{"id":11866,"date":"2023-10-02T05:25:00","date_gmt":"2023-10-02T05:25:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/penurie-deau-un-casse-tete"},"modified":"2023-10-02T05:25:00","modified_gmt":"2023-10-02T05:25:00","slug":"penurie-deau-un-casse-tete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/toutes-les-actualites\/penurie-deau-un-casse-tete","title":{"rendered":"P\u00e9nurie d\u2019eau\u00a0: un casse-t\u00eate"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>De la Mairie de Bujumbura en province Cibitoke en passant par les provinces Gitega Rumonge, l\u2019acce\u0300s a\u0300 l\u2019eau potable est proble\u0301matique. La population ne sait plus a\u0300 quel saint se vouer. Ou\u0300 se situe le proble\u0300me alors que la ville de Bujumbura se trouve au bord du lac Tanganyika, un grand re\u0301servoir plane\u0301taire d\u2019eau douce ? Le ministe\u0300re en charge de l\u2019Hydraulique reconnai\u0302t cette carence d\u2019eau potable. Pour y faire face, les investissements prive\u0301s dans ce secteur s\u2019ave\u0300rent ne\u0301cessaires. Quant a\u0300 la Regideso, elle pre\u0301voit d\u2019investir 60 milliards de BIF dans le secteur pour l\u2019anne\u0301e 2023-2024.<\/p>\n<p><b>Plusieurs quartiers de la municipalite\u0301 de Bujumbura font face a\u0300 des pe\u0301nuries re\u0301currentes d\u2019eau potable. Certains viennent de passer des semaines voire des mois sans une goutte d\u2019eau dans leurs robinets. Les habitants alertent et exhortent la Regideso a\u0300 agir.<\/b><\/p>\n<p>Il est midi vendredi 22 septembre au quartier Muyaga, zone urbaine de Gihosha, commune Ntahangwa. Ce quartier de la pe\u0301riphe\u0301rie de la ville fait face a\u0300 un manque criant d\u2019eau potable. Des robinets sont a\u0300 sec depuis plusieurs semaines. Des domestiques et autres habitants font des navettes a\u0300 la recherche de l\u2019eau. C\u2019est leur quotidien. Au moment ou\u0300 le chole\u0301ra refait surface en mairie de Bujumbura, la population est dans le de\u0301sarroi. \u00ab Pour la pre\u0301vention, on a besoin d\u2019eau potable pour se laver les mains et faire l\u2019hygie\u0300ne dans les me\u0301nages. Mais, tout cela n\u2019est pas possible au moment ou\u0300 nous passons trois semaines sans eau potable. On nous a tout simplement abandonne\u0301 \u00bb, se lamente une habitante de ce quartier Muyaga.<\/p>\n<p>Selon elle, les habitants de ce quartier doivent sillonner diffe\u0301rents quartiers a\u0300 la recherche d\u2019eau potable : \u00abNous achetons un bidon a\u0300 1000 BIF \u00bb. Elle pre\u0301vient que plusieurs familles risquent d\u2019e\u0302tre victimes de chole\u0301ra, si la Regideso ne distribue pas imme\u0301diatement d\u2019eau potable dans cette localite\u0301 : \u00ab L\u2019hygie\u0300ne n\u2019est plus possible dans une telle situation. Impossible d\u2019assurer l\u2019hygie\u0300ne d\u2019une toilette a\u0300 sie\u0300ge avec seulement 10 litres d\u2019eau pendant toute la journe\u0301e. Il faut s\u2019attendre au pire \u00bb.<\/p>\n<p>Selon Protais Ndayisaba, chef de cellule de Muyaga, certains habitants de cette localite\u0301 font recours a\u0300 des eaux insalubres des rivie\u0300res, ce qui est parmi les causes du chole\u0301ra. Il confie que certains robinets publics ne fonctionnent plus depuis presque une anne\u0301e : \u00ab Les robinets ope\u0301rationnels sont secs. Des familles disposant des robinets dans les me\u0301nages n\u2019ont pas aussi d\u2019eau. C\u2019est une de\u0301solation totale pour plus de 1 000 familles habitant dans ce quartier \u00bb.<\/p>\n<p><b>Les habitants se rabattent sur l\u2019eau des rivie\u0300res<\/b><\/p>\n<p>La pe\u0301nurie est e\u0301galement tre\u0300s prononce\u0301e dans les quartiers Taba, Nyabagere, Winterekwa. Dans le quartier Taba, cellule V, la situation est de\u0301plorable. \u00ab Aucune goutte d\u2019eau depuis biento\u0302t deux semaines. L\u2019eau potable est aussi rare que l\u2019or \u00bb, de\u0301crit A.B., un habitant de la localite\u0301. Ce pe\u0300re de six enfants indique que leur sante\u0301 est en danger : \u00ab Nous craignons pour notre sante\u0301 et celle de nos familles. Il y a un risque e\u0301leve\u0301 de re\u0301surgence des cas de maladies des mains sales. Malheureusement, le constat est que la re\u0301ponse n\u2019est pas pour demain. Aujourd\u2019hui, au lieu de se concentrer sur l\u2019eau, voila\u0300 que la Regideso sert du carburant. Une mission qu\u2019elle remplit difficilement. \u00bb Et ce taximan d\u2019ajouter : \u00ab Chaque jour, j\u2019utilise 10 bidons de 20 litres. Cela e\u0301quivaut a\u0300 5.000 BIF par jour. \u00bb Or, souligne-t-il, dans les conditions normales, cet argent aurait e\u0301te\u0301 utilise\u0301 pour satisfaire d\u2019autres besoins.