
Africa-Press – CentrAfricaine. Les membres de la Fédération des Associations des Femmes Entrepreneures de la République centrafricaine (FAFECA), conduits par Madame Gloria Selma Gamba, vice-présidente de cette fédération ont assisté à la signature le jeudi 22 février 2024 d’une convention de partenariat avec le ministre de la justice dans le but de créer un centre d’accompagnement des femmes détenues de la maison d’arrêt de Bimbo en entrepreneuriat.
Étant une organisation qui prône le mérite de la femme à travers l’entrepreneuriat, la FAFECA veut donner une seconde chance aux détenues qui sont privées de liberté à travers la création d’un centre qui sera dédié à leur formation dans différents secteurs pour leur autonomie financière après la période détention. C’est dans cette lancée qu’une convention de partenariat est signée entre la FAFECA et le ministre de la justice pour cette noble cause.
« Cet accord consiste à créer un centre de réinsertion et d’adaptation des femmes qui ne sont pas en règle avec la loi. C’est un centre qui sera dans le cadre d’accompagnement de ces femmes dans l’entrepreneuriat. Certes, elles sont en ce moment en conflit avec la loi mais toutes les femmes ont droit à une seconde chance », a soutenu madame Gloria Selma Gamba, représentante de la FAFECA.
Elle poursuit en expliquant clairement la mission de cette organisation: « la vision de la FAFECA est d’accompagner les femmes à une autre dimension pour prouver aux yeux du monde entier que les femmes centrafricaines sont capables. Et les femmes en détention ne doivent pas être mises à l’écart dans cette course. C’est pour cette raison que nous nous sommes approchées du ministère de la justice garde des Sceaux pour signer cette convention qui va nous permettre de les accompagner », renchérit la même source.
Quant au ministre d’Etat de la justice, c’est un pas en avant pour les femmes de la République Centrafricaine. Il apprécie l’initiative en ces termes: « la FAFECA est une organisation nationale qui vient d’être mise en place mais qui mène des actions fulgurantes dans le cadre de la promotion de l’autonomisation des femmes. Il y a également un segment à apporter concernant l’assistance aux femmes qui sont en conflit avec la loi. Donc, je ne saurais que féliciter cette fédération et je suis convaincu qu’à l’issue de ce protocole d’accord, il un aura une stratégie nationale à mettre en place en partenariat avec la fédération pour permettre d’améliorer les conditions de nos compatriotes qui sont en conflit avec la loi et de faciliter la promotion et l’autonomisation des centrafricaines en général ».
Un pas avant le SANEF
S’il faut le rappeler, du 4 au 9 mars 2024, la FAFECA va organiser un Salon National de l’Entrepreneuriat Féminin (SANEF). Un tout premier dans l’histoire qui sera une opportunité d’affaire, de réseautage pour les entrepreneures centrafricaines. À ce salon, un espace est dédié pour les échanges et des formations. Gloria Selma Gamba revient sur ce salon: « il y aura du réseautage, du be to be et nous avons une centaine de femmes qui viendront des provinces pour exposer leurs produits, montrer leurs savoirs faire et se mettre en réseau avec les femmes de Bangui. Sans compter cela, nous avons des femmes de la diaspora qui ont confirmé leur participation à ce salon. Il y aura plusieurs panels sur différentes thématiques », a-t-elle précisé.
Pour faciliter l’organisation du SANEF, des frais seront nécessaires: « Les frais de participation s’élèvent à 50.000 f par personne. Aussi, pour les associations de Bangui, les frais s’élèvent à 50.000 et 30.000 FCFA pour les associations des provinces. Nous avons prévu une soirée de Gala dont le prix s’élève à 25.000 FCFA et un village SANEF qui se déroulera au niveau de l’omnisport et qui regroupera des femmes qui exposeront leurs produits. Nous avons aussi des stands dont les prix différencient selon la catégorie des stands de 75.000 à 175.000 FCFA », précise-elle.
En effet, la FAFECA, créée il y a presque six mois se positionne comme une organisation qui fédère les initiatives entrepreneuriales des femmes de la Centrafrique.
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