{"id":12392,"date":"2023-11-14T20:22:00","date_gmt":"2023-11-14T20:22:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/neva-denonce-une-mafia-au-sein-de-ladministration"},"modified":"2023-11-14T20:22:00","modified_gmt":"2023-11-14T20:22:00","slug":"neva-denonce-une-mafia-au-sein-de-ladministration","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/economie\/neva-denonce-une-mafia-au-sein-de-ladministration","title":{"rendered":"Neva d\u00e9nonce une mafia au sein de l\u2019administration"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Des voleurs devenus forts que l\u2019Etat, des officiels fraudeurs, des groupes mafieux pour saboter l\u2019e\u0301conomie nationale, risque de ne pas pouvoir payer les fonctionnaires, &#8230; Le pre\u0301sident Evariste Ndayishimiye tape du poing sur la table. Les auteurs de ces pratiques frauduleuses ne visent qu\u2019a\u0300 ruiner le pays. D\u2019apre\u0300s lui, ses lieutenants doivent lui emboi\u0302ter le pas pour ne pas e\u0302tre confondus aux ennemis du pays. \u00ab Qu\u2019il ne se limite pas aux paroles ! \u00bb, critiquent les politiques.<\/p>\n<p><b>Par Fabrice Manirakiza, Pascal Ntakirutimana, Re\u0301novat Ndabashinze<\/b><\/p>\n<p>\u00ab Au Burundi, les statistiques montrent que les importateurs ame\u0300nent des marchandises de 1,300 milliards de dollars par an. Mais, les dollars entrant au Burundi sont 200 millions de dollars. Dites-moi ce pays ou\u0300 on fraude jusqu\u2019a\u0300 plus de 1 milliard ? Et vous dites que nous sommes pauvres \u00bb, a de\u0301clare\u0301 le pre\u0301sident Evariste Ndayishimiye. C\u2019e\u0301tait le 31 octobre 2023, a\u0300 Bugarama, province Muramvya, dans une re\u0301union avec les responsables de l\u2019administration territoriale, de la justice et de de\u0301fense et se\u0301curite\u0301.<\/p>\n<p>Insistant sur la question des devises, le pre\u0301sident Ndayishimiye a affirme\u0301 qu\u2019il y a une mafia qui s\u2019est organise\u0301e pour saboter l\u2019e\u0301conomie burundaise. \u00ab Il existe une e\u0301quipe qui s\u2019est engage\u0301 a\u0300 bloquer toute entre\u0301e de l\u2019argent dans le pays. D\u2019apre\u0300s lui, ils font entrer des produits sans payer d\u2019impo\u0302ts. Et des agents de l\u2019OBR sont indexe\u0301s : Dites-moi comment un camion peut entrer dans le pays remplis des marchandises et on de\u0301douane une partie ? Et les agents de l\u2019OBR mettent de signe et laissent le camion continue son chemin. Vous n\u2019avez pas vu cela ? C\u2019est l\u2019OBR qui bloque l\u2019entre\u0301e de l\u2019argent dans la caisse de l\u2019Etat. Ou\u0300 allons-nous ? \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le pre\u0301sident, des agents de l\u2019OBR font des affaires avec les importateurs avant me\u0302me d\u2019arriver a\u0300 la frontie\u0300re. \u00ab Ils entrent comme si de rien n\u2019e\u0301tait. Et quand tu attrapes un fraudeur au niveau de Chanic, il y a un agent de l\u2019OBR qui te re\u0301pond : nous avions vu cela. Il ne restait qu\u2019a\u0300 lui donner une quittance. Je l\u2019ame\u0300ne. Ce qui sous-entend que s\u2019il n\u2019est pas attrape\u0301, la mission est re\u0301ussie. Imaginez-vous quand un agent de l\u2019OBR devient un planificateur de la fraude. Comment allons-nous combattre cela ? La\u0300, c\u2019est pour vous montrer le vrai ennemi du pays. C\u2019est incompre\u0301hensible qu\u2019un agent de l\u2019OBR soit l\u2019organisateur de la fraude. \u00bb<\/p>\n<p>Devant ses hauts cadres de l\u2019Etat, la police, l\u2019arme\u0301e, etc., le pre\u0301sident de la Re\u0301publique a avoue\u0301 d\u2019ailleurs qu\u2019apre\u0300s les enque\u0302tes ils ont de\u0301couvert un stock des produits fraude\u0301s au quartier 10 de Ngagara.<\/p>\n<p>Pour lui, tous ces fraudeurs et leurs complices ne visent qu\u2019a\u0300 rendre l\u2019Etat incapable de re\u0301mune\u0301rer les fonctionnaires, construire des routes, des e\u0301coles, acheter des fertilisants, etc. \u00ab Imaginez-vous : des fertilisants ? L\u2019Etat contribue a\u0300 hauteur de 75% et tu de\u0301cides d\u2019exporter c\u0327a vers un autre pays ? Comment la richesse nationale pourra e\u0302tre sauve\u0301e lorsqu\u2019il y a des gens qui se coalisent pour bloquer l\u2019entre\u0301e des devises dans le pays. \u00bb<\/p>\n<p>Le pre\u0301sident Ndayishimiye a accuse\u0301, en outre, les agents de l\u2019OBR de s\u2019e\u0302tre oppose\u0301s a\u0300 la digitalisation de leurs services. Me\u0302me un de\u0301lai de deux semaines leur avait e\u0301te\u0301 donne\u0301 mais rien n\u2019a e\u0301te\u0301 fait. Par apre\u0300s, constatant la pression du pre\u0301sident de la Re\u0301publique, ces techniciens sont alle\u0301s se plaindre aupre\u0300s du 1er ministre : \u00ab Le saviez-vous ? Ces agents de l\u2019OBR m\u2019ont me\u0302me accuse\u0301 d\u2019avoir eu des pots de vins pour leur imposer des techniques qui ne marchent pas.