{"id":12025,"date":"2023-10-14T18:40:00","date_gmt":"2023-10-14T18:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/gouvernement-reformes-fmi-une-medication-dure-a-avaler"},"modified":"2023-10-14T18:40:00","modified_gmt":"2023-10-14T18:40:00","slug":"gouvernement-reformes-fmi-une-medication-dure-a-avaler","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/gouvernement-reformes-fmi-une-medication-dure-a-avaler","title":{"rendered":"Gouvernement\/R\u00e9formes FMI : une m\u00e9dication dure \u00e0 avaler\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Du 25 au 29 septembre, une e\u0301quipe du Fonds Mone\u0301taire International a effectue\u0301 une mission de travail au Burundi. Bien qu\u2019avant tout, elle se voulait e\u0302tre une visite de courtoisie, a\u0300 en croire nos sources, il e\u0301tait e\u0301galement question de s\u2019enque\u0301rir des avance\u0301es de mise en \u0153uvre de l\u2019agenda de re\u0301formes du programme Facilite\u0301 Elargie de Cre\u0301dit (FEC). Malheureusement pour elle, force a e\u0301te\u0301 de constater qu\u2019il reste encore du chemin a\u0300 parcourir.<\/p>\n<p><b>Par Herve\u0301 Mugisha &amp; Re\u0301novat Ndabashinze<\/b><\/p>\n<p>Quoique d\u2019entre\u0301e de jeu, dans le communique\u0301 final, Mame Astou Diouf, cheffe de mission du FMI pour le Burundi, semble laisser entrevoir une lueur d\u2019espoir, entre les lignes, s\u2019accordent a\u0300 dire tous les analystes e\u0301conomistes, c\u2019est un tableau peu reluisant de la situation e\u0301conomique alarmante du pays qu\u2019elle brosse.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019e\u0301conomie burundaise continue de croi\u0302tre, cependant, le dynamisme e\u0301conomique est entrave\u0301 par des chocs et divers de\u0301fis, notamment des pe\u0301nuries de carburant, une faible disponibilite\u0301 de devises pour les importations et une persistance de pressions inflationnistes. La de\u0301pre\u0301ciation de 38 % du taux de change nominal effectue\u0301e par la banque centrale le 4 mai 2023 a permis de re\u0301duire la prime sur le marche\u0301 des changes paralle\u0300les. Cette dernie\u0300re a toutefois augmente\u0301 depuis lors \u00bb, fait-elle remarquer.<\/p>\n<p>L\u2019agenda des re\u0301formes du Burundi visant en grande partie a\u0300 favoriser la reprise e\u0301conomique apre\u0300s les chocs que l\u2019e\u0301conomie a subis dernie\u0300rement, a\u0300 re\u0301tablir la viabilite\u0301 exte\u0301rieure et a\u0300 renforcer la viabilite\u0301 de la dette, tout en cre\u0301ant de l\u2019espace budge\u0301taire pour permettre une croissance soutenue et inclusive.<\/p>\n<p>Au-dela\u0300 d\u2019un e\u0301quilibre de mesures macroe\u0301conomiques soigneusement calibre\u0301, Mme Astou Diouf regrette ne\u0301anmoins qu\u2019il sera primordial pour le Burundi d\u2019entreprendre des re\u0301formes visant a\u0300 favoriser la croissance et a\u0300 renforcer la gouvernance tout en restant attentif aux facteurs de vulne\u0301rabilite\u0301 du secteur financier.