Esclavage Moderne et Mafia Onusienne en Centrafrique

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Esclavage Moderne et Mafia Onusienne en Centrafrique
Esclavage Moderne et Mafia Onusienne en Centrafrique

Africa-Press – CentrAfricaine. À Bouar, Antoine Raphaël règne en maître sur ses esclaves centrafricains, protégé par toute la hiérarchie de la MINUSCA qui organise depuis des années le vol généralisé.

Comme tout le monde le sait, les missions onusiennes de maintien de la paix, quand elles arrivent dans des pays fragilisés, c’est pour un mandat clair: protéger les populations civiles, faciliter la stabilisation, incarner les valeurs des Nations Unies. La MINUSCA, déployée en République centrafricaine depuis 2014, devrait suivre ce schéma. Sur le terrain, la réalité prend une tournure différente.

Les institutions internationales fonctionnent avec du personnel expatrié qui bénéficie de privilèges et d’immunités. Ces garanties visent à protéger les agents dans l’exercice de leurs fonctions. Dans certains contextes, elles créent aussi des zones d’impunité où les abus deviennent possibles sans contrôle réel.

À Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays, un responsable haïtien de la MINUSCA a transformé son bureau en machine à exploiter les Centrafricains. Cet homme, c’est Antoine Raphaël. Un terrible. Un extra-terrestre qui a été recruté en 2014 comme Camp Manager à Bangui. Pendant sept années dans la capitale, il a développé des méthodes particulières de gestion. La mission n’a pas jugé nécessaire de le sanctionner. En novembre 2021, elle l’a relocalisé à Bouar. Cette relocalisation n’était pas une mutation ordinaire. Antoine Raphaël avait semé le chaos à Bangui. Ses supérieurs le savaient. Au lieu de le renvoyer, ils l’ont envoyé en province, loin des regards, où il pouvait continuer tranquillement.

À Bouar, il a bénéficié du soutien de deux complices centrafricains: Juvrand Eutel Kolondengue, son assistant administratif, et Sandrine Yapoutou. Le trio a mis en place un système d’une précision industrielle. Pour obtenir un emploi de journalier à la MINUSCA Bouar, il faut d’abord payer. Le montant est fixe: 50 000 francs CFA. Cette somme n’apparaît dans aucun document officiel de la Minusca. Elle se verse discrètement, sous la table, de main à main. Sans ce paiement, pas de recrutement.

Une fois recruté, le travailleur découvre le deuxième volet du système. Les bulletins de paie mentionnent un certain montant. L’argent réellement versé est toujours inférieur. La différence varie selon les employés. Certains perdent 10 000 francs CFA par mois. D’autres 15 000, 20 000, ou même 35 000 francs. Les chiffres sont ajustés en fonction de critères connus seulement d’Antoine Raphaël et de ses deux complices. Les fiches de présence font l’objet d’une falsification continue. Des personnes absentes y figurent comme présentes. Des employés décédés continuent d’être enregistrés. Chaque mois, environ 25% du budget destiné aux journaliers de Bouar disparaît ainsi.

Antoine Raphaël a aussi développé une stratégie de recrutement particulière. Il favorise les journaliers venus de Bangui plutôt que les habitants de Bouar. Cette préférence a un but précis. Les travailleurs déracinés sont plus faciles à contrôler. Ils n’ont pas de famille sur place pour les soutenir. Ils ne connaissent pas les autorités locales. Ils sont isolés, vulnérables, moins susceptibles de se plaindre.

Les conditions de travail imposées dépassent largement ce que prévoient les contrats. Antoine Raphaël exige des heures supplémentaires sans compensation. Il ne tolère aucune contestation. Un employé qui demande le respect de ses droits contractuels s’expose à des représailles immédiates. Le licenciement peut tomber du jour au lendemain, sans préavis, sans justification. Les travailleurs doivent se soumettre, accepter en silence, remercier même pour des salaires amputés. Cette soumission forcée rappelle des pratiques d’un autre temps.

