{"id":8679,"date":"2023-02-15T21:33:00","date_gmt":"2023-02-15T21:33:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/droits-de-la-femme-une-regression"},"modified":"2023-02-15T21:33:00","modified_gmt":"2023-02-15T21:33:00","slug":"droits-de-la-femme-une-regression","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/toutes-les-actualites\/droits-de-la-femme-une-regression","title":{"rendered":"Droits de la femme: Une r\u00e9gression"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Les mesures prises, vendredi 3 fe\u0301vrier dernier, par l\u2019administratrice de la commune Bweru en province Ruyigi, Diane Nibitanga, suscitent des remous. Parmi ces mesures, il y a l\u2019interdiction aux femmes et aux jeunes filles de circuler au-dela\u0300 de 19h sans e\u0302tre chaperonne\u0301es par leurs e\u0301poux ou leurs parents pour les jeunes filles. Discriminatoire, hallucinant, sexiste&#8230; les qualificatifs pleuvent.<\/p>\n<p>\u00ab Ce que vous devez savoir, c\u2019est que ce n\u2019est pas une de\u0301cision. Un communique\u0301 est diffe\u0301rent d\u2019une de\u0301cision \u00bb, justifie Diane Nibitanga, administratrice de la commune Bweru. L\u2019administratrice n\u2019a pas voulu donner plus d\u2019explications sur les motivations de ces mesures. Malgre\u0301 des re\u0301ticences a\u0300 donner des informations par te\u0301le\u0301phone, e\u0301voquant les recommandations de sa hie\u0301rarchie, Mme Nibitanga fait savoir que celui qui a diffuse\u0301 en premier cette information est en train d\u2019e\u0302tre poursuivi par la justice parce qu\u2019il ne l\u2019a pas interroge\u0301e : \u00ab Si un communique\u0301 est lu dans les e\u0301glises, il n\u2019a pas le droit de le commenter sans nous avoir interroge\u0301 pour avoir plus de comple\u0301ments. Vous comprendrez qu\u2019il va donner de fausses informations.\u00bb<\/p>\n<p>Sans re\u0301ve\u0301ler son identite\u0301, Diane Nibitanga fait savoir que cette personne est connue et qu\u2019elle n\u2019a pas e\u0301te\u0301 appre\u0301hende\u0301e : \u00ab C\u2019est parmi ceux qui se disent journalistes. Cela ne peut pas le conduire dans un cachot mais il n\u2019a pas bien fait son boulot. Je ne connais son identite\u0301 et, d\u2019ailleurs, ce n\u2019est pas mon travail. \u00bb<\/p>\n<p>Interroge\u0301e si l\u2019administratrice avait les pre\u0301rogatives pour prendre ce genre de mesures, la gouverneure de la province Ruyigi, Emmerencienne Tabu, re\u0301pond : \u00ab Est-ce qu\u2019il lui est interdit de prendre des de\u0301cisions dans sa propre commune ? \u00bb Et pour ceux qui disent que ces mesures sont discriminatoires, elle re\u0301agit avant de nous raccrocher au nez : \u00ab Humm, vraiment vous me faites rire ! A votre avis, tu trouves normal que 19h arrive sans que tu saches ou\u0300 est ta femme ?\u00bb<\/p>\n<p><b>Interdiction de circuler pour les femmes au-dela\u0300 de 19h<\/b><\/p>\n<p>Dans un communique\u0301 sorti le 3 fe\u0301vrier dernier, Diane Nibitanga a pris cinq mesures dans le but de sauvegarder la se\u0301curite\u0301 de la population, surtout pour les femmes et les enfants ainsi que la protection des bonnes m\u0153urs : les fe\u0302tes et les rassemblements religieux ne peuvent pas avoir lieu apre\u0300s 18h; les marche\u0301s doivent fermer a\u0300 18h ; interdiction aux jeunes filles de circuler au-dela\u0300 de 19 h sans e\u0302tre chaperonne\u0301es par leurs parents ; interdiction aux femmes de circuler ou de fre\u0301quenter les cabarets au-dela\u0300 de 19h sans e\u0302tre accompagne\u0301es par leurs maris ou fournir une raison valable ; les mineurs de moins de 18 ans sont interdits de fre\u0301quenter les bars sans leurs parents. \u00ab Ceux qui passeront outre ces mesures seront punis conforme\u0301ment a\u0300 la loi et en plus ils paieront des amandes\u00bb.