<\/p>\n<p>La rivie\u0300re Nyabagere est devenue une source d\u2019approvisionnement. Selon les habitants, l\u2019eau de cette rivie\u0300re est sale mais, ils n\u2019ont pas d\u2019autres choix. Pour ceux qui n\u2019ont pas d\u2019argent, ils utilisent l\u2019eau de la rivie\u0300re Nyabagere pour la cuisson, le nettoyage, la lessive. Les enfants en boivent avec le risque d\u2019attraper les maladies des mains sales. Il y a une autre cate\u0301gorie de gens qui est oblige\u0301e de parcourir de longues distances (environ 3km) pour transporter de l\u2019eau sur la te\u0302te, les ve\u0301los ne circulant pas dans le quartier.<\/p>\n<p>Avec la rentre\u0301e scolaire, la situation est insupportable dans les e\u0301coles. Les e\u0301le\u0300ves et le personnel de certains e\u0301tablissements sont dans le de\u0301sarroi. L\u2019Ecole fondamentale Nyabagere I, Gasenyi I et L\u2019Ecole fondamentale Winterekwa sont durement touche\u0301es. Dans les toilettes, ils utilisent l\u2019eau puise\u0301e dans la rivie\u0300re Nyabagere. Cette situation inquie\u0300te plus d\u2019un, car il y a beaucoup d\u2019e\u0301le\u0300ves qui ont besoin d\u2019eau potable tout le temps et en quantite\u0301 suffisante.<\/p>\n<p>Me\u0302me situation en zone Kamenge de la commune Ntahangwa. \u00ab Nous n\u2019avons pas d\u2019eau, que ce soit dans les robinets publics ou dans les me\u0301nages. Pour en avoir, nous devons aller dans les quartiers Gikizi ou Heha \u00bb, te\u0301moigne Jeanne Ndayisaba, une habitante du quartier Mirango I, zone Kamenge. Cette situation vient de durer plusieurs semaines. Elle pre\u0301cise que pour un bidon de 20 litres, on doit de\u0301bourser 100 BIF. Et quand on utilise un taxi-ve\u0301lo, de\u0301taille-t-elle, tu dois donner 500 BIF pour un seul bidon. Pour une seule journe\u0301e, elle indique qu\u2019elle de\u0301pense entre 6.500 BIF et 7.000 BIF. Pour d\u2019autres services lie\u0301s a\u0300 l\u2019hygie\u0300ne, les habitants se rabattent sur les eaux souterraines. \u00ab Beaucoup de familles ont creuse\u0301 des puits. On y puise de l\u2019eau qui n\u2019est pas propre. Mais, on l\u2019utilise pour le lavage des ustensiles de cuisine, les toilettes, etc. \u00bb<\/p>\n<p>Les quartiers des zones Cibitoke et Ngagara sont e\u0301galement concerne\u0301s. Pour certains, l\u2019eau est disponible seulement pendant la nuit et dure moins de 30 minutes. Cette pe\u0301nurie d\u2019eau potable a un impact ne\u0301gatif sur le business. Les proprie\u0301taires des cabarets et des restaurants ne savent plus a\u0300 quel saint se vouer. Ils s\u2019approvisionnent en eau potable dans les autres quartiers moyennant de l\u2019argent.<\/p>\n<p>Les quartiers du centre de la mairie de Bujumbura enregistrent moins de pe\u0301nuries d\u2019eau. Il s\u2019agit notamment des quartiers des zones Nyakabiga, Bwiza et Rohero. Dans ces localite\u0301s, il peut y avoir des coupures d\u2019eau potable mais tre\u0300s rarement selon les te\u0301moignages des habitants. \u00ab Nous ne sommes pas totalement e\u0301pargne\u0301s de cette proble\u0301matique mais, nous sommes moins impacte\u0301s \u00bb, explique un habitant du quartier Nyakabiga.<\/p>\n<p><b>Les quartiers sud de Bujumbura ne sont pas e\u0301pargne\u0301s<\/b><\/p>\n<p>Il est 10 h 30 min ce lundi 25 septembre a\u0300 Musaga, au sud de la ville de Bujumbura. Le robinet public de la 1e\u0300re avenue est a\u0300 sec. Certains usagers attendent le retour d\u2019eau et ils ont de\u0301ja\u0300 aligne\u0301 leurs bidons par ordre d\u2019arrive\u0301e. Pour eux, c\u2019est le calvaire de tous les jours depuis presque deux mois. Un bidon de 20 litres est vendu a\u0300 50 BIF sur le robinet et a\u0300 500 BIF s\u2019il est livre\u0301 a\u0300 la maison. D\u2019apre\u0300s eux, ils sont oblige\u0301s de se rendre a\u0300 Gasekebuye pour trouver de l\u2019eau potable. Comme conse\u0301quence, des domestiques abandonnent le travail. Ils n\u2019acceptent pas de parcourir de longues distances car c\u2019est tre\u0300s fatigant pour eux.<\/p>\n<p>C\u2019est la me\u0302me situation a\u0300 la 2e\u0300me avenue, les robinets sont e\u0301galement a\u0300 sec. Des fois, l\u2019eau revient durant la nuit vers 2 heures du matin. A la 3e\u0300me avenue par contre, l\u2019eau du robinet public coule 24h\/24h. Seulement, la quantite\u0301 se re\u0301duit de temps en temps. Ce robinet est alors envahi par beaucoup d\u2019habitants de la zone. \u00ab Il y a me\u0302me des gens qui viennent en voiture pour puiser ici. Du coup, les files d\u2019attente deviennent longues \u00bb, te\u0301moigne un habitant de Musaga.<\/p>\n<p>Me\u0302me son de cloche pour un domestique du quartier Kinanira II qui dit e\u0302tre fatigue\u0301 a\u0300 parcourir plusieurs quartiers pour chercher de l\u2019eau potable dans des bidons.<\/p>\n<p>Les habitants du quartier Kizingwe de la zone Kanyosha, au sud de la ville de Bujumbura, vivent depuis plus d\u2019une semaine sans eau potable. La pe\u0301nurie semble s\u2019e\u0301terniser. Ils craignent pour leur sante\u0301 et demandent a\u0300 la Regideso de re\u0301soudre ce proble\u0300me avant qu\u2019il y ait irruption des maladies lie\u0301es au manque d\u2019hygie\u0300ne.