<\/p>\n<p>Plus de\u0301plorable, selon elle, c\u2019est la viabilite\u0301 exte\u0301rieure qui demeure largement un de\u0301fi urgent. Alors que le de\u0301ficit de la balance des transactions courantes devrait s\u2019e\u0301largir en 2023 (15,6 % du PIB en 2022), les re\u0301serves en devises ont continue\u0301 a\u0300 diminuer, s\u2019e\u0301tablissant a\u0300 59,7 millions de dollars (environ 0,5 mois d\u2019importations) en mi-septembre (contre 1,3 mois d\u2019importations a\u0300 la fin mars 2023). Pire encore, la cheffe du bureau du FMI constate ame\u0300rement que malgre\u0301 les efforts entrepris pour unifier le taux de change la de\u0301pre\u0301ciation de 38 % du taux de change nominal effectue\u0301e par la banque centrale, le 4 mai 2023 a temporairement re\u0301duit la prime sur le marche\u0301 des changes paralle\u0300le. D\u2019environ 42 %, le 4 mai, elle a augmente\u0301 depuis (a\u0300 environ 57.4 % a\u0300 fin septembre). Ce, sans oublier l\u2019inflation proche de de\u0301passer les 30%, alors que parmi ces re\u0301formes en cours, l\u2019objectif c\u2019est d\u2019atteindre une inflation annuelle moyenne a\u0300 20 % en 2023, 16 % en 2024.<\/p>\n<p>Sachant que les autorite\u0301s burundaises se sont engage\u0301es a\u0300 mettre en \u0153uvre un programme e\u0301largi de re\u0301formes macroe\u0301conomiques visant a\u0300 relever ces principaux de\u0301fis que dans le cadre de l\u2019arrangement au titre de la FEC, plus d\u2019un se demande si le gouvernement pourra inverser la tendance. Des appre\u0301hensions partage\u0301es par certains e\u0301conomistes, a\u0300 l\u2019instar d\u2019Andre\u0301 Nikwigize sur son compte X (Twitter) qui s\u2019interroge si la me\u0301dication du FMI ne sera pas dure a\u0300 avaler. \u00ab Le mal est profond et ne\u0301cessite des reme\u0300des de choc. En plus d\u2019une taxation e\u0301leve\u0301e, qui porte la pression fiscale a\u0300 17% du PIB (la plus e\u0301leve\u0301e de la sous-re\u0301gion), une dose d\u2019autres mesures e\u0301conomiques est attendue. Et qu\u2019en est-il de la population ?\u00bb<\/p>\n<p>Une chose est su\u0302re avec le pouvoir d\u2019achat des Burundais qui ne cesse de s\u2019e\u0301roder, cre\u0301ant ainsi une incertitude e\u0301conomique en plus de rendre difficile la planification a\u0300 long terme pour les entreprises. K.F, cadre de la BRB, ne cache pas que si des mesures concre\u0300tes ne sont pas arre\u0302te\u0301es, il y a risque d\u2019implosion : \u00ab L\u2019heure est grave, le gouvernement se doit de re\u0301agir, notamment en mettant un accent dans les domaines tels que :(1) du cadrage e\u0301conomique et budge\u0301taire, (2) de la pre\u0301paration et l\u2019exe\u0301cution budge\u0301taire, (3) de la gestion de la tre\u0301sorerie et de la dette, (4) du rapportage pour plus de transparence. \u00bb<\/p>\n<p><b>Que des efforts a\u0300 consentir<\/b><\/p>\n<p>Avec le de\u0301ficit budge\u0301taire qui s\u2019est conside\u0301rablement creuse\u0301 au cours de l\u2019exercice 2022\/23 (juin-juillet) par rapport a\u0300 l\u2019exercice 2021\/22 (7 % du PIB), la cheffe du bureau du FMI bien qu\u2019optimiste estime qu\u2019il faut consentir plus d\u2019effort, notamment en mettant les bouche\u0301es doubles pour (1)relancer la consolidation budge\u0301taire de fac\u0327on compatible avec une croissance e\u0301conomique, ainsi favoriser la viabilite\u0301 de la dette tout en prote\u0301geant les populations vulne\u0301rables, (2)re\u0301e\u0301quilibrer la position exte\u0301rieure et le ralentissement du financement mone\u0301taire ainsi que le renforcement des re\u0301formes de la gouvernance et celles structurelles. Mais plus que tout, les e\u0301conomistes contacte\u0301s de\u0301plorent et redoutent les effets pervers de cette instabilite\u0301 au sein de la BRB. \u00ab Pour une institution qui peinait de\u0301ja\u0300 a\u0300 recalibrer les politiques mone\u0301taire et exte\u0301rieure afin de reconstituer les re\u0301serves de change et ame\u0301liorer l\u2019efficacite\u0301 du marche\u0301 des changes, les soubresauts