Africa-Press – CentrAfricaine. En Centrafrique, le dollar CAR, la monnaie numérique de Touadera chute désormais de 99%, 3 ans après son lancement
Au pays des mafieux criminels, au pays des arnaqueurs, au pays des fous, un des pays les plus démunis de la planète appelé la République centrafricaine, les soi-disant autorités ont tenté une nouvelle entourloupe numérique en février 2025 avec le lancement du memecoin, le $CAR, présenté comme un instrument monétaire pour unir les gens et booster l’économie du pays.
Annoncé en grande pompe par le dictateur Faustin-Archange Touadéra sur son compte Twitter géré par les russes depuis la Russie, , ce jeton cryptographique sans aucune valeur réelle n’a servi qu’à spéculer sur la naïveté des acheteurs.
Ce memecoin, une pure invention sans utilité pour les échanges ou l’économie quotidienne, repose uniquement sur un engouement passager lié à une figure ou un buzz en ligne. Dès les premières heures, il a grimpé à une capitalisation folle dépassant les 800 millions de dollars, avant de plonger drastiquement à terre et casse sa tête comme si on le jette violemment contre un mur.
En moins de vingt-quatre heures, le cours de cette monnaie des mafieux criminels qui sont au pouvoir en RCA a dégringolé de plus de 90 %, parfois même jusqu’à 97 % selon les plateformes de suivi, avant de chuter et mort définitivement à la fin 2025. À son lancement, les experts du milieu l’ont tout de suite qualifié d’escroquerie pure et simple, avec des soupçons de liens malveillants pour piéger les portefeuilles, des tentatives d’hameçonnage et un site web qui clignotait suspectement.
Le domaine du site en ligne avait été enregistré à la va-vite, juste trois jours avant, ce qui n’a rien d’un projet sérieux piloté par un État. Des voix dans le secteur ont pointé du doigt des manœuvres douteuses, comme un portefeuille qui a raflé une énorme part des jetons juste avant l’annonce officielle.
Ce n’est pas la première fois que Bangui se lance dans ces aventures hasardeuses. Avant le $CAR, il y avait le Sango Coin, lancé avec des promesses mirobolantes de tokeniser les richesses en or, diamants et bois pour attirer des fonds étrangers. Ce projet s’est soldé par un échec cuisant: moins de 10 % des jetons vendus, à peine quelques millions récoltés, et le site officiel hors service depuis avril 2025.
Beaucoup y voient une porte grande ouverte pour des réseaux mafieux et criminels qui blanchissent de l’argent ou contournent les règles, profitant d’un pays fragile où l’accès à internet reste rare et la population peine à joindre les deux bouts. Des observateurs indépendants estiment que ces initiatives servent surtout à remplir les poches d’un cercle restreint autour du pouvoir, sans bénéfice tangible pour les citoyens ordinaires qui manquent d’électricité et de connexions fiables.
Le ministre des Mines a bien essayé de justifier en disant que c’était géré par une entreprise d’État en partenariat avec une société obscure nommée Barn$ley, mais les doutes persistent sur la transparence et l’argent vraiment récolté. Des informations courent sur des liens avec des figures connues pour des arnaques massives en Afrique comme le camerounais Émile Parfait Simb, et des plateformes ont suspendu des comptes liés au projet pendant que les investisseurs comptent leurs pertes après ce pump-and-dump géant organisé au plus haut niveau.
Source: Corbeau News Centrafrique
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