Robert Wafo Défend le Premier Ministre de la République

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Robert Wafo Défend le Premier Ministre de la République
Robert Wafo Défend le Premier Ministre de la République

Africa-Press – Cameroun. Dans un puissant plaidoyer diffusé sur Info TV dans l’émission Libre Expression, Robert Wafo est monté au créneau pour défendre l’autorité du chef du gouvernement. Un discours qui dénonce les manquements au respect hiérarchique et semble révéler des tensions au sommet de l’État.

L’autorité du Premier ministre est-elle bafouée au sein de l’exécutif? La question, habituellement traitée en coulisses, a été portée sur la place publique par Robert Wafo dans une déclaration sans détour sur Info TV. Le ton était ferme, l’image frappante: « Le Premier ministre n’est pas la serpillière de la République sur laquelle n’importe quel responsable peut venir s’essuyer les chaussures. »

Par cette métaphore vigoureuse, l’intervenant a dénoncé un manque de respect qu’il juge inadmissible envers la fonction de chef du gouvernement. Pour Robert Wafo, la légitimité et l’autorité du Premier ministre doivent être restaurées sans délai. « Il faut qu’à un moment donné cela cesse, que tous les membres du gouvernement respectent le Premier ministre, qui a pris, n’est-ce pas, une décision régalienne », a-t-il insisté, appelant à une discipline collective autour de la figure censée diriger l’action gouvernementale.

Le cœur de son intervention semble toutefois avoir porté sur un épisode précis, révélateur de possibles tensions avec l’entourage présidentiel. Wafo a fait référence à une situation où le Premier ministre aurait « remis en cause les hautes instructions qui ont été répercutées par le chef d’état-major du président de la République ». Plutôt qu’un acte de défi, l’orateur y voit la marque d’un tempérament mesuré: « c’est parce que c’est un homme de tempérance. Je ne le vois pas aller frontalement contre une véritable haute instruction. »

Cette analyse suggère une lecture nuancée d’un éventuel différend: il ne s’agirait pas d’une rébellion ouverte, mais d’une expression de réserve, d’un frein posé avec modération par un chef de gouvernement soucieux de son rôle. La distinction est subtile mais cruciale. Elle peint le portrait d’un Premier ministre qui utiliserait la pondération plutôt que l’affrontement, tout en rappelant fermement les limites de sa fonction.

Cette sortie médiatique, au-delà de la défense d’une personnalité, soulève des questions institutionnelles majeures. Elle met en lumière les équilibres délicats au sein du pouvoir exécutif, la répartition souvent floue des rôles, et le respect dû à la chaîne de décision. En pointant du doigt des comportements qu’il estime déplacés, Robert Wafo a jeté une lumière crue sur les coulisses du gouvernement, où le respect de l’autorité du Premier ministre apparaît, selon lui, comme un impératif non négociable pour la stabilité et l’efficacité de l’action de l’État. Un rappel à l’ordre qui résonne comme un appel au recentrage des principes républicains au plus haut niveau.

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