
Africa-Press – Cameroun. Les nombreux champs miniers disséminés dans la région de l’Est semblent être devenus des mouroirs à ciel ouvert. D’après des chiffres publiés par l’Ong FODER, qui mène depuis des années un plaidoyer en faveur de la préservation de la l’environnement, ces sites ont été le théâtre de la mort de 157 personnes entre 2013 et avril 2021. Pis encore, en l’espace de 4 mois, soit de janvier à avril 2021, c’est 14 personnes qui ont rendu l’âme en arpentant ces sites miniers.
Les auteurs indirects de ces décès en cascade sont les exploitants des champs miniers. Alors que la réglementation en vigueur au Cameroun leur impose de combler les trous et diverses tranchées creusés pendant la recherche de l’or, ces derniers font très souvent fi de cette obligation. D’après nos confrères du magazine Investir au Cameroun, les conséquences de cet oubli volontaire sont tragiques. Les trous et les tranchées abandonnés se remplissent généralement d’eau pendant la saison des pluies et les artisans miniers s’y noient régulièrement. On peut également citer les éboulements de terrain qui occasionnent eux aussi de nombreux morts.
Face à cette situation, le ministre des Mines, Gabriel Dodo Ndocké, a publié, l’année dernière, une liste de sociétés auxquelles il donnait 60 jours, à compter du 1er avril 2020, pour restaurer les sites déjà exploités, sous peine de retrait de leur permis. Mais à en croire Investir au Cameroun, rien n’a changé sur le terrain. Les morts continuent de s’amonceler.