\u00bb<\/p>\n<p>Et puis, le 1er ministre lui a informe\u0301 qu\u2019ils se sont alle\u0301s se plaindre chez lui :<\/p>\n<p>\u00ab Je lui ai dit : il faut accompagner le menteur jusqu\u2019a\u0300 la porte. Convoque\u0301s a\u0300 la pre\u0301sidence pour montrer ou\u0300 ils en e\u0301taient, ils n\u2019ont rien montre\u0301. \u00bb<\/p>\n<p>Pour se de\u0301douaner, ils ont avance\u0301 qu\u2019il faut se rendre aux bureaux de l\u2019OBR. Pour aller jusqu\u2019au bout, le pre\u0301sident de la Re\u0301publique et son 1er ministre ont fait une descente le me\u0302me jour au sie\u0300ge de l\u2019OBR : \u00ab Nous y avons passe\u0301 plus de deux heures. Et ils ont d\u2019abord avance\u0301 le proble\u0300me d\u2019internet. Moi et le Premier ministre, nous avons attendu leur pre\u0301sentation, en vain. Avec un mauvais accueil, on est rentre\u0301 bredouille. \u00bb<\/p>\n<p>Le constat du chef de l\u2019Etat est que la fraude est organise\u0301e par les agents de l\u2019OBR : \u00ab Me\u0302me au sie\u0300ge, ils n\u2019ont plus de soucis. Ils sont de\u0301ja\u0300 riches. Et un riche devient comme un fou. Il ne respect personne. Ils se comportent comme ces orpailleurs de Muyinga qui disaient qu\u2019ils pouvaient tuer une personne sans suite gra\u0302ce a\u0300 l\u2019argent. Ces fraudeurs pensent alors qu\u2019ils sont au-dessus du pays. \u00bb<\/p>\n<p>A co\u0302te\u0301 de l\u2019OBR, l\u2019usine qui produit du the\u0301 est aussi cite\u0301e. D\u2019apre\u0300s le chef de l\u2019Etat, l\u2019arme\u0301e e\u0301gyptienne a demande\u0301 au Burundi de leur fournir du the\u0301. \u00ab Mais, comme il n\u2019y a pas de commission, cela n\u2019a pas e\u0301te\u0301 fait. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le chef de l\u2019Etat, si les changeurs collectaient tout cet argent et les remettaient dans les banques commerciales et que ces dernie\u0300res versaient a\u0300 la BRB, il n\u2019y aurait pas de proble\u0300me. Il a rappele\u0301 d\u2019ailleurs que toutes les devises qui entrent au pays appartiennent a\u0300 l\u2019Etat.<\/p>\n<p>Revenant sur les lamentations selon lesquelles la vie devient de plus en plus che\u0300re, il a souligne\u0301 qu\u2019au Burundi, l\u2019accroissement de l\u2019e\u0301conomie a eu lieu. \u00ab Mais, le grand proble\u0300me est que nous n\u2019avons pas e\u0301mis en circulation de nouveaux billets. Quand vous parlez du pouvoir d\u2019achat, que les produits sont chers, c\u2019est du\u0302 au fait qu\u2019il n\u2019y a pas assez d\u2019argent en circulation. Mais, les richesses sont la\u0300. \u00bb<\/p>\n<p>Selon le chef de l\u2019Etat, pour s\u2019en rendre compte : \u00ab Il suffit de mener une enque\u0302te pour voir les sommes d\u2019argent stocke\u0301es sur les comptes de gens. Je suis su\u0302r qu\u2019elles sont de loin supe\u0301rieures a\u0300 l\u2019argent en circulation. \u00bb<\/p>\n<p>Pour le pre\u0301sident Ndayishimiye, le proble\u0300me est que les gens ont le pouvoir d\u2019achat mais n\u2019ont pas toujours la possibilite\u0301 de toucher a\u0300 leur argent, de les retirer des banques. \u00ab Et pire, il y a une mafia qui travaille avec les banques ou\u0300 on trouve que leur ami peut retirer un milliard et rentre avec c\u0327a a\u0300 la maison. On m\u2019a raconte\u0301 c\u0327a et j\u2019ai e\u0301te\u0301 abattu. Ils peuvent te donner 5 milliards et tu mets c\u0327a dans une camionnette et rentrer a\u0300 la maison. Et voila\u0300, les gens se partagent du peu qui reste.\u00bb<\/p>\n<p>Il a rappele\u0301 que dans le passe\u0301, lors de la campagne cafe\u0301icole, il y avait de nouveaux billets en circulation. \u00ab Car, le cafe\u0301 faisait entrer des dollars dans le pays et la BRB faisait la redistribution en e\u0301mettant sur le marche\u0301 des nouveaux billets en BIF. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, des richesses sont cre\u0301e\u0301es, mais on ne voit pas de nouveaux billets parce qu\u2019on n\u2019exporte pas. \u00ab On le fait frauduleusement \u00bb, a-t-il de\u0301plore\u0301, avant de lancer un appel a\u0300 ses hauts cadres : \u00ab Il faut essayer de comprendre pour savoir re\u0301ellement ou\u0300 devrait se focaliser votre combat. \u00bb<\/p>\n<p>Et pour de\u0301montrer son raisonnement, il a donne\u0301 un exemple d\u2019un arboriculteur de Cibitoke : \u00ab Moi j\u2019ai vu un agriculteur a\u0300 Cibitoke qui se lamentait disant qu\u2019on lui a empe\u0302che\u0301 d\u2019exporter des mangues. Et je lui ai dit : arre\u0302tez de mentir. Va amener le contrat de l\u2019acheteur et comme c\u0327a tu vas le pre\u0301senter au ministe\u0300re et on te donne l\u2019autorisation. Parce que la\u0300, on saura les entre\u0301es et l\u2019argent qui va entrer dans le pays. \u00bb<\/p>\n<p>Et sa re\u0301ponse a e\u0301te\u0301 tre\u0300s surprenante selon le chef de l\u2019Etat : \u00ab Pas question. On n\u2019e\u0301tait pas habitue\u0301 a\u0300 cela \u00bb. Ce qui signifie qu\u2019au lieu de voir des dollars entrer dans le pays, vaut mieux abandonner cette exportation des mangues : \u00ab Voila\u0300, un esprit antipatriotique. Car, si tu ame\u0300nes ces dollars, la BRB les ache\u0300te et entrent dans les re\u0301serves de change du pays. Et comme c\u0327a l\u2019e\u0301conomie tourne. Et au moment d\u2019importer, les importateurs vont s\u2019en servir et cet investisseur aura de\u0301ja\u0300 eu sa part. \u00bb<\/p>\n<p>Pour e\u0301viter ces stockages des sommes importantes sur des comptes, le chef de l\u2019Etat a indique\u0301 que la meilleure solution serait l\u2019usage de la monnaie e\u0301lectronique. Et la\u0300, le grand proble\u0300me serait l\u2019acce\u0300s a\u0300 l\u2019internet pour faire des transferts, a-t-il de\u0301plore\u0301.<\/p>\n<p><b>\u00ab Veillez sur chaque devise entrant dans le pays \u00bb<\/b><\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le pre\u0301sident Ndayishimiye, les conse\u0301quences de la fraude sont graves pour le pays. \u00ab Les gens vont investir au Rwanda, en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya. Et ces pays vont exporter vers le Burundi. Et chez eux, l\u2019e\u0301conomie va prospe\u0301rer tandis que la no\u0302tre va reculer. Et les Burundais vont crier que les autres pays se de\u0301veloppent alors que le leur re\u0301gresse. Or, c\u2019est nous qui sommes en train de de\u0301truire le pays. \u00bb<\/p>\n<p>Aux policiers, agents du SNR, il leur a demande\u0301 de veiller au niveau me\u0302me de l\u2019ae\u0301roport. \u00ab Nous sommes dans un combat e\u0301conomique. \u00bb Il a d\u2019ailleurs signale\u0301 que n\u2019eu\u0302t-e\u0301te\u0301 son implication, tous ces services seraient encore dans le sommeil.