a\u0300 l\u2019interne risquent de ternir son image aupre\u0300s de ses partenaires \u00bb<\/p>\n<p>Et de se demander :\u00ab Avec cette interfe\u0301rence de certaines hautes autorite\u0301s, la BRB sera a\u0300 mesure d\u2019entreprendre a\u0300 sa guise les re\u0301formes telles que voulues par le FMI ? \u00bb. Une appre\u0301hension partage\u0301e par l\u2019e\u0301quipe du FMI en mission a\u0300 Bujumbura. D\u2019apre\u0300s certaines sources, elle a insiste\u0301 sur cet aspect : l\u2019inde\u0301pendance de la banque centrale. Car, estime-t-elle, \u00ab ce n\u2019est pas un simple concept the\u0301orique, c\u2019est une ne\u0301cessite\u0301 pratique et un principe fondamental de la macroe\u0301conomie moderne pour assurer la stabilite\u0301 e\u0301conomique et la prospe\u0301rite\u0301. \u00bb<\/p>\n<p><b>Inte\u0301re\u0302t a\u0300 satisfaire les de\u0301side\u0301rata du FMI<\/b><\/p>\n<p>Au regard de la manie\u0300re dont certaines institutions du gouvernement charge\u0301es de mettre en \u0153uvre les re\u0301formes du FMI trai\u0302nent les pieds, un cadre du ministe\u0300re des Finances pre\u0301vient : \u00ab Nous avons inte\u0301re\u0302t a\u0300 ne pas dormir sur des lauriers. Car, a\u0300 de\u0301faut de satisfaire leurs de\u0301side\u0301rata, le programme pourrait e\u0302tre suspendu \u00bb sauf changement de dernie\u0300re minute, la mission d\u2019e\u0301valuation attendue tre\u0300s prochainement d\u2019ici fin octobre-de\u0301but novembre, ce cadre estime que le gouvernement devrait avoir plusieurs fers au feu pour e\u0302tre en re\u0300gle.\u00ab Si la trac\u0327abilite\u0301, la bonne gouvernance, la transparence font partie des conditionnalite\u0301s cle\u0301s de cet accord, pourquoi ne pas obtempe\u0301rer surtout que ces fonds sont \u00ab catalytiques pour les autres financements ?\u00bb<\/p>\n<p>Mais pour que cela puisse prendre forme, notre source rappelle que des mesures rigoureuses doivent e\u0301galement e\u0302tre prises pour combattre la corruption et instaurer un e\u0301tat de droit \u00ab La bonne foi ne suffit pas. C\u2019est en ame\u0301liorant la gouvernance et en luttant contre la corruption que l\u2019on cre\u0301e un environnement propice aux investissements prive\u0301s, il y a cre\u0301ation des emplois et la relance e\u0301conomique \u00bb.<\/p>\n<p>Pour rappel, tous les 6 mois, une mission d\u2019e\u0301valuation vient pour s\u2019enque\u0301rir de la mise en application des re\u0301formes. Un ve\u0301ritable challenge, surtout qu\u2019en cas de de\u0301rapage flagrant de la part des autorite\u0301s politiques, le Burundi devra re\u0301introduire une nouvelle demande avec cette probabilite\u0301 qu\u2019elle ne soit pas prise en compte. Signalons qu\u2019un de\u0301caissement imme\u0301diat de 62,6 millions USD a e\u0301te\u0301 de\u0301ja\u0300 effectue\u0301 sur les 271 millions USD que le Burundi percevra au titre de Facilite\u0301 Elargie de Cre\u0301dit (FEC) pendant 38 mois.<\/p>\n<p><b>Re\u0301actions<\/b><\/p>\n<p><b><b>\u00ab Un constat amer \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p>Pour l\u2019e\u0301conomiste Andre\u0301 Nikwigize, le constat de la Mission du FMI sur la situation e\u0301conomique du Burundi est amer. Une croissance e\u0301conomique tre\u0300s faible (1,8% en 2022), ou ne\u0301gative, si l\u2019on tient compte de la croissance de\u0301mographique (2,7% par an), due essentiellement a\u0300 la faible production agricole et la conjoncture internationale, des re\u0301serves en devises couvrant, a\u0300 peine deux semaines