<\/p>\n<p>\u00abLes cyclistes font du business avec leurs ve\u0301los et vendent de l\u2019eau dans le quartier. Un bidon de 20 litres s\u2019ache\u0300te entre 1000 a\u0300 1500 BIF. Ce n\u2019est pas tout le monde qui peut s\u2019en procurer. Faute de moyens, certains habitants utilisent les eaux des rivie\u0300res \u00bb, de\u0301plore J.M. re\u0301sidant du quartier de Kizingwe.<\/p>\n<p>Les habitants de la mairie de Bujumbura invitent les autorite\u0301s compe\u0301tentes a\u0300 trouver des solutions a\u0300 cette proble\u0301matique qui menace la sante\u0301 des citadins.<\/p>\n<p><b>Je\u0301re\u0301mie Misago<\/b><\/p>\n<p><b>Les victimes de la monte\u0301e des eaux du lac Tanganyika reloge\u0301es dans le nouveau village de Makombe sur la colline Mutambara en commune de Rumonge font face a\u0300 un manque criant d\u2019eau potable. Craignant d\u2019attraper des maladies des mains sales, ces victimes demandent que leur village soit alimente\u0301 en eau potable. L\u2019administrateur communal de Rumonge leur demande d\u2019aller puiser de l\u2019eau potable sur les robinets se trouvant aux alentours de leur village en attendant l\u2019alimentation en eau potable de leur village.<\/b><\/p>\n<p>Situe\u0301 a\u0300 la sous-colline Makombe, colline Mutambara en commune de Rumonge, le village des victimes de la monte\u0301e du lac Tanganyika compte plus de 180 me\u0301nages et vivent dans des maisons monte\u0301es en ba\u0302ches et couvertes de to\u0302les. La principale pre\u0301occupation de ces habitants est le manque criant d\u2019eau potable. D\u2019apre\u0300s eux, ils parcourent plus de 2 km pour atteindre un robinet. N.A, une femme re\u0301sidant dans ce village, indique qu\u2019il y a deux robinets a\u0300 eau potable qui se trouvent a\u0300 plus de 2 km et ils les partagent avec la population de la sous-colline Makombe. \u00ab Nous pouvons passer plus de 2 heures de temps a\u0300 attendre sur les files. \u00bb<\/p>\n<p><b>\u00ab Crainte d\u2019attraper le chole\u0301ra \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Une sexage\u0301naire veuve vivant dans ce village indique que le chole\u0301ra refait surface dans la ville de Rumonge ou\u0300 un cas a e\u0301te\u0301 de\u0301ja\u0300 enregistre\u0301 en commune de Rumonge. D\u2019apre\u0300s elle, ceux qui habitent ce village risquent d\u2019attraper la maladie a\u0300 cause du manque d\u2019eau. Un autre habitant du village indique que certaines personnes se rabattent sur une eau puise\u0301e dans des forages de fortune avec toutes les conse\u0301quences que cela comporte. Il craint lui aussi l\u2019apparition des maladies lie\u0301es au manque d\u2019hygie\u0300ne comme le chole\u0301ra. Il demande qu\u2019un camion-citerne puisse approvisionner chaque jour ce village en eau potable. De plus, les habitants de ce village demandent a\u0300 ceux qui ont construit ce village de penser a\u0300 y installer des infrastructures de base dont l\u2019eau potable.<\/p>\n<p>Augustin Minani, administrateur de la commune de Rumonge indique que le proble\u0300me est connu et demande a\u0300 ces habitants d\u2019aller chercher l\u2019eau potable dans les robinets qui se trouvent aux alentours de leur village en attendant l\u2019approvisionnement en eau potable de ce village.<\/p>\n<p>Sachez que le village de Makombe en commune de Rumonge he\u0301berge plus 180 familles victimes de la monte\u0301e de l\u2019eau du lac Tanganyika de ces dernie\u0300res anne\u0301es et ces abris provisoires ont e\u0301te\u0301 construits par l\u2019Organisation internationale des migrations (OIM).<\/p>\n<p><b>Fe\u0301lix Nzorubonanya, Iwacu<\/b><\/p>\n<p><b>Dans plusieurs quartiers de la ville de Gitega, l\u2019eau de la Regideso n\u2019est pas toujours disponible. Aucun quartier n\u2019est a\u0300 l\u2019abri d\u2019une coupure. Ces pe\u0301nuries re\u0301gulie\u0300res sont devenues des gagne-pains des taxi- ve\u0301los et autres personnes sans emploi.<\/b><\/p>\n<p>Dans les quartiers, il faut toujours e\u0302tre sur ses gardes. Les plus pre\u0301voyants se munissent toujours des bidons de 100, 50 et 20 litres pour stocker cette eau qui peut devenir rare a\u0300 tout moment. On ne peut pas dire qu\u2019il y\u2019a une rupture qui dure longtemps mais 2 journe\u0301es ou 12 h peuvent passer sans que l\u2019eau ne coule dans les robinets. C\u2019est devenu une habitude a\u0300 Gitega car au fur et a\u0300 mesure que les quartiers s\u2019agrandissent, l\u2019eau potable diminue et les plus e\u0301loigne\u0301s du centre-ville sont les moins servis.<\/p>\n<p>Dans les quartiers populaires comme Magarama, Nyamugari, Yoba, Gahera dans lesquels tous les me\u0301nages ne posse\u0300dent pas des robinets dans leurs parcelles, les habitants se de\u0301brouillent en allant faire la queue sur des robinets publics. Pendant la pe\u0301riode de pe\u0301nurie, ils sont les premiers a\u0300 souffrir. \u00ab Au moment ou\u0300 les autres peuvent en avoir durant les heures avance\u0301es de la nuit, nous devons attendre le matin quand les gestionnaires de ces robinets sont sur place pour puiser. \u00bb, confie une habitante du quartier Yoba. Et la\u0300, il faut e\u0302tre chanceux car, souvent ils rentrent bredouille malgre\u0301 des heures passe\u0301es sur de longues files d\u2019attente.