{"id":9339,"date":"2023-04-03T16:45:00","date_gmt":"2023-04-03T16:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri"},"modified":"2023-04-03T16:45:00","modified_gmt":"2023-04-03T16:45:00","slug":"quand-neva-savonne-rufyiri","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri","title":{"rendered":"Quand Neva savonne Rufyiri"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>Vendredi 24 mars a\u0300 Gitega, lors de la clo\u0302ture du Forum national des jeunes, le pre\u0301sident Evariste Ndayishimiye s\u2019est attaque\u0301 publiquement a\u0300 Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations e\u0301conomiques (Olucome). Son pe\u0301che\u0301 : critiquer sans rien investir dans l\u2019agriculture et l\u2019e\u0301levage. Pour nombre d\u2019observateurs, s\u2019en prendre aux lanceurs d\u2019alerte est une manie\u0300re de de\u0301tourner l\u2019attention du public sur les vrais proble\u0300mes.<\/p>\n<p>Devant des milliers des jeunes accourus de tous les coins du pays, le pre\u0301sident Evariste Ndayishimiye est parti d\u2019un exemple d\u2019un simple agriculteur : \u00ab A son domicile, un cultivateur de Karusi, a\u0300 Bugenyuzi, vend son re\u0301gime de bananes a\u0300 5.000BIF. Et l\u2019acheteur le revend a\u0300 7.000BIF pour avoir un gain de 2.000BIF. \u00bb<\/p>\n<p>Selon le pre\u0301sident Ndayishimiye, la troisie\u0300me personne va alors amener ce re\u0301gime de bananes au marche\u0301. A l\u2019entre\u0301e du marche\u0301, un autre vendeur va acheter le me\u0302me re\u0301gime a\u0300 9.000BIF. Il va, a\u0300 son tour, le vendre au de\u0301tail au marche\u0301.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le pre\u0301sident Ndayishimiye, celui qui est venu de Bujumbura avec son camion, va donner 11.000BIF. \u00ab Et la\u0300, l\u2019agriculteur ne rec\u0327oit que 5.000BIF \u00bb, a-t-il de\u0301plore\u0301, tout en s\u2019attaquant a\u0300 ceux qui parlent sur les me\u0301dias : \u00ab Vous qui vous la\u0302chez sur les me\u0301dias, vous me demandez de revoir les prix a\u0300 la baisse. Voulez-vous que l\u2019agriculteur remette c\u0327a a\u0300 2.000BIF ? Les gens y ont de\u0301ja\u0300 gagne\u0301 6.000BIF avant me\u0302me qu\u2019il arrive a\u0300 Bujumbura. Tout ce monde e\u0301tait assis : quand l\u2019agriculteur suait, cultivait, &#8230; Eux, ils e\u0301tanchaient leur soif. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le pre\u0301sident Ndayishimiye, quand cette production de banane arrive a\u0300 Bujumbura, ex-Cotebu, d\u2019autres vendeurs l\u2019attendent. Et la\u0300, il indique que ce re\u0301gime de banane achete\u0301 a\u0300 5.000BIF va, cette fois-ci, s\u2019envoler a\u0300 15.000BIF. Et les de\u0301taillants vont le vendre a\u0300 17.000BIF.<\/p>\n<p>Et le circuit des vendeurs ne s\u2019arre\u0302te pas par-la\u0300 selon le pre\u0301sident Ndayishimiye : \u00ab Et le re\u0301gime de bananes va se retrouver a\u0300 30.000BIF. Et la\u0300, l\u2019agriculteur gagne seulement 5.000BIF alors qu\u2019un fonctionnaire de l\u2019Etat va de\u0301bourser 25.000BIF pour avoir le me\u0302me re\u0301gime de bananes \u00bb.<\/p>\n<p>A cette e\u0301tape, le pre\u0301sident Evariste Ndayishimiye hausse le ton : \u00ab Et voila\u0300, ils vont demander au pre\u0301sident de baisser les prix. Dites-moi la solution ? Dites-moi au moins comment un agriculteur peut gagner 7.000BIF et que le vendeur ait son be\u0301ne\u0301fice ? Faites-moi ce calcul ! \u00bb<\/p>\n<p>Le pre\u0301sident Ndayishimiye a tenu me\u0302me a\u0300 re\u0301ve\u0301ler l\u2019identite\u0301 de ceux qui font ce genre de plaidoirie : \u00ab Vous entendez un certain Rufyiri crier qu\u2019il faut revoir les prix a\u0300 la baisse. Et la\u0300, il est assis a\u0300 Bujumbura. Quand tu lui demandes combien de champs agricoles as-tu ? Il n\u2019a rien. Combien de lapins ? Rien. Il attend que je cultive pour manger. Qu\u2019il re\u0301alise comment c\u2019est fatigant. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, il y a des gens qui se la coulent douce : \u00ab Ils sont assis la\u0300, ils sont prisonniers des ide\u0301es re\u0301trogrades. Ils ne voient pas ou\u0300 on arrive. Il est assis a\u0300 Bujumbura, il est encore dans les anne\u0301es 1990 alors que nous sommes en 2023. Avant de critiquer notre travail, qu\u2019il se ressaisisse et comprenne qu\u2019aucun Murundi ne devrait pas manger sans travailler. \u00bb<\/p>\n<p>Pour le pre\u0301sident Ndayishimiye, les critiques de Gabriel Rufyiri ne visent qu\u2019a\u0300 de\u0301courager les agriculteurs. \u00ab Mais, cela ne va pas nous arriver. Nous allons enseigner la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, mettre les gens au travail \u00bb, rassure-t-il.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, M. Rufyiri ne sait rien de ces the\u0301matiques : \u00ab Parce qu\u2019il est assis a\u0300 Bujumbura. Il n\u2019e\u0301coute que des ragots des vieux et s\u2019improvise pour nous dire quoi faire. \u00bb<\/p>\n<p>Et de souligner qu\u2019il est de\u0301c\u0327u par ce genre de personnes : \u00ab Je pensais que ces gens seraient les premiers a\u0300 conscientiser la population. C\u2019est un se\u0301rieux proble\u0300me. Qu\u2019on se de\u0301fasse des vieilles pratiques. Qu\u2019on comprenne que tout le monde doit travailler \u00bb.