{"id":23729,"date":"2022-05-31T18:46:25","date_gmt":"2022-05-31T18:46:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/centrafricaine\/politique\/afrique-lautre-defi-a-relever-est-le-risque-accru-de-defaut-de-paiement"},"modified":"2022-05-31T19:07:22","modified_gmt":"2022-05-31T19:07:22","slug":"afrique-lautre-defi-a-relever-est-le-risque-accru-de-defaut-de-paiement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/centrafricaine\/economie\/afrique-lautre-defi-a-relever-est-le-risque-accru-de-defaut-de-paiement","title":{"rendered":"Afrique : \u00ab\u00a0L\u2019autre d\u00e9fi \u00e0 relever est le risque accru de d\u00e9faut de paiement\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; CentrAfricaine. <\/strong><\/span>Alors que la reprise \u00e9conomique en Afrique \u00e9tait dans tous les agendas apr\u00e8s deux ann\u00e9es de ralentissement d\u00fb \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19, la guerre en Ukraine vient fortement contrecarrer les projets des grandes institutions. L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, et plus particuli\u00e8rement la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cedeao), n&rsquo;est pas \u00e9pargn\u00e9e. Presque tous les secteurs d&rsquo;activit\u00e9 subissent les impacts du conflit, les \u00c9tats ne disposent pratiquement plus de marges de man\u0153uvre \u2013 au contraire, ils anticipent plut\u00f4t une baisse de leurs recettes et donc de r\u00e9duire in fine leurs budgets d&rsquo;investissement. Sur le long terme, les risques sont grands d\u00e9sormais de voir le d\u00e9veloppement de la sous-r\u00e9gion impact\u00e9.<\/p>\n<p>C&rsquo;est dans ce contexte que la BIDC, banque d&rsquo;investissement et de d\u00e9veloppement de la Cedeao*, bras financier des 15 \u00c9tats membres, a la lourde de charge de catalyser la relance \u00e9conomique de la zone. \u00c9tabli \u00e0 Lom\u00e9, au Togo, le si\u00e8ge de l&rsquo;institution est en \u00e9bullition apr\u00e8s une p\u00e9riode de travers\u00e9e du d\u00e9sert caract\u00e9ris\u00e9e par le manque de ressources financi\u00e8res dans le secteur bancaire en Afrique de l&rsquo;Ouest. L&rsquo;institution a d\u00fb revoir tous les pans de sa strat\u00e9gie de mobilisation de ressources afin de renforcer la r\u00e9silience des \u00c9tats membres face \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19. Ce qui lui permit de limiter les risques accrus de d\u00e9faut de paiement tout en injectant des ressources financi\u00e8res dans les \u00e9conomies d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Quid de l&rsquo;avenir ? George Agyekum Nana Donkor, le pr\u00e9sident de la BIDC, est revenu en d\u00e9tail pour Le Point Afrique sur les d\u00e9fis qui attendent le continent africain sur les sujets du financement, du d\u00e9veloppement et des investissements.<\/p>\n<p><b>Le Point Afrique :<\/b><\/p>\n<p>Votre institution est le bras financier des 15 \u00c9tats membres de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Mais elle a travers\u00e9 une zone de turbulences ces derni\u00e8res ann\u00e9es faute de ressources financi\u00e8res. Qu&rsquo;en est-il pr\u00e9sentement alors que les \u00c9tats de la sous-r\u00e9gion ont besoin de financement ?