Albert Yaloké-Mokpem, porte-parole de la Présidence réagit aux grands sujets d’actualités

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Albert Yaloké-Mokpem, porte-parole de la Présidence réagit aux grands sujets d’actualités
Albert Yaloké-Mokpem, porte-parole de la Présidence réagit aux grands sujets d’actualités

Africa-Press – CentrAfricaine. Le ministre porte-parole de la Présidence de la République, Albert Yaloké-Mokpem a balayé vendredi dernier des sujets phares d’actualité du pays. Face à la presse, il a abordé plusieurs sujets sécuritaires et judiciaires. Ci-après les questions réponses transcrites par l’Oubangui Médias.

La nouvelle société privée américaine Brancoft Global Security est annoncée en Centrafrique. Confirmez-vous ? Est-ce qu’elle vient remplacer la société Wagner qui existe déjà ?

Albert Yaloké Mokpem : La RCA est en train de faire un travail de diversification de ses relations. C’est une société qui se crée et qui cherche des clients pour travailler. Comme vous l’avez remarqué, l’armée française s’est retirée et depuis, le Président de la République dans son plaidoyer dit toujours, j’ai des bras ouverts pour travailler avec tout le monde. Les États-Unis d’Amérique proposent à la RCA de former ces soldats aussi bien sur le sol centrafricain que sur le sol américain. Dans les discussions qui ont eu lieu, la RCA et tous ces partenaires, c’est de dire nous ne voulons pas cette manière de travailler qui consiste à dire, je ne travaille pas avec toi, je travaille avec un autre, non. Tous ceux qui peuvent nous permettre de reconstruire notre armée pour retrouver sa pleine force, sont les bienvenus.

Autre sujet, pouvez-vous évoquer les raisons de l’arrestation du député de la première circonscription du quatrième arrondissement ?

Albert Yaloké Mokpem : Dominique Yandocka est député de la première circonscription du quatrième arrondissement, s’est rendu soit disant coupable et c’est le travail d’enquête qui va le préciser. Dans ce que j’ai compris dans le communiqué du procureur de la République, c’est qu’une enquête a été ouverte sur lui à la suite de l’interception de certains nombres d’appels téléphoniques qu’il a eu avec des personnes ici à Bangui ou à l’intérieur du pays ainsi qu’à des responsables des groupes rebelles.

L’idée soit disant de préparer un coup d’Etat et qu’il fallait se donner les moyens aussi militaires que financiers pour y arriver. Voilà les explications que j’ai pu avoir de gauche à droite et qui me permettent d’en parler. La Présidence de la République n’a pas de réaction, c’est une affaire judiciaire. Les éléments de police ont réuni des informations et ils ont présenté au Procureur et il a considéré que c’était nécessaire d’arrêter les personnes qui se livrent à ce qui se dit dans ses communications avant qu’ils ne passent à l’action. C’est un député, mais en matière de flagrant délit, il n’y a pas d’immunité. Le Procureur a fait allusion à cela en citant l’article de la Constitution, mais il y a aussi la présomption d’innocence et il a droit à une défense. Laissons la justice faire son travail et on verra ce que cela va donner.

Des drones sont de plus en plus utilisés dans les attaques des positions de l’armée et ses alliés notamment russes. Qu’en pensez-vous ?

Albert Yaloké Mokpem: En ce qui concerne les informations militaires, personne n’est autorisée à en parler, ce sont eux qui distillent les informations à la presse, parce que le danger est que quand tu communiques sur certaine information militaire en cours ou en préparation, l’adversaire peut être informé. Les ripostes que les FACA et les alliés font sur le terrain portent des résultats et forcément, cela emmène les groupes rebelles qui restent actifs à s’adapter ou à modifier leur mode de fonctionnement et d’opérations. Aujourd’hui, on se rend compte que les résultats sont trop bons, qu’on voit les outils qui sont utilisés sur le terrain, on se dit ça ne correspond pas aux rebelles qui sont sur notre territoire ça veut dire qu’il y a une assistance qui s’opère à leur côté. De plus en plus, les drones, des moyens aériens non identifiés sont utilisés mais l’avantage que nous avons avec nos forces de défense et de sécurité et les alliés c’est que nous aussi nous nous équipons des moyens très sophistiqués pour y terminer à partir des débris qui sont récupérés. On peut identifier l’origine de ces armes, mais on ne peut pas communiquer dessus. Nous nous préparons en conséquence pour faire face à ce type d’attaque.

Monsieur le ministre, la Minusca a montré sa forte volonté de soutenir le gouvernement dans l’organisation des élections locales. Quelle est l’opinion de la Présidence face à ce soutien en préparation ?

Albert Yaloké Mokpem: La Minusca dans les premières années agissait en toute latitude. Le fait de monter en puissance a fait qu’il y a un certain nombre chose qu’on ne fait plus forcément. Il y a des choses qu’on confie à la Minusca et il y a des choses qu’on essaie de le faire en toute sévérité. L’idée dans tout cela, c’est qu’un jour qu’il ait plus de Minusca ici ainsi que les autres et que la République Centrafricaine soit capable de défendre ses frontières toute seule.

Nous renouvelons le mandat parce que nous aussi sur un certain nombre d’élément, la Minusca continue d’appuyer nos efforts et c’est encore nécessaire. Nous ne sommes pas en mesure de le faire tout seul aujourd’hui. C’est la réalité. Nous le savons, ils le savent. Quand ils nous appuient sur les élections, ils ont des moyens logistiques d’apporter des urnes, de sécuriser certaines zones. Un jour, avec le temps, la Centrafrique se dotera des moyens pour faire ce travail toute seule. L’idée est que les forces internationales ne restent pas éternelles. Voilà pourquoi le mandat a été reconduit et cela a été salué. Pour la sécurisation des élections, les militaires se rencontrent entre eux, l’ANE rencontre aussi certains responsables de la Minusca pour voir comment former les agents tablettes, comment déployer les urnes … C’est ce travail qui se fait avec notre partenaire.

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