
Africa-Press – Cameroun. La mise en route des bonnes pratiques environnementales est essentielle pour la survie de l’humanité toute entière, surtout en cette période où le monde subit de plein fouet, les effets pervers de la dégradation de la biodiversité dommageable pour l’épanouissement de toutes les espèces vivantes. Selon le rapport planète vivante 2022 rendu public à la faveur de cette concertation, sur 147 517 espèces évaluées dans le globe terrestre, 28% sont menacées d’extinction.
L’Afrique centrale dont le bassin forestier s’étend sur plusieurs pays de la sous-région, compte également un nombre élevé d’espèces sous la menace de disparition du fait de la crise du climat et de la biodiversité. La baisse de l’indice planète vivante en Afrique de 1970 à 2018 est de 66%, tandis que l’indice mondial sur la même période est en chute de 69%. Cet instrument sert d’alerte précoce en suivant les tendances de l’abondance des mammifères, des poissons, des reptiles, des oiseaux et des amphibiens. D’où la nécessité de rendre public ce rapport planète qui doit déclencher les actions pratiques en vue de la conservation et de la préservation du bassin du Congo, très important pour la santé des êtres vivants, la conservation de leurs moyens de subsistance, des systèmes alimentaires, ainsi que du bien être en général.
Durant ce conclave d’importance, il a été question de présenter les conclusions du rapport planète vivante 2022. Plusieurs experts du Wwf qui se sont succédés au pupitre, en présentiel comme en virtuel ont rappelé les effets de cette dégradation de la nature en Afrique et dans le bassin du Congo, proposer des solutions pérennes à entreprendre pour inverser la tendance de dégradation de la biodiversité afin de lutter contre les changements climatiques dans le monde en général, et dans le continent africain en particulier. Publié chaque 2 ans depuis 1998, le rapport planète vivante sert de base de données à exploiter à l’effet d’initier les solutions pertinentes pour un développement durable.
La conservation du bassin forestier du Congo, enjeu majeur de la survie de l’humanité mérite des attentions particulières. « Les financements internationaux sont requis, parce qu’on ne peut pas réussir dans ce chantier, sans renforcer les capacités des acteurs majeurs devant intervenir dans la préservation de la biodiversité », a précisé Jean Bakouma, de Wwf Cameroun. Aussi, l’objectif essentiel de préservation du bassin forestier du bassin du Congo n’est possible qu’à travers une gestion durable des forêts, l’amélioration de la gouvernance des forêts ainsi que la restauration des écosystèmes dégradés. Pour le Dr Jean Obam de Wwf Gabon, les questions de conservation de l’environnement touchent plusieurs domaines, il est donc nécessaire de prendre conscience de cela, et apporter des réponses qui participent de la promotion des politiques de préservation de l’environnement durables.
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