<\/p>\n<p><b>George Agyekum Nana Donkor :<\/b><\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, permettez-moi de retracer un peu l&rsquo;historique de cette grande banque de d\u00e9veloppement. En 2006, l&rsquo;autorit\u00e9 des chefs d&rsquo;\u00c9tat et de gouvernement de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest a accept\u00e9 de r\u00e9organiser les deux filiales de l&rsquo;ex-fonds de la Cedeao cr\u00e9\u00e9 en 1975, c&rsquo;est-\u00e0-dire la fusion du Fonds r\u00e9gional de d\u00e9veloppement de la Cedeao (FRDC) d\u00e9di\u00e9 au financement du secteur public et la banque r\u00e9gionale d&rsquo;investissement de la Cedeao (BRIC) d\u00e9di\u00e9e au financement du priv\u00e9. Cela, dans le but d&rsquo;\u00e9tendre les services de la banque \u00e0 une plus large vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;acteurs impliqu\u00e9s dans le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s \u00e9conomiques ainsi que des programmes au niveau tant national que r\u00e9gional. La BIDC a commenc\u00e9 ses op\u00e9rations sous cette nouvelle structure en janvier 2007 et est \u00e0 ce jour l&rsquo;une des plus grandes institutions financi\u00e8res en Afrique. Pour revenir \u00e0 votre question, tout n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 facile. Je suis heureux d&rsquo;annoncer qu&rsquo;en 2021 la banque a mobilis\u00e9 des ressources estim\u00e9es \u00e0 plus d&rsquo;un milliard de dollars aupr\u00e8s de sources de financement diversifi\u00e9es, y compris des partenaires financiers de la Cour europ\u00e9enne des comptes (ECA), ainsi que des partenaires bilat\u00e9raux. Aujourd&rsquo;hui, nous sommes tr\u00e8s reconnaissants envers des partenaires tels que AKA Bank, ODDO BHF, Commerzbank, KfW IPEX Bank, Ebu Dhabi Export Finance et Cargill Financial Services Inc. En mai 2021, la banque a \u00e9tabli un record suite \u00e0 l&rsquo;\u00e9mission d&rsquo;un emprunt obligataire par appel public \u00e0 l&rsquo;\u00e9pargne d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab BIDC-EBID 6,50 % 2021-2028 \u00bb d&rsquo;un montant de 50 milliards de FCFA (environ). L&rsquo;op\u00e9ration a d\u00e9marr\u00e9 et s&rsquo;est achev\u00e9e en l&rsquo;espace d&rsquo;une heure avec 168 % de souscription. De plus, nous avons \u00e9galement re\u00e7u un financement de 40 milliards de FCFA provenant de Bank of Africa en novembre 2021. J&rsquo;aimerais souligner que, suite \u00e0 la meilleure notation re\u00e7ue par la banque aupr\u00e8s de l&rsquo;agence Moody&rsquo;s, tous les partenaires veulent nous octroyer des financements. La banque a re\u00e7u la notation B2, ce qui a ouvert la voie aux financements provenant de beaucoup de partenaires bilat\u00e9raux. Donc la probl\u00e9matique de ressources n&rsquo;est plus d&rsquo;actualit\u00e9 \u00e0 la banque.<\/p>\n<p><b>Comment la banque s&rsquo;est-elle arrang\u00e9e pour atteindre ce niveau de notation par l&rsquo;agence Moody&rsquo;s en si peu de temps apr\u00e8s une p\u00e9riode d&rsquo;incertitude ?<\/b><\/p>\n<p>Avant, nous avions des perspectives n\u00e9gatives et les agences internationales de notation nous avaient adress\u00e9 quelques recommandations. Il s&rsquo;agissait de certains actifs non performants de la banque. En plus, on avait un taux de prime minimum (TPM) \u00e9lev\u00e9 et, en termes de souscription au capital, les \u00c9tats membres \u00e9taient, pour la plupart, encore redevables \u00e0 la banque. Je peux \u00e9galement dire que nos proc\u00e9dures \u00e9taient un peu lentes et que nous avions des politiques obsol\u00e8tes, ce qui entravait la rapidit\u00e9 de nos activit\u00e9s. Donc nous avions d\u00fb discuter \u00e0 l&rsquo;interne des remarques provenant de ces agences internationales de notation pour r\u00e9soudre d\u00e9finitivement ces probl\u00e8mes. En 2020, notre taux de prime minimum (TPM) \u00e9tait de l&rsquo;ordre de 8,5 %. Mais ce taux a \u00e9t\u00e9 rabaiss\u00e9 \u00e0 5,8 % quand l&rsquo;agence de notation Moody&rsquo;s \u00e9valuait les performances de la banque en fin d&rsquo;ann\u00e9e 2021. C&rsquo;est le ratio exig\u00e9 par le secteur. En termes de souscription au capital, nous avions en 2020 environ 140 millions de dollars. Mais, \u00e0 la fin d&rsquo;ann\u00e9e 2021, nos \u00c9tats membres ont pour la plupart pay\u00e9 leurs redevances, en particulier les grands actionnaires que sont le Nigeria, la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, le Ghana et le S\u00e9n\u00e9gal. En fait, nous avions pu recouvrer 60 % des arri\u00e9r\u00e9s de capital \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 2021. Donc toutes ces performances, ajout\u00e9es \u00e0 la qualit\u00e9 de nos services, ont motiv\u00e9 les agences internationales de notation \u00e0 \u00e9lever notre notation. Nous avons aussi revu notre portefeuille pour \u00eatre beaucoup plus performants. Cette bonne notation re\u00e7ue par la BIDC continue d&rsquo;attirer des investisseurs.<\/p>\n<p><b>Les Institutions de financement se sont r\u00e9unies en 2020 en France pour \u00e9valuer les enjeux et d\u00e9fis du secteur. La BIDC avait \u00e9galement pris part \u00e0 cette grande rencontre. Quelles \u00e9taient les grandes recommandations issues de cette rencontre et comment les mettez-vous en pratique en cette p\u00e9riode marqu\u00e9e par la crise sanitaire ?<\/b><\/p>\n<p>La r\u00e9cente rencontre a exhort\u00e9 les institutions financi\u00e8res de d\u00e9veloppement (IFD) \u00e0 beaucoup plus de collaboration afin de faire face aux cons\u00e9quences issues de la pand\u00e9mie. \u00c0 cet effet, la BIDC a d\u00e9j\u00e0 fait des avanc\u00e9es significatives et va continuer de renforcer ses collaborations avec ses diff\u00e9rents partenaires dans le secteur du financement afin de mobiliser beaucoup plus de ressources pour d\u00e9velopper des projets dans la sous-r\u00e9gion. En effet, pour la seule ann\u00e9e 2021, suite \u00e0 la crise sanitaire, nous avons d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;injecter beaucoup de financements dans les diff\u00e9rentes \u00e9conomies en Afrique de l&rsquo;Ouest afin de soutenir la relance \u00e9conomique. Je suis ravi de vous informer qu&rsquo;en 2021 nous avons inject\u00e9 environ 267 millions de dollars dans les diff\u00e9rents secteurs de la vie \u00e9conomique en Afrique de l&rsquo;Ouest. Et je peux affirmer avec certitude que la relance \u00e9conomique est en bonne marche dans notre sous-r\u00e9gion.<\/p>\n<p><b>Vous affirmez avec certitude que la mobilisation des ressources n&rsquo;est plus un probl\u00e8me avec la BIDC. Mais qu&rsquo;en est-il des ressources concessionnaires disponibles dans la sous-r\u00e9gion ?<br \/>\n<\/b><br \/>\nVous avez \u00e9videmment raison puisqu&rsquo;\u00e0 cause des dispositions qui existent entre nos \u00c9tats membres et les institutions de Bretton Woods, notamment le Fonds mon\u00e9taire international (FMI), certains d&rsquo;entre eux ne peuvent pas lever des fonds sur le march\u00e9 international. Donc il est primordial qu&rsquo;une institution r\u00e9gionale telle que la BIDC mette en place des m\u00e9canismes leur permettant d&rsquo;acc\u00e9der aux financements concessionnaires en vue de soutenir leurs diff\u00e9rents programmes de d\u00e9veloppement. \u00c0 cet effet, j&rsquo;aimerais vous informer que le gouvernement indien, \u00e0 travers Indian Exim Bank, a octroy\u00e9 une enveloppe d&rsquo;environ 1 milliard de dollars \u00e0 la banque d&rsquo;investissement et de d\u00e9veloppement de la Cedeao sous des termes concessionnaires afin de permettre \u00e0 notre institution de pr\u00eater \u00e0 nos \u00c9tats membres.