<\/p>\n<p>\u00ab Quand les uns se lamentent qu\u2019ils ne dorment pas pour ne pas rater l\u2019arrive\u0301e de l\u2019eau, nous le prenons pour de la chance. Chez nous, il faut toujours payer un taxi-ve\u0301lo pour qu\u2019il t\u2019ame\u0300ne 5 bidons a\u0300 2500 BIF \u00bb, charge Caroline du quartier Magarama. D\u2019apre\u0300s cette me\u0300re de famille, la recherche de l\u2019eau ne peut pas incomber a\u0300 la seule domestique qu\u2019elle a. D\u2019apre\u0300s elle, elle doit se munir de 3000 BIF par jour pour avoir de l\u2019eau potable chez elle sinon l\u2019utilisation de l\u2019eau sale pour la cuisine et la vaisselle reste la seule solution.<\/p>\n<p>Me\u0302me son de cloche chez Audace du quartier Nyabiharage. D\u2019apre\u0300s lui, me\u0302me si ce n\u2019est pas tout le quartier, il arrive qu\u2019il passe deux jours sans l\u2019eau de la Regideso dans le robinet chez lui. \u00ab Quand nous nous adressons a\u0300 la Regideso, c\u2019est toujours la me\u0302me re\u0301ponse : l\u2019eau est insuffisante peut-e\u0302tre que pendant la saison des pluies nous en aurons plus et vous serez tous servis ! \u00bb<\/p>\n<p><b>L\u2019eau de la Regideso ne suffit plus pour tout Gitega<\/b><\/p>\n<p>Pendant les pe\u0301riodes de faibles pre\u0301cipitations, cette seule socie\u0301te\u0301 qui fournit l\u2019eau potable se retrouve a\u0300 l\u2019e\u0301preuve de l\u2019incapacite\u0301 de re\u0301pondre a\u0300 la demande d\u2019une population en pleine urbanisation. Les habitants de la ville de Gitega peuvent ne pas avoir acce\u0300s a\u0300 l\u2019eau pendant plusieurs jours ou alors seulement quelques minutes par jour. La population des quartiers pe\u0301riphe\u0301rique se de\u0301brouille avec l\u2019eau des ruisseaux et bornes fontaines. Cependant, ces ressources sont menace\u0301es par la surexploitation et la pollution. \u00ab Lorsque les tuyaux sont a\u0300 sec pendant toute une semaine, la seule option est le recours a\u0300 l\u2019achat chez les taxis-ve\u0301los ou le marigot \u00bb, de\u0301plore Donatien de la 2e\u0300me Avenue de Gahera, sous-quartier de Magarama appele\u0301 commune\u0301ment quartier Place.<\/p>\n<p>La recrudescence des vols des compteurs d\u2019eau dans les me\u0301nages participe a\u0300 cette pe\u0301nurie d\u2019eau potable. Une information confirme\u0301e par les services de la Regideso a\u0300 Gitega fait e\u0301tat de plus de 10 compteurs volatilise\u0301s au quartier Magarama dans ce seul mois de septembre 2023. Comme des sources au sein de la Regideso nous l\u2019ont confirme\u0301, la pe\u0301nurie d\u2019eau potable peut avoir diffe\u0301rentes causes : les pics de consommation d\u2019eau, les pannes, l\u2019augmentation de la densite\u0301 de la population, le manque d\u2019e\u0301quipements comme les tuyaux et compteurs, &#8230; Les autorite\u0301s re\u0301gionales de la Regideso n\u2019ont pas e\u0301te\u0301 disponibles pour plus d\u2019amples informations.<\/p>\n<p><b>Jean Noe\u0308l Manirakiza, Iwacu<\/b><\/p>\n<p><b>Au moins, 7 collines sur 17 que compte la commune Rugombo de la province Cibitoke sont concerne\u0301es par la pe\u0301nurie d\u2019eau. Les services d\u2019hygie\u0300ne alertent sur d\u2019e\u0301ventuels cas de maladies des mains sales. L\u2019augmentation du de\u0301bit d\u2019eau et l\u2019exploitation de nouvelles sources d\u2019eau sont envisage\u0301es.<\/b><\/p>\n<p>Les collines les plus touche\u0301es sont Mparambo I et II, Rukana I et II, Rusiga, Kagazi et Gabiro-Ruvyagira de cette commune de la province de Cibitoke. Cette situation de de\u0301ficit d\u2019eau est accentue\u0301e pendant la saison se\u0300che suite a\u0300 la baisse du niveau d\u2019eau a\u0300 travers tous les points de captage.<\/p>\n<p>Dans un tel contexte, les habitants de ces collines font recours a\u0300 l\u2019eau sale des rivie\u0300res Nyakagunda et Nyamagana. \u00ab L\u2019usage de cette eau comporte des risques e\u0301leve\u0301s de contamination de diverses maladies des mains sales \u00bb, pre\u0301vient un spe\u0301cialiste de la sante\u0301 publique. Selon lui, ces endroits sont conside\u0301re\u0301s comme des foyers de la dysenterie bacillaire et du chole\u0301ra depuis belle lurette. Il ajoute que tous les canaux d\u2019irrigation d\u2019eau qui s\u2019y de\u0301versent, contiennent des acides issus des engrais et divers produits sanitaires. \u00ab Le risque de diverses maladies tre\u0300s mortelles y compris les cancers et d\u2019autres infections pulmonaires n\u2019est pas a\u0300 e\u0301carter. \u00bb<\/p>\n<p><b>Des actions en cours<\/b><\/p>\n<p>L\u2019administration locale et la Regideso se dit pre\u0301occupe\u0301es par cette pe\u0301nurie d\u2019eau dans cette commune. La Regideso indique avoir entame\u0301 des e\u0301tudes pour l\u2019augmentation du de\u0301bit a\u0300 travers le renouvellement et l\u2019extension de ses installations accompagne\u0301s par la mise en valeur de nouvelles sources.