Africa-Press – Cameroun. Pour mettre fin à la crise institutionnelle que traverse le Cameroun depuis le 12 octobre 2025, l’homme d’affaire Ben Modo, très proche du ministre secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh, fait une proposition axée sur la mise en place d’un conseil de transition. Celui qui a ouvertement soutenu la candidature d’Issa Tchiroma lors la présidentielle du 12 octobre 2025, souligne que ce conseil doit être composé de représentants du RDPC, de l’opposition et de la société civile.
Dans une récente sortie, l’analyste politique Ben Modo a récemment critiqué Issa Tchiroma Bakary, présenté par une partie de ses partisans comme le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, lui reprochant son silence post-électoral et ce qu’il qualifie d’abandon de ses soutiens.
Le problème c’est que vous pouvez gagner et on dit que vous avez perdu. On l’a vu le 12 Octobre. A partir de cet instant, aucune élection ne peut être crédible. Il faut donc d’abord créer un système crédible. Or, dans un contexte où les lieutenants sont devenus plus forts que leur Patron et où chacun fait ce qu’il veut, il faut d’abord mettre en place un leadership acceptable des différentes forces en présence. Quelles sont ces forces?
1. Le RDPC PARTI-ÉTAT
Ce Parti/Etat a 2 pôles de pouvoir actuellement:
A) Un Pôle de pouvoir à la Présidence dirigé par Mme Biya et M. Ngoh Ngoh;
B) Un 2e Pole de pouvoir au Premier Ministère dirigé par M. Dion Ngute avec M. Motaze en second.
2. OPPOSITION
L’Opposition est sortie plus légitimée de la dernière élection car dans la conscience populaire, pour la 1ere fois, une écrasante partie de la population sait que Paul Biya a perdu l’élection mais a fraudé pour rester. Et cela ne partira plus jamais. Le Parti-Etat a donc perdu l’adhésion du Peuple qu’il est sensé diriger. Plus que jamais, il est devenu nécessaire d’avoir une participation de l’Opposition a la tête du Pays.
3. SOCIÉTÉ CIVILE
Celle-ci a été témoin de la fraude en mondo vision et sait donc que la légitimité a changé de camps.
Dans ce contexte, aucune Election n’est possible. Et même, aucun Remaniement n’est possible sans risquer de déstabiliser le Pays encore plus. Surtout que tout le monde voit bien que le Pays n’a plus de tête et que le Viel Homme est largué. Donc aucune décision majeure ne pourra être prise. C’est le blocage dont on parle depuis 2 ans, et qui est en train d’entrer dans sa phase finale et dangereuse.
Donc que faut-il faire?
Eh bien, il faut soit ne rien faire et attendre tranquillement que l’enfer s’installe; soit alors confier le pays a un Conseil de Transition ou les 3 grandes forces du pays sont représentées.
La Présidence: M. NGOH NGOH
Le Gouvernement: M. DION NGUTE
L’Opposition: M TCHIROMA et M. KAMTO; et
La Société Civile: M. MBAH MBAH ou M. ACHILLE MBEMBE.
Ce Groupe de 5 représentants les forces en présence compterait donc sur M. NGOH NGOH pour rassurer ses amis de la Présidence, sur M. DION NGUTE pour rassurer les rebelles anti-présidence du Gouvernement, sur MM. TCHIROMA et KAMTO pour rassurer L’Opposition, et sur M. MBAH MBAH ou M. MBEMBE pour rassurer la Société Civile.
Ainsi, le Conseil de Transition, mettrait donc en place un Gouvernement négocié, qui entrerait en fonction en sachant qu’il dépend de ses patrons du Conseil de Transition. Cela résolvrait la question de Leadership.
Le nouveau Gouvernement engagerait donc les reformes dans l’intérêt du pays tout entier. Ces reformes permettraient donc de nouvelles Elections transparentes le moment venu.
Le Président BIYA peut signer un décret qui crée ce Conseil de Transition, et le Parlement peut donner à ce Conseil un mandat de 3 à 5 ans en cas de Vacance du Pouvoir pour le rendre encore plus légitime.
C’est le seul chemin pour mettre fin aux batailles qui détruisent le Cameroun, et permettre une sortie de crise sans passer par les armes.
Toute autre tentative de passage en force forcera un camp ou l’autre à prendre les armes. Il faut que les uns et les autres le comprennent une fois pour toute.





