Braquage À Obo Vole 350 000 Francs Au Quartier Combattant

2
Braquage À Obo Vole 350 000 Francs Au Quartier Combattant
Braquage À Obo Vole 350 000 Francs Au Quartier Combattant

Africa-Press – CentrAfricaine.
À Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, les braquages nocturnes ne s’arrêtent plus. Cette fois, c’est le quartier Combattant qui a été visé par des hommes armés.

Depuis plusieurs mois, la ville de Obo vit au rythme de ces attaques nocturnes qui se répètent presque chaque nuit dans les quartiers. La population, épuisée, commence à mettre des noms sur ces visages cachés par l’obscurité.

C’est dans ce climat tendu que le quartier Combattant, dirigé par le chef BIH Odon, a été frappé dans la nuit du jeudi au vendredi de la semaine dernière. Vers 2 heures du matin, des hommes armés ont surgi au domicile d’un petit commerçant du quartier.

Sans perdre de temps, les assaillants ont pointé leurs armes sur l’homme, le contraignant à rester immobile pendant qu’ils fouillaient chaque recoin de la maison. Ils sont repartis avec plus de 350 000 francs CFA, la réserve d’argent que la famille gardait chez elle.

Avant de disparaître dans la nuit, les hommes ont tiré trois coups de feu en l’air. Un geste qui ressemblait moins à une menace qu’à une célébration, comme s’ils savaient qu’aucune riposte ne viendrait.

Ce qui a le plus marqué les victimes et les témoins, c’est la voix de ces hommes. Leur accent, leur façon de parler, rien ne correspondait à ce que l’on entend habituellement dans les rues de Obo ou dans les villages alentour.

Or à Obo, dans cette petite ville du sud-est de la République Centrafricaine où tout le monde se connaît, un accent étranger ne passe pas inaperçu. Les habitants savent d’instinct quand quelqu’un n’est pas du coin, et cette nuit-là, ils en ont eu la certitude.

C’est ce constat qui a conduit une grande partie de la population à pointer du doigt les éléments des Forces Armées Centrafricaines, les FACA. Pour les habitants, des hommes capables de mener une telle opération armée, coordonnée, en pleine nuit, ne peuvent pas être de simples voleurs de rue.

Les accusations sont lourdes, mais aucune autorité locale n’a jusqu’ici pris la parole pour répondre à ces suspicions. Les nuits à Obo restent longues, et les portes du quartier Combattant se ferment désormais bien avant que l’obscurité ne tombe.

 

Source: Corbeau News Centrafrique

Pour plus d’informations et d’analyses sur la CentrAfricaine, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here