<\/p>\n<p>Il dit ne pas comprendre la logique de M. Rufyiri : \u00ab Dites-moi : une personne qui dit qu\u2019un fonctionnaire ne peut en aucun cas faire du commerce. Il veut que je distribue gratuitement mes pommes de terre ? Que je ne dois pas vendre mon lait ? Qu\u2019est- ce que je vais faire ? Que je lui apporte du lait pour boire ? Moi je combats les commissionnaires. Il est au courant. Quand un fonctionnaire de l\u2019Etat postule pour un marche\u0301 public alors qu\u2019il en est gestionnaire, c\u2019est une catastrophe. Est-ce qu\u2019il ne sait pas qu\u2019on parle le me\u0302me langage sur cela ! \u00bb<\/p>\n<p>Pour lui, ce militant de la socie\u0301te\u0301 civile est ignorant : \u00ab Il veut me donner des lec\u0327ons sur une matie\u0300re qui m\u2019est familie\u0300re et que je dispense tous les jours ? Il ne sait rien. Ce qui est dommage, il n\u2019e\u0301coute me\u0302me pas mon discours : sinon on e\u0301mettrait sur la me\u0302me longueur. \u00bb<\/p>\n<p>Et de glisser un message aux jeunes : \u00ab Qu\u2019on ignore, mes chers jeunes, ces gens qui ont des ide\u0301es pourries \u00bb.<\/p>\n<p><b>Gabriel Rufyiri avait alerte\u0301<\/b><\/p>\n<p>Pour rappel, dans une confe\u0301rence de presse du 21 mars, Gabriel Rufyiri avait regrette\u0301 la hausse ge\u0301ne\u0301ralise\u0301e des prix des produits locaux et des produits importe\u0301s. \u00ab Malheureusement, on ne voit pas ce que le gouvernement est en train de faire pour freiner cette hausse ge\u0301ne\u0301ralise\u0301e. Cette situation est malheureusement aggrave\u0301e par la pe\u0301nurie re\u0301pe\u0301titive des produits pe\u0301troliers, notamment l\u2019essence. Aujourd\u2019hui, on nous dit qu\u2019au niveau des prisons, des e\u0301coles a\u0300 re\u0301gime d\u2019internat, ils ne parviennent pas a\u0300 avoir de quoi manger facilement. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s Gabriel Rufyiri, les Burundais se trouvent a\u0300 la croise\u0301e des chemins. Il avait de\u0301plore\u0301 les messages de certains dignitaires, plus particulie\u0300rement le pre\u0301sident de l\u2019Assemble\u0301e nationale. \u00ab Imaginez dire que les Burundais doivent tout faire pour donner de quoi manger aux Blancs. Nous pensons que c\u2019est un langage a\u0300 de\u0301crier et a\u0300 de\u0301noncer. \u00bb<\/p>\n<p>Pour M. Rufyiri, il faut des actions concre\u0300tes et un langage re\u0301conciliant. \u00ab Les autorite\u0301s qui devraient trouver des solutions sont en train de donner des messages qui ne rassurent pas. On a eu par ailleurs un moment d\u2019e\u0301changer avec le Premier ministre sur cette question et on a e\u0301te\u0301 satisfait du message qu\u2019il nous a donne\u0301. \u00bb<\/p>\n<p>Il avait aussi demande\u0301 a\u0300 ce que certains hauts responsables de la Re\u0301publique n\u2019exercent plus le commerce parce que, selon lui, il a e\u0301te\u0301 prouve\u0301 qu\u2019a\u0300 l\u2019inte\u0301rieur du pays certains administratifs se trouvent dans le commerce du mai\u0308s, le haricot, les boissons Brarudi et bien d\u2019autres produits. \u00ab Et me\u0302me s\u2019ils cachent ces produits, personne ne peut les poursuivre. \u00bb<\/p>\n<p>Gabriel Rufyiri avait fustige\u0301 la politique d\u2019octroyer les marche\u0301s a\u0300 quelques individus. Il n\u2019avait pas he\u0301site\u0301 a\u0300 pointer du doigt certains magnats.<\/p>\n<p>\u00ab Pour les fertilisants, le marche\u0301 a e\u0301te\u0301 donne\u0301 a\u0300 l\u2019entreprise Fomi dirige\u0301 par Adrien Ntigacika et le duo Olivier Suguru et Ve\u0301ne\u0301rand Kazohera. C\u2019est a\u0300 eux qu\u2019on donne tous les dollars pour importer. C\u2019est un proble\u0300me. Ces individus sont devenus plus riches que l\u2019Etat au moment ou\u0300 la population croupit dans une mise\u0300re sans nom. Je pense que le gouvernement doit tout faire pour que cette situation change. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s le pre\u0301sident de l\u2019Olucome, nous sommes en train de voir des gens qui roulent a\u0300 deux vitesses. \u00ab Certains s\u2019enrichissent d\u2019une manie\u0300re exage\u0301re\u0301e en de\u0301pouillant les Burundais et les autres croupissent dans la mise\u0300re sans que rien ne soit fait par le gouvernement. \u00bb<\/p>\n<p>Sommaire<\/p>\n<p><b><b>Re\u0301actions<\/b><\/b><\/p>\n<p><b>Agathon Rwasa : \u00ab L\u2019interpellation de l\u2019activiste Rufyiri est une pre\u0301occupation de tout le monde \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Pour le pre\u0301sident du Congre\u0300s National pour la Liberte\u0301 (CNL), c\u2019est de droit que les citoyens puissent s\u2019exprimer par rapport a\u0300 la situation qui pre\u0301vaut dans le pays s\u2019il s\u2019agit d\u2019une question vitale en l\u2019occurrence comme la cherte\u0301 de la vie. \u00ab Pour moi, ce n\u2019est nullement un pe\u0301che\u0301. Ce n\u2019est pas une critique comme telle, mais pluto\u0302t une sonnette d\u2019alarme qui est active\u0301e par la population. \u00bb<\/p>\n<p>Par rapport a\u0300 la re\u0301action du pre\u0301sident de la Re\u0301publique, Agathon Rwasa estime que le gouvernement devrait arre\u0302ter des mesures qui vont dans le sens des dole\u0301ances de la population. \u00ab Mine de rien, nulle n\u2019ignore que le salaire n\u2019augmente pas. Et je ne pense pas que les 12 millions de Burundais peuvent e\u0302tre case\u0301s dans des structures agricoles. L\u2019interpellation formule\u0301e par Rufyiri est une pre\u0301occupation de tout le monde. Pas seulement ceux qui peuvent s\u2019exprimer, mais aussi toute cette masse qui ne s\u2019exprime pas et qui n\u2019a pas peut e\u0302tre la chance d\u2019acce\u0301der aux me\u0301dias pour exprimer leur sentiment on ne peut plus morose par rapport a\u0300 la vie qui devient de plus en plus che\u0300re. On entend la grogne. On s\u2019imagine quelle est la gale\u0300re d\u2019un salarie\u0301 burundais lorsque les prix des denre\u0301es alimentaires montent chaque jour. D\u2019apre\u0300s lui, les autorite\u0301s administratives et politiques devraient prendre la question au se\u0301rieux.