
Africa-Press – Cameroun. Les 5 et 6 mai 2021 à Yaoundé, la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme (CNPBM), a organisé un colloque au Palais des congrès. Ce colloque avait pour but de proposer des solutions pour lutter contre les discours haineux et xénophobes.
Les experts réunis ont tout de suite démontré que les discours haineux et xénophobes «plongent leurs racines dans la culture, l’interaction sociale, la politique, l’inégal accès aux ressources, l’inégale répartition des ressources ou encore leur absence», rapporte le quotidien d’Etat Cameroon Tribune en kiosque ce 10 mai 2021. Ils ont ensuite établi que ces discours se manifestent dans un cadre spatio-temporel, à travers des comportements tels que la diffamation, les injures, l’humiliation, la dévalorisation, le dénigrement et l’exclusion de l’autre.
Au terme des travaux, ils ont fait une trentaine de propositions et recommandations à court, moyen et long terme. Les exposants, ont indiqué que «la victoire sur les propos haineux et xénophobes passe par la tolérance, l’ouverture et l’acceptation de l’autre, malgré la différence», note notre confrère.
Comme solutions à court terme, ils ont proposé, entre autres, «d’assurer une veille médiatique chargée de répertorier les occurrences de discours haineux et de xénophobie, d’intensifier la sensibilisation de la population sur les conséquences de ce type de propos. Aussi ont-ils sollicité l’engagement formel de la société civile à dénoncer toute association ou organisation partisane fondée sur l’exclusion ethnique ou religieuse», peut-on lire.
A moyen terme, «les experts ont convenu d’interpeler la diaspora sur la nature de son discours, tout comme ils invitent les partis politiques à éduquer nécessairement leurs militants. Ils exhortent également tous les partenaires sociaux à surveiller et évaluer les services publics en rapport avec les discours de haine. Mieux, ils proposent que de nouvelles lois sur de tels discours soient adoptées au Parlement», écrit le journal.
A long terme, «les scientifiques ont recommandé de procéder à la déstructuration des groupes ethno-régionaux, à la réorientation des perceptions publiques et à la dépolitisation de l’identité ethnique», lit-on.
Wilfried ONDOA