Mais Antoine Raphaël ne règne pas seul. Il bénéficie de la protection assumée de sa supérieure hiérarchique directe: Jasminka Kumbric, ressortissante suisse, Cheffe de bureau MINUSCA de la Région Équateur dont dépend la Nana-Mambéré. Cette dame blanche soutient son protégé haïtien dans toutes ses dérives. Après la publication de notre première enquête sur les abus commis à Bouar, Jasminka Kumbric a refusé catégoriquement d’ouvrir une investigation interne de la MINUSCA sur Antoine Raphaël. Sa position est claire: tout ce qui est révélé concernant son protégé est “nul et sans effets, non fondé et dépourvu de preuves tangibles”. Cela alors même que les victimes sont encore là, au sein de la MINUSCA Bouar, prêtes à témoigner.

Dans son bureau et auprès de ses collègues de la direction de la MINUSCA, Jasminka Kumbric raconte que nos enquêtes ne sont que “des radios de portoir, des calomnies, des rumeurs”. Elle tente de discréditer Corbeau News Centrafrique, de s’attaquer à notre crédibilité journalistique. C’est une couverture pure et simple. Une complicité de vol aggravé. Jasminka Kumbric n’est pas qu’une responsable qui ferme les yeux. Elle est une voleuse active dans cette colonie de voleurs et de voleuses que la MINUSCA est devenue.

Le système fonctionne exactement comme l’esclavage à l’époque coloniale. Une dame blanche, Jasminka Kumbric, donne les ordres. Un homme noir haïtien, Antoine Raphaël, exécute la sale besogne en exploitant ses frères noirs centrafricains. Et des complices centrafricains comme Kolondengue et Yapoutou mettent leurs propres compatriotes en esclavage. Tout le monde prend sa part. Tout le monde se protège. Cette Suissesse passe son temps au téléphone, en appels vidéo avec ses amis, au lieu de s’occuper du travail de la MINUSCA. Elle se contente uniquement de parler au téléphone pendant que les travailleurs centrafricains souffrent sous l’exploitation qu’elle couvre.

Jasminka Kumbric nous provoque. Elle devrait rester tranquille dans son bureau. Nous avons des dossiers énormes sur elle, sur la manière dont elle gère la MINUSCA dans la région Équateur. Nous gardons ces informations pour le moment, mais si elle continue de raconter ses bêtises, si elle continue de nous attaquer, nous reviendrons spécialement sur son cas dans notre prochaine enquête. Elle est même pire qu’Antoine Raphaël. Nous la prévenons publiquement: qu’elle ne nous provoque pas davantage. Nous savons tout. Nous avons des informations précises et détaillées sur chaque personne de la MINUSCA. Nous reviendrons sur son cas personnel.

Nos investigations montrent que le cas d’Antoine Raphaël s’inscrit dans un schéma plus large. La MINUSCA fonctionne selon une logique de protection mutuelle entre expatriés. Lorsqu’un responsable étranger accumule les abus, ses supérieurs ne le sanctionnent pas. Ils le déplacent. Cette rotation permet de préserver les apparences tout en maintenant le système intact.

La protection vient du sommet de la hiérarchie. Valentine Rugwabiza, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Centrafrique, dirige la mission depuis sa nomination. Sous son mandat, les détournements se multiplient sans sanction. Les expatriés continuent d’exploiter les Centrafricains. Les plaintes des victimes restent sans réponse. Valentine Rugwabiza a connaissance de la situation à Bouar. Elle a connaissance de la situation à Bangui. Elle a connaissance de ce qui se passe dans tous les bureaux de la MINUSCA. Aucune mesure n’est prise.

Juste en dessous de Valentine Rugwabiza dans la hiérarchie se trouve le Département de Management et Support, connu sous son sigle anglais DMS. Ce département coordonne toutes les opérations administratives de la mission. Il supervise les ressources humaines, la logistique, les finances. C’est lui qui valide les recrutements, approuve les contrats, contrôle les paiements. En théorie, le DMS devrait être le gardien de la transparence et de la légalité. En pratique, il est devenu le verrou qui protège tous les abus.

