Faustin-Archange Touadera déclare sur France 24 qu’il n’est pas Dieu pour savoir ce qui va se passer dans 7 ans. Mais il l’a préparé de rester au delà de 30 ans au pouvoir

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Faustin-Archange Touadera déclare sur France 24 qu’il n’est pas Dieu pour savoir ce qui va se passer dans 7 ans. Mais il l’a préparé de rester au delà de 30 ans au pouvoir
Faustin-Archange Touadera déclare sur France 24 qu’il n’est pas Dieu pour savoir ce qui va se passer dans 7 ans. Mais il l’a préparé de rester au delà de 30 ans au pouvoir

Interrogé par le journaliste de la chaine française France 24 sur la suppression de la limitation des mandats présidentiels, Faustin-Archange Touadéra a éludé la question avec désinvolture.

« Je ne suis pas Dieu pour savoir ce qui se passera dans sept ans », a répondu le Président Faustin-Archange Touadera lorsqu’on lui a demandé s’il comptait briguer un pouvoir sans fin. Ce refus de répondre, présenté comme de l’humilité, cache une stratégie politique limpide : se réserver la possibilité de rester président aussi longtemps qu’il le souhaite.

La réforme constitutionnelle de 2023, qu’il a lui-même initiée, a aboli la clause limitant à deux le nombre de mandats présidentiels. Depuis, la République centrafricaine a rejoint le cercle fermé des régimes où la continuité du chef d’État devient une règle tacite. Face à une question directe sur cette dérive, Touadéra se réfugie pourtant derrière une pirouette : il prétend ne pas savoir de quoi demain sera fait, alors même qu’il a modifié la loi pour rendre ce “demain” illimité.

Sa réponse témoigne d’un double langage. D’un côté, Faustin-Archange Touadera affirme ne pas vouloir se projeter ; de l’autre, il s’est octroyé par la Constitution la possibilité de se maintenir au pouvoir à vie. Le ton de l’entretien trahit une volonté d’éviter le mot “troisième mandat”, devenu tabou sur le continent. En refusant de dire s’il se représentera encore, Touadéra entretient volontairement une ambiguïté qui sert son ambition.

Ce “je ne suis pas Dieu” n’est pas une formule d’humilité, mais un écran de fumée. En l’utilisant, le président Faustin-Archange Touadera feint la modestie tout en verrouillant le système électoral à son avantage. Son discours transforme une manœuvre autoritaire en geste d’incertitude, comme si l’avenir dépendait du destin plutôt que de sa propre volonté politique. Derrière l’apparente sagesse de la phrase se cache la certitude d’un homme qui ne compte pas quitter le pouvoir de sitôt.​​​​​​​​​​​​​​​​

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