Fermeture de 21 Bases de la Minusca et Emplois Centrafricains

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Fermeture de 21 Bases de la Minusca et Emplois Centrafricains
Fermeture de 21 Bases de la Minusca et Emplois Centrafricains

Africa-Press – CentrAfricaine. Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA, a affirmé haut et fort dans ses récentes déclarations à la radio que la réduction des contributions américaines au budget des Nations Unies n’allait pas toucher l’emploi des nationaux en Centrafrique. Elle a promis que tout serait mis en œuvre pour protéger les contrats du personnel local.

Pourtant, à quelques jours de la fin du mois de mars, la réalité sur le terrain prend une autre tournure. La mission annonce la fermeture pure et simple de 21 bases à travers le pays.

Le Lieutenant-général Humphrey Nyone, Commandant de la Force de la MINUSCA, a détaillé cette décision lors d’une conférence de presse. Selon lui, il ne s’agit pas d’un retrait des Casques bleus ni d’un abandon des populations. La mission parle plutôt d’une réorganisation destinée à rendre le dispositif plus mobile et plus concentré sur les zones encore sensibles.

Mais pour les Centrafricains qui travaillent chaque jour dans ces bases, comme agents de soutien, logisticiens, personnel d’entretien, chauffeurs, agents de sécurité ou encore assistants locaux dans les domaines de la communication et de l’administration, cette annonce sonne comme un coup dur. Chaque base fermée signifie une baisse immédiate d’activité. Moins de rotations, moins de maintenance, moins de besoins quotidiens. Et donc moins de travail pour ceux qui dépendent directement de la présence internationale.

La MINUSCA insiste sur le fait que la situation sécuritaire s’est améliorée dans plusieurs régions, ce qui permettrait de passer la main aux forces centrafricaines. Elle maintient que la protection des civils reste sa priorité absolue et que la réorganisation vise à garder une capacité d’intervention rapide là où c’est nécessaire.

Toutefois, la coïncidence entre la décision américaine de réduire sa contribution et cette vague de fermetures de bases rend difficile de croire que l’emploi local sortira indemne. Les promesses de Valentine Rugwabiza de préserver les postes nationaux se heurtent aujourd’hui à la fermeture concrète de ces 21 sites. Des familles qui vivaient grâce à ces revenus vont se retrouver sans solution immédiate.

Cette réorganisation intervient alors que le mandat de la MINUSCA court jusqu’en novembre 2026. La mission doit continuer à appuyer le processus politique et le renforcement des institutions centrafricaines, tout en faisant face à des contraintes budgétaires qui touchent l’ensemble des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Dans les semaines à venir, les autorités centrafricaines et les populations locales vont scruter de près les effets réels de ces fermetures: sur la sécurité au quotidien comme sur le niveau de vie des employés qui perdaient leur source de revenus avec chaque base qui ferme ses portes.

La tension est claire: d’un côté, des avancées sécuritaires revendiquées dans certaines zones ; de l’autre, une réduction visible des moyens sur le terrain qui touche directement l’économie locale liée à la MINUSCA.

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