Sanctions Contre Soldats Refusant de Mourir à Bambouti

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Sanctions Contre Soldats Refusant de Mourir à Bambouti
Sanctions Contre Soldats Refusant de Mourir à Bambouti

Africa-Press – CentrAfricaine. L’état-major a sanctionné des soldats qui se sont enfuis au Soudan du Sud lors de l’assaut de Bambouti, ville frontalière prise par les miliciens Azandé fin décembre.

Bambouti se trouve dans l’extrême sud-est du pays, à quelque 1300 kilomètres de Bangui. Cette localité frontalière avec le Soudan du Sud reste l’une des zones les plus délaissées du territoire centrafricain. Les militaires qui y sont déployés manquent de tout, depuis l’équipement jusqu’aux munitions.

Le 28 décembre dernier, des miliciens Azandé ont lancé leur offensive contre la ville. L’attaque a pris par surprise la petite garnison locale, mal préparée et insuffisamment armée. En moins d’une heure, les assaillants contrôlaient entièrement Bambouti.

Face à cette situation, la plupart des soldats ont quitté leurs positions en catastrophe. Deux ou trois d’entre eux se sont réfugiés auprès de la Minusca. D’autres ont franchi la frontière vers le Soudan du Sud pour demander l’asile temporaire, espérant échapper au danger immédiat.

Pendant ce temps, aucune riposte n’est venue de Bangui. Les mercenaires russes n’ont repris la ville que dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, soit une semaine complète après la débâcle. Leur contre-offensive a coûté six vies parmi leurs rangs et fait un blessé, démontrant l’intensité des combats.

Malgré ces faits, l’état-major à Bangui a choisi de rétrograder une dizaine de militaires qui s’étaient réfugiés au Soudan du Sud. Cette décision intervient alors que les conditions de défense étaient manifestement précaires. Les hommes isolés, démunis de matériel convenable, ont préféré la survie à une mort certaine.

La rigueur de cette sanction apparaît décalée. Même les forces russes mieux équipées ont subi des pertes lors de la reconquête. Comment reprocher à des soldats abandonnés dans un coin reculé d’avoir refusé de mourir inutilement? L’état-major semble ignorer les conditions réelles sur le terrain.

Peut-être cherche-t-il à montrer au monde qu’il applique des sanctions disciplinaires, histoire de sauver les apparences. Les soldats dégradés avaient simplement refusé de périr dans une bataille perdue d’avance, sans soutien ni munitions suffisantes face à un ennemi déterminé.

Source: Corbeau News Centrafrique

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