<\/p>\n<p>Pour Agathon Rwasa, si le chef de l\u2019Etat dit que l\u2019agriculture est une priorite\u0301, il faut voir quels sont les moyens mis a\u0300 la disposition de ces agriculteurs. \u00ab A l\u2019e\u0301tat actuel des choses, on voit que l\u2019agriculture reste une agriculture de subsistance. Nous ne pouvons pas couvrir les besoins les plus e\u0301le\u0301mentaires de notre population. Il faut e\u0302tre conse\u0301quent avec le discours officiel que l\u2019on prononce. \u00bb<\/p>\n<p>Pour le patron du CNL si le pre\u0301sident de la Re\u0301publique ne peut pas trouver des solutions aux proble\u0300mes qui sont pose\u0301s alors qu\u2019il a nomme\u0301 des ministres, des directeurs ge\u0301ne\u0301raux et des conseillers, il doit penser a\u0300 redynamiser ses e\u0301quipes. \u00ab Autrement dit, mettre de co\u0302te\u0301 le militantisme et promouvoir la me\u0301ritocratie. Ce ne sont pas les technocrates qui manquent dans ce pays, mais l\u2019esprit partisan a tout bouleverse\u0301. \u00bb Et d\u2019ajouter : \u00ab Pour me\u0301riter un poste, il faut e\u0302tre du Cndd-Fdd et militant tre\u0300s ze\u0301le\u0301.<\/p>\n<p>Je ne pense pas que l\u2019ultra-militantisme va directement de pair avec les capacite\u0301s requises pour ge\u0301rer. Il doit d\u2019abord re\u0301former son administration. Il ne faut pas chercher a\u0300 satisfaire son parti, il faut satisfaire le peuple burundais. \u00bb De plus, insiste Agathon Rwasa, il faut briser toutes ces histoires de monopole que l\u2019on voit dans diffe\u0301rents secteurs.<\/p>\n<p>Concernant les activite\u0301s commerciales du pre\u0301sident Ndayishimiye, Agathon Rwasa se pose des questions : \u00ab Pourquoi c\u2019est maintenant qu\u2019il est pre\u0301sident de la Re\u0301publique qu\u2019il a du temps pour cultiver et qu\u2019il cultive beaucoup plus que tout le monde ? Le temps qu\u2019il passe dans ses champs, ne devrait-il pas le passer ailleurs ? Parce que c\u2019est lui qui doit coordonner l\u2019action du gouvernement. Est-ce qu\u2019on peut marier les activite\u0301s e\u0301conomiques de grande ampleur avec cela ? Je me pose cette question, mais je ne trouve pas de re\u0301ponse. \u00bb<\/p>\n<p>Et de rappeler : \u00ab Jusqu\u2019a\u0300 une certaine pe\u0301riode, les autorite\u0301s administratives e\u0301taient prive\u0301es d\u2019exercer d\u2019autres activite\u0301s paralle\u0300les. Est-ce que cette de\u0301ontologie a fait du tort au pays ou\u0300 elle a fait du bien ? \u00bb Pour lui, en cherchant a\u0300 marier les activite\u0301s e\u0301conomiques et lucratives avec les activite\u0301s administratives, on risque d\u2019e\u0302tre tente\u0301 par l\u2019appa\u0302t du gain. \u00ab Ce qui serait mieux est que les autorite\u0301s administratives s\u2019occupent de la population que de s\u2019occuper de leurs propres affaires. Cela pourrait aider le pays a\u0300 avancer sereinement. \u00bb<\/p>\n<p><b>Le\u0301once Ngendakumana : \u00ab Le Chef de l\u2019Etat ne peut pas s\u2019attaquer frontalement a\u0300 un citoyen ordinaire \u00bb<\/b><\/p>\n<p>\u00ab De manie\u0300re ge\u0301ne\u0301rale, en sa qualite\u0301 du chef de l\u2019Etat et pe\u0300re de la Nation, de par ses fonctions, le pre\u0301sident de la Re\u0301publique ne peut pas s\u2019attaquer frontalement, ouvertement, officiellement et publiquement a\u0300 un citoyen ordinaire \u00bb, commente Le\u0301once Ngendakumana, vice-pre\u0301sident du parti Sahwanya Frodebu.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, si le citoyen s\u2019est exprime\u0301 dans des termes qui ne sont pas approprie\u0301s, le chef de l\u2019Etat a beaucoup de canaux pour le ramener sur le bon chemin. \u00ab Il peut l\u2019appeler pour lui donner un e\u0301clairage, lui prodiguer des conseils de manie\u0300re a\u0300 ce que cela ne se re\u0301pe\u0300te plus. Et a\u0300 de\u0301faut, si le chef de l\u2019Etat n\u2019est pas disponible, il peut mandater un de ses proches collaborateurs pour aller transmettre un message a\u0300 ce citoyen \u00bb.<\/p>\n<p>Par ailleurs, M. Ngendakumana pense que le chef de l\u2019Etat ne peut pas accuser un citoyen ordinaire qu\u2019il ne fait rien dans la socie\u0301te\u0301. Car, explique-t-il, dans la socie\u0301te\u0301, il se fait beaucoup d\u2019activite\u0301s. \u00ab Les uns font l\u2019agriculture, l\u2019e\u0301levage, d\u2019autres s\u2019adonnent a\u0300 d\u2019autres activite\u0301s ge\u0301ne\u0301ratrices de revenus comme commerc\u0327ants, enseignants, me\u0301decins, magistrats, transporteurs, etc. Et toutes ces activite\u0301s peuvent concourir au de\u0301veloppement du pays. Elles sont importantes et comple\u0301mentaires pour le de\u0301veloppement d\u2019un pays \u00bb.<\/p>\n<p>Selon ce politique, le chef de l\u2019Etat doit donner un message qui canalise toutes ces activite\u0301s vers un de\u0301veloppement. \u00ab Chaque Nation doit valoriser le travail sous toutes ses formes \u00bb.<\/p>\n<p>A ceux qui disent que le chef de l\u2019Etat ne peut pas s\u2019adonner a\u0300 l\u2019agriculture, l\u2019e\u0301levage, Le\u0301once Ngendakumana indique qu\u2019il en a le plein droit : \u00ab Tout comme les autres citoyens burundais, le chef de l\u2019Etat peut pratiquer l\u2019agriculture et l\u2019e\u0301levage. Il peut avoir des champs, des fermes. Ce qui est interdit, c\u2019est s\u2019adonner a\u0300 des activite\u0301s commerciales \u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, la Constitution le lui interdit formellement : \u00ab C\u2019est pourquoi l\u2019Etat met a\u0300 sa disposition tous les moyens ne\u0301cessaires pour qu\u2019il se concentre sur la gestion des affaires de l\u2019Etat comme un pe\u0300re de la Nation \u00bb, justifie-t-il.