Violeur en Série Sème Terreur à Sam-Ouandja

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Violeur en Série Sème Terreur à Sam-Ouandja
Violeur en Série Sème Terreur à Sam-Ouandja

Africa-Press – CentrAfricaine. À Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto, au nord-est centrafricain, un adjudant-chef des FACA, un violeur en série, terrorise la population par des agressions sexuelle des mineure répétées que ni gendarmerie ni sa hiérarchie militaire n’arrivent à freiner.

L’homme, connu par son prénom Sammuel, ou « sous-off», est arrivé à Sam-Ouandja il y a quelques mois avec un groupe de militaires en mission de détachement. Dès ses premières semaines, il a commencé à repérer des jeunes adolescentes qu’il agressait une à une ensuite la nuit, planifiant minutieusement chacune de ses attaques. Au moins cinq victimes ont déjà subi ses assauts, et certaines ont même eu le courage d’aller déposer plainte à la gendarmerie, mais rien n’y fait.

Le dossier traîne quelque part dans les bureaux sans qu’aucune mesure ne soit prise contre lui. Les victimes, désespérées, ont également tenté d’alerter le capitaine qui commande le détachement militaire, espérant que la hiérarchie interviendrait enfin. Mais là encore, l’officier supérieur n’a rien fait de substantiel, laissant Sammuel continuer ses exactions en toute tranquillité.

Le sous-officier se comporte comme un homme au-dessus des lois, convaincu que son statut militaire le rend intouchable. Cette certitude l’a rendu de plus en plus audacieux au fil des semaines, jusqu’à ce lundi 26 janvier où il a franchi un nouveau cap dans la violence. Ce soir-là, Sammuel cherchait une jeune femme avec qui il entretenait une relation, mais celle-ci avait quitté Sam-Ouandja sans prévenir personne de sa destination après une mésentente entre le couple.

Ne trouvant pas trace de cette fille, le militaire s’est mis en tête d’interroger ses voisins. Il s’est d’abord rendu en début de soirée chez la voisine de la jeune femme, une mère de sept enfants qui vivait juste à côté. Quand il lui a demandé si elle savait où se trouvait sa copine, la dame a répondu qu’elle ne l’avait pas vue depuis plusieurs jours déjà.

Cette réponse n’a visiblement pas satisfait l’adjudant-chef qui est reparti, mais seulement pour mieux revenir. Vers 22 heures, il est retourné chez la même femme, cette fois dans un état de fureur évident. Il s’est mis à frapper violemment contre la porte en hurlant, exigeant que la propriétaire sorte immédiatement de sa maison.

La mère de famille, déjà déshabillée pour la nuit, a refusé en expliquant qu’il était trop tard et qu’elle ne pouvait pas se montrer ainsi. Henri a alors élevé la voix davantage, menaçant la femme de représailles si elle n’obéissait pas tout de suite. « Si c’est moi qui entre dans cette maison, tu vas voir ce qui va t’arriver », a-t-il lancé avec une agressivité qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.

Malgré la peur, la dame a tenu bon et est restée à l’intérieur avec ses enfants autour d’elle. Le militaire n’a pas supporté ce refus et a forcé l’entrée, poussant la porte jusqu’à ce qu’elle cède sous la pression. Une fois dans la maison, il a commencé à fouiller partout, renversant des affaires, ouvrant les pièces une à une, cherchant frénétiquement sa compagne disparue.

Ne la trouvant évidemment pas, il s’est retourné contre la propriétaire des lieux qu’il s’est mis à insulter copieusement. Les insultes ont duré plusieurs minutes, ponctuées de menaces et de cris qui ont alerté tout le voisinage. Une vieille dame habitant juste à côté a alors tenté de s’interposer, espérant calmer le soldat par la raison et le respect dû à son âge.

Mais au lieu de se ressaisir, Sammuel s’en est pris à cette ancienne également, criant sur elle comme si elle était responsable de sa frustration. Son comportement devenait de plus en plus désordonné, ses gestes saccadés, ses paroles incohérentes, tout indiquait qu’il avait probablement consommé de la drogue avant de venir. La situation devenait tellement dangereuse que la mère de famille a décidé de fuir avec ses sept enfants.