<\/p>\n<p>Ces dernie\u0300res anne\u0301es, de telles mesures avaient e\u0301te\u0301 prises dans plusieurs communes. Marie Chantal Nduwayezu, administratrice de la commune Gishubi en province Gitega, avait pris la me\u0302me mesure en fe\u0301vrier 2021. Elle avait explique\u0301 : \u00ab Nous voulons prote\u0301ger et sauver les foyers qui e\u0301taient menace\u0301s de dislocation. La mesure ne vise pas seulement les femmes. Elle concerne les hommes qui de\u0301passent 19h avec les femmes qui ne sont pas les leurs, et vice-versa. Cela permet de limiter ou d\u2019e\u0301radiquer la de\u0301bauche et les divorces qui e\u0301taient devenus monnaie courante. \u00bb<\/p>\n<p>Le 5 novembre 2020, une telle mesure avait e\u0301te\u0301 prise par l\u2019administratrice de la commune Ruhororo en province Ngozi, Mamerthe Birukundi. D\u2019apre\u0300s elle, certains hommes sont alle\u0301s se plaindre que leurs femmes sont devenues inge\u0301rables.<\/p>\n<p>Dans son communique\u0301 du 6 mai 2019, l\u2019administrateur de la commune Musongati en province Rutana, Jean-Damasce\u0300ne Arakaza, avait pris la me\u0302me de\u0301cision. Le motif e\u0301voque\u0301 est que certaines femmes s\u2019enivrent, commettent l\u2019adulte\u0300re et de\u0301stabilisent ainsi leurs foyers.<\/p>\n<p><b>Jubilations pour certains &#8230;<\/b><\/p>\n<p>Sur la toile, les avis divergent. \u00ab Tu sais comment c\u2019est honteux de voir une femme dans la rue pendant la nuit alors que son mari est a\u0300 la maison. Sans parler lorsque tu la vois avec d\u2019autres hommes \u00bb, re\u0301agit un internaute. Pour un autre internaute, les droits des femmes ne signifient pas rentrer la nuit et demander a\u0300 son mari de lui ouvrir.<\/p>\n<p>D\u2019autres jugent ces mesures inacceptables. \u00ab C\u2019est hallucinant ce qui se passe chez-nous. Elle feint de ne pas savoir qu\u2019il y a des femmes veuves, des femmes cheffe de me\u0301nage, des femmes non marie\u0301es, des filles orphelines qui e\u0301le\u0300vent leurs petits fre\u0300res et petites s\u0153urs, etc. \u00bb, s\u2019indigne un internaute.<\/p>\n<p><b>&#8230; et indignation chez les de\u0301fenseurs des droits des femmes<\/b><\/p>\n<p>Chez les de\u0301fenseurs des droits de la femme, c\u2019est l\u2019indignation totale. \u00ab C\u2019est dommage de voir de telles mesures prises en 2023 dans notre pays. Nous sommes quand me\u0302me un Etat qui s\u2019affirme de droit, ou\u0300 chaque citoyen doit, effectivement et sans discrimination, jouir de son droit constitutionnel a\u0300 la liberte\u0301 de mouvement \u00bb, s\u2019insurge Ine\u0300s Kidasharira, activiste des droits de la femme.<\/p>\n<p>Pour elle, ces mesures sont ille\u0301gales et injustes envers une partie de la population et elle espe\u0300re qu\u2019elles seront annule\u0301es par les autorite\u0301s de tutelle, en l\u2019occurrence le gouverneur de province ou le ministre ayant l\u2019administration territoriale dans ses attributions.