<\/p>\n<p>Toutefois, le responsable de la Regideso dans la province de Cibitoke conseille aux habitants d\u2019utiliser et ge\u0301rer en bon pe\u0300re de famille l\u2019eau disponible. D\u2019apre\u0300s lui, l\u2019agrandissement de la ville de Cibitoke n\u2019est pas proportionnel aux ressources en eau potable dans la province.<\/p>\n<p><b>Jackson Bahati, Iwacu<\/b><\/p>\n<p><b>Pe\u0301nurie, manque, insuffisance, coupure, &#8230;, tre\u0300s difficile aujourd\u2019hui d\u2019avoir un terme approprie\u0301 pour de\u0301crire ce que vivent les habitants de Bujumbura en ce qui est de l\u2019eau potable. Une situation incompre\u0301hensible au moment ou\u0300 la ville de Bujumbura se trouve au bord du lac Tanganyika, un grand re\u0301servoir plane\u0301taire d\u2019eau douce. Qu\u2019est-ce qui ne va pas ?<\/b><\/p>\n<p>Albert Mbonerane, ancien ministre de l\u2019environnement, trouve que c\u2019est un vrai proble\u0300me. \u00ab Et ce qui de\u0301range, c\u2019est que la Regideso ne s\u2019exprime pas sur cette situation pour en connai\u0302tre la cause. \u00bb Il signale que pour les re\u0301gions rurales, on peut peut-e\u0302tre dire que les sources tarissent. \u00ab Mais pour la ville de Bujumbura, 80% de l\u2019eau consomme\u0301e provient du Lac Tanganyika. Est-ce que cela serait lie\u0301 au manque d\u2019e\u0301nergie suffisante pour charger les re\u0301servoirs ? \u00bb, se demande-t-il. D\u2019apre\u0300s cet environnementaliste, une question me\u0301rite une re\u0301ponse de la Regideso : \u00ab Quelle est la place du client ? Avoir acce\u0300s a\u0300 l\u2019eau est un droit humain. \u00bb<\/p>\n<p><b>Des causes internes et externes a\u0300 la Regideso<\/b><\/p>\n<p>I.K, un ancien cadre de la Regideso estime que les causes d\u2019une telle situation sont endoge\u0300nes et exoge\u0300nes. D\u2019abord, il parle d\u2019une mauvaise gestion de la Regideso. \u00ab En fait, cette entreprise est ge\u0301re\u0301e comme toutes les autres entreprises para e\u0301tatiques. Un personnel ple\u0301thorique, vol, de\u0301tournement, etc. Et dans ces conditions, c\u2019est impossible qu\u2019une entreprise progresse. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, il suffit de voir le nombre du personnel qui est de 1200 actuellement voir plus. Et cela entrai\u0302ne, selon lui, une masse salariale qui de\u0301passe les entre\u0301es. A la base de cette augmentation de\u0301mesure\u0301e du personnel se trouve le cliente\u0301lisme, de\u0301cortique-t-il : \u00ab Des jeunes gens y sont engage\u0301s parce qu\u2019ils ont des liens familiaux avec tel ou tel autre cadre, ou parce qu\u2019ils sont membres d\u2019un tel ou tel autre parti politique. \u00bb<\/p>\n<p>Il e\u0301voque aussi la question de gestion des e\u0301quipements, du mate\u0301riel de cette entreprise. Cet ancien cadre de la Regideso rappelle des cas de vols des ca\u0302bles, des tuyaux, &#8230; qui sont souvent signale\u0301s dans cette entreprise. \u00ab Et vous allez constater que les auteurs sont des employe\u0301s de cette entreprise. \u00bb Au cours de l\u2019exercice 2021, le ministe\u0300re des Finances a indique\u0301 que la dette de la Regideso s\u2019e\u0301levait a\u0300 30 945 421 871 BIF.<\/p>\n<p>Il ajoute aussi la question de la pollution des eaux du lac Tanganyika. \u00ab Si je ne me trompe pas, aujourd\u2019hui, ils sont oblige\u0301s de faire plus de 3 km pour le captage d\u2019eau. Ce qui entrai\u0302ne des de\u0301penses e\u0301normes en ce qui est de l\u2019e\u0301quipement, du mate\u0301riel, &#8230; \u00bb Pour lui, la Regideso devrait installer un ou deux autres points de captage pour bien servir la ville de Bujumbura. \u00ab De pre\u0301fe\u0301rence, un point de captage vers Kabezi serait tre\u0300s utile. Parce que la\u0300, l\u2019eau n\u2019est pas pollue\u0301e. Le sud de Bujumbura serait totalement servi et en permanence. \u00bb<\/p>\n<p>Alors que des lamentations fusent de partout, sur le site web de la Regideso, dans sa partie Mission et Vision, on e\u0301crit que pour obtenir de l\u2019eau, il suffit d\u2019ouvrir le robinet de nos maisons.<\/p>\n<p>Et du co\u0302te\u0301 gouvernement, on reconnai\u0302t que des proble\u0300mes existent mais on n\u2019accepte pas certaines re\u0301alite\u0301s : \u00ab Je ne peux pas accepter l\u2019ide\u0301e qu\u2019il y a certains quartiers a\u0300 Bujumbura qui peuvent passer toute une semaine sans eau. En ve\u0301rite\u0301, cela n\u2019est pas possible \u00bb, a de\u0301clare\u0301 Le\u0301onidas Sindayigaya, porte-parole du ministe\u0300re de l\u2019Hydraulique, de l\u2019Energie et des mines. Il re\u0301pondait a\u0300 une question d\u2019un journaliste, lors de la re\u0301cente e\u0301mission publique des porte-paroles des institutions a\u0300 Muramvya. Reconnaissant quand me\u0302me que la quantite\u0301 d\u2019eau potable reste insuffisante, il a promis a\u0300 cette occasion que le gouvernement est a\u0300 l\u2019\u0153uvre pour augmenter la production en eau potable.