Ils ont quitté leur propre maison en pleine nuit, laissant derrière eux toutes leurs affaires pour se mettre à l’abri ailleurs. Sammuel, resté seul dans la demeure abandonnée, n’en est pourtant pas resté là dans sa quête obsessionnelle. Il est ensuite reparti sur sa moto en direction de la maison de la grand-mère de sa compagne, déterminé à la retrouver coûte que coûte.

Arrivé devant la porte de la vieille dame, il n’a même pas pris la peine de frapper ou d’annoncer sa présence. Il a foncé directement avec son engin contre l’entrée, arrachant littéralement la porte de ses gonds dans un fracas épouvantable. Pénétrant dans la maison comme un forcené, il a recommencé ses fouilles désordonnées et ses insultes contre la grand-mère terrifiée.

Là encore, il n’a pas trouvé celle qu’il cherchait et a finalement quitté les lieux pour rentrer se reposer. Le lendemain matin, la jeune maman de sept enfants qui avait été chassée de chez elle la veille a pris son courage à deux mains. Elle s’est rendue auprès du capitaine qui commande le détachement militaire pour lui raconter en détail ce qui s’était passé.

L’officier supérieur, après avoir écouté son récit, a reconnu que son subordonné était allé beaucoup trop loin cette fois. Il a toutefois renvoyé la plaignante vers la gendarmerie, estimant que c’était la seule voie possible pour obtenir justice. La femme est donc repartie avec cette recommandation, espérant qu’un dépôt de plainte officiel changerait enfin les choses.

Mais quand Sammuel a été informé de cette démarche, il est entré dans une nouvelle colère. Il a directement confronté la femme, se moquant ouvertement de sa tentative de recours à la justice. « Va déposer ta plainte si tu veux, personne ne fera rien », lui a-t-il lancé avec un sourire méprisant.

Il a ensuite martelé son statut de militaire comme un bouclier infranchissable contre toute forme de sanction. « Je suis militaire, tu comprends? Même le chef d’état-major ne peut rien contre nous », a-t-il ajouté en haussant le ton. Puis il est allé encore plus loin dans ses déclarations, affirmant qu’un soldat pouvait même tuer quelqu’un sans jamais être condamné ou emprisonné.

Ces paroles n’étaient pas de simples fanfaronnades mais une analyse lucide du fonctionnement réel du système. Sammuel a ensuite menacé directement la plaignante de mort si elle persistait dans sa démarche. « Je vais te tuer, tu vas voir », a-t-il répété plusieurs fois pour bien faire comprendre qu’il ne s’agissait pas de paroles en l’air.

Puis il a ajouté un élément qui montrait qu’il avait bien préparé son intimidation. « Je sais que tu es la sœur du député de Sam-Ouandja », a-t-il dit, prouvant qu’il s’était renseigné sur l’identité et les connexions de sa victime. « On vous connaît bien, vous et votre famille, on va vous tuer », a-t-il poursuivi, étendant ses menaces à tout l’entourage de la femme.

L’impunité qui règne au sein des forces armées a atteint un niveau rarement observé ailleurs dans le monde. Il semble exister une règle tacite qui protège les militaires de toute sanction, quelle que soit la gravité de leurs actes. La seule exception à cette règle concerne apparemment ceux qui oseraient contester le pouvoir en place ou qui appartiennent à l’ethnie de l’ancien président François Bozizé.

Pour tous les autres, la liberté d’action paraît illimitée, comme si un accord secret les mettait à l’abri de la justice ordinaire. À Sam-Ouandja, les habitants observent cette situation avec un mélange de résignation et de colère rentrée. Ils attendent de voir si cette fois, face aux multiples agressions d’Henri et à ses menaces publiques, les autorités décideront enfin d’agir autrement qu’à leur habitude

Source: Corbeau News Centrafrique

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