{"id":12306,"date":"2023-11-06T17:41:00","date_gmt":"2023-11-06T17:41:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/les-gestionnaires-des-projets-existent-mais-ou-sont-ils"},"modified":"2023-11-06T17:41:00","modified_gmt":"2023-11-06T17:41:00","slug":"les-gestionnaires-des-projets-existent-mais-ou-sont-ils","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/les-gestionnaires-des-projets-existent-mais-ou-sont-ils","title":{"rendered":"Les gestionnaires des projets existent, mais o\u00f9 sont-ils ?"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Ne\u0301potisme, cliente\u0301lisme, corruption, militantisme, &#8230; Plus d\u2019uns se demandent pourquoi les projets finance\u0301s par les agences onusiennes et la Banque mondiale sont mal exe\u0301cute\u0301s. Manque de patriotisme ou faibles capacite\u0301s ?<\/p>\n<p>\u00ab Le gouvernement me dit que nous n\u2019avons pas pu exe\u0301cuter ce projet parce qu\u2019on n\u2019a pas les capacite\u0301s. J\u2019ai pose\u0301 la question : vous voulez des capacite\u0301s externes qui viennent ici ou vous voulez qu\u2019on vous aide a\u0300 faire revenir les nationaux burundais qui sont hyper compe\u0301tents qui sont dans la diaspora ? \u00bb, de\u0301clare le coordonnateur a.i du syste\u0300me des Nations unies, Abdou Dieng.<\/p>\n<p>\u00ab La question au Burundi que j\u2019essaie de mettre sur la table, avec le Premier ministre et avec les bailleurs de fonds, tourne autour des renforcements des capacite\u0301s. Il y en a beaucoup. Qu\u2019est-ce qui a pousse\u0301 ces Burundais a\u0300 partir ? \u00bb Et d\u2019ajouter : \u00ab Il faut d\u2019abord re\u0301gler cette question. Vous formez des gens, surtout en me\u0301decine. C\u2019est un investissement lourd. Apre\u0300s il se dit, je n\u2019ai pas les bonnes conditions pour travailler ici. On n\u2019a pas parle\u0301 des salaires. Si on ne re\u0300gle pas la question des salaires, j\u2019ai peur que me\u0302me les capacite\u0301s qu\u2019on va renforcer vont nous passer entre les doigts. \u00bb<\/p>\n<p><b>Une question fondamentale selon les Nations unies <\/b><\/p>\n<p>\u00ab Qu\u2019est-ce qu\u2019on peut faire pour qu\u2019un me\u0301decin burundais forme\u0301 ne parte pas. On ne peut pas l\u2019attacher s\u2019il veut partir. J\u2019ai rencontre\u0301 tellement de Burundais tre\u0300s compe\u0301tents, mais qui n\u2019arrivent pas a\u0300 rentrer. C\u2019est une question que nous sommes en train de discuter avec le gouvernement. Et c\u2019est le gouvernement qui doit nous dire dans quels domaines, ce n\u2019est pas a\u0300 nous de dire que vous avez besoin de quelqu\u2019un ici. Non. \u00bb<\/p>\n<p>Il donne l\u2019exemple de la Regideso. \u00ab Il faut passer par un appel d\u2019offres. Dire, on besoin de quelqu\u2019un avec telles qualifications. On ne va jamais re\u0301gler le proble\u0300me de l\u2019e\u0301nergie et de l\u2019eau, il faut des gens compe\u0301tents. Des Burundais, il y en a. \u00bb<\/p>\n<p><b>Et la motivation ? <\/b><\/p>\n<p>L\u2019intervention du se\u0301nateur Jean Bosco Ntunzwenimana est revenue sur une des causes qui pousseraient au non-ache\u0300vement des projets. \u00ab Il y a des projets finance\u0301s par les partenaires et je sais qu\u2019il y a eu beaucoup de re\u0301unions pour analyser pourquoi beaucoup des projets rencontrent des proble\u0300mes d\u2019exe\u0301cution. On a e\u0301voque\u0301 plusieurs questions, surtout lie\u0301es a\u0300 leur inte\u0301ressement. Et cela figure dans le financement des projets. \u00bb C\u2019e\u0301tait lors de la pre\u0301sentation, du Premier ministre, devant le Parlement re\u0301uni en congre\u0300s afin de parler des principales actions du plan de travail et budget annuel du Gouvernement, exercice 2023-2024.