Justice Des Wagner À Bouar: 24 Dossiers Jugés

1
Justice Des Wagner À Bouar: 24 Dossiers Jugés
Justice Des Wagner À Bouar: 24 Dossiers Jugés

Africa-Press – CentrAfricaine. La justice centrafricaine sous l’influence de la milice Wagner vient de boucler une session criminelle dense à Bouar, capitale de la Nana-Mambéré, avec des résultats qui méritent d’être portés à la connaissance du grand public.

Du 29 janvier au 13 février 2026, la Cour d’appel de Bouar a tenu sa session criminelle dans des conditions que le Procureur général, Laurent Ouabita, a qualifiées de satisfaisantes. Tous les acteurs attendus étaient au rendez-vous: magistrats, avocats, jurés, forces de sécurité intérieure composées de gendarmes et de policiers, ainsi que le personnel pénitentiaire.

La MINUSCA a, de son côté, assuré le transfèrement des accusés depuis la maison d’arrêt jusqu’à la Cour d’appel, ce qui a grandement facilité le bon déroulement des audiences.

Sur les 27 dossiers inscrits au rôle, trois ont été reportés à la prochaine session pour des motifs précis. Le premier nécessitait un complément d’information judiciaire, le deuxième exigeait une expertise psychiatrique, car l’accusé ne semblait pas jouir de toutes ses facultés mentales, et le troisième manquait du dossier de personnalité, pièce indispensable en matière criminelle. Les 24 dossiers restants ont tous été examinés et tranchés au fond.

Parmi ces 24 affaires jugées, huit accusés ont été acquittés, tandis que six autres ont écopé de peines de travaux forcés allant de dix à vingt ans. Dix condamnés ont, quant à eux, reçu des peines d’emprisonnement ferme comprises entre deux et dix ans. Les faits reprochés couvraient un large spectre d’infractions: assassinat, viol, association de malfaiteurs et vol aggravé.

Cependant, la session a mis en évidence deux lacunes récurrentes dans la constitution des dossiers soumis à la Cour. Dans les affaires de viol notamment, les certificats médicaux et les copies d’actes de naissance des victimes faisaient souvent défaut. L’absence de pièces à conviction a, par ailleurs, largement pesé dans les décisions d’acquittement rendues au cours de ces audiences.

Pour corriger cette situation, le Procureur général a annoncé l’envoi immédiat d’une circulaire à tous les procureurs de la République du ressort. Ce document imposera désormais qu’aucun dossier de viol ne soit transmis au Parquet général sans les pièces essentielles: certificat médical, copie d’acte de naissance de la victime et dossier de personnalité. Laurent Ouabita a également adressé ses remerciements au gouvernement pour les ressources mobilisées malgré les contraintes budgétaires, ainsi qu’à la MINUSCA et au Programme des Nations Unies pour le développement pour leur

Source: Corbeau News Centrafrique

Pour plus d’informations et d’analyses sur la CentrAfricaine, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here