{"id":8848,"date":"2023-02-27T21:10:00","date_gmt":"2023-02-27T21:10:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/cibitoke-difficile-reintegration-des-rapatries"},"modified":"2023-02-27T21:10:00","modified_gmt":"2023-02-27T21:10:00","slug":"cibitoke-difficile-reintegration-des-rapatries","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/toutes-les-actualites\/cibitoke-difficile-reintegration-des-rapatries","title":{"rendered":"Cibitoke : Difficile r\u00e9int\u00e9gration des rapatri\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Bien accueillis, bonne collaboration avec l\u2019entourage&#8230; les rapatrie\u0301s disent ne pas e\u0302tre inquiets, co\u0302te\u0301 se\u0301curitaire. Ne\u0301anmoins, ils peinent a\u0300 satisfaire aux besoins vitaux de leurs familles. Ils demandent au gouvernement de leur venir en aide. Reportage.<\/p>\n<p>Sur la colline Rugeregere, commune Rugombo, province Cibitoke (ouest du pays), une zone propice aux bananiers. C\u2019est a\u0300 plus ou moins cinq kilome\u0300tres du chef-lieu communal, vers le marche\u0301 Nyeshenza, re\u0301pute\u0301 pour le commerce de vin de banane appele\u0301 Urugombo.<\/p>\n<p>Sur cette colline, avec une terre caillouteuse, on trouve beaucoup de rapatrie\u0301s rentre\u0301s du Rwanda ou de la RDC. C\u2019est le cas de la famille de Violette Igiraneza, 31 ans, me\u0300re de cinq enfants.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai fui le pays en 2015, suite aux intimidations qui se re\u0301pandaient dans le pays. Je me suis refugie\u0301e au Rwanda \u00bb, se souvient-elle.<\/p>\n<p>Arrive\u0301s-la\u0300, elle affirme qu\u2019ils ont mene\u0301 une vie tre\u0300s difficile : \u00ab Confronte\u0301e a\u0300 beaucoup de difficulte\u0301s, je n\u2019arre\u0302tais pas de penser a\u0300 mon pays. Mes enfants me harcelaient aussi en me demandant pourquoi on est dans un camp de re\u0301fugie\u0301s. Cela m\u2019a beaucoup travaille\u0301e, perturbe\u0301e. Voyant que ce n\u2019e\u0301tait pas facile de me laisser partir, mon e\u0301poux et moi avons planifie\u0301 clandestinement notre retour au pays en vendant d\u2019abord l\u2019aide alimentaire pour constituer le ticket. Et j\u2019ai me\u0302me demande\u0301 de l\u2019aide aux familles amies.\u00bb<\/p>\n<p>Elle avoue qu\u2019elle a eu de la nostalgie de son pays. Attendre le convoi du HCR qui prend un temps long de pre\u0301paration, c\u2019e\u0301tait trop lui demander. Apre\u0300s avoir re\u0301uni un peu d\u2019argent pour le ticket, Violette, son e\u0301poux et ses cinq enfants vont tenter l\u2019aventure du rapatriement. Ils vont d\u2019abord s\u2019adresser au Haut-commissariat pour les re\u0301fugie\u0301s (HCR) pour demander la permission de rentrer dans leur pays. \u00ab Nous avons de\u0301pose\u0301 le nume\u0301ro de la maison du camp. Et nous nous sommes mis en route vers le Burundi \u00bb.<\/p>\n<p>Avec ses enfants, leur pe\u0301riple va durer trois jours. \u00ab En cours de route, mes enfants vomissaient, s\u2019e\u0301vanouissaient. C\u2019e\u0301tait tre\u0300s e\u0301puisant. Quand la pluie tombait, on s\u2019abritait en dessous des arbres. Quand la nuit tombait, on dormait en brousse en attendant le matin pour continuer. Cela a e\u0301te\u0301 un long chemin \u00bb, raconte-t-elle.<\/p>\n<p>Cette me\u0300re confie qu\u2019ils ont me\u0302me pense\u0301 rebrousser chemin vers Mahama, mais le sentiment de retrouver sa terre natale l\u2019a emporte\u0301. Elle remercie les Rwandais qui se sont montre\u0301s aimables, charitables au cours de leur pe\u0301riple : \u00ab Quand ils ont entendu que nous sommes des Burundais en train de rentrer au pays, ils nous ont donne\u0301 de la nourriture cuite, des pains et de l\u2019eau. Sans eux, su\u0302rement que nous n\u2019aurions pas pu tous arriver vivants au Burundi. \u00bb<\/p>\n<p>Arrive\u0301s au niveau de la douane, co\u0302te\u0301 Rwanda, la famille a e\u0301te\u0301 arre\u0302te\u0301e. \u00ab On s\u2019est justifie\u0301. Et des ne\u0301gociations entre les policiers rwandais et burundais ont eu lieu. Et nous avons e\u0301te\u0301 remis aux Burundais qui nous ont bien accueillis et nous ont laisse\u0301s continuer notre route\u00bb.