FACA Rêvent D’Attaquer Wagner Avant D’Abandonner

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FACA Rêvent D'Attaquer Wagner Avant D'Abandonner
FACA Rêvent D'Attaquer Wagner Avant D'Abandonner

Africa-Press – CentrAfricaine.
À Obo, capitale du Haut-Mbomou, un projet d’offensive des forces armées centrafricaines contre les mercenaires russes a viré au fiasco total.

Depuis quelques jours, la colère gronde chez les militaires centrafricains déployés à Obo. Excédés par les exactions répétées de ces miliciens russes sur leurs chefs, plusieurs soldats FACA ont envisagé de passer à l’action. Ainsi, trois groupes se sont formés, déterminés à en découdre avec ces hommes qui jouissent d’une protection absolue auprès du pouvoir de Bangui.

Mais rapidement, le deuxième groupe formé a fait machine arrière. Les soldats FACA qui sont dans ce groupe ont commencé à calculer les risques. Attaquer Wagner à plus de 1300 kilomètres de la capitale, dans une zone où les issues de secours sont inexistantes, relevait du suicide. Le troisième groupe a fini par arriver à la même conclusion, suivi du premier. Le projet s’est effondré avant même d’avoir commencé.

Les habitants d’Obo ont accueilli cette débandade avec de moquerie. Beaucoup ont rigolé ouvertement en voyant les soldats FACA renoncer si vite de leur projet. « Ils cherchent quoi exactement? », se demandaient les citoyens dans les ruelles de la ville. Certains ont même lancé des moqueries, estimant que ces militaires n’avaient pas mesuré dans quoi ils s’engageaient.

Car la réalité dans la ville de Obo est implacable. Si les FACA avaient lancé leur attaque et perdu la bataille, où auraient-ils pu se réfugier? Dans la forêt environnante, ils auraient trouvé des miliciens azandés hostiles qui n’attendent qu’une occasion de régler leurs comptes avec l’armée régulière. En ville, les Russes contrôlent tout. Aucune échappatoire possible.

Et puis il y a la question logistique transport. Obo se trouve à 1300 kilomètres de Bangui. Les hélicoptères russes assurent les rotations principales, réduisant le trajet à quelques heures de vol. Sans l’appui de Wagner, rejoindre la capitale à pied équivaut à une condamnation. Entre les bandes armées, les zones de non-droit et la distance, c’est une marche vers la mort assurée.

Le deuxième groupe a été le premier à comprendre l’absurdité de la situation. En analysant froidement les options, ces soldats ont compris qu’ils n’avaient aucune marge de manœuvre. Leur retrait a entraîné celui des autres, comme un château de cartes qui s’effondre. Personne ne voulait finir encerclé dans un piège dont ils ne sortiraient jamais.

À Bangui, le dictateur Faustin-Archange Touadera et son état-major accordent aux Russes un statut privilégié. Wagner n’est plus un simple partenaire militaire: c’est devenu une entité intouchable dont les décisions priment sur tout le reste. Quand les mercenaires parlent, le gouvernement écoute. Quand ils exigent, le pouvoir s’exécute. Cette dépendance place les soldats centrafricains dans une position subordonnée humiliante.

Les FACA d’Obo ont mesuré toute l’étendue de leur impuissance. Ils peuvent nourrir de la rancœur, murmurer leur mécontentement, mais aller plus loin relève de l’impossible. Le rapport de force leur est tellement défavorable qu’ils n’ont d’autre choix que de ravaler leur frustration. Dans les casernes, l’atmosphère reste lourde, mais personne ne parle plus d’offensive.

Les citoyens continuent de commenter l’affaire avec ironie. Pour eux, ce cafouillage militaire en dit long sur l’état du pays. Des soldats qui menacent puis capitulent sans tirer un coup de feu, c’est une image qui restera longtemps dans les esprits. Obo a assisté à une comédie involontaire dont les acteurs principaux ont perdu toute crédibilité.

Source: Corbeau News Centrafrique

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