{"id":9836,"date":"2023-05-12T21:04:00","date_gmt":"2023-05-12T21:04:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs"},"modified":"2023-05-12T21:04:00","modified_gmt":"2023-05-12T21:04:00","slug":"ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/toutes-les-actualites\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs","title":{"rendered":"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Burundi. <\/strong><\/span>La valle\u0301e de l\u2019Akanyaru est sous l\u2019eau depuis plus d\u2019une semaine. Plusieurs hectares de riz ont e\u0301te\u0301 endommage\u0301s de\u0300s le de\u0301bordement de la rivie\u0300re Akanyaru qui se\u0301pare le Burundi et le Rwanda. Les habitants des 8 collines touche\u0301es de la commune Ntega en province Kirundo ne savent plus a\u0300 quel saint se vouer. Le risque d\u2019une famine plane. L\u2019administrateur communal appelle a\u0300 la solidarite\u0301 nationale.<\/p>\n<p>Du haut de la colline Kinyovu, le mirage d\u2019un nouveau lac&#8230; C\u2019est de l\u2019eau boueuse qu\u2019on voit a\u0300 des kilome\u0300tres a\u0300 la ronde. Les cultures de riz qui faisaient la fierte\u0301 des habitants ont e\u0301te\u0301 englouties par les eaux de la rivie\u0300re Akanyaru qui a de\u0301borde\u0301. Du co\u0302te\u0301 du Rwanda voisin, la situation est similaire. Le spectacle est affligeant.<\/p>\n<p>14h, mardi 9 mai, sur la colline Kinyovu. Le de\u0301sespoir se lit sur les visages des habitants. \u00ab Nous avons tout perdu \u00bb, lance Gaspard au bord des larmes. Il montre le riz paddy e\u0301tale\u0301 devant sa maison.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est me\u0302me pas 10 kg. \u00ab Je m\u2019attendais a\u0300 une tonne de riz. Aujourd\u2019hui, peut-e\u0302tre que je vais avoir de quoi nourrir mes enfants, pour quelques jours, afin qu\u2019ils ne meurent pas de faim \u00bb. Il fait savoir que les habitants de Kinyovu vivent gra\u0302ce au riz et a\u0300 la patate douce qu\u2019ils cultivent dans cette valle\u0301e. \u00ab Tout a e\u0301te\u0301 englouti \u00bb, de\u0301plore-t-il.<\/p>\n<p><b>Des risques e\u0301normes pour sauver leur re\u0301colte<\/b><\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s les habitants de Kinyovu, c\u2019est risque\u0301 d\u2019aller re\u0301cupe\u0301rer ce qui reste. Mais ils y vont quand me\u0302me. \u00ab Lorsqu\u2019on se hasarde a\u0300 l\u2019inte\u0301rieur, l\u2019eau vous arrive au niveau de la gorge. Parfois, vous e\u0302tes submerge\u0301s. Mais, on ne peut pas faire autrement car il faut nourrir nos enfants \u00bb, raconte Ismae\u0308l, la cinquantaine. Selon lui, tout est de\u0301ja\u0300 pourri. \u00ab Nous palpons sous l\u2019eau en espe\u0301rant sauver quelque chose. Lorsque nos compatriotes reviennent, bredouille, de la rizie\u0300re, certains e\u0301clatent en sanglots. C\u2019est dur a\u0300 voir \u00bb.<\/p>\n<p>Ismae\u0308l ne sait plus ou\u0300 donner de la te\u0302te : \u00ab C\u2019est la premie\u0300re fois que je vois une chose pareille. La rivie\u0300re de\u0301bordait mais elle n\u2019arrivait pas jusqu\u2019a\u0300 la limite de la rizie\u0300re. \u00bb<\/p>\n<p>Les habitants indiquent que l\u2019Akanyaru a de\u0301borde\u0301 alors que le riz n\u2019e\u0301tait pas encore mu\u0302r. \u00ab C\u2019est une catastrophe. On ne va rien sauver. Le riz est de\u0301ja\u0300 pourri. L\u2019eau commence a diminue\u0301, mais il ne reste rien. Sur notre colline Kinyovu, il y a plus de 3000 riziculteurs. C\u2019est le riz qui nous fait vivre. On ne sait plus quoi faire \u00bb, confie Isaac, re\u0301signe\u0301.