<\/p>\n<p>Pour lui, le proble\u0300me se trouve surtout de ce co\u0302te\u0301 : \u00ab Manque de motivation \u00bb, a-t-il souligne\u0301. Et de faire une proposition : \u00ab J\u2019aimerais alors lui sugge\u0301rer s\u2019il a pris la question en main, il faut voir ce qu\u2019il peut faire pour que les projets soient bien exe\u0301cute\u0301s et dans les de\u0301lais.\u00bb<\/p>\n<p>Une intervention qui ne laissera sans commentaire, Emmanuel Sinzohagera, pre\u0301sident du Se\u0301nat et Gervais Ndirakobuca, 1er ministre.<\/p>\n<p><b>Manque de patriotisme<\/b><\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est une question a\u0300 de\u0301battre. Je ne vais pas entrer en de\u0301tail dans les salaires. Je ne pense pas que ce sont les seules causes. Il y en a qui vont dans ces projets en visant leurs propres inte\u0301re\u0302ts au lieu de l\u2019inte\u0301re\u0302t national. Alors, quand on se trompe et qu\u2019on le place dans une structure, il freine tout. Parce qu\u2019il n\u2019a pas e\u0301te\u0301 de\u0301signe\u0301 gestionnaire du projet \u00bb, commente Emmanuel Sinzohagera, pre\u0301sident du Se\u0301nat.<\/p>\n<p>Pour lui, beaucoup de facteurs entrent en jeu. D\u2019ailleurs, ces projets sont exe\u0301cute\u0301s par des Burundais et pas des e\u0301trangers.<\/p>\n<p>Emmanuel Sinzohagera trouve qu\u2019il faut d\u2019abord un esprit patriotique. \u00ab Il faut aimer notre pays. Il y a me\u0302me des pays ou\u0300 on accepte qu\u2019on diminue les salaires et les gens travaillent et le pays se de\u0301veloppe. \u00bb Mais, au Burundi, les gestionnaires des projets ne sont pas mal paye\u0301s, ils sont bien nantis.<\/p>\n<p>\u00ab Mais, comme ils n\u2019ont pas rec\u0327u la somme qu\u2019ils ont mentionne\u0301e dans le projet, ou parce qu\u2019il y a eu des influences pour s\u2019octroyer de grosses sommes, ils disent qu\u2019ils ne peuvent pas travailler. C\u2019est un manque de patriotisme \u00bb, de\u0301plore-t-il.<\/p>\n<p>Gervais Ndirakobuca, Premier ministre, abonde dans le me\u0302me sens. \u00ab Je ne pense pas que c\u2019est lie\u0301 a\u0300 la motivation. Si oui, comment est-ce que les projets d\u2019avant l\u2019ordonnance qui fixe les plafonds de salaire pour les gestionnaires des projets e\u0301taient exe\u0301cute\u0301s ? Je sais tre\u0300s bien qu\u2019il y a des projets qui ont rec\u0327u deux ou trois prolongations et qui ne sont pas encore acheve\u0301s jusqu\u2019aujourd\u2019hui ? \u00bb Or, analyse-t-il, ils recevaient cet argent.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, il y a un se\u0301rieux proble\u0300me. \u00ab Tant que les gestionnaires n\u2019auront pas compris qu\u2019il faut achever le projet pour que les Burundais commencent a\u0300 be\u0301ne\u0301ficier de ses dividendes, il y a un proble\u0300me. \u00bb<\/p>\n<p>Il indique qu\u2019il y en a me\u0302me ceux qui font retarder l\u2019exe\u0301cution des projets afin qu\u2019une fois les de\u0301lais prolonge\u0301s, ils maintiennent le poste de chef du projet.<\/p>\n<p><b>Quid de la finalite\u0301 des financements des partenaires <\/b><\/p>\n<p>M. Sinzohagera doute d\u2019ailleurs de l\u2019objectif vise\u0301 par ceux qui donnent les financements. \u00ab Il est temps de repenser cette politique. Je le dis souvent : aide au de\u0301veloppement. Dans ces deux mots, l\u2019action principale, ce n\u2019est pas aider, c\u2019est de\u0301velopper. Et on ne t\u2019aide pas a\u0300 te de\u0301velopper. Nous devons nous de\u0301velopper et l\u2019aide viendrait apre\u0300s. Mais, nous, l\u2019aide au de\u0301veloppement nous a assujettis et nous avons oublie\u0301 l\u2019action principale. \u00bb<\/p>\n<p>Pour lui, tant que les Burundais n\u2019ont pas encore compris cette logique, les projets seront toujours faits, mais pas dans les de\u0301lais. \u00ab Il ne faut pas re\u0301soudre des questions de fac\u0327on superficielle \u00bb, se re\u0301sume-t-il.