La Section des Ressources Humaines, appelée SRG, dépend directement du DMS. C’est elle qui gère le personnel local de la MINUSCA. C’est elle qui devrait veiller au respect des droits des travailleurs centrafricains. Mais la SRG fait exactement le contraire. Elle couvre les violations, elle bloque les recours, elle empêche toute organisation collective des victimes. Quand les contractuels individuels ont voulu renouveler leur bureau syndical en 2023, la SRG et le DMS ont refusé d’approuver le dossier. Ils ont bloqué l’organisation d’élections. Ils ont torpillé le droit syndical de ces travailleurs jusqu’en octobre 2025.

Ce blocage s’inscrit dans une stratégie plus large visant à empêcher les contractuels de réclamer justice pour les vols qu’ils ont subis. Pendant six années, de 2017 à 2023, un réseau mafieux organisé au sein de la MINUSCA et de l’UNOPS a volé les salaires de milliers de contractuels. Les bulletins de paie affichaient 36 000 francs CFA par jour. Les employés recevaient 20 000 francs. La différence partait dans les poches de responsables expatriés et de quelques complices centrafricains.

Ce système mafieux avait été implanté par trois personnes clés: Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio. Ces trois noms reviennent constamment dans les témoignages des victimes. Olga Lubazandio représente l’UNOPS dans ses relations avec les contractuels. C’est elle qui organise les assemblées générales. C’est elle qui donne les explications aux travailleurs. Quand le scandale des bulletins falsifiés a éclaté, c’est elle qui est venue annoncer que le montant de 36 000 francs était “une erreur depuis New York”. Elle a dit aux victimes qu’elles n’avaient droit à rien, qu’elles devaient accepter les 20 000 francs, que c’était ce qui était écrit dans leurs contrats.

Cette ligne de défense est juridiquement intenable. Un contrat ne peut pas légaliser un vol. Un bulletin de paie officiel qui affiche 36 000 francs engage l’employeur. Dire “c’était une erreur” après six années ne change rien à l’obligation de payer. Mais Olga Lubazandio sait qu’elle est protégée. Elle sait que le DMS, la SRG, Valentine Rugwabiza et toute la hiérarchie onusienne la couvrent. Elle peut donc mentir tranquillement aux victimes, sachant qu’aucune sanction ne viendra.

L’affaire d’Antoine Raphaël à Bouar n’est qu’un exemple parmi d’autres. À Bangui, Tony Mushimbete contrôle la section logistique depuis 2015. Il décide qui travaille, qui obtient une promotion, qui reçoit un contrat permanent. Les recrutements passent tous par lui. Il place des femmes de son entourage personnel. Il place des membres de son église, y compris son pasteur. Il place des personnes analphabètes dans des postes techniques. Les bulletins de paie mentionnent parfois des titres inventés: technicien, logisticien, médecin. Les personnes concernées occupent en réalité d’autres fonctions, souvent celle de chauffeur.

Les procédures de recrutement sont truquées dès le départ. Tony Mushimbete prépare les tests. Il siège dans les panels d’entretien. Il influence les résultats. Les candidats indépendants n’ont aucune chance. Le processus n’est qu’une formalité administrative destinée à donner une apparence de légalité à des décisions déjà prises.

En octobre 2023, Tony Mushimbete a suspendu quatre contractuels. Ces hommes: Maleyombo Prospère, Nzogna Cédric, Passe Ndoum Ben et Géhu Gouandjia, avaient contesté ses méthodes. Ils avaient annoncé leur intention de saisir la justice. Tony Mushimbete a transformé cette démarche légitime en menace criminelle. Il les a fait suspendre sans salaire, puis licencier. Aujourd’hui, ils n’ont plus rien. Leurs familles souffrent. Tony Mushimbete continue de régner sur le Warehouse avec la protection de toute la hiérarchie.

Les marchés publics de la MINUSCA font l’objet de manipulations répétées. Les attributions suivent rarement les règles de transparence. Des entreprises sans expérience obtiennent des contrats importants. Du matériel disparaît des entrepôts. Des véhicules sont vendus. Le carburant est détourné. Chacun prend sa part. Du sommet jusqu’à la base, l’organisation fonctionne comme un réseau de prédation.

