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À la sortie sud-ouest de Bangui, la commune de Bimbo vit depuis ce lundi au ralenti. Les agents de sa mairie ont décidé de hausser le ton après trois jours d’arrêt de travail restés lettre morte.
Ce n’est pas une décision prise à la légère. Onze mois de salaires impayés, c’est le poids que ces travailleurs portent depuis trop longtemps, et leur patience a fini par s’épuiser. Faute d’avoir reçu le moindre signe de leur hiérarchie, ils ont franchi un cap en déclenchant une grève de huit jours ferme.
Les conséquences se font sentir immédiatement dans les couloirs de la mairie, devenus vides et silencieux. Les usagers qui s’y rendent pour régler leurs affaires administratives repartent bredouilles, sans pouvoir accomplir les démarches qui les ont amenés là. Pour des habitants d’une commune aussi peuplée que Bimbo, cette paralysie tombe au plus mauvais moment.
Du côté des grévistes, aucun signe de recul n’est perceptible pour l’heure. Ils réclament simplement ce qui leur est dû, et les huit jours annoncés pourraient bien se prolonger si aucune réponse concrète ne leur parvient. Les usagers, eux, n’ont d’autre choix que d’attendre, les yeux tournés vers les autorités compétentes pour dénouer cette situation.
Le malaise dépasse pourtant les seuls murs de la mairie. C’est toute une chaîne de services publics locaux qui se retrouve bloquée, et les répercussions commencent à se faire sentir dans le quotidien des habitants de Bimbo. Pendant ce temps, les jours défilent et les onze mois de salaires impayés restent, eux, toujours au cœur du bras de fer.
Source: Corbeau News Centrafrique
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