<\/p>\n<p><b>Certains tentent de sauver ce qu\u2019ils peuvent, d\u2019autres ont baisse\u0301 les bras<\/b><\/p>\n<p>Ismae\u0308l se souvient de l\u2019argent qu\u2019il a de\u0301pense\u0301 pour les semences, les travailleurs qui labourent et sarclent. \u00ab J\u2019attendais 700kg. Depuis l\u2019inondation, je n\u2019y suis pas retourne\u0301. Pour y faire quoi a\u0300 part me faire du mal ? \u00bb Il indique qu\u2019il attend que l\u2019eau se retire de la valle\u0301e pour pouvoir y cultiver la patate douce.<\/p>\n<p>Tous les habitants n\u2019ont pas jete\u0301 l\u2019e\u0301ponge comme Ismae\u0308l. Ce qui frappe chez certains habitants de Kinyovu, ils portent des habits trempe\u0301s et pleins de boue. \u00ab Nous revenons de la valle\u0301e. On voulait sauver ce qui reste de nos cultures. Mais, nous sommes rentre\u0301s sans rien \u00bb, souligne Isidore.<\/p>\n<p>En descendant vers la valle\u0301e, on rencontre plusieurs personnes, hommes, femmes et enfants, avec des sacs de\u0301goulinant d\u2019eau sur la te\u0302te. C\u2019est un sentier de plus d\u2019un kilome\u0300tre et tre\u0300s escarpe\u0301 qui vient de la valle\u0301e jusqu\u2019a\u0300 la colline Kinyovu. Pour un non-habitue\u0301, c\u2019est un supplice. On hale\u0300te, on transpire. Il faut s\u2019arre\u0302ter plusieurs fois avant d\u2019atteindre le sommet de la colline sous un sourire amuse\u0301 des habitants de la localite\u0301.<\/p>\n<p>La trentaine, Ntakarutimana monte alle\u0300grement le sentier. La jeune femme transporte un petit sac sur la te\u0302te. Ses habits sont trempe\u0301s car elle revenait de la valle\u0301e : \u00ab J\u2019y suis alle\u0301e tre\u0300s to\u0302t le matin. L\u2019eau arrive jusqu\u2019a\u0300 la poitrine. J\u2019ai eu peur d\u2019aller plus loin. C\u2019est tout ce que j\u2019ai pu sauver. Je m\u2019attendais a\u0300 re\u0301colter 8 sacs de 100 kg. Ce n\u2019est plus possible maintenant. \u00bb La jeune femme ne sait plus quoi faire : \u00ab On n\u2019avait rien cultive\u0301 sur la colline. On avait mise\u0301 sur le riz. Mes enfants vont mourir de faim. Ce n\u2019est pas facile. \u00bb<\/p>\n<p>Au bord de la rizie\u0300re, cette eau stagnante de\u0301gage une odeur nause\u0301abonde. Avec son e\u0301pouse et ses enfants, Claver Gasaho est en train de secouer les panicules qu\u2019ils ont pu sortir de l\u2019eau. Ce pe\u0300re de 4 enfants vit la me\u0302me situation que les autres habitants de Kinyovu.<\/p>\n<p>Il avait 4 bandes de riz dans cette valle\u0301e. \u00ab J\u2019allais re\u0301colter plus d\u2019une tonne. J\u2019avais investi environ 300 mille BIF. Un travailleur est paye\u0301 2500 BIF par jour. La vie va devenir tre\u0300s dure les prochains jours \u00bb. Claver Gasaho appelle a\u0300 l\u2019aide : \u00ab La famine risque de surgir car la patate douce et le manioc sont introuvables. J\u2019ai peur pour mes enfants. \u00bb<\/p>\n<p>Les habitants de Kinyovu observent que les conse\u0301quences de cette inondation commencent a\u0300 se manifester : \u00ab Les vols dans les champs ont augmente\u0301 ces derniers jours. Ceux qui ont cultive\u0301 sur la colline risquent de ne pas re\u0301colter car le haricot et le manioc sont constamment vole\u0301s dans les champs. \u00bb<\/p>\n<p><b>Sur les collines Carubambo et Makombe, les de\u0301ga\u0302ts sont moindres<\/b><\/p>\n<p>Au petit centre de Carubambo, les habitants sont en train de se\u0301cher ce qui reste de leur riz. D\u2019autres reviennent de la valle\u0301e avec des grains de riz qu\u2019ils ont pu re\u0301cupe\u0301rer. \u00ab Certains vont re\u0301colter un peu mais d\u2019autres ont tout perdu, surtout ceux qui ont cultive\u0301 pre\u0300s de l\u2019Akanyaru. C\u2019est une grande perte \u00bb, confie un administratif a\u0300 la base. \u00ab Moi, par exemple, j\u2019envisageais d\u2019avoir plus de 2 millions de BIF. Je me suis re\u0301signe\u0301 car, apre\u0300s une semaine d\u2019inondation, tu ne peux rien sauver. Je n\u2019ai rien re\u0301cupe\u0301re\u0301 \u00bb. Et d\u2019indiquer qu\u2019il y a des habitants qui avaient investi beaucoup