<\/p>\n<p><b>Un nouveau plan qui tarde a\u0300 produire des effets<\/b><\/p>\n<p>Cela fait de\u0301ja\u0300 trois ans qu\u2019un nouveau plan directeur d\u2019alimentation en eau potable en mairie de Bujumbura ait e\u0301te\u0301 e\u0301labore\u0301 par la Regideso, et ce, en collaboration avec le Comite\u0301 International de la Croix-Rouge (CICR). Avec un montant de 88 millions de dollars ame\u0301ricains, ce plan pre\u0301voyait qu\u2019en 2030, la ville de Bujumbura sera suffisamment alimente\u0301e en eau potable.<\/p>\n<p>Le me\u0302me plan indique qu\u2019en 2020, le re\u0301seau d\u2019eau potable en marie de Bujumbura, comportait pre\u0300s de 1000 km de conduits, environs 25 re\u0301servoirs, 33 stations de pompage et deux stations de traitement, avec quelques pompes hors services, re\u0301duisant ainsi la capacite\u0301 de certaines stations de pompage.<\/p>\n<p>Avec un de\u0301ficit de 45%, la Regideso a de\u0301ja\u0300 prouve\u0301 son incapacite\u0301 a\u0300 satisfaire la demande grandissante en eau potable.<\/p>\n<p>A titre illustratif, en 2018, avec une population de plus de 750.000 habitants, cette entreprise parae\u0301tatique parvenait a\u0300 fournir 61.500 m3 par jour sur une demande globale de plus de 110.000 m3. Donc, elle ne fournissait qu\u2019autour de 55% de la demande.<\/p>\n<p>La Regideso a e\u0301te\u0301 cre\u0301e\u0301e en 1962. Et le dernier sche\u0301ma directeur d\u2019alimentation en eau potable datait de 1981 et avait e\u0301te\u0301 mis a\u0300 jour en 1997.<\/p>\n<p><b>Gabriel Sana, Jimbere<\/b><\/p>\n<p><b>Le ministe\u0300re de l\u2019Hydraulique, de l\u2019Energie et des Mines reconnait la carence d\u2019eau potable en mairie de Bujumbura. Il estime a\u0300 plus de 30% la perte de la production d\u2019eau potable par jour. Pour y faire face, les investissements prive\u0301s dans ce secteur s\u2019ave\u0300rent une ne\u0301cessite\u0301<\/b><\/p>\n<p>Selon Le\u0301onidas Sindayigaya, porte-parole du ministe\u0300re de l\u2019Hydraulique, de l\u2019Energie et des Mines, l\u2019eau potable est un produit qui constitue un grand de\u0301fi pour le faire parvenir a\u0300 la population. Cela dans la plupart des pays.<\/p>\n<p>\u00ab Les investissements dans le domaine de la distribution de l\u2019eau potable exigent beaucoup de moyens. Ce qui fait que les investisseurs prive\u0301s sont moins inte\u0301resse\u0301s par ce secteur. Celui-ci n\u2019est pas productif en termes de rentabilite\u0301 \u00bb, indique M. Sindayigaya avant de reconnai\u0302tre qu\u2019a\u0300 Bujumbura, capitale e\u0301conomique, comme partout ailleurs dans le pays, on constate une carence d\u2019eau potable.<\/p>\n<p>Toutefois, renche\u0301rit-il, des efforts sont en train d\u2019e\u0302tre fournis a\u0300 Bujumbura comme dans les autres centres urbains du pays. Cela malgre\u0301 le budget insuffisant et l\u2019augmentation de la population en besoin d\u2019eau potable.<\/p>\n<p><b>Des changements avant la fin de cette anne\u0301e a\u0300 la Regideso<\/b><\/p>\n<p>Face aux de\u0301fis auxquels fait face la Regideso, notamment les e\u0301quipements ve\u0301tustes, la faible production d\u2019eau potable par rapport a\u0300 la demande, les proble\u0300mes lie\u0301s au recouvrement des arrie\u0301re\u0301s, le porte-parole du ministe\u0300re en charge de l\u2019hydraulique pre\u0301cise que les partenaires ont de\u0301ja\u0300 promis de contribuer au redressement de la Regideso.<\/p>\n<p>\u00ab On envisage de se\u0301parer le secteur de l\u2019eau potable et le secteur de l\u2019e\u0301lectricite\u0301 a\u0300 la Regideso. Par ailleurs, il y aura pas mal de changements dans cette institution \u00bb, annonce M. Sindayigaya avant d\u2019indiquer qu\u2019une e\u0301tude a e\u0301te\u0301 faite a\u0300 cet effet et qu\u2019il y a e\u0301galement des exigences des partenaires comme la Banque Mondiale (BM) jusqu\u2019ici attendus.<\/p>\n<p>Les partenaires vont appuyer e\u0301galement sur la mise en place de la loi sur l\u2019organisation de la distribution de l\u2019eau potable. \u00ab Celle-ci est toujours dans l\u2019avant-projet et reste une pre\u0301occupation du ministe\u0300re. Ce qui contribuera a\u0300 l\u2019ame\u0301lioration de la distribution de l\u2019eau potable \u00bb, informe-t-il.<\/p>\n<p>Sindayigaya fait remarquer que la seule alternative pour le re\u0301seau ve\u0301tuste de la Regideso est de remplacer les tuyauteries et de re\u0301habiliter les canalisations. Pour lui, les pertes sur le re\u0301seau de\u0301passent 30% de la production journalie\u0300re d\u2019eau potable. D\u2019ou\u0300 il serait mieux de les re\u0301duire et de rester dans les limites acceptables de 20%.<\/p>\n<p>\u00ab Au de\u0301but de l\u2019anne\u0301e 2023, l\u2019eau potable produite par la Regideso est estime\u0301e a\u0300 150 mille m3 par jour. Bien qu\u2019il soit difficile de connai\u0302tre les besoins en eau potable de la Regideso ne\u0301cessaire pour alimenter la population, la quantite\u0301 pourrait e\u0302tre projete\u0301e a\u0300 200 mille m3 par jour \u00bb, fait-il savoir.