<\/p>\n<p>Pour lui, tous ceux qui ne sont pas pour ce combat et n\u2019y contribuent pas, ce sont des ennemis du pays : \u00ab Policiers, dites la ve\u0301rite\u0301 que vous travaillez avec l\u2019ennemi. \u00bb<\/p>\n<p>Durant cette re\u0301union, le chef de l\u2019Etat a souligne\u0301 que le budget- programme est la\u0300 pour mettre fin au de\u0301tournement des derniers publics. \u00ab Si tu ne nous montres pas ce que tu vas faire, on ne te donne pas de l\u2019argent. Les gens e\u0301taient habitue\u0301s aux de\u0301tournements. Donnez-moi de l\u2019argent je vais faire c\u0327a. Et ils mangeaient tout l\u2019argent en silence et personne ne s\u2019en rendait pas compte. Mais aujourd\u2019hui, tu dois montrer des re\u0301sultats mesurables. \u00bb<\/p>\n<p>Une politique qui a permis de de\u0301masquer certains fonctionnaires selon le pre\u0301sident : \u00ab Actuellement, certains fonctionnaires disent que comme il n\u2019y a plus a\u0300 voler, ils font semblant de travailler. Est-ce que vous ne voyez pas que beaucoup de fonctionnaires ne travaillent plus ? Et comment allons-nous de\u0301velopper notre pays ? Et ils sont les premiers a\u0300 crier, a\u0300 pleurnicher. Mais, a\u0300 vrai dire, derrie\u0300re les bouteilles de Heineken, ils se moquent du peuple. \u00bb D\u2019apre\u0300s lui, ils ne consomment me\u0302me plus des vins ordinaires : \u00ab Ils sont de\u0301ja\u0300 riches plus que le pays. Et quand on change des choses, ils se lamentent. \u00bb<\/p>\n<p>Pour les commerc\u0327ants qui sont en train de partir investir ailleurs, le pre\u0301sident Ndayishimiye trouve qu\u2019ils avancent des faux pre\u0301textes : \u00ab Ils disent qu\u2019ils sont tombe\u0301s en faillite. Mais, ou\u0300 est ce qu\u2019ils ont trouve\u0301 cet argent ? Ce sont des voleurs. Tous ces gens que vous qualifiez de magnats, vous trouverez que leur argent a e\u0301te\u0301 vole\u0301 du tre\u0301sor public en complicite\u0301 avec des fonctionnaires commissionnaires.\u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, les fraudeurs sont dangereux. \u00ab Ils peuvent me\u0302me se payer des gardes personnelles. Et ils n\u2019he\u0301sitent pas a\u0300 s\u2019attaquer a\u0300 tous ceux qui veulent que les choses changent. Certains se font me\u0302me des intouchables \u00bb. Or, a souligne\u0301 le pre\u0301sident Ndayishimiye, personne n\u2019est au-dessus de la loi.<\/p>\n<p>Pour redresser l\u2019e\u0301conomie, le pre\u0301sident Ndayishimiye trouve qu\u2019il est urgent de veiller sur chaque devise qui entre au pays, de l\u2019ae\u0301roport jusqu\u2019aux bureaux de change. Un ordre a e\u0301te\u0301 d\u2019ailleurs donne\u0301 essentiellement aux forces de l\u2019ordre et de la se\u0301curite\u0301, aux agents du SNR : \u00ab Vous n\u2019e\u0302tes pas charge\u0301s d\u2019enque\u0302ter sur les questions se\u0301curitaires seulement, mais il faut se renseigner sur tous les domaines pour avertir avant que la situation se complique. \u00bb<\/p>\n<p>Pour le pre\u0301sident Ndayishimiye, cette pratique est dangereuse pour la vie du pays : \u00ab Si nous ne tirons pas attention, biento\u0302t aucun fonctionnaire ne va pas toucher son salaire, il n\u2019y aura plus l\u2019achat de me\u0301dicaments, une pe\u0301nurie chronique de l\u2019engrais, c\u0327a sera le chaos. C\u2019est la raison pour laquelle je me suis engage\u0301 dans ce combat. Je vous demande de me soutenir (&#8230;). \u00bb<\/p>\n<p><b>Les mauvais combattants avertis <\/b><\/p>\n<p>Au cours de cette re\u0301union, le pre\u0301sident Ndayishimiye a fait le classement de certains services et provinces dans ce combat. Il y a des provinces qui ne font rien. C\u2019est Gitega, Mwaro, Bururi et Karusi \u00bb, a-t-il de\u0301clare\u0301, de\u0301plorant que me\u0302me la mairie de Bujumbura ait soumis son rapport le me\u0302me jour alors qu\u2019elle devait e\u0302tre la premie\u0300re. \u00ab Si vous n\u2019acceptez pas de vous aligner, de\u0301missionnez. Le gouverneur, le commissaire provincial, le chef du SNR, le procureur, il faut quitter pour qu\u2019on y place d\u2019autres capables de le faire. Ne me dites pas qu\u2019il n\u2019y a pas de fraudes dans ces provinces. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, ces fraudeurs sont en train de de\u0301truire le pays. \u00ab Qu\u2019on se re\u0301veille et qu\u2019on les neutralise. Je suis su\u0302r qu\u2019ils existent. Mais suite aux pots de vin, ils n\u2019he\u0301sitent pas a\u0300 vous donner 1 milliard, 500 millions. Et voila\u0300, vous regardez a\u0300 co\u0302te\u0301. C\u2019est pourquoi vous ne faites rien. \u00bb<\/p>\n<p>A la marine burundaise, le pre\u0301sident Ndayishimiye leur a demande\u0301 aussi des comptes : \u00ab Marine, vous ne faites rien aussi. Il faut que vous vous re\u0301veilliez et traquiez les fraudeurs. Car, si je regarde la fraude qui se fait, c\u2019est du crime organise\u0301. Vous ne pouvez pas me tromper que rien ne passe dans l\u2019eau. C\u2019est la\u0300 que ces produits transitent. Dites a\u0300 la population de veiller. \u00bb<\/p>\n<p>Une occasion aussi de faire le bilan : \u00ab En moins de deux mois du de\u0301but de la campagne de lutte contre la fraude, 233 fraudeurs sont de\u0301ja\u0300 arre\u0302te\u0301s. Et les saisies e\u0301quivalent a\u0300 des milliards, des milliards. Entendez comment le pays peut e\u0302tre renverse\u0301 par sa population \u00bb, a indique\u0301 le chef de l\u2019Etat.