{"id":12447,"date":"2023-11-20T22:50:00","date_gmt":"2023-11-20T22:50:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/les-banques-commerciales-dans-le-collimateur-du-chef-de-letat"},"modified":"2023-11-20T22:50:00","modified_gmt":"2023-11-20T22:50:00","slug":"les-banques-commerciales-dans-le-collimateur-du-chef-de-letat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/les-banques-commerciales-dans-le-collimateur-du-chef-de-letat","title":{"rendered":"Les banques commerciales dans le collimateur du chef de l\u2019Etat"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Manque des liquidite\u0301s, difficile acce\u0300s aux cre\u0301dits, gestion opaque des devises, &#8230; Evariste Ndayishimiye, le pre\u0301sident de la Re\u0301publique de\u0301plore la faible participation des banques commerciales dans le de\u0301veloppement du pays. Son constat est qu\u2019il y a une me\u0301fiance entre elles et la Banque centrale.<\/p>\n<p>La question du manque de devises pre\u0301occupe toujours le chef de l\u2019Etat : \u00ab Les e\u0301trangers qui viennent au Burundi sont nombreux. Quand on fait un tour, on voit des bureaux de changes, des cambistes sont la\u0300. Mais, on ne trouve pas des dollars. Est-ce que ces bureaux travaillent avec les banques commerciales ? Pourquoi on ne voit pas des devises ? Ou\u0300 on met cet argent collecte\u0301 ? \u00bb, a-t-il de\u0301clare\u0301, ce mardi, a\u0300 Ntare House, lors d\u2019une re\u0301union avec les dirigeants des banques et les entrepreneurs.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, tous les week-ends, les plages du lac Tanganyika sont peuple\u0301es par des Rwandais, des e\u0301trangers. \u00ab N\u2019apportent-ils pas des dollars ? Au moins des Francs rwandais. On voit les importations mais les devises manquent. \u00bb<\/p>\n<p>Le pre\u0301sident Ndayishimiye doute de la bonne volonte\u0301 des banques commerciales : \u00ab C\u2019est vous qui devez alerter les organes publics pour nous montrer quoi faire. Ne mentez pas que vous n\u2019en savez rien. On vole au moins plus de 800 millions de dollars. Et apparemment, c\u0327a ne semble pas vous inquie\u0301ter alors que c\u2019est vous les techniciens. \u00bb<\/p>\n<p>Il a d\u2019ailleurs souligne\u0301 que ces banques devaient prendre le devant dans la cre\u0301ation des ressources des richesses. Malheureusement, a-t-il de\u0301plore\u0301, me\u0302me les demandeurs de cre\u0301dits n\u2019en be\u0301ne\u0301ficient plus. \u00ab Les gens se lamentent. Mais par surprise, quand vous faites des bilans annuels, vous dites que c\u2019est tre\u0300s positif. Mais, on ne voit ceux a\u0300 qui vous avez donne\u0301 des cre\u0301dits. Ou\u0300 trouvez-vous ces inte\u0301re\u0302ts ? Je n\u2019en sais rien. \u00bb<\/p>\n<p>Pour lui, pour qu\u2019une banque ait des be\u0301ne\u0301fices, c\u2019est suite aux inte\u0301re\u0302ts des cre\u0301dits accorde\u0301s sinon, \u00ab on est voleur \u00bb.<\/p>\n<p>Le pre\u0301sident Ndayishimiye est convaincu que la population peut cre\u0301er des richesses. \u00ab Seulement, ils manquent le capital de de\u0301marrage. C\u2019est vous les banques qui devez les aider. Le Burundi a des potentialite\u0301s d\u2019e\u0302tre de\u0301veloppe\u0301. Si les banques s\u2019y mettaient, le Burundi serait directement de\u0301veloppe\u0301. \u00bb<\/p>\n<p>Haussant le ton, le chef de l\u2019Etat dit ne pas comprendre comment des banques refusent de financer des projets rentables. \u00ab J\u2019ai e\u0301te\u0301 e\u0301tonne\u0301 quand vous avez refuse\u0301 de donner de l\u2019argent a\u0300 l\u2019initiateur du projet de transformation des marbres. Si c\u2019e\u0301tait moi, c\u2019est moi qui allais le chercher. Parce que l\u2019inte\u0301re\u0302t est cash. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, le Rwanda, l\u2019Ouganda, le Kenya s\u2019approvisionne en marbre a\u0300 partir de l\u2019e\u0301tranger. Or, a-t-il re\u0301ve\u0301le\u0301, le Burundi dispose une grande quantite\u0301 de matie\u0300re pour la transformation du marbre : \u00ab Nous avons 13 sortes de marbres de\u0301ja\u0300 de\u0301couverts. Imaginez-vous manquer une banque qui peut financer un tel projet. Peut-e\u0302tre il y a un de\u0301mon qui bloque le de\u0301veloppement du Burundi. \u00bb<\/p>\n<p><b>Un jeu de cache-cache <\/b><\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le pre\u0301sident de la Re\u0301publique, les banques commerciales et la Banque centrale jouent un jeu de cache-cache. Pour lui, c\u2019est cela qui alimente la me\u0301fiance. \u00ab Je pense que si la BCB a\u0300 5 millions, la Bancobu 5 millions et la BGF 500 mille, je pense qu\u2019en additionnant avec l\u2019argent de la BRB, c\u2019est c\u0327a la re\u0301serve de change. \u00bb Et de se poser la question : \u00ab Franchement, peut-on dire qu\u2019aujourd\u2019hui les banques commerciales donnent leur re\u0301elle situation ? Que dire sur ceux qui ont amene\u0301 des liquidite\u0301s ? Vous savez, me\u0302me si ces liquidite\u0301s arrivent a\u0300 la KCB, c\u0327a reste l\u2019argent des Burundais. \u00bb<\/p>\n<p>Le pre\u0301sident de la Re\u0301publique est revenu sur l\u2019exportation des devises et il a demande\u0301 aux banquiers s\u2019ils exportent en clandestinite\u0301. \u00ab Il faut nous le dire lorsque vous exportez et on en discute afin de savoir la somme que posse\u0300de par exemple la BCB. \u00bb<\/p>\n<p>Le chef de l\u2019Etat donne des exemples : \u00ab La preuve est que votre argent est intercepte\u0301 a\u0300 l\u2019e\u0301tranger. Un montant de la BCB a e\u0301te\u0301 intercepte\u0301 a\u0300 l\u2019ae\u0301roport de Nairobi. L\u2019argent de l\u2019Interbank a e\u0301te\u0301 intercepte\u0301 a\u0300 Gatumba. C\u2019est cela qui engendre la me\u0301fiance. Il faut qu\u2019on parle de l\u2019origine de cette me\u0301fiance. \u00bb<\/p>\n<p>Face a\u0300 cela, un banquier n\u2019a pas pu se retenir : \u00ab Les gens qui exportent les devises a\u0300 l\u2019e\u0301tranger ont constitue\u0301 un re\u0301seau organise\u0301. Me\u0302me ces dollars e\u0301change\u0301s ne reviennent jamais au Burundi. Ils les de\u0301posent sur leurs comptes a\u0300 l\u2019e\u0301tranger. \u00bb<\/p>\n<p>Et au chef de l\u2019Etat de re\u0301torquer : \u00ab Ou\u0300 trouvent-ils cet argent ? Ce n\u2019est pas dans les banques ? J\u2019ai appris qu\u2019il y a des gens a\u0300 l\u2019ae\u0301roport qui empe\u0302chent les visiteurs d\u2019aller convertir leurs devises dans les banques et ils les dirigent vers le marche\u0301 noir. C\u2019est une fac\u0327on qu\u2019ils ont trouve\u0301e pour collecter toutes les devises et ils vont les cacher. Et puis, ils reviennent pour saboter le marche\u0301 de change. \u00bb<\/p>\n<p><b>\u00ab C\u2019est un crime e\u0301conomique organise\u0301 \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Le pre\u0301sident de la Re\u0301publique n\u2019est pas tendre avec les banques commerciales. \u00ab Vous les banques, vous ne\u0301gligez. Quelqu\u2019un retire 500 millions de BIF et vous ne vous demandez pas ou\u0300 il ame\u0300ne cet argent. Ce sont les banques qui devaient renseigner, c\u2019est c\u0327a le proble\u0300me. \u00bb<\/p>\n<p>La Banque centrale n\u2019est pas en reste : \u00ab La BRB a un proble\u0300me. D\u2019autres banques centrales ne demandent pas un rapport aux banques commerciales. \u00bb<\/p>\n<p>Le pre\u0301sident Ndayishimiye indique qu\u2019il avait confie\u0301 une mission urgente a\u0300 la BRB : \u00ab la digitalisation pour qu\u2019il y ait une connexion entre les banques et la BRB. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, cela permettrait de de\u0301tecter les ope\u0301rations douteuses et ceux qui sont charge\u0301s du renseignement financier ve\u0301rifieront si ce n\u2019est pas un blanchiment et tracer l\u2019argent. \u00ab Cette confiance nai\u0302tra lorsque vous serez ensemble. Sinon, je trouve que c\u2019est un crime e\u0301conomique organise\u0301. \u00bb<\/p>\n<p>Le chef de l\u2019Etat pre\u0301conise une coalition entre la Banque centrale, banques commerciales, les forces de l\u2019ordre, les agents de renseignements&#8230;<\/p>\n<p><b>Re\u0301action<\/b><\/p>\n<p><b>Gabriel Rufyiri : \u00ab Le pre\u0301sident de la Re\u0301publique doit prendre le taureau par les cornes \u00bb<\/b><\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations e\u0301conomiques (OLUCOME) le secteur financier est important dans la vie du pays. Toutefois, il souligne que les banquiers sont des commerc\u0327ants et qu\u2019ils ne cherchent que des inte\u0301re\u0302ts. \u00ab C\u2019est le gouvernement qui doit montrer quoi faire \u00bb, souligne-t-il.