<\/p>\n<p><b>Des avance\u0301es dans le secteur de l\u2019eau<\/b><\/p>\n<p>Sindayigaya te\u0301moigne que des avance\u0301es sont enregistre\u0301es dans le secteur de l\u2019eau potable. \u00ab La Regideso pre\u0301voit investir 60 milliards de BIF pour l\u2019anne\u0301e 2023-2024 dans le secteur de l\u2019eau potable \u00bb, signale-t-il avant d\u2019aviser que me\u0302me au niveau des petits centres du milieu rural, l\u2019Agence Burundaise de l\u2019Hydraulique et de l\u2019Assainissement en Milieu Rural (AHMER) pre\u0301voit 12 a\u0300 15 milliards de BIF chaque anne\u0301e pour construire les adductions d\u2019eau.<\/p>\n<p>Pourtant, confirme-t-il, la quantite\u0301 d\u2019eau potable reste insuffisante. Pour le cas des villes installe\u0301es a\u0300 Bujumbura-mairie et des autres villes installe\u0301es le long du lac Tanganyika, M. Sindayigaya a souligne\u0301 qu\u2019on doit penser au grand re\u0301servoir d\u2019eau douce qu\u2019est le lac Tanganyika.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, les contacts sont en cours pour chercher les partenaires qui vont aider dans le captage de l\u2019eau dans ce lac. Et de de\u0301plorer que les eaux provenant des sources des collines ne peuvent pas suffire pour desservir la population. Il l\u2019invite d\u2019ailleurs a\u0300 ge\u0301rer la quantite\u0301 mise a\u0300 sa disposition.<\/p>\n<p>En matie\u0300re de gestion inte\u0301gre\u0301e des ressources en eau et d\u2019assainissement, le Plan National de De\u0301veloppement pour la pe\u0301riode 2018-2027 stipule que les de\u0301fis du secteur sont le manque de cadre le\u0301gal et institutionnel, la pre\u0301servation et la valorisation durable des ressources en eau, la mise en place du code d\u2019assainissement, la promotion de l\u2019assainissement de base en milieu rural, la cre\u0301ation d\u2019une base de donne\u0301es sur l\u2019eau et l\u2019assainissement et l\u2019ame\u0301nagement ade\u0301quat des bassins versants.<\/p>\n<p>La strate\u0301gie sectorielle aligne\u0301e au Plan National de De\u0301veloppement du ministe\u0300re en charge de l\u2019hydraulique pre\u0301voit une extension du syste\u0300me d\u2019alimentation en eau potable dans la partie Sud de la ville de Bujumbura et dans les nouveaux quartiers viabilise\u0301s de la ville Bujumbura par captage des eaux du lac Tanganyika. Le cou\u0302t global de la re\u0301alisation de ces activite\u0301s est e\u0301value\u0301 a\u0300 132,068 de milliards BIF, soit 71, 201 millions USD. Elle envisage aussi l\u2019e\u0301laboration d\u2019un sche\u0301ma de de\u0301veloppement du re\u0301seau d\u2019Alimentation en Eau Potable (AEP) de la ville de Bujumbura.<\/p>\n<p><b>Me\u0301lance Maniragaba, Burundi Eco<\/b><\/p>\n<p><b>D\u2019apre\u0300s Jean Marie Ndayiragije, Hydrologue,<\/b> <b>l\u2019accroissement rapide de la population, l\u2019e\u0301largissement des villes, le changement climatique influent sur la disponibilite\u0301 de l\u2019eau. Toutefois, il trouve que cette situation ne devrait pas avoir lieu au regard des ressources en Eau dont dispose le Burundi.<\/b><\/p>\n<p>Malgre\u0301 que le Burundi soit tre\u0300s riche en eau douce, constate Jean Marie Ndayiragije, expert en Hydrologie et Inge\u0301nierie des Ressources en Eau, la population Burundaise est en pe\u0301nurie d\u2019eau.<\/p>\n<p>Cela est d\u2019autant plus surprenant que le pays dispose suffisamment de sources et lacs : \u00ab Le Burundi ne de\u0301pend pas d\u2019aucune ressource d\u2019eau qui draine son territoire en provenance d\u2019un autre pays. \u00bb<\/p>\n<p>Bien plus, rappelle-t-il, selon le ministe\u0300re de l\u2019eau et l\u2019environnement, le Burundi a suffisamment ses propres ressources naturelles de l\u2019eau presque dans tous les coins du pays. La pluie tombe suffisamment presque dans les provinces du pays sauf les re\u0301gions du Nord et Est qui sont caracte\u0301rise\u0301s par les pre\u0301cipitations limite\u0301es spe\u0301cifiquement les provinces de Kirundo, Muyinga, Ruyigi, et Cankuzo.<\/p>\n<p><b>Raisons de pe\u0301nurie et pistes de solutions<\/b><\/p>\n<p>En tant qu\u2019Hydrologue, explique Jean Marie Ndayiragije, plusieurs facteurs comme l\u2019accroissement rapide de la population, l\u2019e\u0301largissement des villes, le changement climatique influent sur la disponibilite\u0301 de l\u2019eau.<\/p>\n<p>Toutefois, indique-t-il, le Burundi ne doit pas e\u0302tre en pe\u0301nurie d\u2019eau avec des lacs comme le Lac Tanganyika, le Lac Rweru, le Lac Rwihinda, le Lac Gacamirindi, le Lac Cohoha et le Lac Kanzigiri ; et surtout entoure\u0301 par des rivie\u0300res au Nord et a\u0300 l\u2019Est Kanyaru et Malagarazi respectivement, et a\u0300 l\u2019Ouest par la rivie\u0300re Rusizi.