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Le bruit propagé par l’équipe de communication de Touadera sur les réseaux sociaux court que Poutine viendra en Centrafrique en 2026, invité par Touadéra lui-même. Pendant ce temps, Wagner transforme sa base de Ndélé en véritable forteresse ultra-sécurisée, comme s’ils préparaient l’accueil du président russe Vladimir Poutine dans cette ville de Bamingui-Bangoran.
Les réseaux sociaux bruissent depuis plusieurs semaines de cette information: Vladimir Poutine foulerait le sol centrafricain dans les mois à venir, à l’invitation du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Personne ne peut confirmer cette venue avec certitude, mais à Ndélé, les mercenaires russes du groupe Wagner agissent comme si l’événement était déjà acté. Leur base militaire subit une transformation spectaculaire, digne d’un site destiné à héberger une personnalité de premier plan.
Les habitants de la ville observent avec stupéfaction les travaux entrepris par Wagner autour de leur base. Des tranchées entaillent le sol, des barricades surgissent à chaque intersection stratégique, des ralentisseurs massifs déforment la chaussée avec des dos d’ânes, des gendarmes couchés. Tout le périmètre prend des allures de zone militaire hautement sécurisée, comme si les Russes anticipaient une menace de guerre imminente ou ils préparent la réception d’un invité exceptionnel.
Mais voilà le paradoxe spectaculaire: de quel ennemi Wagner cherche-t-il à se protéger avec une telle préparation? Le groupe se présente pourtant comme une force dure et invincible, capable de repousser n’importe quelle attaque. Alors pourquoi ce déploiement défensif aussi exagéré? Contre qui fabriquent-ils ces barrages? Les fantômes? Cette débauche de moyens laisse sans voix. Si aucune menace sérieuse ne pèse sur eux, ces aménagements ressemblent davantage aux préparatifs d’une installation durable et prestigieuse qu’à des mesures de protection militaire classique.
Le plus choquant reste le sort réservé à la route principale de Ndélé. Cette voie, rénovée récemment par l’UNOPS via la Minusca, devait relier la ville de Ndélé, en passant par la gendarmerie vers la ville de Bamingui sur une route propre et fluide pour les usagers. Des millions ont été dépensés dans ce chantier financé par les nations-unies. La route était neuve, la circulation enfin apaisée. Aujourd’hui, ce tronçon ressemble à un champ de bataille crée par Wagner.
Ce groupe criminel russe a sciemment déchiré cette infrastructure routière. Les mercenaires ont creusé la chaussée à plusieurs endroits, installé des obstacles métalliques et poser des dos d’ânes pour façonner des ralentisseurs démesurés à tous les passants. La route qui longe leur base est devenue impraticable pour les véhicules. Les camions, les pick-up, les tricycles et même les motos-taxis évitent désormais ce passage. Tout le monde préfère rallonger son trajet en contournant par le quartier Mare Vie Clair plutôt que d’affronter ce parcours du combattant.
Comment expliquer qu’une force des mercenaires s’arroge le droit de saccager une réalisation de l’ONU sans que personne ne lève le doigt? La Minusca a dépensé des sommes colossales pour désenclaver cette région. L’UNOPS a mobilisé des experts, du matériel, des équipes entières pour mener à bien ce projet. Et quelques mois après la livraison, Wagner détruit méthodiquement le fruit de ces efforts. Les autorités centrafricaines restent muettes. Le silence règne pendant que les Wagner déchirent le sols.
Pendant ce temps, à Ndélé, la population s’interroge ouvertement sur les véritables intentions de Wagner. Si vraiment Poutine doit venir, ces aménagements prendraient un sens. Une visite présidentielle exige des mesures de sécurité drastiques, un périmètre verrouillé, des accès contrôlés. Mais pour une simple base militaire opérationnelle? Ces précautions paraissent démesurées, plutôt de la folie. À moins que Wagner ne transforme progressivement ce site en résidence permanente du dictateur Faustin-Archange Touadera, la poupée des russes.
Alors, quel financement russe investi dans le développement du pays? Ou les russes sont en RCA pour détruire ce pays et protéger leur dictateur Faustin-Archange Touadera? C Vraiment le contraire de ce qu’on entend à la longueur de la journée et la réalité de ce qui se passe. Pour le dictateur Faustin-Archange Touadera, Moscou et Bangui vantent un partenariat basé sur le respect mutuel et le développement. Pourtant, à Ndélé, les Russes piétinent allègrement les investissements internationaux destinés aux Centrafricains. Ils remodèlent l’espace public selon leur bon vouloir, sans consultation ni compensation. Cette attitude rappelle davantage celle d’une puissance occupante que celle d’un allié respectueux de la souveraineté de son hôte.
Source: Corbeau News Centrafrique
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