<\/p>\n<p>Selon lui, quand la corruption est devenue monnaie courante, les crimes e\u0301conomiques deviennent nombreux. Il donne un exemple : \u00ab Un article de la loi de 2008 sur le blanchiment des capitaux stipule que lorsque 20 millions de BIF sont verse\u0301s sur un compte, il doit y avoir des explications. Mais, il n\u2019y a aucune banque au Burundi qui demande une justification de la provenance de cette somme. Par ailleurs, il y a une cellule de renseignement financier, mais on ne voit pas ce qu\u2019elle est en train faire. \u00bb<\/p>\n<p>Effectivement, poursuit-il, il doit y avoir une connexion entre les bureaux de change, les banques commerciales et la BRB pour que tout soit suivi de la base au sommet. Et de s\u2019interroger : \u00ab Pourquoi la digitalisation ne se fait pas ? \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, le ba\u0302ton est dans les mains du chef de l\u2019Etat et de ses services. \u00ab Il faut qu\u2019ils agissent. Nous, les citoyens, nous avons besoin des solutions. Si le pre\u0301sident de la Re\u0301publique a donne\u0301 l\u2019ordre de digitaliser les services financiers et que c\u0327a ne se fait pas, les de\u0301cisions doivent e\u0302tre prises. Malheureusement, ce n\u2019est pas le cas. Le pre\u0301sident de la Re\u0301publique doit prendre le taureau par les cornes au lieu de prendre toujours le taureau par les jambes. \u00bb<\/p>\n<p><b>\u00ab Une le\u0301ge\u0300rete\u0301 dans la gestion des devises \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Actuellement, souligne Gabriel Rufyiri, le secteur financier surtout au niveau des devises brille par une le\u0301ge\u0300rete\u0301 en matie\u0300re de gestion. Selon lui, la responsabilite\u0301 est partage\u0301e, car chacun veut avoir sa part du ga\u0302teau. \u00ab Les banques commerciales sont des commerc\u0327ants qui ne cherchent qu\u2019un inte\u0301re\u0302t. Le re\u0301gulateur qu\u2019est la BRB, qui est sous le contro\u0302le de la pre\u0301sidence de la Re\u0301publique, doit se mettre au travail en mettant en place des me\u0301canismes de gestion du peu de devises que nous avons. \u00bb<\/p>\n<p>Il trouve que le gouvernement peut canaliser toutes les devises s\u2019il y met du sien.<\/p>\n<p>Et de rappeler : \u00ab Le pre\u0301sident de la Re\u0301publique s\u2019est interroge\u0301 sur la provenance d\u2019un milliard cent millions de devises utilise\u0301es pour les importations. Or, seuls les 200 millions sont connus et proviennent des banques commerciales. \u00bb Le pre\u0301sident de l\u2019Olucome propose une solution au gouvernement : \u00ab Il faut activer la case qui se trouve sur la De\u0301claration de mise en consommation (DMC) de l\u2019OBR que les importateurs doivent remplir. Il n\u2019y a aucun commerc\u0327ant qui va importer sans prouver l\u2019origine de ses devises. \u00bb<\/p>\n<p>Malheureusement, indique-t-il, comme il y a beaucoup de gens qui ont des inte\u0301re\u0302ts malhonne\u0302tes a\u0300 travers ce commerce illicite des devises, il y a des individus qui ne veulent pas que cette situation change. D\u2019apre\u0300s lui, ils se trouvent au niveau des banques, de l\u2019administration publique, &#8230;.<\/p>\n<p>Et de se poser une question : \u00ab Pourquoi cette case n\u2019est pas active\u0301e au niveau de l\u2019OBR ? Quelle est l\u2019autorite\u0301 qui est derrie\u0300re pour que cette case ne soit pas active\u0301e ? \u00bb<\/p>\n<p><b>Andre\u0301 Nikwigize : \u00ab Il faut arre\u0302ter la politique de \u00ab Bouc-e\u0301missarisation \u00bb<\/b><\/p>\n<p><b>La faute aux banques commerciales ?<\/b><\/p>\n<p>La politique de \u00ab bouc-e\u0301missarisation \u00bb e\u0301conomique ne re\u0301soudra pas la crise e\u0301conomique et financie\u0300re profonde qui frappe le pays. Elle ne de\u0301douanera pas, non plus, le gouvernement de son incapacite\u0301 a\u0300 prendre les re\u0301formes ne\u0301cessaires pour le redressement e\u0301conomique.