Africa-Press – CentrAfricaine. Afin de faire face à ses besoins vitaux, Theodore Teaname un handicapé d’une trentaine d’années, célibataire père des 3 enfants dont deux filles et un garçon se lance dans la réparation des pneus à Bimbo.
Victime d’un accident qu’il qualifie de « mystique », Theodore Teaname a vu sa jambe amputé en 2013. Malgré son état, il a ouvert son atelier de pneumatique à Bimbo, sur la rue USACA.
Assis sur un banc avec les matériels comme demande pneus, clés de roue lui permettant de travailler où réparer les pneus des motos, pousse-pousse et des vélos, ce jeune de 1,72 m, natif de Bossangoa, venu à Bangui, aujourd’hui habitant de la commune de Bimbo nous témoigne sa mésaventure. « Je suis natif de Bossangoa bien portant, je faisais du jardin. C’est à cause de la crise que le pays a connu que nous avons décidé d’abandonner notre village afin de rejoindre Bangui la capitale. Nous habitons le quartier Nzila non loin de la cimenterie. Une nuit, j’étais au lit, une flamme est tombée sur moi en plein sommeil. Je ne sais pas comment expliquer mais c’est vraiment mystique. La flamme m’a brûlée le pied gauche au niveau de mon genou. Aussitôt j’ai été transféré vers le MSF pour des soins médicaux, mais ils n’ont pas pu. Et finalement, ils ont décidé d’amputer mon pied gauche. J’ai passé presque un an et demi dans cet état », a-t-il raconté au micro de l’Oubangui Médias.
Près de 10 ans aujourd’hui et malgré son handicap, Theodore se lance dans l’activité de pneumatique pour survivre et prendre soin de sa famille. Il fait une recette qui varie entre 3000 à 5000 FCFA par jour.
Une occasion pour ce dernier de lancer un appel aux ONG pour lui venir en aide afin de lui permettre d’avoir des équipements qui vont faciliter la tâche par rapport à son état physique mais aussi lui permettant de former certains jeunes qui parfois n’ont rien à faire.
Il faut souligner que malgré les dispositions législatives, les personnes vivant avec handicap sont victimes d’exclusion en RCA dans les domaines d’éducation, d’accès aux infrastructures sanitaires, d’intégration professionnelle et aussi d’acceptation sociale.
L’atelier de Theodore Teaname ne dispose pas d’air à pression ce qui est souvent à l’origine des disputes avec ses clients. Il demande par ailleurs au gouvernement de lui venir en aide pour lui faciliter la tâche.
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