<\/p>\n<p>Auparavant vice-pr\u00e9sident de la BIDC charg\u00e9 des finances, de l\u2019administration et des services institutionnels. George Agyekum Nana Donkorest est devenu le pr\u00e9sident de l&rsquo;institution le 3 f\u00e9vrier 2020.<\/p>\n<p>En ce moment m\u00eame, nous disposons d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;environ 90 % de facilit\u00e9s de cr\u00e9dit. Hormis cet avantage du gouvernement indien, que je tiens \u00e0 remercier \u00e0 travers votre canal, nous sommes en train de n\u00e9gocier avec d&rsquo;autres partenaires asiatiques en vue d&rsquo;obtenir des financements concessionnaires pour nos \u00c9tats membres. En plus, nous avons mis en place \u00e0 l&rsquo;interne de la banque ce que nous appelons un \u00ab fonds de bonification d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00bb. Ce fonds est mis en place par la banque en collaboration avec la Commission de la Cedeao. \u00c0 la fin de chaque exercice financier, nous mettons de c\u00f4t\u00e9 une partie de nos b\u00e9n\u00e9fices pour alimenter ce fonds. La Commission de la Cedeao est cens\u00e9e nous donner environ 4 millions de dollars chaque ann\u00e9e pour soutenir ce fonds. L&rsquo;id\u00e9e motrice conduisant \u00e0 la mise en place de ce fonds est de subventionner les projets du secteur public. Cela, dans le but de permettre aux \u00c9tats membres d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 des financements provenant de la banque avec des taux concessionnaires et avantageux afin de leur permettre de financer leurs projets.<\/p>\n<p><b>Allant toujours dans le sens de la mobilisation de ressources, est-ce que la banque a aussi recours aux soci\u00e9t\u00e9s financi\u00e8res priv\u00e9es pour booster ses activit\u00e9s ?<\/b><\/p>\n<p>Les p\u00e8res fondateurs de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest ont reconnu le r\u00f4le essentiel que les soci\u00e9t\u00e9s de capital-investissement peuvent jouer au sein de l&rsquo;actionnariat de la banque. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;environ 30 % de notre capital autoris\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 des membres non r\u00e9gionaux. Ces membres non r\u00e9gionaux sont constitu\u00e9s d&rsquo;entit\u00e9s ou de firmes priv\u00e9es appropri\u00e9es, d&rsquo;\u00c9tats, des organisations internationales de financement, ainsi que des organisations multilat\u00e9rales de d\u00e9veloppement n&rsquo;appartenant pas aux \u00c9tats membres. J&rsquo;aimerais \u00e9galement pr\u00e9ciser que le Conseil des gouverneurs, l&rsquo;autorit\u00e9 principale de prise de d\u00e9cision de la banque, avait auparavant invit\u00e9 des entit\u00e9s non r\u00e9gionales \u00e0 int\u00e9grer l&rsquo;actionnariat de la banque. En ce moment pr\u00e9cis, des invitations sont adress\u00e9es \u00e0 certains membres non r\u00e9gionaux pour entrer dans l&rsquo;actionnariat de la banque. Les discussions sont toujours en cours avec des entit\u00e9s \u00e0 travers le monde pour voir la n\u00e9cessit\u00e9 pour elles d&rsquo;entrer dans notre actionnariat. Les n\u00e9gociations ont beaucoup avanc\u00e9, mais ce n&rsquo;est pas le moment pour moi ici de donner des noms car les transactions n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 faites \u00e0 ce stade des n\u00e9gociations. Mais, s&rsquo;il pla\u00eet \u00e0 Dieu, je pense qu&rsquo;ils feront bient\u00f4t leur entr\u00e9e dans l&rsquo;actionnariat de la banque afin de booster le capital. Pour la mobilisation de ressources, les textes sont d\u00e9j\u00e0 disponibles et le Conseil des gouverneurs a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cid\u00e9 de l&rsquo;ouverture de l&rsquo;actionnariat de la banque \u00e0 des partenaires non r\u00e9gionaux.