<\/p>\n<p>Gervais Ndirakobuca, 1er ministre fait presque la me\u0302me lecture. \u00ab Peut-e\u0302tre me\u0302me avant ma naissance, les partenaires au de\u0301veloppement e\u0301taient la\u0300 et continuaient a\u0300 parler du de\u0301veloppement du Burundi. Mais, ce de\u0301veloppement n\u2019est pas encore la\u0300. Je pense qu\u2019il est temps d\u2019ouvrir les yeux pour voir. Ou\u0300 ces aides ont fait arriver le Burundi ? \u00bb<\/p>\n<p>Il se demande d\u2019ailleurs si ceux qui financent ces projets veulent re\u0301ellement que le Burundi se de\u0301veloppe : \u00ab La\u0300, je me re\u0301serve de donner la re\u0301ponse.\u00bb<\/p>\n<p>Pour le 1er ministre Ndirakobuca, si le Burundi n\u2019est pas encore de\u0301veloppe\u0301, qu\u2019on ne continue pas de se faire des illusions que ce sont les partenaires qui le feront progresser : \u00ab C\u2019est nous qui de\u0301velopperons le pays. Et a\u0300 ce moment, ils viendront dire qu\u2019ils ont contribue\u0301 ou qu\u2019ils comptent nous appuyer. \u00bb<\/p>\n<p>Pour l\u2019opposant Agathon Rwasa et pre\u0301sident du CNL, le Burundi ne manque pas de ressources humaines. \u00ab Seulement, elles sont mal exploite\u0301es ou inexploite\u0301es. Du moment ou\u0300 le militantisme prime sur les compe\u0301tences, alors vous comprendrez que c\u2019est difficile lorsque les plus ze\u0301le\u0301s militants sont les mieux place\u0301s. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, cela fait que d\u2019abord ceux qui sont place\u0301s pour leur militantisme feront fi de tout ce qui est disposition le\u0301gale et travailleront seulement dans l\u2019esprit du parti. \u00ab Et le parti qui a ses orientations qui dictent sa volonte\u0301. Et lorsque le respect de la loi n\u2019est pas une pre\u0301occupation pour ceux qui ge\u0300rent, salut les de\u0301ga\u0302ts. \u00bb<\/p>\n<p>Selon lui, le proble\u0300me c\u2019est le sectarisme dans ce sens que du sommet a\u0300 la base, on a cherche\u0301 qu\u2019a\u0300 y placer des militants ze\u0301le\u0301s du parti de l\u2019aigle. Il explique que ce n\u2019est pas e\u0301vident que le militantisme acerbe rime toujours avec les compe\u0301tences. \u00ab Telle est la proble\u0301matique et tout se fait malheureusement en violation de la Constitution. Parce que la Constitution de 2018 pre\u0301cise bel et bien en son article 13, que tous les Burundais sont e\u0301gaux en droits et en dignite\u0301. Et la\u0300, allez-y chercher si re\u0301ellement nous avons les me\u0302mes droits, la me\u0302me dignite\u0301 aux yeux de ceux qui dirigent ou de ceux qui adhe\u0300rent a\u0300 leur parti. \u00bb<\/p>\n<p>De plus, poursuit-il, l\u2019article 16 dit clairement que la formation du gouvernement doit refle\u0301ter les composantes de la socie\u0301te\u0301 burundaise. \u00ab Entendez par la\u0300 les partis politiques notamment au-dela\u0300 de cette histoire de quota ethnique, mais aussi les e\u0301quilibres re\u0301gionaux, etc. Est-ce que cela est respecte\u0301 ? La re\u0301ponse est non puisqu\u2019on a un gouvernement monolithique, 100% issu du parti de l\u2019aigle. Est-ce que les autres Burundais ne sont pas compe\u0301tents, ministrables ? \u00bb<\/p>\n<p>Encore, ajoute M. Rwasa, l\u2019article 140 de la me\u0302me Constitution pre\u0301cise bien que dans la nomination aux postes administratifs, d\u2019autres administratifs au niveau ministe\u0301riel notamment, \u00ab on veille a\u0300 respecter les e\u0301quilibres politiques, ethniques, genres, tout autant que les e\u0301quilibres re\u0301gionaux. \u00bb \u00ab Est-ce que cela est respecte\u0301 ? Et cela est valable pour la diplomatie. Maintenant, allez-y voir quelle diplomatie nous avons. Elle a toute la couleur de l\u2019aigle, toutes les allures militantes. \u00bb<\/p>\n<p>Bref, re\u0301sume-t-il, le manque de respect a\u0300 la Constitution est la base de ce fle\u0301au, la mauvaise gouvernance parce que \u00ab le militantisme est loin d\u2019e\u0302tre l\u2019e\u0301quivalent de la compe\u0301tence. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Normalement, le proble\u0300me de compe\u0301tences est une e\u0301vidence au Burundi. Le pays a une faiblesse des capacite\u0301s au niveau de la gestion des projets, de la gestion institutionnelle \u00bb, analyse Faustin Ndikumana, directeur exe\u0301cutif de l\u2019ONG PARCEM. Ce qui affecte selon lui-me\u0302me l\u2019efficacite\u0301 des institutions.<\/p>\n<p>Il signale qu\u2019une enque\u0302te mene\u0301e par son ONG re\u0301ve\u0300le certaines causes de cette situation : \u00ab Il y a d\u2019abord la philosophie et la culture actuelle qui ignorent les compe\u0301tences. La philosophie de la gestion, des re\u0301formes, la gestion des projets, des politiques e\u0301conomiques et programmes. On voit que dans la culture des dirigeants, on veut ignorer les compe\u0301tences des gens. \u00bb<\/p>\n<p>Il e\u0301voque une faible compe\u0301tence, mauvaise formation des jeunes ge\u0301ne\u0301rations montantes. Ce qui est lie\u0301e, d\u2019apre\u0300s lui, a\u0300 la crise de l\u2019e\u0301cole qu\u2019on vit depuis un certain temps.<\/p>\n<p>M.Ndikumana a e\u0301voque\u0301 aussi le re\u0301flexe ethnique du passe\u0301 qui continue a\u0300 e\u0301mailler le syste\u0300me de nomination. \u00ab Cela fait que certains cadres me\u0302me s\u2019ils sont compe\u0301tents soient ignore\u0301s suite aux conside\u0301rations ethniques. Il y a la politisation des nominations qui est devenue monnaie courante. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, il y a en outre le militantisme qui fait que pour choisir ou nommer un cadre, l\u2019image du parti au pouvoir reste pre\u0301dominante et pe\u0300se lourdement sur le syste\u0300me de nomination.<\/p>\n<p>\u00ab Il y a aussi des fois ou\u0300 les conditions de travail, la logistique, les salaires qui font que beaucoup de compe\u0301tences, de cerveaux quittent le pays \u00bb, poursuit-il, de\u0301plorant en outre qu\u2019au Burundi, la mauvaise affectation budge\u0301taire soit une maladie qui est en train de maintenir le pays dans une mise\u0300re indescriptible. \u00ab Un pays ne peut jamais quitter le stade de pauvrete\u0301 sans une affectation budge\u0301taire rationnelle, digne de ce nom tenant compte des programmes et des priorite\u0301s gouvernementales cense\u0301es relever le niveau de vie des citoyens. \u00bb<\/p>\n<p>Comme solutions, M. Ndikumana sugge\u0300re qu\u2019il faut chercher les compe\u0301tences au Burundi et a\u0300 l\u2019exte\u0301rieur. \u00ab Il faut bien les re\u0301mune\u0301rer a\u0300 la hauteur de leur niveau de formation, expertise. Il faut aussi une strate\u0301gie de renforcement des capacite\u0301s en permanence. A long terme, il faut aussi relever le niveau de formation. \u00bb<\/p>\n<p>Pour lui, il faut faire tout pour inverser la tendance : \u00ab Sinon, le pays aura des conse\u0301quences graves dans l\u2019avenir. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Quand nous ne sommes pas capables d\u2019exe\u0301cuter ces projets, de consommer les appuis financiers qui nous ont e\u0301te\u0301 donne\u0301s, d\u2019une part c\u2019est une honte, mais aussi c\u0327a fait retarder le de\u0301veloppement socio-e\u0301conomique de notre pays \u00bb, fait savoir Kefa Nibizi, pre\u0301sident du parti Codebu.<\/p>\n<p>Kefa Nibizi de\u0301plore que le gouvernement ait fait des coupures drastiques dans les salaires qui sont accorde\u0301s aux exe\u0301cutants des projets finance\u0301s par les agences onusiennes sous pre\u0301texte de l\u2019harmonisation des salaires.