d\u2019importations, ce qui veut dire que le Burundi ne dispose pas de ressources en devises pour importer le carburant, les me\u0301dicaments, les engrais et autres produits essentiels. \u00ab La situation devient grave lorsqu\u2019un peu partout dans le pays, des pe\u0301nuries de carburant se font sentir \u00bb, analyse-t-il. Il e\u0301voque aussi une inflation de plus de 30%, touchant tous les produits, aussi bien alimentaires que de premie\u0300re ne\u0301cessite\u0301. Il signale que cette inflation a deux sources : \u00ab baisse de la re\u0301colte des produits vivriers et l\u2019inflation importe\u0301e \u00bb, c\u2019est-a\u0300-dire de\u0301coulant de la hausse des produits pe\u0301troliers et d\u2019autres produits alimentaires importe\u0301s (engrais, me\u0301dicaments, engrais, produits alimentaires, et autres). \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, le FMI constate aussi une monnaie nationale (le Franc burundais) qui s\u2019est de\u0301pre\u0301cie\u0301e de plus de 58% depuis le 4 mai 2023 (date de la dernie\u0300re de\u0301valuation de 38%), de\u0301valuation se mesurant par la diffe\u0301rence qu\u2019il y a entre le cours officiel du dollar et le cours du marche\u0301 paralle\u0300le.<\/p>\n<p>Il y a aussi un endettement public excessif, constitue\u0301 en grande partie par la dette inte\u0301rieure, du fait du recours qu\u2019a fait l\u2019Etat du Burundi a\u0300 la Banque Centrale et aux banques commerciales, depuis 2016, pour financer ses ope\u0301rations courantes, lorsque les partenaires de de\u0301veloppement du Burundi avaient suspendu leur assistance. Le niveau de la dette publique, qui e\u0301tait de 32% en 2013, passera a\u0300 3% a\u0300 la fin de l\u2019anne\u0301e 2023.<\/p>\n<p>\u00ab Pour couronner le tout, une corruption, devenue ende\u0301mique, classant le Burundi au 171eme rang des pays les plus corrompus du monde, avec une note de 19 sur 100. \u00bb<\/p>\n<p>Interroge\u0301 sur les actions a\u0300 mener pour rectifier le tir, il trouve que la situation est inquie\u0301tante. \u00ab Il risque d\u2019hypothe\u0301quer la viabilite\u0301, interne et externe, du pays. Le gouvernement n\u2019a d\u2019autre choix que d\u2019accepter de prendre des re\u0301formes, surtout si leur mise en \u0153uvre peut permettre au Burundi de be\u0301ne\u0301ficier de la deuxie\u0300me tranche de la Facilite\u0301 Elargie de Cre\u0301dit du FMI, avec, e\u0301ventuellement, d\u2018autres partenaires qui pourraient se joindre au Programme du FMI. \u00bb<\/p>\n<p>Toutefois, M. Nikwigize souligne que l\u2019aide exte\u0301rieure, a\u0300 elle seule, ne pourra jamais assurer la stabilite\u0301 e\u0301conomique du Burundi, aussi longtemps que le gouvernement n\u2019aura pas pris des mesures ne\u0301cessaires pour renforcer les capacite\u0301s productives et d\u2019exportations nationales.<\/p>\n<p>\u00ab A titre d\u2019illustration, les 62,5 millions de dollars de la premie\u0300re tranche de la FEC du FMI couvrent, a\u0300 peine, 60% des besoins d\u2019importations pour 1 mois, avec les besoins pour l\u2019importation de carburant repre\u0301sentant 70% des importations. \u00bb<\/p>\n<p>Pour lui, l\u2019Etat doit investir dans les secteurs agricoles, en particulier, le cafe\u0301, le the\u0301, et autres, qui pourraient permettre d\u2019accroi\u0302tre les recettes d\u2019exportation, qui, aujourd\u2019hui, ne couvrent me\u0302me pas 20% des importations.