<\/p>\n<p>Et de marteler : \u00ab Probablement que cette pe\u0301nurie d\u2019eau est due a\u0300 la mal gestion et a\u0300 la mal exploitation des ressources de l\u2019eau dont le pays dispose. \u00bb<\/p>\n<p>Comme solution, propose l\u2019Hydrologue, le gouvernement doit mettre en place une politique claire d\u2019exploitation des ressources en eau dont il dispose, veiller a\u0300 la bonne gestion des ressources naturelles de l\u2019eau, sensibiliser la population a\u0300 e\u0302tre plus responsable a\u0300 la gestion de l\u2019eau : \u00ab Il faut qu\u2019il y ait une surveillance rigoureuse des pompes et des tuyaux d\u2019amene\u0301s de la Regideso pour e\u0301viter des pertes inutiles et enfin mettre en place d\u2019autres entreprises qui produisent et distribuent l\u2019eau dans le pays. \u00bb<\/p>\n<p><b>Christian Bigirimana<\/b><\/p>\n<p><b>L\u2019analyse du budget 2022-2023, faite par Unicef, montre que le montant alloue\u0301 a\u0300 l\u2019eau, l\u2019hygie\u0300ne et l\u2019assainissement (EHA) est de 36,3 milliards de BIF, soit 17,9 millions de dollars ame\u0301ricains (USD).<\/b> <b>L\u2019agence onusienne<\/b> <b>trouve qu\u2019il est crucial d\u2019augmenter les allocations budge\u0301taires pour ce secteur. <\/b><\/p>\n<p>Selon cette analyse, les allocations budge\u0301taires au secteur de l\u2019EHA entre 2011 et 2022\/2023 sont en hausse sur la pe\u0301riode, passant de 34,1 milliards de BIF en 2011 a\u0300 36,4 milliards de BIF en 2022-2023. Cependant, une faible allocation budge\u0301taire a e\u0301te\u0301 observe\u0301e en 2016, avec un montant de 5,9 milliards de BIF, avant de remonter a\u0300 31,3 milliards de BIF en 2017. \u00ab Cette situation s\u2019explique par l\u2019intervention cible\u0301e des partenaires au de\u0301veloppement en fonction des projets mene\u0301s dans ce secteur sur une pe\u0301riode de\u0301termine\u0301e. \u00bb La part du budget de l\u2019Etat alloue\u0301e au secteur de l\u2019EHA est de 1,5 % en 2022-2023 contre 2,1 % en 2021-2022. \u00ab Par rapport a\u0300 l\u2019e\u0301conomie nationale, la part du budget de l\u2019Etat alloue\u0301e au secteur EHA repre\u0301sente 0,4 % du PIB en 2022-2023. Pour la pe\u0301riode 2011-2022\/2023, le budget annuel alloue\u0301 a\u0300 l\u2019approvisionnement en Eau potable, Hygie\u0300ne et Assainissement (AEPHA) et la Gestion des Ressources en Eau (GRE) est estime\u0301 a\u0300 environ 10 millions USD, soit 0,80 USD par an et par habitant. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s cette e\u0301tude de l\u2019Unicef, depuis l\u2019exercice budge\u0301taire 2021-2022, les allocations budge\u0301taires au secteur de l\u2019EHA inte\u0300grent le budget de la Regideso, avec une part importante de 47,8 %. Les diverses interventions du secteur EHA sont re\u0301alise\u0301es par plusieurs ministe\u0300res et institutions dont le ministe\u0300re de l\u2019Hydraulique, de l\u2019Energie et des Mines (MHEM, lead), le ministe\u0300re de l\u2019Environnement, de l\u2019Agriculture et de l\u2019E\u0301levage (MEAE), le ministe\u0300re des Infrastructures, de l\u2019Equipement et des Logements Sociaux (MEILS), le ministe\u0300re de la Sante\u0301 Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) et la Regideso. \u00ab Cette organisation cre\u0301e des difficulte\u0301s en termes de suivi et programmation budge\u0301taires. \u00bb<\/p>\n<p><b>L\u2019augmentation du budget est cruciale <\/b><\/p>\n<p>Pour donner l\u2019acce\u0300s a\u0300 l\u2019eau pour tous, avec une hygie\u0300ne et un assainissement comme pre\u0301vu dans les Objectifs de de\u0301veloppement durable (ODD), et pour mieux re\u0301pondre a\u0300 des chocs sanitaires, on trouve crucial d\u2019augmenter les allocations budge\u0301taires pour ce secteur. \u00ab Ces budgets pourraient contribuer a\u0300 ame\u0301liorer le taux d\u2019acce\u0300s et la gestion des infrastructures en eau et assainissement en faveur de la population be\u0301ne\u0301ficiaire. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s cette analyse, cette augmentation budge\u0301taire peut provenir de ressources internes, ou de ressources externes. \u00ab Elle devrait se focaliser sur les de\u0301penses d\u2019investissement ne\u0301cessaires pour accroi\u0302tre le nombre des infrastructures du secteur. \u00bb<\/p>\n<p>Les analyses proposent e\u0301galement de mener une e\u0301tude globale des de\u0301penses publiques du secteur, afin de revoir les mode\u0300les de cadrage des de\u0301penses et des allocations strate\u0301giques intersectorielles conside\u0301rant que ce secteur est multisectoriel. De plus, il faut effectuer un examen attentif du niveau actuel des investissements et de\u0301penses de fonctionnement, en lien avec le niveau actuel des autres de\u0301penses, afin de s\u2019assurer de leur ade\u0301quation et efficacite\u0301 durable. \u00ab La prise en compte des cou\u0302ts de maintenance s\u2019ave\u0300re indispensable dans ce cadre, pour assurer la pleine fonctionnalite\u0301 et pe\u0301rennite\u0301 des investissements. \u00bb<\/p>\n<p><b>Fabrice Manirakiza<\/b><\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. De la Mairie de Bujumbura en province Cibitoke en passant par les provinces Gitega Rumonge, l\u2019acce\u0300s a\u0300 l\u2019eau potable est proble\u0301matique. 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