<\/p>\n<p>Un facteur qui pousse vers la fuite de cerveaux, mais aussi la non-exe\u0301cution correcte de ces projets, c\u2019est que souvent me\u0302me les intellectuels qui sont la\u0300 ne travaillent pas de fac\u0327on e\u0301panouie. \u00ab Ils subissent des injonctions de certains repre\u0301sentants politiques qui ne\u0301cessairement n\u2019ont pas les compe\u0301tences techniques pour savoir ce qu\u2019il faut faire, mais qui donnent des orientations de telle sorte que la personne compe\u0301tente se sent ge\u0302ne\u0301e parce qu\u2019elle est oblige\u0301e dans ce cas de faire ce qui ne rentre pas dans sa compe\u0301tence, mais dans la volonte\u0301 politique de tierces personnes. \u00bb Et d\u2019ajouter : \u00ab Cela retarde les projets, mais aussi ge\u0302ne ces personnes-ressources a\u0300 tel point que certaines de\u0301missionnent ou pre\u0301fe\u0300rent aller travailler ailleurs. \u00bb<\/p>\n<p>Selon le pre\u0301sident du parti Codebu, un autre phe\u0301nome\u0300ne non ne\u0301gligeable est que souvent les recrutements de ceux qui exe\u0301cutent ces projets sont base\u0301s sur l\u2019appartenance politique. \u00ab Je ne peux pas douter que s\u2019il y a une personne quoi que tre\u0300s compe\u0301tente, mais qu\u2019il n\u2019est pas membre du parti au pouvoir, il ne peut sans aucun doute coordonner un projet. Cela freine alors l\u2019avance\u0301e de ces projets. \u00bb<\/p>\n<p>M. Nibizi nuance : \u00ab A co\u0302te\u0301 de cette cause e\u0301nonce\u0301e par ce repre\u0301sentant, il y a e\u0301galement le retard des autorisations d\u2019exe\u0301cutions, surtout lors du de\u0301caissement des fonds. Et un projet peut durer des mois sans e\u0302tre exe\u0301cute\u0301. \u00bb Selon ce politique, il faut toujours un renforcement des capacite\u0301s, mais aussi assouplir les conditions de de\u0301caissement de fonds de financement pour exe\u0301cuter ces projets dans les de\u0301lais impartis.<\/p>\n<p>\u00ab En matie\u0300re de gestion, il doit y avoir de la coordination des actions et cela requiert plusieurs e\u0301tapes. Il faut d\u2019abord celui qui raisonne au plus haut sommet et qui donne des orientations. Quand il n\u2019y a pas de strate\u0301gies globales en matie\u0300re de planification, d\u2019e\u0301laboration des projets et programmes et puis en matie\u0300re de mobilisation et d\u2019exe\u0301cution de fonds, le proble\u0300me se trouve d\u2019abord a\u0300 ce niveau. Et c\u2019est la raison pour laquelle, le renforcement des capacite\u0301s doit commencer par le leadership au sommet \u00bb, analyse le pre\u0301sident de l\u2019Olucome. \u00ab Pour re\u0301pondre a\u0300 la question d\u2019absorption de fonds alloue\u0301s aux projets, il doit y avoir des experts a\u0300 plusieurs niveaux et fondamentalement et a\u0300 l\u2019occurrence au niveau de la planification. \u00bb<\/p>\n<p>Selon Gabriel Rufyiri, le gouvernement burundais doit d\u2019abord e\u0301laborer des profils qu\u2019il ne dispose pas sur bases des TDR bien de\u0301termine\u0301s et avec bien su\u0302r un budget conse\u0301quent pour les encourager. \u00ab S\u2019il y a un e\u0301tranger qui dispose de ces compe\u0301tences pourquoi ne pas le prendre ? \u00bb<\/p>\n<p>Malheureusement, indique-t-il, le constat est qu\u2019actuellement le recrutement de ces experts se fasse sur base du militantisme partisan et c\u0327a a e\u0301te\u0301 prouve\u0301 que la plupart des ceux qui sont recrute\u0301s sur base des crite\u0300res partisanes n\u2019ont pas ces compe\u0301tences. \u00ab A ce niveau-la\u0300, les compe\u0301tences sont rele\u0301gue\u0301es a\u0300 l\u2019arrie\u0300re-plan. Un Burundais intelligent, mais qui n\u2019est pas membre du parti au pouvoir, il est tout simplement de\u0301conside\u0301re\u0301. C\u2019est pour cette raison qu\u2019il est difficile d\u2019arriver loin si on travaille de la sorte. \u00bb<\/p>\n<p>Il rappelle que si l\u2019Office burundais des Recettes (OBR) existe aujourd\u2019hui, c\u2019est gra\u0302ce a\u0300 l\u2019expert irlandais qui a accompagne\u0301 le Burundi dans sa mise en place.