« Tous contre la corruption en milieu scolaire », Dr Guy Eugène Demba

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« Tous contre la corruption en milieu scolaire », Dr Guy Eugène Demba
« Tous contre la corruption en milieu scolaire », Dr Guy Eugène Demba

Africa-Press – CentrAfricaine. Tous contre la corruption en milieu scolaire », est le thème national relatif à la commémoration de la journée mondiale de la lutte contre la corruption célébrée le 09 décembre de chaque année. Une occasion pour Dr Guy Eugène Demba président de la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance d’attirer l’attention du public centrafricain sur ce fléau qui mine le développement de la RCA.

Cette célébration est placée sous le thème international « Unir le monde contre la corruption » et national « Tous contre la corruption en milieu scolaire ». Elle vise à souligner le lien crucial entre la lutte contre la corruption et le développement».

Instituée le 31 octobre 2003 par la résolution 58/4 de l’Assemblée Générale des Nations Unies en vue d’attirer l’attention des gouvernements sur les effets néfastes de ce fléau, la journée internationale de lutte contre la corruption 2023 commémore le vingtième anniversaire de la Convention des Nations Unies contre la corruption : la Convention de Mérida.

Cette convention a pour objectif de promouvoir et de renforcer les mesures visant à prévenir et à combattre la corruption de manière la plus efficace possible.

En célébrant cette journée, « nous devons réfléchir aux changements positifs apportés par les efforts collectifs menés dans le cadre de la convention. Il est aussi nécessaire d’examiner les lacunes qui subsistent et auxquelles il faut apporter une réponse pour que ce mécanisme continue de se renforcer », a souligné Dr Guy Demba dans sa déclaration.

Le monde d’aujourd’hui est confronté à des grands défis, depuis de nombreuses générations, menaçant la prospérité et la stabilité des populations. Le fléau de la corruption est étroitement lié à la plupart d’entre eux. C’est-à-dire que la corruption a des impacts négatifs sur tous les aspects de la société et est profondément liée aux conflits et à l’instabilité qui compromettent le développement social et économique et sapent l’état de droit: « Notre pays s’est engagé, à travers ses autorités politiques, dans la poursuite et l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD), en promouvant des institutions publiques efficaces. C’est pourquoi la lutte contre la corruption ne saurait être l’affaire d’un seul homme ou d’une seule entité quelques soient leurs compétences », a déclaré le président de la HACBG Dr Guy Eugène Demba.

Pour arriver au bout de ce chemin, toute la nation doit se mobiliser pour la moralisation efficiente de la vie publique.

La lutte contre la corruption ne doit pas se limiter à l’indignation ou à la dénonciation. Une des conditions pour la vaincre ou la réduire sensiblement, est de disposer d’une administration efficace et performante avec des agents vertueux et des conditions décentes de travail, sans oublier la nécessité d’un système de justice investi dans une lutte efficace contre l’impunité.

Toujours selon Dr Guy Eugène Demba président de Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, la lutte contre la corruption est une lutte de longue haleine qui nécessite l’adaptation constante des normes, des procédures, des mécanismes de contrôle et d’évaluation des structures en charge de la prévention et de la répression: « La mise en œuvre de ces instruments ne peut être concrètement réalisée que si nous agissons tous de concert. C’est donc unis que nous réussirons la lutte contre la corruption et que nous développerons notre pays dans la paix et la sécurité. A cet effet, j’invite tous les acteurs de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile à intensifier leurs efforts pour la moralisation de la vie publique et par conséquent l’élimination progressive de la corruption dans notre pays».

Par ailleurs, il convient de rappeler que depuis sa création par la loi 17.005 du 15 février 2017, la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance travaille inlassablement au renforcement de son arsenal juridique en matière de lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance.

Il en veut pour preuve, l’adoption du document de Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance pour la période 2019-2024, la promulgation de la loi n° 23.009 du 07 juillet 2023 portant prévention et répression de la corruption et des infractions assimilées, la promulgation de la Loi n°21.011 du 26 novembre 2021 portant déclaration de patrimoine en République Centrafricaine.

Ces deux importantes lois, en attente de décrets d’application, permettront certainement à notre pays de faire quelques avancées significatives dans le domaine de la lutte contre la corruption et celui de la bonne gouvernance sous toutes ses formes.

Pour lui, l’objectif recherché aujourd’hui est d’arriver à réduire, à défaut de son éradication totale, la corruption en République Centrafricaine.

Cette volonté ne sera appuyée substantiellement qu’avec la création avec l’implication de tous les acteurs étatiques concernés par la question, d’un pôle anti-corruption et ce, grâce au processus en cours de relecture de la Loi Organique de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance. C’est pourquoi, il est temps de mener des réflexions utiles qui pourront déboucher sur la création d’une juridiction spécialisée pour rendre justice en matière de crimes économiques, et avec comme objectif final la possibilité de recouvrer les avoirs détournés.

Conformément au thème retenu au niveau national, la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance a prévu de sensibiliser sur les méfaits de la corruption en milieu scolaire car pour mener le combat contre la corruption, il convient de s’attaquer à ses racines.

En outre, il a été prévu le 09 décembre 2023 une caravane dans la ville de Bangui, avec des arrêts marqués au Lycée Barthélemy Boganda et au Lycée des d’État des Rapides, lesquels seront ponctués de jeux-concours à l’intention de nos jeunes compatriotes élèves de ces Etablissements.

Il invite les autorités et les populations locales concernées à réserver un accueil favorable à ces activités.

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