<\/p>\n<p><b>Face \u00e0 la baisse des ressources pour financer les projets de d\u00e9veloppement dans les pays en Afrique de l&rsquo;Ouest, pourquoi ne pas recourir \u00e0 une mobilisation de ressources sur des march\u00e9s financiers locaux ?<\/b><\/p>\n<p>Vous devriez savoir que la banque a r\u00e9ussi \u00e0 lever des fonds depuis 2006 sur le march\u00e9 financier de l&rsquo;Union \u00e9conomique et mon\u00e9taire de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Uemoa) \u00e0 six diff\u00e9rentes reprises. Comme je l&rsquo;avais dit pr\u00e9c\u00e9demment, nous avons effectu\u00e9 une op\u00e9ration en mai 2021 sur ce march\u00e9. Elle a d\u00e9marr\u00e9 et s&rsquo;est achev\u00e9e en l&rsquo;espace d&rsquo;une heure avec 168 % de souscriptions. La banque ambitionne de r\u00e9aliser un autre record \u00e0 travers une autre \u00e9mission dans le courant du deuxi\u00e8me trimestre 2022 pour mobiliser 120 milliards de FCFA environ (183 millions d&rsquo;Euros). En plus, la banque s&rsquo;efforce de reconqu\u00e9rir le march\u00e9 financier nig\u00e9rian. En effet, nous sommes en train de d\u00e9ployer des efforts afin de lever des fonds en nairas (devise locale) sur le march\u00e9 financier nig\u00e9rian. Cela, dans le but d&rsquo;utiliser ces m\u00eames ressources financi\u00e8res lev\u00e9es sur le march\u00e9 financier local en nairas pour financer les projets du pays. Nous envisageons de faire de m\u00eame en levant des ressources en cedis au Ghana pour financer des projets sur place. Bref, des efforts sont consentis dans ce sens sur certains march\u00e9s financiers des \u00c9tats membres.<\/p>\n<p>La banque d\u2019investissement et de d\u00e9veloppement, bras financier de la Cedeao, a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e en 2003. Son si\u00e8ge est situ\u00e9 \u00e0 Lom\u00e9, la capitale du Togo, non loin de la BOAD, la banque de d\u00e9veloppement de la sous-r\u00e9gion ouest-africaine.<\/p>\n<p><b> La crise sanitaire a paralys\u00e9 les activit\u00e9s de la sous-r\u00e9gion. Quels sont les impacts de cette crise sanitaire sur les activit\u00e9s de la BIDC ?<\/b><\/p>\n<p>Comme vous le saviez d\u00e9j\u00e0, l&rsquo;impact de la crise sanitaire a affect\u00e9 toutes les entit\u00e9s dans tous les secteurs d&rsquo;activit\u00e9. En tant qu&rsquo;institution financi\u00e8re de d\u00e9veloppement, nous demeurons sensibles \u00e0 la d\u00e9tresse de nos clients, qui sont aussi pour certains nos actionnaires. L&rsquo;impact de la pand\u00e9mie de Covid-19 sur les activit\u00e9s \u00e9conomiques a \u00e9t\u00e9 assez r\u00e9v\u00e9lateur avec une situation financi\u00e8re pr\u00e9caire des entreprises. L&rsquo;un des secteurs cl\u00e9s ayant beaucoup souffert durant cette pand\u00e9mie n&rsquo;est autre que celui de l&rsquo;industrie h\u00f4teli\u00e8re. Les restrictions de voyages impos\u00e9es comme une mesure de lutte contre la propagation ont affect\u00e9 la fr\u00e9quentation des h\u00f4tels. En outre, l&#8217;embargo impos\u00e9 sur la tenue des conf\u00e9rences dans plusieurs pays dans la sous-r\u00e9gion ouest-africaine en pleine flamb\u00e9e \u00e9pid\u00e9mique explique le fait que la plupart des entreprises de ce secteur ne g\u00e9n\u00e9raient pratiquement plus de revenus. Par