<\/p>\n<p>\u00ab Au Burundi, nous avons bien des compe\u0301tences. Dans la sous-re\u0301gion, le Burundi se place parmi les pays qui ont des gens qui ont fre\u0301quente\u0301 de grandes e\u0301coles, de grandes universite\u0301s et qui ont des compe\u0301tences capables d\u2019exe\u0301cuter n\u2019importe quel projet ici au Burundi \u00bb, analyse le pre\u0301sident du parti Ranac. \u00ab Par ailleurs, il y a eu dans le temps des exe\u0301cutions de projets finance\u0301s par ces agences onusiennes et ils ont e\u0301te\u0301 bien exe\u0301cute\u0301s. Pourquoi pas aujourd\u2019hui ? \u00bb<\/p>\n<p>Selon lui, le proble\u0300me se situe d\u2019abord dans l\u2019histoire du Burundi. \u00ab Le Burundi est un pays qui a connu de grandes difficulte\u0301s a\u0300 ce qui concerne l\u2019exclusion de tout genre. Avant, on e\u0301voquait l\u2019exclusion ethnique et re\u0301gionale. Maintenant c\u2019est l\u2019exclusion politique qui se manifeste. Il y a des conside\u0301rations partisanes qui entrent en jeu. Aujourd\u2019hui, vous n\u2019e\u0302tes pas de la mouvance, vous n\u2019e\u0302tes pas en connivence avec une telle ou telle autorite\u0301, vous e\u0302tes exclus malgre\u0301 vos compe\u0301tences. \u00bb Et d\u2019ajouter : \u00ab Il y a dans ce pays le triomphe du ne\u0301potisme. \u00bb<\/p>\n<p>Selon lui, les choses se sont empire\u0301es avec le tournant e\u0301lectoral de 2015. \u00ab A cette pe\u0301riode, il y a une fronde au sein du parti au pouvoir et la plupart des gens qui ont un niveau de compe\u0301tence assez conside\u0301rable ont e\u0301te\u0301 e\u0301carte\u0301s du syste\u0300me et ont pris le chemin de l\u2019exil. Maintenant le CNDD-FDD se recherche, il s\u2019est retrouve\u0301 devant une nouvelle ge\u0301ne\u0301ration qui a besoin d\u2019accompagnement. Et il faut la\u0300 aussi que les dirigeants du CNDD-FDD s\u2019en rendent compte. \u00bb Pour lui, il faut privile\u0301gier la me\u0301ritocratie pour ge\u0301rer une nation.<\/p>\n<p>Pour M. Baricako, le proble\u0300me des salaires qui sont maigres ne suffit pas pour expliquer cette proble\u0301matique. D\u2019apre\u0300s lui, il y a une panoplie de raisons. Parmi ces raisons, le pre\u0301sident du parti RANAC e\u0301voque le dilemme de se\u0301curite\u0301 dans lequel se trouve notre pays. \u00ab Le Burundi est classe\u0301 parmi les pays se trouvant dans la re\u0301gion de turbulence. On ne sait pas quand la crise peut s\u2019e\u0301clater. Dans ce cas, il est difficile de maintenir ces experts dont le pays a besoin. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s m. Baricako, le proble\u0300me est que certains fonctionnaires de l\u2019Etat sont devenus des commerc\u0327ants de premier rang. \u00ab Dans ce cas, ils s\u2019occupent beaucoup plus de leur business au de\u0301triment du service qu\u2019ils sont cense\u0301s rendre. Les fonds alloue\u0301s aux diffe\u0301rents projets tombent en annulation a\u0300 cause de c\u0327a pluto\u0302t que le patriotisme. D\u2019ailleurs, c\u0327a de\u0301pend de la manie\u0300re dont on de\u0301finit le patriotisme. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Au Burundi, il y a des hommes pleins d\u2019expe\u0301rience. Il y a me\u0302me des hommes qui travaillent dans les diffe\u0301rents pays, dans le syste\u0300me des Nations-Unies et partout dans le monde. Pour dire qu\u2019au Burundi il y a des gens compe\u0301tents capables d\u2019exe\u0301cuter les projets. \u00bb<\/p>\n<p>Le proble\u0300me pour M. Nkurunziza, c\u2019est le militantisme. \u00ab Au Burundi, me\u0302me si tu es expert compe\u0301tent, mais que tu n\u2019es pas membre du parti au pouvoir, tu ne peux pas trouver du travail. Ton CV n\u2019est pas conside\u0301re\u0301. C\u0327a, c\u2019est un proble\u0300me tre\u0300s majeur. On n\u2019engage les gens non pas parce qu\u2019ils sont compe\u0301tents, mais pluto\u0302t parce qu\u2019ils sont militants du parti au pouvoir. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le pre\u0301sident de l\u2019Uprona, l\u2019autre proble\u0300me est bien e\u0301videmment celui des salaires. \u00ab Avec l\u2019inflation que connai\u0302t le pays, il devient difficile pour un fonctionnaire de joindre les deux bouts du mois. Par exemple, un docteur en me\u0301decine et lui payer 500 mille de Fbu alors qu\u2019il a une famille, c\u2019est une situation pratiquement intenable. Celui-ci va donc chercher la\u0300 ou\u0300 il peut toucher un salaire qui lui sera capable de subvenir aux besoins de sa famille. \u00bb Pour Olivier Nkurunziza, il faut alors mettre en avant la me\u0301ritocratie et non les affinite\u0301s partisanes. \u00ab Il faut mettre en avant l\u2019esprit d\u2019excellence quand on recrute. \u00bb<\/p>\n<p>Selon le repre\u0301sentant le\u0301gal de l\u2019Association Capes+, ce ne sont pas des compe\u0301tences qui manquent au Burundi pluto\u0302t le sens du patriotisme et de responsabilite\u0301 font de\u0301faut pour certains. \u00ab Il faut des gens capables dans la place qu\u2019il faut. Les Burundais doivent avoir un esprit de reconnaissance pour servir leur patrie qui les a e\u0301duque\u0301s et instruits. \u00bb<\/p>\n<p><b><b>Interview exclusive avec Andre\u0301 Nikwigize : \u00ab Le Burundi souffre d\u2019une politisation des services techniques \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p><b>D\u2019apre\u0300s vous, pourquoi les projets sont mal exe\u0301cute\u0301s ? <\/b><\/p>\n<p>Contrairement a\u0300 ce qu\u2019affirment les autorite\u0301s burundaises, les faibles capacite\u0301s institutionnelles ne sont pas dues au manque de patriotisme des coordonnateurs des projets, ou bien, a\u0300 cause des institutions de de\u0301veloppement, qui font trainer les projets, le Burundi traine cette situation depuis plus d\u2019une de\u0301cennie.<\/p>\n<p>De\u0301ja\u0300, dans son rapport d\u2019e\u0301valuation de 2011, le programme PEFA (Public Expenditure and Financial Accountability), finance\u0301 par l\u2019Union europe\u0301enne, soulignait que le Burundi manquait de capacite\u0301s pour faire face aux exigences, en particulier en matie\u0300re de formation et d\u2019encadrement, ce qui se traduisait par des retards dans la mise en \u0153uvre des re\u0301formes, notamment dans l\u2019adoption de textes.<\/p>\n<p>En 2012, la Banque africaine s\u2019inquie\u0301tait de la longueur d\u2019exe\u0301cution des projets, due a\u0300 \u00ab l\u2019absence de culture de recevabilite\u0301 et de re\u0301sultats \u00bb. Plus re\u0301cemment, en mars 2023, la Banque Mondiale exprimait ses pre\u0301occupations sur un niveau de de\u0301caissement, d\u2019a\u0300 peine 21% sur un montant de 1,3 milliard USD accorde\u0301 par cette institution financie\u0300re pour la pe\u0301riode 2019-2023.<\/p>\n<p><b>Est-ce l\u2019insuffisance des ressources humaines qualifie\u0301es et compe\u0301tentes ?<\/b><\/p>\n<p>Le Burundi dispose des personnes qualifie\u0301es suffisantes pour ge\u0301rer des projets et coordonner les programmes de de\u0301veloppement, mais ces personnes, n\u2019e\u0301tant pas membres du parti au pouvoir, ont e\u0301te\u0301 e\u0301carte\u0301es ou ignore\u0301es, y compris les experts dans les domaines cle\u0301s de la sante\u0301, de l\u2019e\u0301ducation, de la recherche-de\u0301veloppement. Ceux qui ont la chance, se sont exile\u0301s a\u0300 l\u2019e\u0301tranger, tandis que ceux qui s\u2019y trouvent de\u0301ja\u0300, pre\u0301fe\u0300rent y rester, puisqu\u2019ils be\u0301ne\u0301ficient des conditions favorables de travail et de se\u0301curite\u0301.<\/p>\n<p><b>Concre\u0300tement, quelles sont les causes qui entravent l\u2019exe\u0301cution normale des projets ? <\/b><\/p>\n<p>Le Burundi souffre d\u2019une crise de gouvernance, de politisation des services techniques et d\u2019un manque de transparence dans la gestion des services de l\u2019Etat. Il est difficile d\u2019e\u0301valuer les performances d\u2019un agent de l\u2019Etat ou d\u2019une entreprise publique qui n\u2019ont pas e\u0301te\u0301 recrute\u0301s sur base de ses compe\u0301tences professionnelles, mais, pluto\u0302t par son affiliation et sa fide\u0301lite\u0301 au parti ou recommande\u0301e par une autorite\u0301 politique.