Africa-Press – CentrAfricaine. La première vol transportant des migrants rapatriés des États-Unis est arrivée dans la capitale Bangui, marquant une première en République Centrafricaine dans le cadre d’une politique américaine visant à transférer certains migrants vers des pays tiers.
L’opération s’est déroulée sous des mesures de sécurité strictes et dans un total secret, tandis que les autorités sont restées silencieuses sans fournir d’explications officielles concernant ses détails. Selon des sources informées à l’aéroport de Bangui, le vol a duré environ 24 heures, décollant de la ville d’Alexandria, en Louisiane, et faisant une escale dans la capitale ghanéenne Accra avant d’arriver à Bangui vers 22 heures.
Une source à l’aéroport a indiqué que le groupe, dont le nombre est estimé à 17 migrants, a passé environ quatre heures au centre de police de l’aéroport pour finaliser les formalités administratives, avant d’être transféré après minuit dans deux hôtels au centre de la capitale pour un hébergement temporaire.
Le gouvernement de la République Centrafricaine n’a jusqu’à présent divulgué aucune information concernant les nationalités des rapatriés, leur statut légal ou la nature des arrangements pour leur accueil, suscitant une vague de questions et de critiques de la part des organisations de la société civile.
Le groupe de travail de la société civile a exprimé son mécontentement face au manque de transparence, affirmant qu’il n’a reçu aucune explication officielle malgré des demandes répétées.
Le porte-parole du groupe, Paul Chrissant Benninga, a déclaré que le gouvernement n’avait pas fourni d’informations sur le contenu de l’accord ou l’identité des personnes rapatriées dans le pays, considérant que cette opacité suscite une grande inquiétude parmi l’opinion publique.
Il a ajouté que les organisations de la société civile ne s’opposent pas à l’accueil des rapatriés, mais exigent la divulgation des détails de l’accord conclu avec les États-Unis, soulignant que tout arrangement ayant des dimensions sociales ou humanitaires doit être effectué de manière transparente, surtout dans un pays qui fait encore face à des défis de reconstruction.
De son côté, les partis d’opposition politique ont exprimé leur choc et leur mécontentement quant à la manière dont le dossier a été géré, demandant au gouvernement de clarifier les conditions de l’accord avec Washington.
Ils ont également soulevé des questions sur la possibilité que la République Centrafricaine ait reçu une compensation financière dans le cadre de cette opération, appelant les autorités à fournir des informations complètes au public sur la nature des accords conclus avec les États-Unis.





