Africa-Press – CentrAfricaine. Les ministres des Affaires étrangères des 27 Etats membres de l’UE, réunis à Bruxelles, ont validé comme attendu lundi des mesures restrictives (sanctions) à l’encontre du groupe Wagner.
Ce groupe russe de mercenaires est entre autres présent en Afrique, où il est accusé de violations des droits de l’homme, par exemple en République centrafricaine. Les ministres des 27 s’étaient déjà accordés sur le principe de ces sanctions le mois dernier. Elles visent le groupe Wagner, ainsi que 8 personnes et 3 entités qui y sont liées. Le Conseil a communiqué lundi après-midi que les actes correspondants avaient été publiés au Journal officiel de l’UE. Parmi les 3 personnes visées figure le fondateur du groupe Wagner, Dimitriy Utkin (ou Outkine), ancien officier du renseignement militaire russe (GRU). Il coordonne les opérations des mercenaires en Ukraine, ce qui justifie qu’il soit sanctionné pour des actions « qui compromettent et menacent l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine, notamment dans le Donbass », précise le Conseil.
Wagner soutient depuis des années les séparatistes pro-russes dans l’est du pays. Le Kremlin conteste être le réel commanditaire de ce groupe privé paramilitaire, ou s’en servir sur le plan géopolitique, mais les observateurs de la politique internationale ne sont pas dupes.
Ce groupe russe de mercenaires est entre autres présent en Afrique, où il est accusé de violations des droits de l’homme, par exemple en République centrafricaine. Les ministres des 27 s’étaient déjà accordés sur le principe de ces sanctions le mois dernier. Elles visent le groupe Wagner, ainsi que 8 personnes et 3 entités qui y sont liées. Le Conseil a communiqué lundi après-midi que les actes correspondants avaient été publiés au Journal officiel de l’UE. Parmi les 3 personnes visées figure le fondateur du groupe Wagner, Dimitriy Utkin (ou Outkine), ancien officier du renseignement militaire russe (GRU). Il coordonne les opérations des mercenaires en Ukraine, ce qui justifie qu’il soit sanctionné pour des actions « qui compromettent et menacent l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine, notamment dans le Donbass », précise le Conseil.
Wagner soutient depuis des années les séparatistes pro-russes dans l’est du pays. Le Kremlin conteste être le réel commanditaire de ce groupe privé paramilitaire, ou s’en servir sur le plan géopolitique, mais les observateurs de la politique internationale ne sont pas dupes.
Comme l’a rappelé le chef de la diplomatie de l’UE avant de rejoindre les ministres, aucune décision de sanctions visant spécifiquement la Russie ne devrait être prise aujourd’hui. Depuis des semaines, Moscou amasse des troupes et du matériel militaire aux frontières de l’Ukraine. « Nous allons envoyer un signal clair: que toute agression contre l’Ukraine aurait un coût élevé pour la Russie. Mais maintenant, nous allons surtout faire de notre mieux pour éviter que cela arrive », a expliqué Josep Borrell. Autrement dit: la « dissuasion » avant d’éventuelles sanctions, qui font l’objet de discussions avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis.
Les relations entre l’UE et l’Afrique devaient également être abordées en vue du sommet avec l’Union africaine qui aura lieu en février prochain, sous présidence française du Conseil de l’UE.
Parmi les autres personnes sanctionnées lundi pour leurs actions avec Wagner figure justement un commandant du groupe actif en Libye, Aleksandr Sergeevich Kuznetsov, et un ancien membre des services russes de sécurité de l’État (FSB) devenu figure clé de Wagner et conseiller pour la sécurité auprès du président de la République centrafricaine, Valery Zakharov. Les autres entités et personnes visées ont pour terrain de jeu la Syrie (Andrey Troshev, Andrey Bogatov, Stanislav Dychko, et les sociétés pétrolières et gazières russes Velada, Mercury et Evro Polis).
« Le Groupe Wagner a recruté, entrainé et envoyé des agents militaires privés dans des zones de conflit à travers le monde, pour nourrir la violence, piller les ressources naturelles et intimider les civils en violation du droit international, y compris les droits humains », communique le Conseil lundi. Le but des sanctions est de mitiger ou couper court aux activités « subversives » du groupe.
Lors de la même réunion, les ministres européens des Affaires étrangères des 27 ont donné leur feu vert à un cadre spécifiquement européen de sanctions concernant le Mali. Le Conseil de l’UE pourra donc à l’avenir lister pour des sanctions, selon ses propres critères, des individus ou entités accusés d’empêcher la transition politique au Mali ou d’y menacer la paix.
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