<\/p>\n<p>Ce ne sont pas la Banque Centrale, les banques commerciales, les ope\u0301rateurs e\u0301conomiques ou les bureaux de change qui sont responsables du manque de devises e\u0301trange\u0300res et de la spe\u0301culation qu\u2019il y a autour de l\u2019obtention des devises ne\u0301cessaires a\u0300 l\u2019importation. Encore moins que ces institutions organisent un complot e\u0301conomique.<\/p>\n<p><b>Ce n\u2019est pas l\u2019avis de certains ? <\/b><\/p>\n<p>La Banque Centrale, qui a perdu de son inde\u0301pendance depuis longtemps, et qui dispose de re\u0301serves de change tre\u0300s limite\u0301es, a\u0300 peine deux semaines d\u2019importations rec\u0327oit les instructions du Chef de l\u2019Etat dont elle de\u0301pend, pour l\u2019allocation du peu de devises disponibles.<\/p>\n<p>Elle n\u2019arrive pas, non plus, a\u0300 de\u0301fendre la parite\u0301 du franc burundais vis-a\u0300-vis du dollar. Le taux de change fixe\u0301 par la Banque Centrale ne correspond pas a\u0300 son niveau d\u2019e\u0301quilibre re\u0301el, ce qui se refle\u0300te dans le de\u0301veloppement d\u2019un marche\u0301 paralle\u0300le avec un fort diffe\u0301rentiel entre le taux officiel et le taux paralle\u0300le.<\/p>\n<p>Depuis la dernie\u0300re de\u0301valuation de mai 2023, le franc burundais s\u2019est de\u0301pre\u0301cie\u0301 de plus de 48 %. Actuellement, la Banque Centrale n\u2019est pas en mesure d\u2019approvisionner les banques commerciales et les bureaux de change en devises.<\/p>\n<p><b>Et pourtant, plusieurs mesures ont e\u0301te\u0301 prises pour trouver une solution ? <\/b><\/p>\n<p>La mesure de re\u0301organisation du Marche\u0301 Interbancaire de Devises (MID), prise par la BRB, en mai 2023, afin de renforcer la transparence dans la gestion des devises, et permettre aux banques commerciales d\u2019e\u0301changer leurs liquidite\u0301s en devise a\u0300 un taux librement ne\u0301gocie\u0301, dans la limite toutefois d\u2019un plafond sur le montant des transactions, a eu ses limites lorsque les re\u0301serves en devises se sont e\u0301puise\u0301es. Ce n\u2019est pas la digitalisation de la Banque Centrale qui va re\u0301soudre les proble\u0300mes de manque de devises.<\/p>\n<p><b>Expliquez ?<\/b><\/p>\n<p>Que pouvaient faire les banques commerciales, face a\u0300 ce manque de devises ? Aujourd\u2019hui, les banques commerciales sont a\u0300 sec, du fait que leurs liquidite\u0301s ont e\u0301te\u0301 emprunte\u0301es par l\u2019Etat. La dette inte\u0301rieure atteint un niveau alarmant de 6 000 milliards de BIF et repre\u0301sente, a\u0300 elle seule, presque 50 % du PIB.<\/p>\n<p>Les bureaux de change, a\u0300 qui la BRB avait promis l\u2019approvisionnement re\u0301gulier en devises, et qui ne peuvent pas s\u2019approvisionner aupre\u0300s des banques commerciales, se sont retrouve\u0301s de\u0301munis. La demande de devises e\u0301tant e\u0301leve\u0301e, pour les importations et les voyages, ces bureaux collectent les devises que leur apportent les touristes et autres voyageurs, leur ame\u0300nent, en offrant des taux e\u0301leve\u0301s. Quelle faute ces bureaux ont-ils commise ?<\/p>\n<p>Dans l\u2019imme\u0301diat, la seule source de devises sur laquelle compte l\u2019Etat pour reconstituer les re\u0301serves en devises, provient des financements des bailleurs, en particulier, la deuxie\u0300me tranche du FMI, et d\u2019autres partenaires sont en effet un pre\u0301alable a\u0300 la libe\u0301ralisation comple\u0300te.<\/p>\n<p><b>Que doit faire le gouvernement ?<\/b><\/p>\n<p>Au lieu de continuer a\u0300 bla\u0302mer la Banque Centrale, les banques commerciales, les bureaux de change et les ope\u0301rateurs e\u0301conomiques, et en faire, en permanence, des boucs-e\u0301missaires de tous les maux e\u0301conomiques du pays, le gouvernement devrait, enfin, accepter d\u2019engager des re\u0301formes e\u0301conomiques.