d\u2019argent : \u00ab Ils vont perdre plus de 7 millions de BIF. \u00bb<\/p>\n<p>Les riziculteurs gagnent beaucoup d\u2019argent avec le riz, assure cet administratif, avant de nuancer : \u00ab Apre\u0300s la re\u0301colte, les habitants ont beaucoup d\u2019argent mais la gestion de certains reste a\u0300 de\u0301sirer. Ils s\u2019adonnent a\u0300 l\u2019alcool et d\u2019autres cherchent des concubines. Pour certains, l\u2019argent de la re\u0301colte ne dure pas 2 semaines. Dans cette pe\u0301riode, une bouteille de Primus cou\u0302te 3000 BIF et l\u2019Amstel 4000 BIF. Et les gens n\u2019he\u0301sitent pas a\u0300 acheter. \u00bb Plusieurs familles tirent toutefois, souligne-t-il, leur e\u0301pingle du jeu gra\u0302ce a\u0300 la culture du riz.<\/p>\n<p>En observant la valle\u0301e, on voit des bambous qui longent l\u2019Akanyaru. C\u2019est du co\u0302te\u0301 du Rwanda. Du co\u0302te\u0301 du Burundi, rien. \u00ab On avait plante\u0301 des bambous mais ils n\u2019ont pas grandi a\u0300 cause de l\u2019eau \u00bb, indique un habitant de cette localite\u0301. Mais les avis divergent sur cette question. \u00ab Non, ce sont les riziculteurs qui les ont arrache\u0301s pour agrandir leurs espaces. En grandissant, ces bambous prennent plus de place \u00bb, conteste un autre habitant.<\/p>\n<p><b>\u00ab Qu\u2019on agrandisse les cachots \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Dans ces collines affecte\u0301es par ces inondations, la pratique d\u2019\u00ab umurwazo \u00bb (achat a\u0300 l\u2019avance de la re\u0301colte) ou ceux qui hypothe\u0300quent la re\u0301colte pour contracter un cre\u0301dit est presque sur toutes les le\u0300vres. \u00ab Moi, on m\u2019avait donne\u0301 200 mille BIF. J\u2019espe\u0301rais qu\u2019a\u0300 la re\u0301colte, j\u2019allais lui rembourser son argent. Et voila\u0300, il va me tuer \u00bb, se lamente un habitant croise\u0301 sur la colline Kinyovu.<\/p>\n<p>De\u0301sespe\u0301re\u0301, il ne voit me\u0302me pas comment il va nourrir ses enfants.\u00ab En tout cas, la re\u0301colte s\u2019annonc\u0327ait bonne. Il ne restait que quelques jours pour re\u0301colter. Pour le moment, tout est sous l\u2019eau \u00bb, glisse-t-il, d\u2019une voix chancelante.<\/p>\n<p>I.K., un autre homme de cette localite\u0301, pense de\u0301ja\u0300 a\u0300 fuir : \u00ab Hier, j\u2019ai rec\u0327u un message qui m\u2019a fait tellement peur. Un commerc\u0327ant m\u2019a donne\u0301 une somme de 350 mille BIF. Je lui ai montre\u0301 mon champ de riz comme hypothe\u0300que. C\u2019est lui qui allait re\u0301colter. Actuellement, tout a e\u0301te\u0301 inonde\u0301. Il me demande de lui rembourser son argent. \u00bb<\/p>\n<p>Pe\u0300re de six enfants, il dit qu\u2019il lui est impossible de rassembler une telle somme : \u00ab En tout cas, s\u2019il insiste, je vais quitter ma commune ou bien qu\u2019on agrandisse les cachots. Je sais que je ne suis pas seul dans cette situation. \u00bb<\/p>\n<p>Pour lui, le plus urgent est de trouver de quoi nourrir ses enfants et pas le remboursement de cet argent. Il demande a\u0300 l\u2019administration communale de penser a\u0300 la manie\u0300re de re\u0301soudre de tels dossiers.<\/p>\n<p><b>L\u2019administration communale appelle a\u0300 l\u2019aide <\/b><\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est grave. C\u2019est vraiment une catastrophe naturelle \u00bb, de\u0301plore Pierre-Claver Mbanzabugabo, administrateur communal de Ntega. A la suite d\u2019une descente de terrain effectue\u0301e, mardi 9 mai, sur les collines affecte\u0301es.<\/p>\n<p>Il e\u0301tait en compagnie du responsable du bureau provincial de l\u2019environnement, agriculture et e\u0301levage (DPEAE). Deux collines ont e\u0301te\u0301 visite\u0301es : Carubambo et Kinyovu.