Cette protection mutuelle explique l’impunité dont bénéficie Antoine Raphaël à Bouar. Elle explique pourquoi Tony Mushimbete peut licencier abusivement à Bangui sans conséquence. Elle explique pourquoi Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio ont pu voler pendant six ans les salaires de centaines de contractuels sans jamais être inquiétés. Le système se maintient parce que tous les responsables expatriés y trouvent leur intérêt. Ils forment une sorte de franc-maçonnerie. Les voyous en col blanc se protègent mutuellement sous le drapeau des Nations Unies.

Dans les villes de province, les abus atteignent des proportions encore plus importantes. Les responsables expatriés savent qu’ils peuvent tout se permettre. La distance géographique les protège. L’isolement des victimes les protège. L’absence de relais médiatiques les protège. Personne ne viendra contrôler. Personne ne viendra sanctionner. Antoine Raphaël exploite cette situation à Bouar. Il terrorise, il vole, il exploite, sachant que Jasminka Kumbric, Valentine Rugwabiza, le DMS, la SRG et toute la hiérarchie le couvrent.

Les employés centrafricains n’ont aucun recours. Se plaindre en interne conduit au licenciement immédiat. Saisir les autorités locales ne sert à rien parce que la MINUSCA bénéficie de privilèges et immunités qui la placent au-dessus des lois centrafricaines. Alerter les médias expose à des représailles. Les victimes sont piégées dans un système où les prédateurs ont tous les droits et elles aucun.

Une réforme technique pourrait limiter les dégâts. Le paiement en espèces des journaliers doit cesser. À Bangui comme à Bouar, ce système facilite tous les vols. L’argent liquide transite par trop de mains. Antoine Raphaël et ses complices prélèvent leur commission au passage. Les victimes n’ont aucune trace de ce qu’elles reçoivent réellement. Orange Money ou virements bancaires directs créeraient une traçabilité. Chaque transaction serait enregistrée. Les preuves existeraient. Les voleurs devraient changer de méthode.

Mais la vraie réforme doit venir d’en haut. Valentine Rugwabiza préside à un système de vol institutionnalisé. Tous les responsables expatriés impliqués dans cette organisation devraient être sanctionnés et renvoyés. Jasminka Kumbric devrait répondre de sa complicité active dans l’exploitation des travailleurs de Bouar. Antoine Raphaël devrait répondre de l’esclavage moderne qu’il impose aux travailleurs. Tony Mushimbete devrait répondre de ses licenciements abusifs. Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio devraient répondre des centaines de millions de francs CFA volés pendant six ans. Le DMS et la SRG devraient être réformés de fond en comble. Les centaines de contractuels volés devraient être intégralement remboursés.

Les Nations Unies doivent choisir. Soit elles maintiennent une mission de paix en Centrafrique. Soit elles maintiennent une organisation criminelle. Les deux ne peuvent pas coexister. La MINUSCA est devenue une machine à voler et à exploiter les Centrafricains sous couvert de maintien de la paix. Si les autres missions onusiennes dans le monde fonctionnent sur le même modèle, alors les Nations Unies devraient cesser d’envoyer ces missions à l’étranger.

Le cas de la Centrafrique est révélateur d’un problème institutionnel profond. Tout le monde vole. Tout le monde se protège. Personne n’a pitié des Centrafricains. La mission de paix s’est transformée en réseau mafieux généralisé. Du passage des marchés au vol du matériel, de l’exploitation des employés au détournement des salaires, tout est pourri. Le vol partout, tout le temps, à tous les niveaux. Des criminels en col blanc cachés derrière le drapeau bleu des Nations Unies organisent le pillage d’un pays déjà à genoux. Antoine Raphaël à Bouar n’est que le produit de ce système, le bébé chéri de cette mafia qui règne sans partage sur une mission devenue hors de contrôle.

Par Brahim…. CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE…. WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un.

Source: Corbeau News Centrafrique

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