<\/p>\n<p>Depuis 2005, la situation e\u0301conomique du Burundi est pre\u0301occupante. Les recettes d\u2019exportations, qui couvraient encore 30 % des importations en 2005, ont baisse\u0301 sensiblement jusqu\u2019a\u0300 ne couvrir que, a\u0300 peine 10 % aujourd\u2019hui. La survie du pays ne de\u0301pendant plus que de la bonne volonte\u0301 des institutions internationales et des partenaires bilate\u0301raux.<\/p>\n<p>Bref, c\u2019est une e\u0301conomie sous perfusion. Il faut investir dans la production et la promotion des exportations, assurer une meilleure allocation des devises, re\u0301duire le train de vie de l\u2019Etat, rationaliser les importations, et prendre des mesures pour combattre la corruption.<\/p>\n<p><b>DR Diome\u0300de Ninteretse :\u00ab Assainir la situation socio-politique pour attirer les capitaux e\u0301trangers \u00bb<\/b><\/p>\n<p><b>Il y a quelques jours, l\u2019OLOCUME vous a sollicite\u0301 pour faire une analyse apre\u0300s la visite d\u2019une mission du FMI au Burundi. Quelles ont e\u0301te\u0301 vos principales observations ? <\/b><\/p>\n<p>Il s\u2019agissait de faire une observation a\u0300 une visite qui avait e\u0301te\u0301 effectue\u0301e par le fonds mone\u0301taire International (FMI) qui formulait pas mal de recommandations. D\u2019abord je faisais une observation par rapport au de\u0301ficit budge\u0301taire qui avait e\u0301te\u0301 constate\u0301 et qui avoisine pratiquement un montant important qui s\u2019e\u0301le\u0300ve a\u0300 plus de 728 milliards de BIF.<\/p>\n<p>Il y a eu un accroissement de plus de 65 % par rapport a\u0300 l\u2019anne\u0301e ante\u0301rieure. Maintenant que chaque anne\u0301e, on fait un accroissement de 65 %, on voit que vraiment, nous nous trouvons dans un contexte ou\u0300 on va avoir des proble\u0300mes financiers surtout qu\u2019il y a eu un accroissement sur base des dettes.<\/p>\n<p><b>Ou\u0300 est ce que l\u2019Etat devra trouver cet argent ? <\/b><\/p>\n<p>L\u2019Etat devra pouvoir emprunter au niveau des banques commerciales et au niveau des socie\u0301te\u0301s prive\u0301es. Il pourra aussi avoir un don de financement pour les partenaires au de\u0301veloppement ou e\u0301ventuellement un cre\u0301dit.<\/p>\n<p><b>Est-ce que l\u2019Etat ne peut pas par exemple contracter un cre\u0301dit aupre\u0300s de la Banque mondiale ? <\/b><\/p>\n<p>Le proble\u0300me est que pour le moment, le Burundi n\u2019est pas e\u0301ligible pour contracter un cre\u0301dit aupre\u0300s de la Banque mondiale. A moins que les choses aient change\u0301, il y a peu de jours.<\/p>\n<p>Il y avait certaines recommandations qui avaient e\u0301te\u0301 formule\u0301es qui ne sont pas encore leve\u0301es. Seulement, le Burundi peut avoir des dons de la Banque mondiale pour des projets. D\u2019ailleurs, c\u2019est c\u0327a qui se fait. Il y a certains projets qui sont finance\u0301s par la Banque mondiale. Il peut aussi demander des cre\u0301dits aupre\u0300s d\u2019autres institutions bancaires africaines.<\/p>\n<p>Dans cette analyse, le constat est que la croissance e\u0301conomique du Burundi est de 2 %. Il avait e\u0301te\u0301 recommande\u0301 que le Burundi cesse de contracter des cre\u0301dits aupre\u0300s des Banques commerciales internes. Car, il y a ce qu\u2019on appelle effet d\u2019e\u0301viction.<\/p>\n<p><b>C\u2019est-a\u0300-dire ? <\/b><\/p>\n<p>C\u2019est un e\u0301tat de fait ou\u0300 finalement l\u2019Etat et les prive\u0301s demandent des cre\u0301dits au me\u0302me endroit et que finalement les prive\u0301s ne sont plus cre\u0301dibles parce que les Banques ou les institutions de financement prive\u0301es pourront contribuer au financement de l\u2019Etat. Et finalement, les prive\u0301s ne vont plus investir. Donc, il doit y avoir la pauvrete\u0301.<\/p>\n<p>Dans la recommandation, il faut que l\u2019Etat puisse contracter des cre\u0301dits au niveau exte\u0301rieur. Au niveau interne, cela devrait se faire rarement, mais que cela ne soit pas une habitude. Aussi, on recommande que quand on demande un cre\u0301dit au niveau externe ou interne, ge\u0301ne\u0301ralement, il devrait e\u0302tre oriente\u0301 vers les secteurs de production. Pas dans les secteurs de consommation : ce que nous appelons les charges variables.