<\/p>\n<p><b>Kefa Nibizi : \u00ab Que le gouvernement ne s\u2019en prenne pas a\u0300 la socie\u0301te\u0301 civile et a\u0300 l\u2019opposition \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Pour Kefa Nibizi, pre\u0301sident du parti Codebu-Iragi Rya Ndadaye, quand la socie\u0301te\u0301 civile et l\u2019opposition font un clin d\u2019\u0153il au gouvernement pour signaler un de\u0301rapage, critiquer ses actions, ils sont en train de contribuer au de\u0301veloppement. \u00ab Parce qu\u2019ils recadrent le gouvernement pour qu\u2019ils travaillent de manie\u0300re normative, correcte pour le bien-e\u0302tre de la population \u00bb.<\/p>\n<p>Il ne faudrait pas que les membres du gouvernement s\u2019en prennent a\u0300 elle. \u00ab Car, cela fait me\u0302me partie de leur ro\u0302le de conseiller le gouvernement pour qu\u2019il reste dans le cadre normatif dans l\u2019exercice de ses fonctions. On ne peut pas re\u0301torquer qu\u2019on est en train de faire des critiques sans exercer aucune autre activite\u0301 \u00bb.<\/p>\n<p>Il rappelle d\u2019ailleurs que la production n\u2019est pas uniquement l\u2019agriculture et l\u2019e\u0301levage : \u00ab Les secteurs secondaire et tertiaire contribuent e\u0301norme\u0301ment au de\u0301veloppement. D\u2019ailleurs, dans les e\u0301conomies modernes, le secteur primaire contribue a\u0300 moins de 30% pour le de\u0301veloppement du pays \u00bb.<\/p>\n<p>Pour le cas du Burundi, ce politique trouve que ce n\u2019est pas possible de de\u0301velopper le pays a\u0300 travers le secteur primaire.<\/p>\n<p>M. Nibizi souligne que la mission n\u2019est pas d\u2019investir dans l\u2019agriculture et l\u2019e\u0301levage, mais de cre\u0301er des conditions favorables pour que les agriculteurs ou e\u0301leveurs puissent bien travailler.<\/p>\n<p>Concernant la monte\u0301e des prix des denre\u0301es alimentaires sur le marche\u0301, Kefa Nibizi estime que les choses vont de mal en pis parce que certains membres du gouvernement, au lieu de s\u2019occuper des dossiers sensibles qui risquent d\u2019apporter une somme e\u0301norme du contribuable, ils s\u2019adonnent a\u0300 des activite\u0301s agricoles, pastorales qui, dans une certaine mesure, ont un caracte\u0300re propagandiste : \u00ab Vaut mieux qu\u2019ils se concentrent sur des dossiers susceptibles de promouvoir l\u2019e\u0301conomie du pays. On continue a\u0300 reculer parce que certains dignitaires continuent de travailler hors normes \u00bb.<\/p>\n<p><b>Gaspard Kobako : \u00ab Le chef de l\u2019Etat n\u2019est pas la\u0300 pour cultiver, mais pour gouverner \u00bb<\/b><\/p>\n<p>\u00ab La premie\u0300re des missions du chef de l\u2019Etat n\u2019est pas de cultiver, mais de gouverner le pays. Ces missions sont inscrites en re\u0300gle d\u2019or dans la Constitution. Nous le voyons tre\u0300s souvent dans ses champs, en compagnie de son e\u0301pouse, a\u0300 la RTNB, en train de cultiver ou de re\u0301colter ses champs. Quelque part, il y a incompatibilite\u0301 \u00bb, re\u0301agit Gaspard Kobako, membre du parti Cndd.<\/p>\n<p>Ne\u0301anmoins, il reconnai\u0302t que ce n\u2019est pas en soi mauvais de s\u2019adonner aux activite\u0301s agro-pastorales : \u00ab Mais a\u0300 quelle e\u0301chelle et a\u0300 quel prix ? Ou\u0300 est e\u0301coule\u0301e sa production ? Est-ce sur le marche\u0301 de COTEBU ? Sur les marche\u0301s locaux ou a\u0300 l\u2019e\u0301tranger ? Et d\u2019ou\u0300 proviennent les moyens techniques, financiers, les intrants pour sa main-d\u2019\u0153uvre ? Cela me\u0301rite d\u2019e\u0302tre connu et e\u0301lucide\u0301 \u00bb.<\/p>\n<p>Cet opposant rappelle d\u2019ailleurs que dans des pays de\u0301veloppe\u0301s, c\u2019est entre 5 et 10% d\u2019agriculteurs et e\u0301leveurs, qui nourrissent le reste. \u00ab Au Burundi, c\u2019est l\u2019inverse. C\u2019est 90% qui pratiquent ces activite\u0301s du secteur primaire. C\u2019est un signe e\u0301loquent du sous-de\u0301veloppement \u00bb.<\/p>\n<p>Revenant sur l\u2019attaque publique du chef de l\u2019Etat contre M. Rufyiri, il signale que ce n\u2019est pas parce que ce dernier ne cultiverait pas que la majorite\u0301 des Burundais souffrent de la faim et la malnutrition. \u00ab Ce n\u2019est pas lui qui manque dans la chai\u0302ne pour l\u2019augmentation de la production agricole. Ce qui manque, ce sont les bonnes pratiques agricoles, les intrants pour amender les sols non fertiles, la me\u0301canisation agricole, la libe\u0301ration des terres cultivables, dont certaines sont gaspille\u0301es au profit des constructions. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, il estime que le de\u0301veloppement du pays n\u2019est pas tributaire des activite\u0301s agro-pastorales, mais de l\u2019e\u0301nergie pour de\u0301velopper d\u2019autres secteurs e\u0301conomiques tels que l\u2019exploitation minie\u0300re et l\u2019industrialisation. \u00ab Il faut donc aborder, sans faux-fuyant, les vraies questions de de\u0301veloppement et non s\u2019attaquer a\u0300 tel ou tel individu, parce qu\u2019il de\u0301nonce ce qui ne marche pas dans la gouvernance du pays \u00bb, se re\u0301sume-t-il.<\/p>\n<p>Quid de la recommandation a\u0300 chaque me\u0301nage d\u2019avoir au moins cinq lapins. La\u0300, Gaspard Kobako est tranchant : \u00ab L\u2019e\u0301levage de lapins c\u2019est pour une e\u0301conomie de subsistance. Je ne connais pas jusqu\u2019a\u0300 pre\u0301sent et a\u0300 preuve du contraire, dans quel pays ou\u0300 ces lapins sont exporte\u0301s pour faire entrer des devises ; ou un seul pays qui a connu son essor gra\u0302ce a\u0300 l\u2019e\u0301levage de lapins \u00bb.<\/p>\n<p><b>Hamza Venant Burikukiye : \u00ab Face a\u0300 la vie che\u0300re, il faut travailler beaucoup \u00bb<\/b><\/p>\n<p>\u00ab Certes, la vie che\u0300re au Burundi n\u2019est pas a\u0300 contester car les faits sont palpables et sautent a\u0300 l\u2019\u0153il nu \u00bb, re\u0301agit le repre\u0301sentant le\u0301gal de l\u2019Association Capes+.