<\/p>\n<p>Et de nouveaux ordres ont e\u0301te\u0301 aussi donne\u0301s : \u00ab On va tenir une re\u0301union avant le discours du nouvel an. On va faire une e\u0301valuation pour savoir combien le Burundi peut faire entrer. Ce combat a bien commence\u0301 le 15 septembre mais voila\u0300, en octobre, des re\u0301sultats positifs sont enregistre\u0301s. \u00bb<\/p>\n<p><b>Re\u0301actions <\/b><\/p>\n<p><b><b>Agathon Rwasa : \u00ab Le pre\u0301sident de la Re\u0301publique est prisonnier du syste\u0300me CNDD-FDD \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p>Selon le pre\u0301sident du parti CNL, la situation e\u0301conomique de notre pays est alarmante. \u00ab Une inflation de plus de 36%, c\u2019est vraiment catastrophique. Un pays qui doit tout importer mais qui en re\u0301alite\u0301 n\u2019a rien a\u0300 exporter. C\u2019est vraiment une situation malheureuse. Ce n\u2019est pas une damnation mais une situation qui est cre\u0301e\u0301e par les gens mais aussi qui peuvent e\u0302tre remplace\u0301es. \u00bb<\/p>\n<p>Selon Agathon Rwasa, lorsque vous avez un pays ou\u0300 le militantisme prime sur le me\u0301rite, ou\u0300 les compe\u0301tences ne sont pas tenues en conside\u0301ration dans le recrutement, lorsque les marche\u0301s publics deviennent l\u2019apanage d\u2019une poigne\u0301e de gens, lorsque nous constatons un dysfonctionnement des institutions, lorsque toutes les institutions spe\u0301cialise\u0301es sont de\u0301sormais sous le contro\u0302le de la pre\u0301sidence, c\u2019est un proble\u0300me se\u0301rieux.<\/p>\n<p>\u00ab Je vois que ce sont des re\u0301formes mais est-ce qu\u2019elles ont e\u0301te\u0301 suffisamment re\u0301fle\u0301chies ? Est-ce que ces re\u0301formes ont redresse\u0301 la situation ou elle s\u2019est empire\u0301e. Aujourd\u2019hui, allez-y sur le marche\u0301 de devises, combien cou\u0302te le dollar ? Est-ce que la BRB ne connai\u0302t pas ces personnes a\u0300 qui elle sert ces devises ? Pourquoi ne pas prendre des mesures conse\u0301quentes pour faire re\u0301gner l\u2019ordre ? \u00bb<\/p>\n<p>Malheureusement, poursuit-il, ce monopartisme de fait a conduit a\u0300 cette situation de chaos e\u0301conomique. \u00ab La gouvernance e\u0301conomique et politique, tout est a\u0300 la loge. Mais c\u2019est bon quand me\u0302me. On devrait e\u0302tre satisfait que le pre\u0301sident de la Re\u0301publique a le courage de de\u0301noncer ce que les autres n\u2019oseraient pas de\u0301noncer. \u00bb<\/p>\n<p>Pour Agathon Rwasa, le pre\u0301sident de la Re\u0301publique devrait agir. \u00ab Mais malheureusement, il est prisonnier du syste\u0300me CNDD-FDD. Et c\u2019est ce syste\u0300me qui fait la pluie et le beau temps. C\u2019est ce syste\u0300me qui a de\u0301cide\u0301 que tout soit dans les mains des hommes du CNDD-FDD, ou\u0300 tous les autres doivent e\u0302tre exclus. Savez-vous par exemple que, son excellence monsieur le pre\u0301sident de la Re\u0301publique, lorsqu\u2019il e\u0301tait secre\u0301taire ge\u0301ne\u0301ral du parti, au sorti des urnes de 2020, il a e\u0301te\u0301 de\u0301cide\u0301 qu\u2019aucun homme du parti CNL ne pouvait faire partie d\u2019un bureau d\u2019un conseil communal. Pourtant nous avons des membres des conseillers communaux partout dans le pays. Si l\u2019exclusion est le modus operandi de ce parti, il devrait en tirer les conse\u0301quences. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le patron du CNL, cette de\u0301claration est une de\u0301faite du syste\u0300me vis-a\u0300-vis des attentes de la population. \u00ab S\u2019il n\u2019arrive pas a\u0300 trouver des solutions tel que la loi le pre\u0301voit, pourquoi ne pas s\u2019asseoir ensemble avec les autres Burundais pour de\u0301cortiquer la situation et trouver ensemble des reme\u0300des comme le voulait l\u2019esprit d\u2019Arusha. \u00bb<\/p>\n<p>Et d\u2019ajouter : \u00ab Absolument, il est le patron de ce pays. Le service national de renseignement est sous sa coupe. Et si le SNR donne de faux rapport. C\u2019est peut-e\u0302tre le moment de se ressaisir. Il faut que le CNDD-FDD sache que le Burundi est constitue\u0301 de politiciens et de non politiciens. Ceux qui sont au pays comme ceux qui sont en exil. Par ailleurs, le Burundi n\u2019est pas un i\u0302lo\u0302t dans l\u2019oce\u0301an. Pourquoi ne pas demander a\u0300 la communaute\u0301 internationale de contribuer a\u0300 trouver des solutions a\u0300 cette crise qui se pe\u0301rennise et qui risque de mettre le pays a\u0300 mal. \u00bb<\/p>\n<p><b><b>Aloys Baricako : \u00ab C\u2019est le moment de sortir les griffes \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p>Pour le pre\u0301sident du parti RANAC, c\u2019est un discours de de\u0301sespoir de la part de son excellence le chef de l\u2019Etat. \u00ab C\u2019est un discours de constat amer de comment les choses sont en train d\u2019e\u0301voluer au Burundi \u00bb. Depuis que le syste\u0300me de lutte contre les malversations e\u0301conomiques, la corruption et la fraude a e\u0301te\u0301 mise en place au Burundi, on n\u2019est pas encore arrive\u0301 a\u0300 l\u2019objectif souhaite\u0301, de\u0301plore M. Baricako. D\u2019apre\u0300s ce politique, a\u0300 co\u0302te\u0301 de tout cela, il n\u2019y a pas de me\u0301canismes bien e\u0301labore\u0301s pour justement e\u0301radiquer ce fle\u0301au et arriver a\u0300 une bonne gestion de la chose publique afin d\u2019atteindre le de\u0301veloppement.