends pas a\u0300 une transformation de la structure du budget de l\u2019Etat.<\/p>\n<p><b>Re\u0301actions <\/b><\/p>\n<p><b><b>Francis Rohero : \u00ab Les autorite\u0301s produisent moins et consomment conside\u0301rablement. \u00bb <\/b><\/b><\/p>\n<p>Le pre\u0301sident du \u2018\u2019mouvement Orange\u201d se dit ne pas e\u0302tre surpris par la hausse des prix qui s\u2019observe actuellement. \u201cDu moment que la population saura que c\u2019est elle-me\u0302me qui finance les impo\u0302ts et les taxes, elle comprendra qu\u2019a\u0300 chaque fois qu\u2019il y a une augmentation du budget, les impo\u0302ts et taxes doivent augmenter leurs capacite\u0301s a\u0300 financer l\u2019Etat. Donc, c\u2019est tout a\u0300 fait ordinaire\u201d.<\/p>\n<p>Et de rappeler. \u2018\u2019Il y a un mois, le Gouvernement a annonce\u0301 que le budget a e\u0301te\u0301 majore\u0301 de 65%. Cela signifie que le montant des recettes devait e\u0302tre revu dans les me\u0302mes conditions\u201d.<\/p>\n<p>Ce qui est inquie\u0301tant, estime cet ancien candidat a\u0300 la pre\u0301sidentielle des e\u0301lections de 2020, c\u2019est que ce sont des de\u0301cisions prises alors que les revenus des me\u0301nages ne s\u2019ame\u0301liorent pas.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, il faut craindre des lendemains encore plus durs. \u201cJ\u2019avais annonce\u0301 en 2020 que pour avoir un bon budget, il faut avoir les moyens de le financer. A chaque fois que le budget est vote\u0301, la part re\u0301serve\u0301e a\u0300 l\u2019investissement est toujours minime par rapport a\u0300 la part re\u0301serve\u0301e au fonctionnement. Le budget du fonctionnement a e\u0301te\u0301 majore\u0301 de 69% alors que le budget de l\u2019investissement a e\u0301te\u0301 majore\u0301 de moins de 30%\u201d.<\/p>\n<p>Dans ce budget, souligne-t-il, il n\u2019y aura pas assez de cre\u0301ation d\u2019emplois et de cre\u0301ation de grands projets de de\u0301veloppement. \u201cPour moi, c\u2019est inquie\u0301tant parce qu\u2019on sera dans les me\u0302mes difficulte\u0301s l\u2019anne\u0301e prochaine car le budget aura e\u0301te\u0301 naturellement majore\u0301 sans qu\u2019on ait cre\u0301e\u0301 les capacite\u0301s de la population de payer ses impo\u0302ts\u201d.<\/p>\n<p>Pour M. Rohero, la production est inversement proportionnelle a\u0300 la consommation. \u201cEn ge\u0301ne\u0301ral, en Afrique et au Burundi en particulier, les autorite\u0301s produisent moins et consomment conside\u0301rablement\u201d.<\/p>\n<p>Pour Francis Rohero, la part de l\u2019investissement doit revue a\u0300 la hausse. \u201cQuelle est la part de l\u2019investissement dans l\u2019Agriculture, dans les socie\u0301te\u0301s d\u2019Etat notamment les socie\u0301te\u0301s de de\u0301veloppement re\u0301gional, quelle est la part de l\u2019investissement dans l\u2019exploitation des minerais, &#8230; la part de l\u2019investissement dans toutes ses activite\u0301s devrait e\u0302tre revue a\u0300 la hausse pour de\u0301gager des revenus a\u0300 offrir a\u0300 la population et des be\u0301ne\u0301fices pour l\u2019Etat. La solution ce n\u2019est pas de demander que les prix diminuent, mais que le budget soit rabaisse\u0301\u201d.<\/p>\n<p><b><b>Phe\u0301nias Nigaba : \u00ab Nous devons tous serrer la ceinture, l\u2019Etat y compris. \u00bb <\/b><\/b><\/p>\n<p>Le vice-pre\u0301sident du parti Sahwanya Frodebu conside\u0300re qu\u2019avec cette monte\u0301e exponentielle des prix, le pouvoir d\u2019achat de la population diminue du jour au jour. \u201cSi on gouverne une population qui est a\u0300 l\u2019agonie, ce sont tous les secteurs de la vie du pays qui seront paralyse\u0301s. Si on n\u2019a pas d\u2019argent pour se procurer du ciment, comment peut-on construire des maisons, si on n\u2019a pas d\u2019argent pour le transport, comment pourra-t-on se de\u0301placer ? Sans parler des prix du logement qui vont aussi partir en hausse ! C\u0327a sera ge\u0301ne\u0301ralise\u0301 ! \u201d<\/p>\n<p>Selon lui, le Gouvernement doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour ame\u0301liorer ses moyens sans que la population en soit affecte\u0301e. \u201cIl faudrait notamment la surtaxation des produits de luxe et assainir les relations bilate\u0301rales et multilate\u0301rales\u201d<\/p>\n<p>Et d\u2019appeler le Parlement a\u0300 jouer pleinement son ro\u0302le : \u201cDans son ro\u0302le de contro\u0302le de l\u2019Action gouvernementale, l\u2019Assemble\u0301e nationale aurait du\u0302 veiller a\u0300 ce que le budget qu\u2019il allait voter re\u0301ponde aux besoins de la population. Nous devons tous serrer la ceinture, l\u2019Etat y compris. \u00bb<\/p>\n<p>A ce propos, joint au te\u0301le\u0301phone, le pre\u0301sident de la Commission des Comptes publics et des Finances, des Affaires e\u0301conomiques et de la Planification a\u0300 l\u2019Assemble\u0301e nationale, le de\u0301pute\u0301 Nestor Ntahontuye, a accepte\u0301 de nous accorder une interview dans un premier temps avant de se de\u0301sister.<\/p>\n<p><b><b>Abdul Kassim : \u00ab L\u2019espoir d\u2019atteindre la vision du chef de l\u2019Etat du Burundi e\u0301mergeant en 2040 et de\u0301veloppe\u0301 en 2060 est hypothe\u0301tique. \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p>Le pre\u0301sident du parti UPD-Zigamibanga dit s\u2019inquie\u0301ter \u201cd\u2019une course fre\u0301ne\u0301tique a\u0300 la hausse des prix\u201d de tous les produits de premie\u0300re ne\u0301cessite\u0301 sans pour autant que le pouvoir d\u2019achat de la population augmente. \u201cAtteindre la vision du chef de l\u2019Etat du Burundi e\u0301mergeant en 2040 et de\u0301veloppe\u0301 en 2060 est hypothe\u0301tique dans la mesure ou\u0300 non seulement les prix montent de fac\u0327on exorbitante, mais les produits restent introuvables sur le marche\u0301\u201d.<\/p>\n<p>Et de conclure : \u00ab Nous n\u2019avons pas de mots pour qualifier la situation. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. 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