<\/p>\n<p>A sa colline natale, me\u0302me s\u2019il y avait la faim, elle assure avoir e\u0301te\u0301 bien accueillie : \u00ab Les uns nous ont donne\u0301 1\/2kg de haricots, d\u2019autres de la farine. Et parce que je venais de changer d\u2019eau et d\u2019habitude alimentaire, je suis tombe\u0301e souvent malade, j\u2019ai maigri. La vie s\u2019est complique\u0301e.\u00bb<\/p>\n<p>Sans proprie\u0301te\u0301 pour cultiver, elle travaille dans les champs des particuliers pour survivre : \u00ab On nous paie 2.500BIF par jour. Et c\u2019est avec cela qu\u2019on essaie d\u2019acheter de la farine, des haricots&#8230; pour nourrir nos enfants. Et si par chance, mon e\u0301poux parvient a\u0300 avoir un autre revenu, c\u2019est la fe\u0302te. Mais, souvent, c\u2019est les 2.500BIF qui nous font vivre.\u00bb Elle indique avoir retrouve\u0301 sa maison intacte, mais vieillissante.<\/p>\n<p>Me\u0301diatrice Iciteretse, 28 ans, est rentre\u0301e en 2021. Elle aussi e\u0301tait re\u0301fugie\u0301e dans le camp de Mahama. Contrairement a\u0300 Violette, elle souligne que la vie n\u2019y e\u0301tait pas mauvaise : \u00ab Honne\u0302tement, on parvenait a\u0300 avoir a\u0300 manger. Et chaque famille avait une maison. Et la se\u0301curite\u0301 e\u0301tait aussi bonne dans le camp.\u00bb<\/p>\n<p>Toutefois, reconnai\u0302t-elle, ce n\u2019est pas bon de rester en exil alors que la paix et la se\u0301curite\u0301 re\u0300gnent dans le pays natal. Et cette paix retrouve\u0301e l\u2019a pousse\u0301e a\u0300 rentrer.<\/p>\n<p>Son retour a e\u0301te\u0301 facilite\u0301 par le HCR et le gouvernement. A son arrive\u0301e, elle fait savoir qu\u2019un accueil chaleureux lui a e\u0301te\u0301 re\u0301serve\u0301 : \u00ab On n\u2019a pas e\u0301te\u0301 inquie\u0301te\u0301. Personne n\u2019est venu nous profe\u0301rer des menaces. Les administratifs a\u0300 la base nous rendent visite souvent pour se mettre au courant de notre situation \u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019autres familles sont rentre\u0301es de la RDC. C\u2019est l\u2019exemple de la famille de Joseph, rentre\u0301e en 2021 de Lusenda. Il affirme que, dans ce camp, la se\u0301curite\u0301 n\u2019e\u0301tait pas bonne : \u00ab Parfois, on entendait des coups de feu non loin du camp. L\u2019assistance alimentaire venait au compte-goutte. Il e\u0301tait tre\u0300s difficile d\u2019avoir du bois de chauffage et nous vivions dans des tentes de\u0301labre\u0301es. En cas de pluie, c\u2019e\u0301tait le calvaire. \u00bb<\/p>\n<p>Avec ses six enfants, il pre\u0301cise e\u0302tre rentre\u0301 dans un convoi du HCR jusque dans le site de transit de Gihanga, avant de regagner sa colline natale. Comme d\u2019autres rapatrie\u0301s facilite\u0301s, il a retrouve\u0301 sa maison mais vieillie.<\/p>\n<p><b>Un appel a\u0300 l\u2019aide<\/b><\/p>\n<p>Malgre\u0301 cette paix, ces rapatrie\u0301s disent que leur situation e\u0301conomique est tre\u0300s pre\u0301caire. \u00ab C\u2019est difficile ! Nous demandons au gouvernement de nous aider a\u0300 re\u0301habiliter nos maisons, et de nous donner une assistance alimentaire, car on n\u2019a pas cultive\u0301. Par ailleurs, certains d\u2019entre nous n\u2019ont pas de proprie\u0301te\u0301 foncie\u0300re, juste la parcelle ou\u0300 se trouve la maison \u00bb, plaide Mme Igiraneza. Et comme c\u2019est une rapatrie\u0301e spontane\u0301e, sa famille n\u2019a jamais be\u0301ne\u0301ficie\u0301 d\u2019assistance alimentaire, que ce soit du HCR ou du gouvernement. \u00ab C\u2019est souvent gra\u0302ce a\u0300 la charite\u0301 des voisins qu\u2019elle parvient a\u0300 envoyer ses enfants a\u0300 l\u2019e\u0301cole, a\u0300 les faire soigner, etc \u00bb, confie-t-elle, tout en les remerciant du fond du c\u0153ur.<\/p>\n<p>Son e\u0301poux doit aussi travailler comme ta\u0302cheron dans les champs ou sur des chantiers de construction pour subvenir aux besoins de sa famille. \u00ab Malheureusement, il n\u2019est pas engage\u0301 tous les jours. Il peut passer trois jours, de\u0301s\u0153uvre\u0301 \u00bb, raconte cette me\u0300re de cinq enfants.