<\/p>\n<p>Dans la plupart de cas, poursuit-il, \u00ab ce sont les grands commerc\u0327ants, qui ne font que caresser le pouvoir CNDD-FDD, qui sont implique\u0301s dans cette \u00ab mafia organise\u0301e \u00bb dont parle le pre\u0301sident de la Re\u0301publique \u00bb. Ils sont connus du grand public, pourquoi alors ne pas les appre\u0301hender ? Pourquoi le pre\u0301sident se plaint alors que tous les be\u0301ne\u0301ficiaires de devises de la BRB et en me\u0302me temps importateurs sont connus ?, s\u2019interroge M.Baricako.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, \u00ab c\u2019est le moment sortir les griffes comme il l\u2019a dit dernie\u0300rement \u00bb. S\u2019il va attendre le temps, le pays va justement tomber dans une situation ou\u0300, comme il l\u2019a dit, tout va s\u2019arre\u0302ter, s\u2019inquie\u0300te-il.<\/p>\n<p>Deuxie\u0300me chose, le chef de l\u2019Etat lui-me\u0302me doit mettre en place des mesures de restrictions. \u00ab Quand on a un stock de devises qui est presque vide, il faut interdire les consommations de luxe, les voyages qui ne sont pas trop utiles pour le pays, il faut les arre\u0302ter.<\/p>\n<p>Pourquoi ne pas diminuer le charroi du chef de l\u2019Etat ? Il a beaucoup de ve\u0301hicules tre\u0300s chers et qui consomment beaucoup de carburant. Il faut de\u0301velopper l\u2019esprit de Sankara. Celui-ci quand il a pris le pouvoir, il a interdit l\u2019achat de ve\u0301hicules qui sont che\u0300res \u00bb, propose ce politique burundais.<\/p>\n<p>Et d\u2019ajouter qu\u2019il faut interdire e\u0301galement aux hautes autorite\u0301s, aux ge\u0301ne\u0301raux, aux hauts grade\u0301s de l\u2019arme\u0301e et de la police de faire du commerce. Parce que si tout ce monde-la\u0300 est implique\u0301 dans le commerce, me\u0302me de devises, c\u0327a devient un proble\u0300me se\u0301rieux.<\/p>\n<p>Une autre chose, il faut une politique d\u2019ouverture. \u00ab Tous les hommes qui sont a\u0300 l\u2019exte\u0301rieur du pays, il faut les laisser rentrer. Ces histoires de mandat, il faut les laisser tomber. Quand le gouvernement sollicite un financement ou une aide aupre\u0300s des partenaires techniques et financiers, ceux qui sont a\u0300 l\u2019e\u0301tranger vont essayer de montrer a\u0300 ces partenaires qu\u2019il ne faut pas collaborer avec un gouvernement qui ne respecte pas les droits de l\u2019homme \u00bb, fait remarquer le pre\u0301sident du RANAC.<\/p>\n<p>Il faut e\u0301galement poursuit-il, laisser les bureaux, les agences onusiennes \u0153uvrer au pays. Ils viennent avec des devises et ils verront la re\u0301alite\u0301 de terrain a\u0300 ce qui concerne le respect ou la violation des droits humains.<\/p>\n<p>Concernant l\u2019accusation de la FMI ou la Banque mondiale selon laquelle le chef de l\u2019Etat est implique\u0301 dans cette intrigue, M. Baricako pense qu\u2019il y a vraisemblablement des raisons qui ont pousse\u0301 ces institutions de Bretton Woods a\u0300 avancer ces accusations.<\/p>\n<p>\u00ab Le fait que la Banque centrale du Burundi soit de\u0301sormais sous le contro\u0302le et la de\u0301pendance de la pre\u0301sidence, cela signifie que le pre\u0301sident est au courant de tout ce qui se passe au sein de cette Banque. Par ailleurs, la motivation qu\u2019il avait avance\u0301e pour changer le statut de la BRB e\u0301tait de bien la surveiller. Si donc la BRB se trouve au bord de la faillite, la responsabilite\u0301 incombe en premier lieu au chef de l\u2019Etat me\u0302me si ce n\u2019est pas lui qui fait la fraude des devises \u00bb.<\/p>\n<p><b><b>Patrick Nkurunziza : \u00ab Il faut que le chef de l\u2019Etat joigne l\u2019acte a\u0300 la parole<\/b>\u00bb<\/b><\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le patron du parti de Ndadaye, le discours que le Chef de l\u2019Etat a prononce\u0301 devant les responsables de l\u2019administration territoriale, de la justice et des corps de de\u0301fense et de se\u0301curite\u0301 a e\u0301te\u0301 tre\u0300s appre\u0301cie\u0301 et commente\u0301 de manie\u0300re contradictoire dans l\u2019opinion ce qui constitue sa richesse.<\/p>\n<p>Pour le pre\u0301sident du parti Sahwanya-FRODEBU, \u00ab engager un combat sans merci contre les auteurs des pratiques de corruption, de de\u0301tournent des deniers publics et des malversations e\u0301conomiques et financie\u0300res est une action hautement courageuse et louable \u00bb. Elle figure parmi les priorite\u0301s du FRODEBU, indique M. Nkurunziza.<\/p>\n<p>Et d\u2019ajouter que le parti FRODEBU est pre\u0302t a\u0300 soutenir le Chef de l\u2019Etat dans cette nouvelle dynamique. \u00ab Mais a\u0300 condition que le Chef de l\u2019Etat joigne l\u2019acte a\u0300 la parole, c\u2019est-a\u0300-dire identifier les ve\u0301ritables auteurs de ces crimes e\u0301conomiques, les limoger dans leurs services, les arre\u0302ter et les traduire publiquement devant la justesse de la justice \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est a\u0300 ce prix que ces pratiques seront combattues, ce qui permettra au Gouvernement d\u2019augmenter la production, lutter contre la pauvrete\u0301, la faim, la mise\u0300re et le cho\u0302mage, tonne ce politique burundais.<\/p>\n<p>Pour lui, cela permettra a\u0300 ce que les devises re\u0301apparaissent dans les caisses de l\u2019Etat, les produits de premie\u0300re ne\u0301cessite\u0301 comme les me\u0301dicaments, les engrais, etc., vont re\u0301apparai\u0302tre sur le marche\u0301 public.