<\/p>\n<p>Elle rappelle que la libre circulation est garantie pour tous dans un pays de paix, sauf restriction fonde\u0301e sur une base le\u0301gale et justifie\u0301e par l\u2019inte\u0301re\u0302t ge\u0301ne\u0301ral, comme par exemple la se\u0301curite\u0301 des personnes ou des biens. \u00ab Or, je doute qu\u2019il y ait des proble\u0300mes de se\u0301curite\u0301 exceptionnels dans cette commune pour justifier de telles mesures dignes d\u2019un Etat en guerre. C\u2019est quand me\u0302me e\u0301tonnant qu\u2019il y ait des gens qui trouvent des justifications a\u0300 de telles mesures discriminatoires\u00bb.<\/p>\n<p>Ine\u0300s Kidasharira trouve aberrant de confier l\u2019entie\u0300re responsabilite\u0301 de la sauvegarde des m\u0153urs aux seules femmes et filles. Pour elle, quand il y a un proble\u0300me dans une communaute\u0301, ce proble\u0300me concerne tous les citoyens et non pas un seul groupe de gens. \u00ab J\u2019ai oui\u0308e dire que ces mesures seraient prises pour de\u0301courager un phe\u0301nome\u0300ne appele\u0301 \u00ab kurya umugwe \u00bb, phe\u0301nome\u0300ne qui consiste a\u0300 enivrer les femmes ou les filles pour les violer plus tard sans qu\u2019elles en soient conscientes.<\/p>\n<p>Si l\u2019administration est de\u0301ja\u0300 au courant de ce phe\u0301nome\u0300ne, elle devrait le conside\u0301rer comme une forme de VSBG et agir en conse\u0301quence\u00bb. Pour cette activiste, les femmes et les filles sont victimes et non auteures. \u00ab Qu\u2019a fait l\u2019autorite\u0301 compe\u0301tente, a\u0300 savoir la police ou le parquet, pour appre\u0301hender et punir les auteurs de ces crimes ? \u00bb<\/p>\n<p>Ine\u0300s Kidasharira trouve que l\u2019administratrice communale aurait du\u0302 mobiliser, si elle ne l\u2019a pas fait, toutes les parties prenantes en l\u2019occurrence la police, les chefs de zones et les autres instances, dans une re\u0301union pour discuter de ce proble\u0300me, analyser les causes profondes a\u0300 cette inse\u0301curite\u0301 pour les femmes et filles et arre\u0302ter des mesures plus justes et plus le\u0301gales et non sexistes.<\/p>\n<p>Quant a\u0300 Me\u0301diatrice Niyokwizigira, repre\u0301sentante le\u0301gale de l\u2019 Association pour la Promotion de la Fille Burundaise (APFB), elle estime que l\u2019administratrice communale aurait du\u0302 d\u2019abord punir les coupables des violences envers les femmes et jeunes filles. \u00ab Prendre cette de\u0301cision a\u0300 l\u2019endroit de toutes les femmes de la localite\u0301 alors qu\u2019il y a celles qui gagnent leur vie de manie\u0300re de\u0301cente jusqu\u2019a\u0300 20h, c\u2019est bafouer leurs droits. Nous lui demandons d\u2019e\u0302tre impartiale dans les sanctions parce que ne punir que les femmes et les filles fait partie des actes discriminatoires et sexistes\u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s elle, sa de\u0301cision est contraire a\u0300 la loi parce que la loi du 22 septembre 2016 portant sur la pre\u0301vention et protection des victimes de violences base\u0301es sur le genre qui stipule qu\u2019il est interdit de menacer une personne, de la priver de ses droits en vue d\u2019exercer sur elle tout acte de violence base\u0301e sur le genre. \u00ab Elle vient aussi bafouer quelques droits, dont celui du respect de la vie prive\u0301e, l\u2019e\u0301panouissement et la libre circulation des personnes. \u00bb Elle appelle les autorite\u0301s concerne\u0301es a\u0300 l\u2019impartialite\u0301 car tous les hommes naissent libres et e\u0301gaux devant la loi. \u00ab Quant a\u0300 la pre\u0301servation des bonnes m\u0153urs, elle n\u2019engage pas que les filles et les femmes seulement, mais aussi tout citoyen sans exception aucune\u00bb.