<\/p>\n<p>Pour la premie\u0300re colline, il signale que la situation n\u2019est pas tre\u0300s alarmante : \u00ab Sauf ceux qui ont cultive\u0301 dans la zone tampon, les autres vont pouvoir re\u0301colter quelques quantite\u0301s me\u0302me si les pertes ne peuvent pas manquer. \u00bb<\/p>\n<p>A Kinyovu, c\u2019est un spectacle de\u0301solant. \u00ab Tout a e\u0301te\u0301 inonde\u0301. La\u0300 ou\u0300 se trouvaient les champs rizicoles, c\u2019est devenu un lac. Ils ne vont rien re\u0301colter \u00bb, de\u0301plore M. Mbanzabugabo. Il signale que la situation est identique pour les six autres collines, a\u0300 savoir Gisitwe, Kigaga, Nyemera, Ntango, Makombe et Rutagara.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est vraiment une grande perte en premier lieu pour la population. La production sera tre\u0300s faible. Et pas de doute qu\u2019il y aura la famine \u00bb, alerte-t-il.<\/p>\n<p>Ce qui va, selon lui, affecter les autres collines, communes et provinces frontalie\u0300res. Il fait savoir qu\u2019en plus d\u2019autres communes de la province Kirundo, la production rizicole de Ntega e\u0301tait e\u0301coule\u0301e a\u0300 Muyinga, Ngozi, etc.<\/p>\n<p>Sans pre\u0301ciser le montant re\u0301el, il signale que la commune va aussi perdre : \u00ab Il y avait des taxes en provenance des exploitations rizicoles apre\u0300s la re\u0301colte. Sans cet argent, il y a des projets qui ne seront pas exe\u0301cute\u0301s. \u00bb<\/p>\n<p>Pour cette question de ceux qui ache\u0300tent la production a\u0300 l\u2019avance, M. Mbanzabugabo affirme que cette pratique est une re\u0301alite\u0301 dans sa commune comme dans d\u2019autres communes du pays. Il rappelle d\u2019ailleurs que le ministe\u0300re de l\u2019Inte\u0301rieur a re\u0301cemment ordonne\u0301 de de\u0301courager cette pratique frauduleuse.<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons de\u0301ja\u0300 donne\u0301 une injonction selon laquelle c\u2019est le cultivateur qui doit re\u0301colter son champ \u00bb, tranche-t-il. Et de souligner : \u00ab Je pense que celui qui a donne\u0301 son argent espe\u0301rant gagner beaucoup a\u0300 la re\u0301colte ne va pas s\u2019en prendre a\u0300 un cultivateur victime d\u2019une inondation. Sinon, on va mettre en application la de\u0301cision ministe\u0301rielle. \u00bb<\/p>\n<p>Et de plaider pour sa population : \u00ab Nous demandons a\u0300 toute a\u0302me charitable de venir en aide a\u0300 ces agriculteurs. L\u2019appel est lance\u0301 en premier lieu au ministe\u0300re en charge des Affaires sociales. Nous pensons qu\u2019ils ont rec\u0327u le rapport et qu\u2019ils viendront biento\u0302t les assister. \u00bb Il compte aussi sur l\u2019esprit de solidarite\u0301 des Burundais pour que les victimes de ces inondations aient de quoi faire vivre leurs familles dans les jours a\u0300 venir.<\/p>\n<p><b>Le cou\u0302t e\u0301leve\u0301 du non-respect de la zone tampon<\/b><\/p>\n<p>Le\u0301onidas Rivuzimana, responsable du BPEAE-Kirundo, fait lui aussi un constat amer : \u00ab C\u2019est vraiment tre\u0300s de\u0301plorable. Des grandes e\u0301tendues rizicoles ont e\u0301te\u0301 totalement de\u0301truites. Il est tre\u0300s difficile d\u2019estimer les pertes. \u00bb<\/p>\n<p>Interroge\u0301 sur les causes de cette situation, il explique que c\u2019est lie\u0301 aux fortes pluies de ces derniers jours. Ne\u0301anmoins, il signale que les agriculteurs ont aussi une part de responsabilite\u0301 : \u00ab Si la zone tampon avait e\u0301te\u0301 respecte\u0301e, les de\u0301ga\u0302ts n\u2019auraient pas e\u0301te\u0301 d\u2019une telle ampleur. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s lui, une zone tampon de 25 m avait e\u0301te\u0301 de\u0301limite\u0301e, des bambous avaient e\u0301te\u0301 plante\u0301s sur 30 km a\u0300 partir de la commune Bugabira jusqu\u2019a\u0300 Marangara pour stabiliser les rives de l\u2019Akanyaru. \u00ab Trois campagnes ont eu lieu en 2019, 2020 et en 2021. Mais, par la suite, ces agriculteurs ont eux-me\u0302mes de\u0301racine\u0301s ces bambous et ont cultive\u0301 jusqu\u2019aux rives de l\u2019Akanyaru. Ils ont de\u0301truit les hautes herbes qui conservaient l\u2019eau lors des crues pour ne pas envahir les cultures \u00bb.<\/p>\n<p>Pour le moment, M. Rivuzimana annonce de nouveaux travaux de de\u0301limitation de la zone tampon et la plantation de bambous. \u00ab Tous ceux qui ont occupe\u0301 cette zone vont e\u0302tre chasse\u0301s \u00bb, insiste-t-il.<\/p>\n<p>Il rappelle qu\u2019outre la zone tampon de 25 m, on avait institue\u0301 une autre zone de 200 m interdite aux cultures : \u00ab Ces espaces e\u0301taient conserve\u0301s pour contenir l\u2019eau en cas d\u2019inondation. Il y avait au moins dix espaces du genre de Ntega a\u0300 Bugabira. Ils servaient a\u0300 prote\u0301ger les cultures. Et il y avait des hautes herbes. \u00bb<\/p>\n<p>Le responsable du BPEAE-Kirundo de\u0301plore que suite a\u0300 l\u2019ignorance, les gens les ont envahis, de\u0301truits et y ont plante\u0301 le riz : \u00ab Et voila\u0300, quand l\u2019eau de\u0301borde, c\u2019est directement dans les champs. \u00bb<\/p>\n<p>Pour ces nouveaux travaux de protection, il souligne que les agriculteurs doivent contribuer. Il appelle ainsi les administratifs a\u0300 la base de veiller a\u0300 la protection de la zone tampon, une fois de nouveau de\u0301limite\u0301e.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\">Burundi<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Burundi. La valle\u0301e de l\u2019Akanyaru est sous l\u2019eau depuis plus d\u2019une semaine. Plusieurs hectares de riz ont e\u0301te\u0301 endommage\u0301s de\u0300s le de\u0301bordement de la rivie\u0300re Akanyaru qui se\u0301pare le Burundi et le Rwanda. Les habitants des 8 collines touche\u0301es de la commune Ntega en province Kirundo ne savent plus a\u0300 quel saint se [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":82,"featured_media":9835,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21,49,10],"tags":[36,48,45],"class_list":["post-9836","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-communaute","category-to-homepage","category-toutes-les-actualites","tag-africa-press","tag-africa-press-burundi","tag-burundi"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.1 (Yoast SEO v27.0) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs - Burundi<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Africa-Press &#8211; Burundi. La valle\u0301e de l\u2019Akanyaru est sous l\u2019eau depuis plus d\u2019une semaine. Plusieurs hectares de riz ont e\u0301te\u0301 endommage\u0301s de\u0300s le de\u0301bordement de la rivie\u0300re Akanyaru qui se\u0301pare le Burundi et le Rwanda. Les habitants des 8 collines touche\u0301es de la commune Ntega en province Kirundo ne savent plus a\u0300 quel saint se [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Burundi\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2023-05-12T21:04:00+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"cfeditorfr\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"cfeditorfr\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"12 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs\"},\"author\":{\"name\":\"cfeditorfr\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\"},\"headline\":\"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs\",\"datePublished\":\"2023-05-12T21:04:00+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs\"},\"wordCount\":2458,\"commentCount\":0,\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/05\/Jokar1683912854.327774.jpg\",\"keywords\":[\"Africa Press\",\"Africa Press-Burundi\",\"Burundi\"],\"articleSection\":[\"Communaut\u00e9\",\"to-homepage\",\"Toutes les actualit\u00e9s\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs\",\"url\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs\",\"name\":\"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs - Burundi\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/05\/Jokar1683912854.327774.jpg\",\"datePublished\":\"2023-05-12T21:04:00+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/05\/Jokar1683912854.327774.