<\/p>\n<p><b><b>Jean de Dieu Mutabazi : \u00ab Il faut ope\u0301rationnaliser le cadre le\u0301gal et institutionnel \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p>Selon le pre\u0301sident du RADEBU, la lutte contre la corruption pour laquelle le chef de l\u2019Etat a mobilise\u0301 les hauts cadres a\u0300 Bugarama est une ve\u0301ritable guerre qu\u2019il faut mener et gagner si nous voulons gagner le pari de construire un Burundi e\u0301mergent et de\u0301veloppe\u0301.<\/p>\n<p>Pour cet ancien Ministre de l\u2019agriculture, la se\u0301ance de moralisation du 31 octobre sur la corruption et autres pratiques malsaines comme la fraude, le manque de transparence, la concussion, etc., a e\u0301te\u0301 une occasion du chef de l\u2019Etat de sensibiliser les hauts cadres de la Re\u0301publique sur la corruption et ses conse\u0301quences sur le de\u0301veloppement e\u0301conomique. \u00ab Ce sont notamment les risques de de\u0301faut de paiement pour le Burundi, le manque de devises pour l\u2019achat des produits de premie\u0300re ne\u0301cessite\u0301 comme des engrais chimiques, le carburant ou les me\u0301dicaments, et surtout le risque de ne pas payer les fonctionnaires \u00bb.<\/p>\n<p>Selon le barome\u0300tre national, poursuit M. Mutabazi, le chef de l\u2019Etat a rappele\u0301 que les sommes de\u0301tourne\u0301es se chiffrent en termes de milliards de USD, pre\u0301sentant ainsi les dangers de ne pas financer les projets de de\u0301veloppement dans les domaines cle\u0301s de la sante\u0301, de l\u2019e\u0301ducation, etc.<\/p>\n<p>Vu sous cet angle, l\u2019ennemi du Burundi ne recourt pas seulement aux armes a\u0300 feu, mais il peut de\u0301stabiliser le pays et ses institutions, en passant par le sabotage e\u0301conomique.<\/p>\n<p>Selon ce politique, \u00ab le cadre le\u0301gal et institutionnel est la\u0300, il faut les rendre ope\u0301rationnels pour promouvoir la probite\u0301 et la bonne gouvernance e\u0301conomique et financie\u0300re dans tous les secteurs des services publics \u00bb.<\/p>\n<p>Le chef du RADEBU conside\u0300re que le discours du 31 octobre 2023 tenu par le pre\u0301sident de la Re\u0301publique a\u0300 Muramvya e\u0301tait axe\u0301 sur l\u2019avertissement.<\/p>\n<p><b><b>Gabriel Rufyiri : \u00ab Il faut de\u0301politiser l\u2019administration \u00bb<\/b><\/b><\/p>\n<p>Que le pre\u0301sident de la Re\u0301publique annonce une ve\u0301rite\u0301, il faut savoir que la corruption et ses infractions connexes dont la fraude est conside\u0301re\u0301e par le monde entier comme un crime. Ce sont des crimes e\u0301conomiques selon Gabriel Rufyiri. Ces crimes hypothe\u0300quent le peuple et la nation tout entie\u0300re.<\/p>\n<p>Ce message qui est donne\u0301, pas par n\u2019importe qui, mais le pre\u0301sident de la Re\u0301publique est un message encourageant. Pour cet activiste de la socie\u0301te\u0301 civile, l\u2019Olucome n\u2019a jamais cesse\u0301 de de\u0301noncer ces actes de corruption et partant, de fraude et cela est une menace pour la nation et la ge\u0301ne\u0301ration future ainsi que le de\u0301veloppement du pays.<\/p>\n<p>Gabriel Rufyiri ne mache pas ses mots : \u00ab quand les corrompus de\u0301passent l\u2019entendement, ce sont les gouvernants ou ceux qui dictent la loi qui de\u0301noncent. \u00bb et de continuer, \u00ab c\u2019est pour cette raison que tous les efforts fournis tombaient a\u0300 l\u2019eau. \u00bb<\/p>\n<p>Selon cet activiste, il y\u2019a un message politique qui est derrie\u0300re, mais pour lui ce message politique ne suffit pas, il faut un engagement politique qui doit e\u0302tre accompagne\u0301 par des actions concre\u0300tes \u00ab le pre\u0301sident parle de vol, fraude d\u2019un milliard de dollars et des appre\u0301hensions dans moins de deux mois de plus de 233 employe\u0301s de l\u2019OBR mais aussi de sa de\u0301couverte de hangars contenant de marchandises dans le quartier 9 de la zone urbaine de Ngagara. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019Olucome assure que ces hangars contenant des marchandises frauduleuses ont toujours existe\u0301 et rappelle me\u0302me qu\u2019il y\u2019a des camions que cet organe de la socie\u0301te\u0301 civile avait de\u0301couverts dans les anne\u0301es 2010 qui avaient des entrepo\u0302ts au quartier Asiatique et qui repartaient et me\u0302me les marchandises. \u00ab Les proprie\u0301taires de ces marchandises ont aussi e\u0301te\u0301 de\u0301couverts et ce sont de commerc\u0327ants connus, ils appartiennent au parti au pouvoir. La question qui se pose est pourquoi ils ne sont jamais sanctionne\u0301s \u00bb fait savoir Gabriel Rufyiri.<\/p>\n<p>Cet activiste de\u0301nonce certains membres du parti du fait que ce sont eux qui raflent toute l\u2019e\u0301conomie du pays. Pour lui, la situation dans laquelle le pays se trouve est une bombe a\u0300 retardement dans l\u2019e\u0301conomie du pays et c\u2019est pourquoi des mesures doivent e\u0302tre prises en vue de juguler ce genre de comportements.<\/p>\n<p>Ce qu\u2019il faut pour le pre\u0301sident de l\u2019Olucome, c\u2019est ba\u0302tir un syste\u0300me de l\u2019inte\u0301grite\u0301 ou un syste\u0300me correct du fonctionnement des institutions. \u00ab Il faut une re\u0301forme profonde de l\u2019administration, de\u0301politiser l\u2019administration. Les mandataires politique ne devraient e\u0302tre des commerc\u0327ants \u00bb, conseille-t-il.