<\/p>\n<p><b>Ce qui signifie concre\u0300tement&#8230;<\/b><\/p>\n<p>Ce sont les de\u0301penses courantes. Les salaires, l\u2019e\u0301quipement pour les bureaux, les ve\u0301hicules, les fournitures, etc. Il faut e\u0301viter de contracter un cre\u0301dit pour payer les salaires par exemple. Cela n\u2019augmente pas la production. Il va seulement y avoir l\u2019inflation. Le cre\u0301dit doit e\u0302tre demande\u0301 pour investir dans un domaine de production.<\/p>\n<p><b>Par exemple ?<\/b><\/p>\n<p>Le Burundi peut demander un cre\u0301dit pour construire un barrage. Car, ce dernier va finalement ge\u0301ne\u0301rer de l\u2019e\u0301lectricite\u0301, des be\u0301ne\u0301fices. Si on demande un cre\u0301dit pour re\u0301habiliter la Regideso, la\u0300, il pourra apporter une valeur ajoute\u0301e au niveau de l\u2019e\u0301conomie.<\/p>\n<p>Il peut aussi contracter un cre\u0301dit pour exploiter les minerais. Parce qu\u2019apre\u0300s l\u2019exploitation, il pourra vendre a\u0300 l\u2019e\u0301tranger et amener des devises. Ou un cre\u0301dit pour faire l\u2019extension de l\u2019OTB ou d\u2019autres socie\u0301te\u0301s ge\u0301ne\u0301ratrices des revenus.<\/p>\n<p><b>Est-ce qu\u2019actuellement le gouvernement a des dettes envers les banques commerciales ? Si oui, que peuvent e\u0302tre les conse\u0301quences ? <\/b><\/p>\n<p>Oui. L\u2019Etat a de\u0301ja\u0300 contracte\u0301 beaucoup des cre\u0301dits aupre\u0300s des banques commerciales. Aujourd\u2019hui, si un prive\u0301 va demander un cre\u0301dit aupre\u0300s de ces banques, ce n\u2019est pas facile d\u2019en avoir parce qu\u2019il n\u2019y a pas assez de liquidite\u0301s.<\/p>\n<p>Et le gouvernement n\u2019est pas aussi a\u0300 mesure aujourd\u2019hui de rembourser rapidement. Parce qu\u2019un cre\u0301dit doit e\u0302tre rembourse\u0301.<\/p>\n<p>Pour une petite histoire : vous vous souvenez qu\u2019en 2008, le Burundi avait e\u0301te\u0301 conside\u0301re\u0301 comme un pays pauvre et plus endette\u0301.<\/p>\n<p>Et les bailleurs, le FMI et d\u2019autres institutions avaient de\u0301cide\u0301 d\u2019abandonner le cre\u0301dit. C\u2019est ce cre\u0301dit qui avait contribue\u0301 a\u0300 ce qu\u2019il y ait la scolarite\u0301 universelle, la gratuite\u0301 des soins pour les enfants de moins de 5 ans, etc. Ce montant avait aussi contribue\u0301 au niveau de l\u2019augmentation de la croissance e\u0301conomique. Rappelez-vous que la croissance e\u0301conomique e\u0301tait de 4 % me\u0302me de 5 % de 2008 a\u0300 2013. Bien su\u0302r, il y avait des variations. Parce qu\u2019effectivement, le Burundi n\u2019e\u0301tait pas en train de rembourser le cre\u0301dit.<\/p>\n<p>Mais avec le temps, avec la crise de 2015, les partenaires au de\u0301veloppement ont encore une fois ralenti le financement pour le budget alors qu\u2019avant le Burundi pouvait atteindre 50 % de l\u2019appui budge\u0301taire. Maintenant si on devrait voir l\u2019appui budge\u0301taire, y compris les partenaires au de\u0301veloppement existant aujourd\u2019hui, c\u2019est autour de 20 %.<\/p>\n<p>Donc, le pays a perdu plus de 30 % des fonds qui venaient pour appuyer le budget. Si vous voyez sur le marche\u0301 qu\u2019il y a une inflation de plus de 30 %, une hausse ge\u0301ne\u0301ralise\u0301e des prix, et que si aussi, on ne peut pas maitriser le taux de change officiel a\u0300 celui du marche\u0301 paralle\u0300le, et la\u0300 il y a une spe\u0301culation tre\u0300s exage\u0301re\u0301e tellement que maintenant on n\u2019a pas de devises me\u0302me pour les commerc\u0327ants.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs re\u0301cemment, vous avez entendu le pre\u0301sident de la Re\u0301publique se lamenter comme quoi la quasi-totalite\u0301 des commerc\u0327ants utilisent le marche\u0301 noir. Donc, qu\u2019ils importent des produits de plus de 1 milliard de dollars, mais que si on regarde sur le marche\u0301, on ne voit qu\u2019autour de 200 millions de dollars. Donc, il y a un certain amalgame, mais aussi une certaine mauvaise organisation de ce co\u0302te\u0301.