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/05\/Jokar1683912854.327774.jpg\",\"width\":800,\"height\":460,\"caption\":\"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/\",\"name\":\"Burundi\",\"description\":\"Just another Africa News Agency Sites site\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\",\"name\":\"cfeditorfr\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs - Burundi","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs","og_description":"Africa-Press &#8211; Burundi. La valle\u0301e de l\u2019Akanyaru est sous l\u2019eau depuis plus d\u2019une semaine. Plusieurs hectares de riz ont e\u0301te\u0301 endommage\u0301s de\u0300s le de\u0301bordement de la rivie\u0300re Akanyaru qui se\u0301pare le Burundi et le Rwanda. Les habitants des 8 collines touche\u0301es de la commune Ntega en province Kirundo ne savent plus a\u0300 quel saint se [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs","og_site_name":"Burundi","article_published_time":"2023-05-12T21:04:00+00:00","author":"cfeditorfr","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"cfeditorfr","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"12 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs"},"author":{"name":"cfeditorfr","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1"},"headline":"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs","datePublished":"2023-05-12T21:04:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs"},"wordCount":2458,"commentCount":0,"image":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/05\/Jokar1683912854.327774.jpg","keywords":["Africa Press","Africa Press-Burundi","Burundi"],"articleSection":["Communaut\u00e9","to-homepage","Toutes les actualit\u00e9s"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs","url":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs","name":"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs - Burundi","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/05\/Jokar1683912854.327774.jpg","datePublished":"2023-05-12T21:04:00+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#primaryimage","url":"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/05\/Jokar1683912854.327774.jpg","contentUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/burundi\/sites\/47\/2023\/05\/Jokar1683912854.327774.jpg","width":800,"height":460,"caption":"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/politique\/ntega-desespoir-chez-les-riziculteurs#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Ntega : D\u00e9sespoir chez les riziculteurs"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#website","url":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/","name":"Burundi","description":"Just another Africa News Agency Sites site","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1","name":"cfeditorfr"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9836","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/users\/82"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9836"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9836\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9835"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9836"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9836"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/burundi\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9836"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}