Limogeage Du Gouvernement: Mauvaise Nouvelle Pour Motaze

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Limogeage Du Gouvernement: Mauvaise Nouvelle Pour Motaze
Limogeage Du Gouvernement: Mauvaise Nouvelle Pour Motaze

Africa-Press – Cameroun. 3 000 mégawatts à l’horizon 2020: c’est la promesse que le Cameroun s’était faite à lui-même il y a plus d’une décennie. En 2026, le pays en est encore à 1 500 MW installés — et refait exactement la même promesse, pour 2030 cette fois. Entre ces deux dates, plus de 1 000 milliards de francs CFA de dette énergétique, un barrage de Mekin gonflé de 25 à 115 milliards de charges faute d’étude d’impact environnemental, une infrastructure qui produit parfois zéro mégawatt en période d’étiage, et un projet d’électrification solaire à 53 milliards pour moins d’un mégawatt. Dans cette tribune coup-de-poing, Albin Michel Njilo, de la plateforme citoyenne « Construire Ensemble », pointe nommément la responsabilité du ministre des Finances et de celui des Travaux Publics dans ces fiascos à répétition — et appelle le président Paul Biya à en tirer les conséquences avant le prochain remaniement gouvernemental annoncé.

Pourquoi le président Biya doit limoger les ministres des Finances et des Travaux publics

Lors de l’African Energy Forum, tenu à Yaoundé il y a quelques mois, le ministre de l’Eau et de l’Énergie avait annoncé le lancement de deux programmes spéciaux dénommés « Compact Énergétique » et l’initiative « Mission 300 ». Ceci dans le but de faire passer la capacité installée du pays de 1 500 MW en 2026 à 3 000 MW en 2030.

Une annonce qui suscite inquiétude et désolation lorsqu’on se rappelle qu’en 2014, le ministre de l’Économie, Emmanuel Nganou Djoumessi, annonçait, au sortir d’une rencontre entre la BAD et les opérateurs économiques camerounais à Douala, que le Cameroun visait une capacité de production de 3 000 mégawatts d’électricité à l’horizon 2020, grâce à « un programme de planification décennal allant de 2010 à 2020.

« On ne peut parler d’industrialisation sans énergie disponible et accessible », disait Nganou Djoumessi.

Douze ans après cette annonce du ministre Nganou Djoumessi, le Cameroun se retrouve à refaire la même promesse, après avoir endetté les Camerounais pour plus de 1 000 milliards de FCFA dans le domaine de l’énergie.

Ces ministres ont pris l’habitude de justifier leur incompétence dans les discours du président par la guerre contre Boko Haram ou la crise financière internationale.

Est-ce la guerre ou les crises qui demandent de construire un barrage comme celui de Mekin sans étude d’impact environnemental, pour qu’à la fin les dégâts fassent grimper les charges de 25 milliards à 115 milliards de FCFA?

Le ministre actuel des Finances était président du comité de pilotage d’Hydromekin.

Est-ce la conjoncture internationale ou les guerres qui font que le Cameroun a construit le barrage de Mekin sans évaluer le débit du Ntem, avec pour conséquence qu’en période d’étiage, l’infrastructure produit parfois 0 MW? Plus de 420 milliards de FCFA d’investissement. Projet porté par l’actuel ministre des Finances.

Est-ce la conjoncture internationale ou les guerres qui ont fait dépenser 53 milliards de FCFA dans un projet d’électrification solaire dans le Centre pour obtenir moins d’1 MW?

Le peuple camerounais se demande comment ces ministres font-ils pour être encore en poste malgré tous ces échecs.?Le Cameroun est retourné au Floa cause de l’échec des projets de ces deux ministres ,échecs de ces projets immatures ,mal monté et qui compromettent l’avenir de plusieurs générations

L’annonce faite par le président sur le nouveau gouvernement avec les nouveaux acteurs est attendue.

Albin Michel Njilo (construire ensemble)

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