<\/p>\n<p><b>Ce mardi lors d\u2019une re\u0301union avec les responsables banquiers, les entrepreneurs, le chef de l\u2019Etat a dit qu\u2019il y a une me\u0301fiance entre la Banque centrale et les banques commerciales. Est-ce normal ? Pourquoi cette situation ? <\/b><\/p>\n<p>La Banque centrale a normalement le ro\u0302le de re\u0301guler, de contro\u0302ler pour ge\u0301rer surtout les devises et d\u2019autres ope\u0301rations bancaires pour suivre la loi en matie\u0300re. Mais, le constat est que, cela fait un bon moment, la BRB peut privile\u0301gier certaines banques par rapport aux autres. C\u2019est l\u2019objet de la me\u0301fiance.<\/p>\n<p>Et puis, c\u2019est parce qu\u2019il n\u2019y a pas de devises. Les banques commerciales qui sollicitent les devises, elles ne les trouvent pas. D\u2019ailleurs, a\u0300 un certain moment, on avait privile\u0301gie\u0301 notamment la BANCOBU et la BCB.<\/p>\n<p>Qu\u2019il y ait une me\u0301fiance, c\u2019est tout a\u0300 fait normal quand effectivement vous ne faites pas votre boulot correctement. Il peut y avoir dysfonctionnement ou me\u0301fiance.<\/p>\n<p>L\u2019autre observation c\u2019est que la BRB a e\u0301mis des bons de tre\u0301sors. En principe, les banques commerciales devaient avoir leur gain pour l\u2019argent qu\u2019elles ont pre\u0302te\u0301 au pays. Peut-e\u0302tre que ces banques n\u2019ont pas e\u0301te\u0301 rembourse\u0301es. Et cela discre\u0301dite la BRB. Mais, ide\u0301alement, il ne devrait y avoir aucun conflit entre la BRB et les banques commerciales si chacun joue son ro\u0302le correctement.<\/p>\n<p>Mais, quand il y a des privile\u0300ges pour certains, quand vous ne remboursez pas le cre\u0301dit,&#8230; quand vous e\u0302tes toujours en cre\u0301dit, vous perdez la qualite\u0301 de l\u2019inde\u0301pendance.<\/p>\n<p><b>Ce qui peut e\u0302tre la situation de la BRB donc actuellement ?<\/b><\/p>\n<p>Probablement, la BRB se retrouve dans cette difficulte\u0301 de pouvoir ge\u0301rer les banques surtout c\u2019est elle qui devait provisionner les devises. Et les importateurs devaient chercher cet argent dans les banques commerciales. Mais ge\u0301ne\u0301ralement, on voit qu\u2019aujourd\u2019hui, le ro\u0302le a e\u0301te\u0301 change\u0301 : il y a des importateurs qui trouvent des devises dans la banque centrale.<\/p>\n<p>Il y a des conflits au niveau de la gestion de la masse mone\u0301taire, des devises, de l\u2019application des textes, etc.<\/p>\n<p>A mon humble avis, les deux cate\u0301gories devraient s\u2019entendre parce qu\u2019ils sont toutes en train de servir le me\u0302me pays.<\/p>\n<p><b>Le Burundi est un des pays pauvres de la plane\u0300te. Mais, on dit qu\u2019on n\u2019a pas la capacite\u0301 d\u2019absorption des financements. N\u2019est-ce pas contradictoire ?<\/b><\/p>\n<p>Je crois qu\u2019il y a une spe\u0301culation. Il y a aussi l\u2019incapacite\u0301 du personnel dans la mise en \u0153uvre de certains projets notamment ceux finance\u0301s par les institutions internationales comme FMI et d\u2019autres projets qui demandent beaucoup d\u2019argent et de proce\u0301dure.<\/p>\n<p><b>Concre\u0300tement<\/b><\/p>\n<p>Normalement, on ne peut pas dire que le Burundi n\u2019a pas la capacite\u0301 d\u2019absorption parce que nous avons besoin d\u2019argent. En te\u0301moigne d\u2019ailleurs le de\u0301ficit budge\u0301taire. Normalement, on devait consommer beaucoup plus. Parce que certains projets ne sont pas en train d\u2019e\u0302tre exe\u0301cute\u0301s.<\/p>\n<p>Regardez l\u2019e\u0301tat des infrastructures, les routes, les ho\u0302pitaux, la transformation des produits agricoles, etc. Bref, nous avons besoin de beaucoup d\u2019argent dans ce pays.<\/p>\n<p>Mais, malheureusement, comme certains personnels recrute\u0301s sont embauche\u0301s sur base de leurs partis politiques, des relations familiales &#8230; il y a su\u0302rement des personnes qui sont dans les places ou\u0300 il ne fallait pas e\u0302tre.<\/p>\n<p>C\u2019est un constat amer. Je me rappelle qu\u2019il y a eu une grande enveloppe que le ministe\u0300re de la Sante\u0301 publique n\u2019a pas e\u0301te\u0301 capable d\u2019absorber. C\u2019est anormal alors qu\u2019aujourd\u2019hui, on voit que la sante\u0301 des Burundais n\u2019est pas au bon fixe.