<\/p>\n<p>Dans l\u2019imme\u0301diat, il signale que la situation e\u0301conomique du Burundi ne laisse pas de marge de man\u0153uvre pour choisir. \u00ab Le gouvernement doit de\u0301cider d\u2019engager des re\u0301formes e\u0301conomiques profondes dans les secteurs de production, pour moins de\u0301pendre de l\u2019aide exte\u0301rieure. D\u2019autre part, il est connu que les re\u0301formes de court terme renforcent la pauvrete\u0301 et la de\u0301pendance. \u00bb<\/p>\n<p>Pour le reste, se re\u0301sume-t-il, il faut attendre la prise des mesures convenues avec le FMI, qui ne sauraient tarder, puisque les mesures conditionnent le de\u0301blocage de la 2eme tranche du FMI.<\/p>\n<p><b><b>\u00ab Assainir le climat des affaires \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p>\u00ab L\u2019OLUCOME n\u2019a cesse\u0301 de donner des propositions afin que la situation e\u0301conomique et financie\u0300re s\u2019ame\u0301liore au pays. Ce que le FMI a montre\u0301 concorde avec ce que notre organisation soule\u0300ve au quotidien. Mais, apparemment le gouvernement fait la sourde oreille \u00bb, critique Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019OLUCOME.<\/p>\n<p>Pour se relever, il trouve que la premie\u0300re action a\u0300 faire est une re\u0301forme profonde de l\u2019administration, de la base au sommet. \u00ab Il faut que le gouvernement ait le courage de chercher les experts internationaux pour l\u2019aider a\u0300 progresser. Il faut que les postes de responsabilite\u0301 soient occupe\u0301s par des personnes qu\u2019il faut. Il faut que les gens soient forme\u0301s et que la question du militantisme soit mise de co\u0302te\u0301, et mettre en avant le me\u0301rite. \u00bb<\/p>\n<p>Il propose aussi que le secteur des cultures d\u2019exportation soit une priorite\u0301 : le cafe\u0301, le coton, le the\u0301, &#8230;, Bref, toute autre culture capable de ge\u0301ne\u0301rer des devises au pays.<\/p>\n<p>M.Rufyiri indique qu\u2019il faut aussi compter sur la coope\u0301ration au de\u0301veloppement, le tourisme, la diaspora, etc. \u00ab Nous avons beaucoup d\u2019opportunite\u0301s qui peuvent ge\u0301ne\u0301rer des devises, mais qui ne sont pas effectivement exploite\u0301es. \u00bb<\/p>\n<p>Il plaide aussi pour une re\u0301vision budge\u0301taire en de\u0301cembre. Ce qui permettra selon lui d\u2019orienter le gros du budget dans les secteurs porteurs de croissance en vue de stimuler les exportations. \u00ab Cela pourrait nous aider a\u0300 avoir des devises et stabiliser la balance commerciale. \u00bb<\/p>\n<p>La bonne gouvernance aussi. \u00ab Il faut que le gouvernement interdise aux fonctionnaires, les mandataires publics d\u2019exercer le commerce. En se lanc\u0327ant dans ces activite\u0301s, ils ne s\u2019occupent plus de la chose publique. Le secteur judiciaire doit e\u0302tre assaini, re\u0301forme\u0301 pour que les investisseurs e\u0301trangers soient motive\u0301s a\u0300 s\u2019installer au pays. Il faut donc que le climat des affaires soit sain. \u00bb<\/p>\n<p>M.Rufyiri tient aussi a\u0300 la lutte contre la corruption : \u00ab Cela doit e\u0302tre parmi les priorite\u0301s du gouvernement. Ce qui se manifestera par la mise en place d\u2019une institution spe\u0301cialise\u0301e en matie\u0300re de lutte contre la corruption et la de\u0301claration du patrimoine des mandataires publics avant leur entre\u0301e en fonction. \u00bb<\/p>\n<p><b><b>Faustin Ndikumana :\u00ab Une gestion rationnelle des devises \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p>\u00ab Qu\u2019un pays voit les re\u0301serves de devises passer d\u2019un mois d\u2019importation a\u0300 deux semaines. C\u2019est une situation alarmante et inquie\u0301tante souvent a\u0300 l\u2019origine de la fragilite\u0301 des importations, dans le re\u0300glement des cotisations dans les organisations internationales et le financement des ambassades, le financement des bourses d\u2019e\u0301tudes a\u0300 l\u2019e\u0301tranger, la participation du Burundi dans les compe\u0301titions internationales, etc. \u00bb, indique le pre\u0301sident de la Parcem.