<\/p>\n<p>Pour Marie Louise Baricako, pre\u0301sidente du Mouvement des femmes et des filles pour la paix et la se\u0301curite\u0301 au Burundi (MFFPS), les mesures prises par l\u2019administratrice de Bweru suscitent beaucoup de questions sur les droits des femmes, des filles et des enfants au Burundi. \u00ab C\u2019est une excellente chose de voir que l\u2019administratrice de Bweru est pre\u0301occupe\u0301e par la se\u0301curite\u0301 de sa population ainsi que notre culture et l\u2019e\u0301ducation burundaise.<\/p>\n<p>C\u2019est une re\u0301alite\u0301 que la se\u0301curite\u0301 pour tous a encore besoin d\u2019e\u0302tre assure\u0301e vu la manie\u0300re dont les violences faites aux femmes prennent une ampleur jamais atteinte auparavant. Toute de\u0301cision visant l\u2019e\u0301radication de ces violences est plus que la bienvenue. \u00bb<\/p>\n<p>Toutefois, Mme Baricako se pose des questions : \u00ab A voir le communique\u0301, le gros de ce qui est interdit concerne les femmes, les filles et les enfants. Seraient-ils responsables de toutes ces violations qui sont commises ? Seraient-ils responsables de l\u2019inse\u0301curite\u0301 qui pre\u0301vaut au Burundi ? Sont-ils a\u0300 la base de la de\u0301te\u0301rioration de notre culture ? \u00bb Me\u0302me si le communique\u0301 expose bien le proble\u0300me, souligne-t-elle, il se perd dans la voie de solutions si bien qu\u2019il risque de causer plus de tort que de bien.<\/p>\n<p>\u00ab Pourquoi cette de\u0301cision est-elle discriminatoire a\u0300 l\u2019e\u0301gard des femmes des filles et des enfants au lieu de chercher a\u0300 e\u0301liminer le mal en ciblant les ve\u0301ritables auteurs ? Ceux qui dirigent le Burundi ignoreraient-t-ils les droits des femmes pour comprendre qu\u2019aucune de\u0301cision ou loi ne devrait plus discriminer qui que ce soit, y compris les femmes ? \u00bb Marie Louise Baricako se demande comment est-ce possible qu\u2019une personne en charge de l\u2019administration discrimine encore des groupes en ce moment ou\u0300 nous sommes en plein c\u0153ur dans la recherche de la mate\u0301rialisation de l\u2019e\u0301galite\u0301 homme-femme devant la loi et dans le syste\u0300me de gouvernance ?<\/p>\n<p>\u00ab On se serait attendu a\u0300 ce que Madame Diane Nibitanga ou toutes ces autres femmes qui ont eu le privile\u0300ge d\u2019acce\u0301der aux instances de prise de de\u0301cisions soient les premie\u0300res a\u0300 de\u0301fendre les droits des femmes et des filles partout ou\u0300 elles se trouvent.<\/p>\n<p>Voila\u0300 que ce sont elles-me\u0302mes qui nous rame\u0300nent a\u0300 l\u2019e\u0301poque traditionnelle lorsque la femme n\u2019avait pas de place\u00bb. Selon cette activiste des droits de la femme, cela fait aujourd\u2019hui plus de 30 ans que la Convention sur l\u2019e\u0301limination de toutes formes de discriminations a\u0300 l\u2019e\u0301gard de la femme a e\u0301te\u0301 adopte\u0301e. Et de conclure : \u00ab Les femmes devraient en e\u0302tre les premie\u0300res gardiennes.\u00bb<\/p>\n<p><b><b>Eclairage<\/b><\/b><\/p>\n<p><b>Quel commentaire faites-vous par rapport a\u0300 ces mesures de l\u2019administratrice de Bweru ?