<\/p>\n<p><b>Analyse<\/b><\/p>\n<p>Un analyste politique qui a requis l\u2019anonymat observe que depuis qu\u2019il est arrive\u0301 au pouvoir en 2020, le pre\u0301sident de la Re\u0301publique a fait de la lutte contre la corruption son cheval de batail : \u00ab Il nous a montre\u0301 plusieurs cas de corruption, de malversations e\u0301conomiques qui avaient e\u0301maille\u0301s le pouvoir CNDD-FDD sous la pre\u0301sidence de Pierre Nkurunziza. \u00bb On avait donc pense\u0301 que tre\u0300s rapidement, poursuit-il, il allait mai\u0302triser la situation et il allait jusqu\u2019au bout de son objectif. Mais voila\u0300 trois ans plus tard, il est en train de nous dire que le pays perd un million de dollar par an. Il est en train de de\u0301plorer plusieurs cas de corruptions nouveaux. Pour nous l\u2019analyse premie\u0300re c\u2019est qu\u2019il y a un aveu d\u2019e\u0301chec.<\/p>\n<p>Si jusqu\u2019a\u0300 pre\u0301sent il est en train de de\u0301plorer ces cas de corruption et les plac\u0327ant parmi les hautes autorite\u0301s de la Re\u0301publique, par exemple lorsqu\u2019il parle de l\u2019OBR, c\u2019est qu\u2019il y a un proble\u0300me plus profond beaucoup plus qu\u2019il ne le sait. Cela signifie qu\u2019il ne s\u2019attaque pas au vrai proble\u0300me pour endiguer cette corruption.<\/p>\n<p>Deuxie\u0300mement, lorsqu\u2019il met en garde le peuple burundais contre les malheurs qui l\u2019attendent, le pre\u0301sident de la Re\u0301publique semble ne pas avoir de conseillers en communication politique. Car, lorsqu\u2019on est pre\u0301sident de la Re\u0301publique, on fait le contraire de ce qu\u2019il a fait, c\u2019est-a\u0300-dire qu\u2019on donne de l\u2019espoir au peuple. Mais lui, il est en train de de\u0301cevoir le peuple, c\u2019est-a\u0300-dire, tirer la sonnette d\u2019alarme et faire peur me\u0302me au peuple alors que c\u2019e\u0301tait lui le point central pour trouver de bonnes solutions a\u0300 tous les proble\u0300mes de la nation.<\/p>\n<p>Son discours peut susciter plusieurs questionnements. Si le pays va arriver au point de ne pas payer les fonctionnaires, de manquer les me\u0301dicaments et les engrais pour les agriculteurs, plus d\u2019un vont se demander si le chef de l\u2019Etat est vraiment a\u0300 la hauteur de sa ta\u0302che. Et cela conduirait justement a\u0300 la crise de l\u2019imaginaire politique de la fonction pre\u0301sidentielle ou de la structure me\u0302me de la symbolique du pouvoir.<\/p>\n<p>Est-ce que les autorite\u0301s qui nous gouvernent sont-ils capables de pre\u0302cher par le bon exemple, c\u2019est-a\u0300-dire par le mode\u0300le ? Est-ce que ceux qui rec\u0327oivent des messages de lutte contre la corruption, la fraude et autres malversations e\u0301conomiques les appre\u0301hendent-ils comme vraiment des messages se\u0301rieux venant des gens de mode\u0300le ou tout simplement comme des messages masquant la situation du moment, estimant que me\u0302me les autorite\u0301s au plus haut sommet de l\u2019Etat sont corrompues ?<\/p>\n<p>Il revient donc au chef de l\u2019Etat d\u2019analyser les causes profondes de la persistance de ces cas de fraudes, de corruptions et de malversations e\u0301conomiques alors qu\u2019il dit toujours qu\u2019il est en train de traquer les corrupteurs. Concre\u0300tement, il faut ame\u0301liorer la gouvernance.<\/p>\n<p><b>Selon l\u2019e\u0301conomiste Andre\u0301 Nikwigize, les maux qui gangre\u0300nent l\u2019e\u0301conomie du Burundi, et qui font perdre d\u2019e\u0301normes sommes d\u2019argent a\u0300 l\u2019e\u0301conomie nationale sont notamment : les de\u0301tournements de fonds publics au travers des marche\u0301s publics, une mauvaise gouvernance dans la gestion des recettes d\u2019exportation des minerais. De plus, d\u2019apre\u0300s lui, la gestion cliente\u0301liste des devises e\u0301trange\u0300res et son impact sur la de\u0301pre\u0301ciation de la monnaie nationale, les affectations budge\u0301taires sans lien avec la politique de re\u0301duction de la pauvrete\u0301, les constructions de ba\u0302timents publics, des palais, des stades, et autres, sans conside\u0301ration des priorite\u0301s de de\u0301veloppement et aux futurs frais d\u2019entretien. <\/b><\/p>\n<p><b>Votre commentaire sur le discours du pre\u0301sident de la Re\u0301publique ?<\/b><\/p>\n<p>Lorsque nous entendons le chef de l\u2019Etat de\u0301clarer qu\u2019il y a des fraudeurs qui s\u2019associent avec certains cadres de l\u2019OBR, c\u2019est une pratique qui s\u2019observe depuis plusieurs anne\u0301es. Mais, affirmer que les pertes au Tre\u0301sor Public dues aux fraudes s\u2019e\u0301valuent jusqu\u2019a\u0300 un milliard de dollars US, par an, semble e\u0302tre une exage\u0301ration, puisque les statistiques du commerce exte\u0301rieur montrent que la valeur totale des importations du Burundi est e\u0301value\u0301e a\u0300 1,4 milliard de dollars US. Est-ce a\u0300 dire qu\u2019une bonne partie des importations du Burundi sont constitue\u0301es de produits fraude\u0301s ?<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, il y a, certes, des fraudes, portant sur des marchandises, essentiellement, en provenance des pays voisins, et il faut les combattre, lorsque l\u2019importation de ces marchandises ne respecte pas les lois en la matie\u0300re. Mais leur impact n\u2019atteint pas 1 milliard de dollars US, comme le chef de l\u2019Etat l\u2019affirme.