le préfet de la Nana Gribizi fait le bilan des réalisations 2023

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le préfet de la Nana Gribizi fait le bilan des réalisations 2023
le préfet de la Nana Gribizi fait le bilan des réalisations 2023

Africa-Press – CentrAfricaine. Le préfet de la préfecture de Nana Gribizi, Abdoulaye Mahamat a fait un zoom sur la gestion de sa localité, notamment sur les questions politiques, sécuritaires, sociales et humanitaires lors d’une Interview accordée à l’Oubangui Médias. Il en a profité pour présenter les projets de 2024.

Oubangui Médias: Bonjour Monsieur le préfet de la Nana Gribizi. Vous êtes en poste depuis cinq ans, vous avez contribué à maitriser la sécurité dans cette préfecture. Cette sécurité retrouvée est-elle garantie ?

Abdoulaye Mahamat: Je vous remercie de cette opportunité que vous m’offrez. Je suis en fonction dans la préfecture depuis 2018. Je pense que pendant cinq ans, nous avons pu franchir beaucoup de problèmes. Quand j’étais arrivé, la préfecture n’était pas au beau fixe. Les défis étaient énormes mais je suis habitué à cela car c’est ma fonction. Je sais comment me prendre pour remonter la pente. Aujourd’hui, je suis heureux de contribuer à rehausser le niveau sécuritaire et autres domaines de la vie de la préfecture. Je pense que c’est une satisfaction d’avoir rempli convenablement la mission qui m’a été conviée par le gouvernement. Pour l’année 2023 qui s’est achevée, ce qu’il faut dire ce que nous avons réussi sur le sécuritaire à maîtriser complètement la donne, en ce sens que nous avons nos forces de défense et de sécurité qui sont en place et qui travaillent normalement malgré les difficultés d’ordre matériels. C’est une équipe courageuse qui est en place. Nous maîtrisons toute la préfecture. C’est vrai que de temps en temps, nous ne sommes pas épargnés des menaces. Nous avons connu quelques menaces essentiellement sur l’axe Mbrès-Bamingui. Les rebelles ont tendance à faire irruption, mais il y a également les forces de la Minusca qui nous soutiennent dans ce sens. Tout se passe bien, les gens vaquent librement à leur occupation. Je suis satisfait de ces résultats et remercie le gouvernement pour l’appui accordé à notre préfecture.

Oubangui Médias: Quelles sont les stratégies que vous avez mises en place pour gagner la confiance de la population en terme rétablissement de l’ordre dans la ville de Kaga-Bandoro ?

Abdoulaye Mahamat: Sans la confiance de la population, on ne peut rien faire. J’estime que j’ai la confiance de la population à près de 100% et c’est un élément important à souligner. Cela fait des années que je suis dans cette fonction et j’ai une certaine expérience des zones chaudes parce qu’avant cela j’étais dans le Bamingui-Bangoran (Ndele) et c’est le même contexte depuis 2014. Cela n’a pas changé. Aujourd’hui, je ne fais que suivre la mission qui m’a été confiée de ramener la paix dans cette partie du territoire Centrafricain et c’est ce que je suis en train de faire, mais c’est le terrain qui commande, et il faut s’adapter. L’une de mes forces c’est que je suis proche de ma population et je discute avec tout le monde dans ma préfecture. Mon rôle en tant que représentant de l’État est de conseiller et de faire appliquer la loi mais aussi d’être proche de la population. Et cette méthode que nous avons mise en place marche à merveille.

Oubangui Médias: Sur le plan sanitaire est ce que le plateau technique est-il amélioré pour donner un soin de qualité à votre population ?

Abdoulaye Mahamat: Oui c’est l’un des sujets phares pour nous. La santé c’est un objectif à atteindre. Sur ce point beaucoup de choses ont été réalisées au courant de l’année dernière. Je voudrais dans un premier temps remercier tous nos partenaires qui sont dans le domaine de la santé et qui nous prêtent main forte ce qui nous permet vraiment d’améliorer la qualité des soins pour la population.

Nous avons désormais un dépôt pharmaceutique que nous avons inauguré il y a quelques temps. Ce dépôt permet d’éviter la rupture en médicaments. Autres aspects c’est que pendant longtemps nous n’avons que l’hôpital du district donc j’ai vu que c’était insuffisant avec le conseil des techniciens j’ai attribué un bâtiment administratif de l’autre côté de la rivière dans le cinquième arrondissement ce qui a permis de mettre en place un dispensaire.

Nous venons d’ailleurs d’inaugurer un centre de radiologie qui va permettre à notre préfecture mais également les préfectures avoisinantes de venir se soigner. Mais de tout cela, il ne faut pas perdre de vue l’effort du projet SENI Plus et le CICR. Ils interviennent dans plusieurs formations sanitaires dans notre préfecture en général. En tout cas sur le plan sanitaire nous avons fait beaucoup de progrès car nous allons vers une quarantaine de centre sanitaire.

Oubangui Médias: Au fort moment de crise il y avait eu des déplacés. Les gens tentent-t-ils de regagner leur localités respectives? Quelle est aujourd’hui la situation humanitaire dans la ville de Kaga-Bandoro ?

Abdoulaye Mahamat: Sur ce point, je salue tout l’effort qui a été réalisé par le ministère l’Action Humanitaire, qui a permis avec nos partenaires d’essayer de voir comment aider la population à regagner son domicile. Nous avons bénéficié d’un projet qui nous a permis d’avoir des moyens financiers où chaque déplacé a pu construire lui-même sa case pour regagner dignement. Nous avons très peu de déplacés qui sont encore sur le site. Mais nous avons ramené des déplacés de la sous-préfecture de Mbrès avec le UNHCR. Nous continuons à le faire parce que la tendance c’est de fermer le site de la Minusca qui est le grand centre des déplacés. Même l’alentours de l’aérodrome de Kaga-Bandoro est libéré pour laisser la place à l’atterrissage des avions. Mais au courant de cette année, nous allons fermer le site de la Minusca.

Oubangui Médias: Monsieur le préfet les élections locales sont prévues selon les autorités en 2024. Comment votre préfecture se prépare-t-elle?

Abdoulaye Mahamat: Je veux d’abord dire que l’objectif pour le gouvernement c’est de rentrer de plein pied dans la démocratie à la base. L’élection locale est un défi pour nous. Je crois que cette élection devrait avoir lieu en 2023 mais cela a été reportée et ne pose pas de problème pour nous ici. Je suis persuadé que nos compatriotes, les dames s’intéressent déjà à cette élection et j’encourage les candidatures féminines qui se manifestent. Dans la Nana-Gribizi, on est habitué aux élections et ce n’est pas pour rien que la préfecture est sortie première pour le référendum constitutionnel, c’est une réalité. D’une manière générale nous sommes prêts à accueillir ces élections en octobre 2024. Je crois que nous avons du pain sur la planche car aussi il y a la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) dans le même mois et nous sommes en train de réunir les conditions pour une très bonne participation de ces élections donc nous attendons le moment venu surtout parce qu’il y a les femmes et les jeunes. Concernant les femmes la parité est une réalité en Centrafrique et c’est un défi mais nous sommes prêts à relever ce défi.

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