<\/b><\/p>\n<p>Il est difficile de critiquer une de\u0301cision lorsqu\u2019on ne sait pas dans quelles conditions elle a e\u0301te\u0301 prise. Mais, dans les principes ge\u0301ne\u0301raux, il est normal que les mineurs de moins de 16 ans soient interdits d\u2019aller dans certains endroits que l\u2019on peut juger dangereux. Cela vaut pour les garc\u0327ons et pour les filles.<\/p>\n<p><b>Et pour le cas des femmes marie\u0301es et des filles majeures ?<\/b><\/p>\n<p>La Constitution burundaise stipule que tous les Burundais sont e\u0301gaux en droit. Ils ont les me\u0302mes droits, les me\u0302mes devoirs et la me\u0302me dignite\u0301. Ce qui est interdit a\u0300 la femme est aussi interdit a\u0300 l\u2019homme. La femme est e\u0301gale a\u0300 l\u2019homme en droit et devant la loi.<\/p>\n<p><b>Parlons des mesures prises par l\u2019administratrice de Bweru<\/b><\/p>\n<p>L\u2019administrateur peut prendre des mesures administratives par exemple que les cabarets ne peuvent pas faire du bruit au-dela\u0300 d\u2019une telle heure. Cela vaut pour tout le monde. Normalement, lorsqu\u2019il n\u2019y a pas de couvre-feu, les gens peuvent aller boire quand ils veulent sauf ne pas de\u0301ranger la tranquillite\u0301 des voisins parce que les tapages nocturnes sont e\u0301galement interdits. D\u2019ailleurs, il faudrait que les administratifs y pensent.<\/p>\n<p>Mais dire que la femme ne doit pas aller dans un cabaret au-dela\u0300 de 19H, on ne sait sur quelle loi on se base pour le faire. Si l\u2019homme peut y aller a\u0300 19H, la femme peut le faire aussi. Le proble\u0300me de me\u0301nage est un proble\u0300me entre le mari et son e\u0301pouse. C\u2019est a\u0300 eux de savoir qui entre le premier ou qui entre en second lieu. Ce n\u2019est pas a\u0300 l\u2019administrateur de le faire.<\/p>\n<p><b>C\u2019est donc contraire a\u0300 loi ? <\/b><\/p>\n<p>L\u2019administrateur administre tous les citoyens et il doit les prendre, hommes et femmes, au me\u0302me pied d\u2019e\u0301galite\u0301. La Constitution dit que tous les droits et devoirs proclame\u0301s et garantis par les textes internationaux relatifs aux droits de l\u2019homme re\u0301gulie\u0300rement ratifie\u0301s font partie inte\u0301grante de la Constitution. Or, nous avions ratifie\u0301 la Convention relative a\u0300 la non-discrimination de la femme et cette dernie\u0300re stipule que toutes les femmes et les hommes ont les me\u0302mes droits et doivent e\u0302tre traite\u0301s de la me\u0302me fac\u0327on.<\/p>\n<p>En discriminant les femmes par rapport aux hommes, elle viole la Constitution. Probablement qu\u2019elle n\u2019est pas au courant de cela. Evidemment, il y a des fois ou\u0300 on gouverne suivant la tradition d\u2019antan mais il est temps d\u2019inte\u0301grer les nouvelles le\u0301gislations d\u2019un pays e\u0301volue\u0301. Il y a des coutumes que nous ne pouvons pas continuer a\u0300 appliquer. Aujourd\u2019hui, la coutume a\u0300 appliquer est que les femmes et les hommes sont e\u0301gaux.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. Les mesures prises, vendredi 3 fe\u0301vrier dernier, par l\u2019administratrice de la commune Bweru en province Ruyigi, Diane Nibitanga, suscitent des remous. Parmi ces mesures, il y a l\u2019interdiction aux femmes et aux jeunes filles de circuler au-dela\u0300 de 19h sans e\u0302tre chaperonne\u0301es par leurs e\u0301poux ou leurs parents pour les jeunes filles. 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