<\/p>\n<p><b>Quel est le mal de l\u2019e\u0301conomie burundaise ? <\/b><\/p>\n<p>Les maux qui gangre\u0300nent l\u2019e\u0301conomie du Burundi, et qui font perdre d\u2019e\u0301normes sommes d\u2019argent a\u0300 l\u2019e\u0301conomie nationale sont notamment: les de\u0301tournements de fonds publics au travers des marche\u0301s publics, une mauvaise gouvernance dans la gestion des recettes d\u2019exportation des minerais, la gestion cliente\u0301liste des devises e\u0301trange\u0300res et son impact sur la de\u0301pre\u0301ciation de la monnaie nationale, les affectations budge\u0301taires sans lien avec la politique de re\u0301duction de la pauvrete\u0301, les constructions de ba\u0302timents publics, des palais, des stades, et autres, sans conside\u0301ration des priorite\u0301s de de\u0301veloppement et aux futurs frais d\u2019entretien.<\/p>\n<p><b>Le Burundi souffre de quoi ?<\/b><\/p>\n<p>Voila\u0300 les principaux maux qui font perdre a\u0300 l\u2019e\u0301conomie burundaise l\u2019e\u0301quivalent des millions de dollars, et qui font du Burundi l\u2019un des pays les plus corrompus du monde. Les responsables de ces malversations se retrouvent a\u0300 toutes les sphe\u0300res de l\u2019administration, et, jusqu\u2019ici, personne n\u2019a jamais e\u0301te\u0301 inquie\u0301te\u0301e. Tout observateur se demande si la lutte contre la corruption dans laquelle s\u2019est engage\u0301 le Chef de l\u2019Etat ne devrait pas, pluto\u0302t, commencer par ceux-la\u0300.<\/p>\n<p><b>Un de\u0301fi ? <\/b><\/p>\n<p>L\u2019autre de\u0301fi de la gouvernance e\u0301conomique, c\u2019est le de\u0301se\u0301quilibre exte\u0301rieur qui pre\u0301cipite l\u2019e\u0301conomie dans le gouffre. En 4 ans, entre 2018 et 2022, les importations ont double\u0301, passant de 746 millions de dollars US, en 2018, a\u0300 1,4 milliard de dollars US en 2022, tandis que les exportations sont reste\u0301es presqu\u2019au me\u0302me niveau, soit, de 164 millions de dollars US, en 2018, a\u0300 182 millions de dollars US, en 2022. Les exportations qui couvraient, en 2018, 22% des importations, ne couvrent plus que 12,5% en 2022. Jusqu\u2019ou\u0300 ira cette de\u0301te\u0301rioration ? C\u2019est la descente aux enfers !<\/p>\n<p><b>Que doit faire le chef l\u2019Etat ?<\/b><\/p>\n<p>La crise e\u0301conomique a\u0300 laquelle fait face l\u2019e\u0301conomie burundaise, actuellement, ne\u0301cessite des politiques approprie\u0301es et des re\u0301formes profondes. Le Chef de l\u2019Etat doit passer des discours et des de\u0301nonciations, tous azimuts, aux actions. Ce n\u2019est pas son ro\u0302le de traquer les fraudeurs. Il y a des institutions pour c\u0327a. Son ro\u0302le, c\u2019est d\u2019adopter des politiques de re\u0301formes e\u0301conomiques et sociales, d\u2019en assurer l\u2019exe\u0301cution stricte, et de sanctionner les saboteurs de ces re\u0301formes.<\/p>\n<p><b>Et ces politiques ?<\/b><\/p>\n<p>Ces politiques doivent assurer une bonne gestion des finances publiques, en particulier, la tole\u0301rance ze\u0301ro a\u0300 tous les niveaux du pouvoir, sur la corruption, les de\u0301tournements des deniers publics, la mauvaise gestion et le gaspillage des ressources publiques. Les diverses institutions qui ont entrepris des missions au Burundi, la Banque Mondiale, le FMI, l\u2019Union Europe\u0301enne, le PEFA (Public Expenditures and Financial Assessment), ont releve\u0301 de profondes de\u0301faillances dans la gestion des finances publiques et ont propose\u0301 des re\u0301formes a\u0300 entreprendre. Mais le Gouvernement trai\u0302ne les pieds tandis que le Chef de l\u2019Etat, au travers de ses discours, de\u0301nonce seulement, sans aucune mesure de redressement, et surtout sans donner l\u2019exemple dans ses propres actions et inspirer ses administre\u0301s.<\/p>\n<p><b>Quid du gouvernement ? <\/b><\/p>\n<p>D\u2019autre part, le gouvernement devrait s\u2019attaquer a\u0300 cette descente aux enfers du commerce exte\u0301rieur, ou\u0300 les recettes d\u2019exportation ne couvrent plus que 12,5% des besoins d\u2019importations. Des mesures devraient e\u0302tre prises pour investir dans les produits d\u2019exportations, en particulier, le cafe\u0301, le the\u0301 et tous les autres produits susceptibles d\u2019e\u0302tre exporte\u0301s, en vue de ge\u0301ne\u0301rer les ressources ne\u0301cessaires a\u0300 l\u2019e\u0301quilibre de la balance commerciale. En me\u0302me temps, des actions concre\u0300tes devraient e\u0302tre prises pour re\u0301duire la monte\u0301e vertigineuse des importations, en particulier, la substitution de certains produits importe\u0301s par des productions locales. Le slogan \u00ab Consommer Burundais \u00bb est bon, mais il faut des e\u0301tudes pre\u0301alables, car la situation sur les produits locaux, en particulier, le sucre, ne pre\u0301sage pas de la volonte\u0301 du Gouvernement de privile\u0301gier les produits locaux. Plusieurs entreprises, dont l\u2019objectif e\u0301tait de promouvoir la production locale (COTEBU, VERRUNDI, SUPOBU, Minoterie, etc) ont toutes e\u0301te\u0301 ferme\u0301es.<\/p>\n<p>Enfin, le Gouvernement devrait re\u0301duire son train de vie et le gaspillage de ressources disponibles. Dans un contexte de pauvrete\u0301 extre\u0302me et de crise e\u0301conomique profonde, le niveau des de\u0301penses des entite\u0301s gouvernementales est inquie\u0301tant : des affectations budge\u0301taires a\u0300 caracte\u0300re politique, des voyages des autorite\u0301s sans aucun apport, des constructions des palais pre\u0301sidentiels, des stades, des de\u0301penses publiques injustifie\u0301es, etc, alors que ces ressources pourraient e\u0302tre affecte\u0301es a\u0300 l\u2019investissement productif. Comme dit l\u2019adage Kirundi : \u00ab Umwera uva ibukuru ugakwira hose \u00bb (\u00ab Le bon exemple vient du sommet.\u00bb)<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. 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