<\/p>\n<p>Me\u0301diatrice Iciteretse abonde dans le me\u0302me sens : \u00ab Regardez notre maison. Elle est devenue trop vieille durant notre absence. En cas de pluie ou de vent, on sort dehors, craignant que la charpente nous tombe sur nous. Elle a besoin d\u2019e\u0302tre re\u0301habilite\u0301e, mais on n\u2019a pas les moyens pour le faire. \u00bb<\/p>\n<p>Comme Violette, elle a besoin d\u2019une assistance alimentaire : \u00ab A notre arrive\u0301e, le HCR nous a donne\u0301 de la nourriture pour trois mois, de l\u2019argent et quelques ustensiles de cuisine. Jusqu\u2019aujourd\u2019hui, aucune autre assistance, me\u0302me celle promise par le gouvernement. On attend que cette promesse soit honore\u0301e \u00bb.<\/p>\n<p>Joseph raconte lui aussi avoir besoin d\u2019e\u0302tre assiste\u0301 : \u00ab Quand je suis rentre\u0301, les autres avaient de\u0301ja\u0300 cultive\u0301 le haricot. Ce qui signifie que pour la saison A, je n\u2019ai rien re\u0301colte\u0301. S\u2019il y a moyen de nous assister, cela serait salutaire.\u00bb<\/p>\n<p>Il dit s\u2019attendre a\u0300 une bonne re\u0301colte de mai\u0308s. Il est, en outre, dans le besoin de re\u0301habiliter sa maison.<\/p>\n<p><b>\u00ab Pas de de\u0301fis majeurs \u00bb<\/b><\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s Care\u0302me Bizoza, gouverneur de Cibitoke, il n\u2019y a pas de proble\u0300me majeur spe\u0301cifique aux rapatrie\u0301s. Il signale qu\u2019ils sont bien accueillis et leurs biens ont e\u0301te\u0301 bien prote\u0301ge\u0301s par les re\u0301sidents. \u00ab Nous n\u2019avons pas encore rec\u0327u de plainte des rapatrie\u0301s. Personne ne vient les intimider \u00bb. Il rappelle que le rapatriement est volontaire. Et quand il s\u2019agit d\u2019un membre de la famille qui rentre, il rejoint les siens.<\/p>\n<p>Pour cette province Cibitoke, M.Bizoza indique que beaucoup de Burundais se sont refugie\u0301s dans un camp sis a\u0300 Buvira, en RDC. Et comme la distribution de l\u2019aide alimentaire se fait vers la fin du mois, il fait savoir qu\u2019il y a des rapatrie\u0301s qui y retournent clandestinement pour be\u0301ne\u0301ficier de cette aide. \u00ab Et apre\u0300s, ils rentrent par la voie officieuse\u00bb, confie-t-il.<\/p>\n<p>En ce qui est du manque de nourriture, M.Bizoza fait remarquer que \u00ab leurs proches peuvent apporter leurs contributions pour que ces familles trouvent de quoi a\u0300 manger\u00bb.<\/p>\n<p>Il reconnai\u0302t des proble\u0300mes pour ceux qui ont fui le pays en 1972. \u00ab C\u2019est surtout lie\u0301 a\u0300 la terre. La\u0300 aussi, il n\u2019y a pas le feu \u00bb, rassure-t-il, notant que ces dossiers seront re\u0301gle\u0301s par les organes habilite\u0301s.<\/p>\n<p>Nous avons essaye\u0301 d\u2019avoir la re\u0301action du directeur ge\u0301ne\u0301ral charge\u0301 du rapatriement au ministe\u0300re de l\u2019Inte\u0301rieur sur ces dole\u0301ances des rapatrie\u0301s, en vain.<\/p>\n<p>Et lors d\u2019une confe\u0301rence anime\u0301e jeudi 9 fe\u0301vrier, Filippo Grandi, Haut-commissaire des Nations Unies pour les re\u0301fugie\u0301s, en visite au Burundi, a appele\u0301 le gouvernement burundais et ses partenaires a\u0300 inclure le volet de re\u0301inte\u0301gration des rapatrie\u0301s dans leurs programmes de de\u0301veloppement. \u00abIl y a les de\u0301fis de la re\u0301inte\u0301gration. Pour ceux qui ont passe\u0301 beaucoup d\u2019anne\u0301es en exil, la re\u0301inte\u0301gration est complexe et demande une assistance spe\u0301cifique \u00bb, a-t-il souligne\u0301. Dans ce cadre, l\u2019Union europe\u0301enne a annonce\u0301 la mobilisation de 40 millions d\u2019euros pour la gestion des re\u0301fugie\u0301s et rapatrie\u0301s burundais.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. Bien accueillis, bonne collaboration avec l\u2019entourage&#8230; les rapatrie\u0301s disent ne pas e\u0302tre inquiets, co\u0302te\u0301 se\u0301curitaire. Ne\u0301anmoins, ils peinent a\u0300 satisfaire aux besoins vitaux de leurs familles. Ils demandent au gouvernement de leur venir en aide. Reportage. Sur la colline Rugeregere, commune Rugombo, province Cibitoke (ouest du pays), une zone propice aux bananiers. 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