<\/p>\n<p>Concernant les propos du Chef de l\u2019Etat en l\u2019encontre de Gabriel Rufyiri, Hamza Venant Burikukiye fait savoir qu\u2019il ne s\u2019agit pas seulement de de\u0301noncer ou de condamner, mais de proposer des solutions. \u00ab D\u2019accord, on est face a\u0300 la vie che\u0300re alors il faut travailler beaucoup pour accroi\u0302tre la production. La socie\u0301te\u0301 civile est bien place\u0301e pour le faire sans s\u2019attaquer au gouvernement pour plaire aux bailleurs de fonds afin d\u2019obtenir des financements. \u00bb<\/p>\n<p>Quant a\u0300 l\u2019incompatibilite\u0301 du pre\u0301sident de la Re\u0301publique d\u2019exercer d\u2019autres fonctions a\u0300 co\u0302te\u0301 de celles du Chef de l\u2019Etat, M. Burikukiye indique que la Constitution est tre\u0300s claire. \u00ab Jusqu\u2019a\u0300 pre\u0301sent, on n\u2019a pas vu une autre activite\u0301 que le chef de l\u2019Etat exerce en paralle\u0300le de ses fonctions de Magistrat supre\u0302me. Si c\u2019est parce qu\u2019il fait de l\u2019agriculture et de l\u2019e\u0301levage, a\u0300 part que c\u2019est un bon mode\u0300le pour tout leader de montrer une bonne pratique citoyenne et aussi cre\u0301er de l\u2019emploi ainsi que contribuer a\u0300 l\u2019e\u0301conomie par des taxes et impo\u0302ts, c\u2019est une vie familiale voire prive\u0301e que personne n\u2019a droit de s\u2019y me\u0302ler. \u00bb<\/p>\n<p><b>Eulalie Nibizi : \u00ab Chaque citoyen seul ou en association a le droit de de\u0301fendre les inte\u0301re\u0302ts de sa communaute\u0301 \u00bb<\/b><\/p>\n<p>\u00ab Quand le chef de l\u2019Etat s\u2019attaque aux activistes de la socie\u0301te\u0301 civile qui de\u0301noncent la vie che\u0300re et d\u2019autres vices contraires a\u0300 la bonne gouvernance, il n\u2019a pas du tout raison. Il va me\u0302me a\u0300 l\u2019encontre de la De\u0301claration des Nations Unies sur le droit et la responsabilite\u0301 des individus, groupes et organes de la socie\u0301te\u0301 de promouvoir et prote\u0301ger les droits de l\u2019homme et les liberte\u0301s fondamentales universellement reconnus adopte\u0301e le 9 de\u0301cembre 1998 \u00bb, souligne cette activiste des droits humains.<\/p>\n<p>De plus, indique-t-elle, il va a\u0300 l\u2019encontre aussi de la Constitution de la Re\u0301publique et autres instruments internationaux qui reconnait le droit de de\u0301fendre les droits humains ou tout simplement le droit d\u2019e\u0301mettre une opinion sur toutes les questions concernant la vie de la population. \u00ab Chaque citoyen seul ou en association a le droit de de\u0301fendre les inte\u0301re\u0302ts de sa communaute\u0301 qui sont aussi des inte\u0301re\u0302ts individuels. S\u2019attaquer au citoyen qui alerte sur la gouvernance constitue une intimidation qui contribue a\u0300 instaurer de la peur et faire taire le peuple pour que les propose\u0301s a\u0300 la gestion du pays continuent leurs actes ille\u0301gaux. \u00bb<\/p>\n<p>Quant a\u0300 dire que Gabriel Rufyiri ou un autre n\u2019a pas de champ a\u0300 brandir comme mode\u0300le de production, indique-t-elle savoir, c\u2019est la vie prive\u0301e de chacun selon ses moyens et ses choix e\u0301conomiques. \u00ab Tous les Burundais ne doivent pas exercer les me\u0302mes activite\u0301s de de\u0301veloppement. Non plus produire des tonnes de produits alimentaires n\u2019est pas le re\u0301sultat que les Burundais attendent du pre\u0301sident de la Re\u0301publique. Ses attributions sont connues. Elles sont du domaine de garantir la paix, la se\u0301curite\u0301, la justice pour tous, la bonne gestion de la chose publique et le respect des droits humains en ge\u0301ne\u0301ral.<\/p>\n<p>Les re\u0301ponses qu\u2019il donne sont une diversion en vue de de\u0301tourner l\u2019attention du public de la pile de dossiers en souffrance pour lesquels la socie\u0301te\u0301 civile demande des comptes.<\/p>\n<p>Pour Eulalie Nibizi, le bilan que nous attendons a\u0300 la fin de la saison culturale ne doit pas provenir de la maison du pre\u0301sident de la Re\u0301publique, mais de la maison de chaque citoyen.<\/p>\n<p>Et d\u2019ajouter : \u00ab Par ailleurs, le chef de l\u2019Etat risque de glisser vers le re\u0301gime d\u2019incompatibilite\u0301 et me\u0302me de de\u0301tournement quand il s\u2019accapare des terres domaniales ou celles appartenant aux familles de\u0301place\u0301es et quand il prend les intrants agricoles et autres ressources. Personne ne peut se risquer dans la compe\u0301tition avec lui et c\u2019est une barrie\u0300re a\u0300 l\u2019e\u0301panouissement e\u0301conomique des autres citoyens. \u00bb<\/p>\n<p><b>Gustave Niyonzima : \u00ab Le Pre\u0301sident de la Re\u0301publique se doit d\u2019e\u0302tre un mode\u0300le refle\u0301tant une image neutre, arbitrale et unificatrice \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Pour ce juriste et de\u0301fenseur des droits humains, la socie\u0301te\u0301 civile fait la promotion de l\u2019inclusion, prote\u0300ge les droits de la personne, en plus d\u2019obliger publiquement les gouvernements a\u0300 rendre des comptes sur la prestation de services publics, la de\u0301fense de la primaute\u0301 du droit et la promotion de la participation a\u0300 un processus inclusif de prise de de\u0301cisions a\u0300 tous. \u00ab L\u2019E\u0301tat est un re\u0301gulateur de l\u2019ensemble par son organisation juridique et politique. La puissance publique garantit que la socie\u0301te\u0301 civile et la famille existent. \u00bb<\/p>\n<p>En un mot, souligne-t-il, la socie\u0301te\u0301 civile est un re\u0301servoir de ressources politiques, e\u0301conomiques, culturelles et morales pour contro\u0302ler le pouvoir de l\u2019Etat afin qu\u2019il y ait tout ce qui est ne\u0301cessaire a\u0300 l\u2019e\u0301panouissement de la population.