<\/p>\n<p>C\u2019est vraiment cette situation de mauvaise gestion et surtout de spe\u0301culation pour voler alors que les proce\u0301dures souvent de ces institutions internationales sont tre\u0300s exigeantes. Le Burundi a des hommes compe\u0301tents et ne sont pas valorise\u0301s.<\/p>\n<p><b>Ou\u0300 le Burundi peut-il tirer des devises ? <\/b><\/p>\n<p>La\u0300 c\u2019est une question pertinente que le pre\u0301sident de la Re\u0301publique y compris d\u2019autres autorite\u0301s politiques devrait s\u2019asseoir et trouver des voies de sortie.<\/p>\n<p>On a des devises a\u0300 partir des exportations. Dans le temps et aujourd\u2019hui, c\u2019est le the\u0301, le cafe\u0301, le coton, les fleurs&#8230; La seconde source de devises est constitue\u0301e par les aides exte\u0301rieures. Les partenaires au de\u0301veloppement qui ame\u0300nent les devises : la coope\u0301ration bilate\u0301rale, multilate\u0301rale. Ce sont des dons ou des cre\u0301dits.<\/p>\n<p>On peut trouver aussi des devises en exportant les minerais, la matie\u0300re premie\u0300re. Maintenant, on a compris a\u0300 travers les messages que les gens qui exportent n\u2019ame\u0300nent pas des devises. Ils les mettent sur le marche\u0301 noir. On a me\u0302me abandonne\u0301 la bonne pratique pour l\u2019exportation. Le cafe\u0301, le the\u0301&#8230; tout a e\u0301te\u0301 diminue\u0301. Maintenant qu\u2019on n\u2019exporte plus, on ne peut pas espe\u0301rer beaucoup de devises.<\/p>\n<p><b>Que faire alors ? <\/b><\/p>\n<p>Il faut comprendre que nous sommes dans une situation anormale et qu\u2019il faut prendre des mesures strate\u0301giques pour e\u0301viter le risque de tomber dans une situation de faillite. Que les gens comprennent qu\u2019un cre\u0301dit n\u2019est pas un proble\u0300me, mais son orientation peut vous amener dans une situation insoutenable.<\/p>\n<p>Donc, quand vous avez trop de cre\u0301dits, bien e\u0301videmment me\u0302me pour une famille, qui naturellement demande un cre\u0301dit, et qui se rend incapable de rembourser, elle tombe dans une situation financie\u0300re difficile.<\/p>\n<p>Dans la science, pour la dette publique, il n\u2019y a pas un montant pour un cre\u0301dit. Il y a des pays qui sont me\u0302me a\u0300 90 %. Mais, ces derniers orientent ces aides, ces cre\u0301dits dans le de\u0301veloppement.<\/p>\n<p>Il faut encore une fois valoriser les cultures industrielles. D\u2019ailleurs, diversifier, chercher d\u2019autres produits a\u0300 exporter pour ramener des devises. Voir aussi d\u2019autres services qu\u2019on peut vendre a\u0300 l\u2019exte\u0301rieur. Prenons les produits Brarudi par exemple. Il faut bien ge\u0301rer les rares devises qui existent. Je sais qu\u2019a\u0300 un certain moment on disait qu\u2019on n\u2019a pas besoin de devises. C\u2019e\u0301tait un discours politique.<\/p>\n<p>Il faut harmoniser le marche\u0301 noir et le marche\u0301 officiel. Au contraire, des gens qui ont des devises voudront toujours la spe\u0301culation et les mettront sur le marche\u0301 noir. Et ceux qui ont ces devises sont bien connus. Ce sont de grands commerc\u0327ants. Il faut aussi augmenter la production pour exporter plus. Il est important en outre de normaliser la situation pour la coope\u0301ration.<\/p>\n<p><b>Que voulez-vous dire concre\u0300tement ? <\/b><\/p>\n<p>Le contexte socio-politique fait qu\u2019on n\u2019a pas de financements exte\u0301rieurs. On dit qu\u2019il y a plus de 200 mille, 300 mille re\u0301fugie\u0301s qui sont dans les pays limitrophes au Rwanda, en RDC, en Tanzanie, au Kenya. Les bailleurs pre\u0301fe\u0300rent appuyer ces re\u0301fugie\u0301s.<\/p>\n<p>Il appartient alors au gouvernement d\u2019assainir la situation socio-politique pour qu\u2019il y ait beaucoup plus d\u2019attractivite\u0301, la compe\u0301titivite\u0301 vers la production. Si la situation n\u2019est pas assainie, les partenaires, les capitaux e\u0301trangers ne vont pas venir. C\u0327a fait un bon moment qu\u2019on dit que le Burundi est un pays bon, accueillant, mais les capitaux e\u0301trangers n\u2019affluent pas.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. 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