<\/p>\n<p>Face a\u0300 cette situation, M. Ndikumana sugge\u0300re une gestion rationnelle des devises. \u00ab Avant toute chose, il faut d\u2019abord qu\u2019il y ait un audit de leur gestion au niveau de la Banque centrale. S\u2019il y a rarete\u0301 e\u0301vidente, il faut tracer les priorite\u0301s au niveau des importations. \u00bb, propose-t-il.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, les missions a\u0300 l\u2019e\u0301tranger doivent aussi faire l\u2019objet d\u2019analyse : \u00ab Chaque autorite\u0301, quel que soit son rang, avant de partir en mission, on devrait analyser si re\u0301ellement sa mission aura des retombe\u0301es positives dans le court terme sur la caisse de l\u2019Etat. Sinon, pareilles de\u0301penses a\u0300 l\u2019e\u0301tranger risquent de peser lourdement sur cette tre\u0301sorerie de\u0301ja\u0300 a\u0300 la peine \u00bb.<\/p>\n<p>Cet activiste sugge\u0300re au gouvernement de concevoir une strate\u0301gie de financement pour avoir les devises, notamment : investir dans le tourisme, assurer la mobilisation de l\u2019aide publique au de\u0301veloppement. Tout ceci, dans un cadre le\u0301gal et environnemental qui permettra d\u2019attirer les investisseurs et ainsi promouvoir les exportations.<\/p>\n<p><b><b>\u00ab Difficile de parler de croissance lorsque l\u2019inflation de\u0301passe 30% \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p>S.D. e\u0301conomiste, ne cache pas son amertume lorsque le gouvernement e\u0301voque certains chiffres. \u00ab Comment peut-on oser parler de croissance lorsque le taux d\u2019inflation de\u0301passe 30% ? C\u2019est de la re\u0301cession \u00bb, marte\u0300le-t-il. Selon lui, le mieux pour \u00ab gue\u0301rir \u00bb, c\u2019est que le gouvernement affronte la re\u0301alite\u0301, reconnaisse que le pays souffre d\u2019un marasme e\u0301conomique. Ce, suite a\u0300 plusieurs facteurs, en te\u0302te de liste, le manque de confiance des acteurs e\u0301conomiques envers l\u2019Etat burundais, l\u2019absence de leaders e\u0301claire\u0301s en mesure de transformer la dette en investissement, etc. Pour lui, tant que ce proble\u0300me persistera, il ne fait aucun doute : \u00ab Nous ferons toujours face au proble\u0300me de sous-investissement dont la conse\u0301quence est une baisse relative de la productivite\u0301, conduisant a\u0300 son tour, a\u0300 une destruction des emplois. \u00bb Pour parer a\u0300 cela, estime-t-il, l\u2019urgence est de mettre en place un arsenal de mesures permettant de cre\u0301er un climat de confiance pour les investisseurs. Notamment, la lutte contre la pre\u0301dation, l\u2019instauration d\u2019un e\u0301tat de droit en mesure de rassurer tout investisseur qu\u2019il peut travailler en toute se\u0301re\u0301nite\u0301, etc. \u00ab Que l\u2019on veuille ou non, il sera difficile de pre\u0301tendre instaurer un cadre macro-e\u0301conomique \u00bb, conclut-il.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. Du 25 au 29 septembre, une e\u0301quipe du Fonds Mone\u0301taire International a effectue\u0301 une mission de travail au Burundi. 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