<\/p>\n<p>Quant au pre\u0301sident de la Re\u0301publique, il incarne l\u2019unite\u0301 nationale, veille au respect de la Constitution et assure par son arbitrage, la continuite\u0301 de l\u2019Etat et le fonctionnement re\u0301gulier des institutions. \u00ab Le pre\u0301sident de la Re\u0301publique veille au respect et a\u0300 la protection de la population aupre\u0300s des institutions e\u0301tatiques. Il assure le fonctionnement normal des pouvoirs publics et la continuite\u0301 de l\u2019Etat. \u00bb<\/p>\n<p>Au-dela\u0300 du paralle\u0300le que l\u2019on peut faire entre les fonctions pre\u0301sidentielles pre\u0301vues par la Constitution et celles qu\u2019il me\u0300nerait a\u0300 titre prive\u0301, souligne-t-il, il existe une diffe\u0301rence fondamentale. Selon lui, le ro\u0302le du pre\u0301sident de la Re\u0301publique est bien de\u0301fini au niveau de l\u2019article 96 de la Constitution et la teneur y relative se passe de tout commentaire.<\/p>\n<p>Selon lui, le Pre\u0301sident de la Re\u0301publique se doit d\u2019e\u0302tre un mode\u0300le refle\u0301tant une image neutre, arbitrale et unificatrice. \u00ab S\u2019il s\u2019engage dans le commerce alors que la Constitution ne le lui permet pas, il risque d\u2019y avoir deux inte\u0301re\u0302ts antagoniques : ceux vise\u0301s pour l\u2019inte\u0301re\u0302t ge\u0301ne\u0301ral de la Nation et ceux qui visent son gain personnel en dehors de ses fonctions pre\u0301sidentielles. \u00bb<\/p>\n<p><b>B.M. : \u00ab Tenter d\u2019intimider la population affame\u0301e pour l\u2019obliger a\u0300 fermer les yeux sur sa mise\u0300re est un projet vain \u00bb<\/b><\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s ce juriste et activiste des droits humains, qui a requis l\u2019anonymat, les attaques verbales du pre\u0301sident de la Re\u0301publique dirige\u0301es contre Gabriel Rufyiri de\u0301notent le rejet par le re\u0301gime en place de la transparence dans la gestion de la chose publique et de la culture de la redevabilite\u0301. \u00ab La liberte\u0301 d\u2019expression pourtant garantie par la Constitution est devenue une infraction. Cependant, tenter d\u2019intimider la population affame\u0301e pour l\u2019obliger a\u0300 fermer les yeux sur sa mise\u0300re est un projet vain. Pluto\u0302t que de gaspiller ses e\u0301nergies dans la re\u0301pression, le chef de l\u2019Etat devrait prendre des mesures drastiques pour relever l\u2019e\u0301conomie chancelante du pays. \u00bb<\/p>\n<p>Quant a\u0300 l\u2019accusation porte\u0301e contre Rufyiri comme quoi il ne produit rien, souligne-t-il, les diffe\u0301rents secteurs d\u2019activite\u0301s sont comple\u0301mentaires dans tout Etat moderne.<\/p>\n<p>Quant aux activite\u0301s du chef de l\u2019Etat, ce juriste fait savoir que la Constitution du Burundi en son article 101 pre\u0301cise que : \u00ab Les fonctions de pre\u0301sident de la Re\u0301publique sont incompatibles avec l\u2019exercice de toute autre fonction publique e\u0301lective, de tout emploi public et de toute activite\u0301 professionnelle. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019article 102 renche\u0301rit en soulignant que : \u00ab Dans le cas ou\u0300 le candidat e\u0301lu Pre\u0301sident de la Re\u0301publique occupait une fonction prive\u0301e, re\u0301mune\u0301re\u0301e ou non, pour son propre compte ou pour le compte d\u2019un tiers, il cesse toute activite\u0301 de\u0300s la proclamation des re\u0301sultats. \u00bb<\/p>\n<p>De ces deux articles, pre\u0301cise-t-il, il se re\u0301ve\u0300le que le constituant burundais a voulu que le chef de l\u2019Etat se concentre sur la mise en \u0153uvre du programme ple\u0301biscite\u0301 par le peuple a\u0300 travers les urnes. \u00ab Pour lui garantir une se\u0301curite\u0301 financie\u0300re, la loi a pre\u0301vu des avantages comme l\u2019intendance ainsi qu\u2019un pe\u0301cule important qui sera verse\u0301 au pre\u0301sident jusqu\u2019a\u0300 sa mort. La Constitution a voulu e\u0301viter que le pre\u0301sident de la Re\u0301publique ne disperse ses efforts dans la lutte pour la survie au lieu de se mettre entie\u0300rement au Service de son pays. \u00bb<\/p>\n<p>Il ajoute que le fait pour un pre\u0301sident de la Re\u0301publique de se lancer dans le commerce fausserait par ailleurs les re\u0300gles de la concurrence loyale. \u00ab Il faut a\u0300 tout prix e\u0301viter que l\u2019inte\u0301re\u0302t individuel du pre\u0301sident ne soit en conflit avec l\u2019inte\u0301re\u0302t ge\u0301ne\u0301ral. Ainsi il se re\u0301ve\u0300le que les activite\u0301s de ne\u0301goce auxquelles se livrent le Pre\u0301sident sont contraires a\u0300 la Constitution et pourraient constituer un acte de haute trahison justiciable devant la Haute Cour de justice qui, certes e\u0301voque\u0301e dans la constitution, mais, he\u0301las ! n\u2019a pas encore vu le jour. \u00bb<\/p>\n<p><b>Interview<\/b><\/p>\n<p><b>Est-ce que tous les Burundais sont appele\u0301s a\u0300 s\u2019occuper des activite\u0301s champe\u0302tres ?<\/b><\/p>\n<p>Je crois que c\u2019est une aberration. Dans aucun pays, la population entie\u0300re ne peut pas faire une seule activite\u0301. Dans une e\u0301conomie bien organise\u0301e, il doit y avoir ceux qui vont participer a\u0300 la production, ceux qui participent a\u0300 l\u2019acheminement des produits et ceux qui participent a\u0300 la vente et a\u0300 l\u2019organisation de tout ce qui va suivre. Je ne crois pas que la population burundaise dans son entie\u0300rete\u0301 peut faire l\u2019agriculture.<\/p>\n<p><b>A voir comment l\u2019agriculture est faite au Burundi, cela peut sauver notre e\u0301conomie ?<\/b><\/p>\n<p>Pour l\u2019instant, ce qu\u2019on fait ne peut pas sauver notre e\u0301conomie et cela explique me\u0302me notre de\u0301che\u0301ance. Nous sommes pre\u0300s de a\u0300 13 millions de Burundais et au moment de l\u2019inde\u0301pendance, on e\u0301tait a\u0300 peine 2.5 millions d\u2019habitants. La population pouvait manger a\u0300 suffisance. C\u2019est impensable que 40 ans apre\u0300s, quelques familles qui s\u2019occupent de l\u2019agriculture puissent nourrir cette population.