<\/p>\n<p>Malgre\u0301 l\u2019existence d\u2019une loi faisant la distinction entre les fonctions techniques et politiques, cette loi n\u2019a jamais e\u0301te\u0301 respecte\u0301e. On observe plusieurs de\u0301rapages dans ce domaine, comme des recrutements et des promotions qui ne se font pas sur une base objective, l\u2019attribution des marche\u0301s de services ou de travaux a\u0300 des entreprises non compe\u0301tentes, juste parce qu\u2019ils sont \u00ab recommande\u0301s \u00bb par des personnalite\u0301s haut place\u0301es, dans le langage courant les fameux \u00ab ibihangange \u00bb et les surfacturations dans les contrats de services ou de travaux.<\/p>\n<p>C\u2019est ce que l\u2019organisation International Crisis Group, dans son rapport en 2012 sur le Burundi, qualifiait de \u00ab politisation cliente\u0301liste des recrutements dans le secteur public \u00bb.<\/p>\n<p>Malgre\u0301 les faibles performances des agents de l\u2019Etat, l\u2019Assemble\u0301e nationale n\u2019arre\u0302te pas d\u2019attribuer, chaque anne\u0301e, des notes de 90 pour cent aux institutions e\u0301tatiques, ce qui veut dire que les hauts responsables sont satisfaits des re\u0301sultats atteints par leurs fonctionnaires.<\/p>\n<p><b>Que faire ? <\/b><\/p>\n<p>Si re\u0301ellement les autorite\u0301s burundaises sont, enfin, convaincues de l\u2019ampleur de cette question de faibles capacite\u0301s institutionnelles et les conse\u0301quences sur la gestion e\u0301conomique du pays, au lieu de bla\u0302mer les coordonnateurs des projets, les agents de l\u2019Etat ou les partenaires de de\u0301veloppement, devraient s\u2019engager a\u0300 entreprendre des re\u0301formes de l\u2019administration.<\/p>\n<p><b>Quelles re\u0301formes ? <\/b><\/p>\n<p>Cesser, imme\u0301diatement, la politisation cliente\u0301liste des recrutements dans le secteur public, et mettre les hommes qu\u2019il faut aux places qu\u2019il faut dans les administrations publiques, dans la transparence la plus totale. A cet effet, seuls les ministres seraient de\u0301signe\u0301s sur des bases politiques, le reste des cadres devant e\u0302tre recrute\u0301s selon leurs compe\u0301tences et expe\u0301riences professionnelles.<\/p>\n<p>Promouvoir une administration qui rend des comptes. Les ministres, les coordonnateurs des projets et tous les agents de l\u2019Etat et des entreprises publiques devront rendre des comptes de la gestion des projets ou programmes leur confie\u0301s, et lorsque l\u2019un ou l\u2019autre agent se rend coupable de mauvaise gestion ou de corruption, qu\u2019il soit poursuivi et sanctionne\u0301, sans aucune interfe\u0301rence d\u2019une quelconque autorite\u0301 du parti ou de l\u2019administration.<\/p>\n<p>Le Gouvernement devrait autoriser un audit de ses fonctionnaires et de la fac\u0327on dont ils se sont acquitte\u0301s de leurs missions respectives, aux niveaux, tant technique, administratif que financier.<\/p>\n<p><b>D\u2019autres re\u0301formes ? <\/b><\/p>\n<p>Mettre en place un programme concerte\u0301 entre le Gouvernement et les partenaires de de\u0301veloppement, dont le PNUD, la Banque Mondiale, le FMI, la BAD, l\u2019Union europe\u0301enne, de renforcement des capacite\u0301s nationales, notamment, au travers des me\u0301canismes existants d\u2019utilisation des compe\u0301tences disponibles dans le pays et dans la Diaspora.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, il serait demande\u0301 au PNUD de financer une e\u0301tude du renforcement des capacite\u0301s institutionnelles, dont les recommandations seraient approuve\u0301es par le Gouvernement et le Parlement, et mises en \u0153uvre aussito\u0302t que possible.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. 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