<\/p>\n<p>Il y a quelques anne\u0301es, on a amene\u0301 l\u2019ide\u0301e des coope\u0301ratives pour produire, mais malheureusement cette ide\u0301e est reste\u0301e une parole de propagande. Les fonds publics sont utilise\u0301s pour entretenir le gouvernement et pas pour investir dans des activite\u0301s de production.<\/p>\n<p>Si on ne produit pas, on n\u2019aura jamais a\u0300 manger et encore moins a\u0300 exporter et naturellement on n\u2019aura pas de devises. On est en train de dire partout que le Burundi n\u2019a pas de devises, comme si les devises tombent du ciel. A un moment donne\u0301, on avait assez de devises parce qu\u2019on exportait le cafe\u0301, le the\u0301, mais maintenant il n\u2019y en a plus.<\/p>\n<p><b>Il y\u2019a des dignitaires qui posse\u0300dent de grands terrains pour l\u2019agriculture, cela peut-il aider pour re\u0301duire les prix sur le marche\u0301 ?<\/b><\/p>\n<p>Moi, j\u2019appellerais cela du blanchiment. Je dirais que c\u2019est un amusement. Je ne vois aucun dignitaire qui s\u2019occupe re\u0301ellement de l\u2019agriculture. En re\u0301alite\u0301, ils utilisent les moyens de l\u2019Etat, ils y vont avec des voitures de fonction ils travaillent avec les ouvriers de l\u2019Etat. Est-ce qu\u2019ils peuvent nourrir la population burundaise ? Une autorite\u0301 qui s\u2019active sur 2 ou 3 ha me\u0302me jusqu\u2019a\u0300 10, qu\u2019est-ce que c\u0327a signifie pour l\u2019ensemble de la population burundaise de 13 millions d\u2019habitants ? Une population a\u0300 majorite\u0301 au cho\u0302mage.<\/p>\n<p>Nous avons aujourd\u2019hui des laure\u0301ats d\u2019universite\u0301 et du secondaire qui n\u2019ont pas de travail et qui voudraient me\u0302me travailler dans les champs, mais il n\u2019y a pas de financement. Je l\u2019ai toujours dit, nous avons des banques qui n\u2019ont en re\u0301alite\u0301 qu\u2019un capital estime\u0301 a\u0300 10 milliards de BIF qui sont aujourd\u2019hui insignifiants. Je disais pendant les e\u0301lections de majorer jusqu\u2019a\u0300 30 milliards de BIF.<\/p>\n<p>Ces me\u0302mes banques ne sont pas capables de financer l\u2019agriculture au Burundi. A la limite, elles s\u2019activent dans des activite\u0301s faciles avec des fonctionnaires prive\u0301s ou publics a\u0300 qui elles donnent des cre\u0301dits pour les re\u0301cupe\u0301rer sur leurs salaires. Est-ce que c\u0327a peut financer une e\u0301conomie ? Impossible. L\u2019agriculture au Burundi ne peut pas e\u0302tre une activite\u0301 de quelques dignitaires qui s\u2019amusent juste pour plaire a\u0300 la galerie.<\/p>\n<p><b>Que doivent faire ces dignitaires ?<\/b><\/p>\n<p>Un dignitaire qui voudrait investir ne devrait pas avoir ses champs particuliers. Ce serait une bonne chose s\u2019il investit dans des coope\u0301ratives disponibles dans sa commune natale ou dans sa commune de re\u0301sidence. Les paysans s\u2019activeraient a\u0300 cultiver.<\/p>\n<p>Il sera actionnaire dans l\u2019activite\u0301 sans e\u0302tre ne\u0301cessairement un proprie\u0301taire qui croit faire de l\u2019agriculture alors qu\u2019en re\u0301alite\u0301 il ne le fait pas. Je crois que la situation est aussi simple que c\u0327a. Il faut que l\u2019on comprenne qu\u2019il faut des financements.<\/p>\n<p>Ceux qui ont besoin de blanchir leur argent, qu\u2019ils investissent dans ces coope\u0301ratives qui sont en train de pourrir sans financement. Arre\u0302tons de faire croire aux gens que tel est en train de cultiver ou produire alors qu\u2019en re\u0301alite\u0301 ce n\u2019est pas le cas.<\/p>\n<p><b>Selon vous, quelles sont les causes de cette flambe\u0301e de prix ?<\/b><\/p>\n<p>La cause est tre\u0300s simple. Il y a une de\u0301mographie galopante et les familles qui nourrissaient notre population s\u2019appauvrissent et ne sont plus capables d\u2019utiliser la houe pour nous nourrir. Le peu qu\u2019elles ont, c\u2019est juste pour leurs familles et c\u2019est me\u0302me insuffisant. Les marche\u0301s sont vides. Il n\u2019y a pas de produits, nous devons donc pour la plupart des fois importer.<\/p>\n<p>Il faut qu\u2019on comprenne le me\u0301canisme. Si nous voulons que c\u0327a change, nous devons investir dans nos communaute\u0301s pour que les familles travaillent en collaboration tel que c\u2019e\u0301tait pre\u0301vu pour les coope\u0301ratives. Nous constatons qu\u2019un Burundais qui exporte sa banane ou son sac de riz au Rwanda ou au Congo est arre\u0302te\u0301. Pourquoi ? Parce qu\u2019on n\u2019a pas assez produit. C\u2019est un crime de vendre quand on n\u2019a pas. Si on arrive a\u0300 produire dans tout le Burundi, il y\u2019aura des facilite\u0301s a\u0300 avoir a\u0300 manger et a\u0300 exporter. Le Burundi serait dans la facilite\u0301 de faire baisser les prix parce que l\u2019offre serait plus importante que la demande.<\/p>\n<p><b>Pourquoi s\u2019en prendre alors a\u0300 ceux qui re\u0301clament la baisse des prix ?<\/b><\/p>\n<p>Quand je vois des gens qui s\u2019en prennent a\u0300 des gens au lieu de s\u2019en prendre au proble\u0300me est une marque suffisante qu\u2019on n\u2019a pas de vision dans notre pays.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. Vendredi 24 mars a\u0300 Gitega, lors de la clo\u0302ture du Forum national des jeunes, le pre\u0301sident Evariste Ndayishimiye s\u2019est attaque\u0301 publiquement a\u0300 Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations e\u0301conomiques (Olucome). Son pe\u0301che\u0301 : critiquer sans rien investir dans l\u2019agriculture et l\u2019e\u0301levage. Pour nombre d\u2019observateurs, s\u2019en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":82,"featured_media":9338,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,10],"tags":[36,48,45],"class_list":["post-9339","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politique","category-toutes-les-actualites","tag-africa-press","tag-africa-press-burundi","tag-burundi"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.1 (Yoast SEO v27.0) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Quand Neva savonne Rufyiri - Burundi<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Quand Neva savonne Rufyiri\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Africa-Press &#8211; Burundi. Vendredi 24 mars a\u0300 Gitega, lors de la clo\u0302ture du Forum national des jeunes, le pre\u0301sident Evariste Ndayishimiye s\u2019est attaque\u0301 publiquement a\u0300 Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations e\u0301conomiques (Olucome). Son pe\u0301che\u0301 : critiquer sans rien investir dans l\u2019agriculture et l\u2019e\u0301levage. Pour nombre d\u2019observateurs, s\u2019en [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Burundi\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2023-04-03T16:45:00+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"cfeditorfr\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"cfeditorfr\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"30 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri\"},\"author\":{\"name\":\"cfeditorfr\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\"},\"headline\":\"Quand Neva savonne Rufyiri\",\"datePublished\":\"2023-04-03T16:45:00+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri\"},\"wordCount\":5968,\"commentCount\":0,\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/04\/Jokar1680527718.249222.jpg\",\"keywords\":[\"Africa Press\",\"Africa Press-Burundi\",\"Burundi\"],\"articleSection\":[\"Politique\",\"Toutes les actualit\u00e9s\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri\",\"url\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri\",\"name\":\"Quand Neva savonne Rufyiri - Burundi\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/04\/Jokar1680527718.249222.jpg\",\"datePublished\":\"2023-04-03T16:45:00+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/04\/Jokar1680527718.249222.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/04\/Jokar1680527718.249222.jpg\",\"width\":800,\"height\":460,\"caption\":\"Quand Neva savonne Rufyiri\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Quand Neva savonne Rufyiri\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/\",\"name\":\"Burundi\",\"description\":\"Just another Africa News Agency Sites site\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\",\"name\":\"cfeditorfr\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Quand Neva savonne Rufyiri - Burundi","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Quand Neva savonne Rufyiri","og_description":"Africa-Press &#8211; Burundi. Vendredi 24 mars a\u0300 Gitega, lors de la clo\u0302ture du Forum national des jeunes, le pre\u0301sident Evariste Ndayishimiye s\u2019est attaque\u0301 publiquement a\u0300 Gabriel Rufyiri, pre\u0301sident de l\u2019Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations e\u0301conomiques (Olucome). Son pe\u0301che\u0301 : critiquer sans rien investir dans l\u2019agriculture et l\u2019e\u0301levage. Pour nombre d\u2019observateurs, s\u2019en [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri","og_site_name":"Burundi","article_published_time":"2023-04-03T16:45:00+00:00","author":"cfeditorfr","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"cfeditorfr","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"30 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri"},"author":{"name":"cfeditorfr","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1"},"headline":"Quand Neva savonne Rufyiri","datePublished":"2023-04-03T16:45:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri"},"wordCount":5968,"commentCount":0,"image":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/04\/Jokar1680527718.249222.jpg","keywords":["Africa Press","Africa Press-Burundi","Burundi"],"articleSection":["Politique","Toutes les actualit\u00e9s"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri","url":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri","name":"Quand Neva savonne Rufyiri - Burundi","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/04\/Jokar1680527718.249222.jpg","datePublished":"2023-04-03T16:45:00+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#primaryimage","url":"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/04\/Jokar1680527718.249222.jpg","contentUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/04\/Jokar1680527718.249222.jpg","width":800,"height":460,"caption":"Quand Neva savonne Rufyiri"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/quand-neva-savonne-rufyiri#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Quand Neva savonne Rufyiri"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#website","url":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/","name":"Burundi","description":"Just another Africa News Agency Sites site","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1","name":"cfeditorfr"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9339","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/users\/82"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9339"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9339\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9338"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9339"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9339"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9339"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}