cons\u00e9quent, il serait insensible de la part de la banque d&rsquo;exiger que ses d\u00e9biteurs continuent de s&rsquo;acquitter de leurs dettes comme c&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9vu avant la pand\u00e9mie. En effet, la banque a accord\u00e9 une p\u00e9riode moratoire d&rsquo;acquittement des cr\u00e9ances \u00e0 sept entit\u00e9s afin de leur permettre d&rsquo;avoir une marge de man\u0153uvre pour affronter la pand\u00e9mie. Cette situation a conduit \u00e0 une r\u00e9duction du flux de liquidit\u00e9s pour la banque avec un impact d\u00e9coulant sur la profitabilit\u00e9. Une fois nos revenus d&rsquo;int\u00e9r\u00eats r\u00e9duits, toutes les activit\u00e9s de la banque tournaient au ralenti parce qu&rsquo;on ne pouvait pas atteindre les r\u00e9sultats escompt\u00e9s. Les agences de notation ont vu en ce geste quelque chose de probl\u00e9matique dans leurs \u00e9valuations des notations, cela, du fait que la p\u00e9riode moratoire d\u00e9passait 90 jours, leur seuil permis pour les d\u00e9pr\u00e9ciations sur des pr\u00eats accord\u00e9s. En effet, cette situation a entra\u00een\u00e9 une hausse du niveau des pr\u00eats non productifs de la banque, ce qui a, \u00e0 leurs yeux, exerc\u00e9 une pression \u00e0 la baisse sur la cote de solvabilit\u00e9 de la banque. En plus, certains \u00c9tats membres faisaient face \u00e0 une instabilit\u00e9 politique et cela a eu des r\u00e9percussions n\u00e9gatives sur la banque. Pire encore, il y a eu une d\u00e9t\u00e9rioration de la cha\u00eene d&rsquo;approvisionnement conduisant \u00e0 une hausse des prix des biens et services dans la plupart des \u00c9tats membres. Certains \u00e9taient au bord du gouffre, pour ne pas parler de r\u00e9cession. Tous ces facteurs ont contribu\u00e9 \u00e0 affecter n\u00e9gativement nos activit\u00e9s parce que les \u00c9tats membres sont nos clients et en m\u00eame temps nos actionnaires. Donc l&rsquo;impact de la crise sanitaire sur nos activit\u00e9s en tant que banque a \u00e9t\u00e9 immense. Toutefois, il a fallu trouver une voie de sortie pour surmonter la situation en r\u00e9duisant consid\u00e9rablement nos d\u00e9penses. Nous \u00e9tions aussi capables de recouvrer certains pr\u00eats. Bref, nous avons pu r\u00e9aliser des profits \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e financi\u00e8re en d\u00e9cembre 2021. Face \u00e0 la situation qui pr\u00e9valait, nous \u00e9tions oblig\u00e9s de r\u00e9duire nos d\u00e9penses.<\/p>\n<p><b>Quels sont les grands d\u00e9fis auxquels feront face les institutions op\u00e9rant dans le secteur financier ou bancaire apr\u00e8s la crise sanitaire dans la sous-r\u00e9gion ?<\/b><\/p>\n<p>Le flux des capitaux en direction de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest pourrait \u00eatre inhib\u00e9 par la hausse des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat dans les \u00e9conomies les plus d\u00e9velopp\u00e9es du monde. Cela, \u00e0 cause de la flamb\u00e9e des prix due \u00e0 la crise sanitaire, entra\u00eenant une rupture des cha\u00eenes d&rsquo;approvisionnement. En effet, cette situation ne sera pas seulement l&rsquo;apanage des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest suite aux co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s des emprunts mais le secteur bancaire aura \u00e9galement fort \u00e0 faire pour avoir acc\u00e8s \u00e0 des ressources financi\u00e8res n\u00e9cessaires afin d&rsquo;ex\u00e9cuter leur mandat. L&rsquo;autre d\u00e9fi \u00e0 relever sera \u00e9galement le risque accru de d\u00e9faut de paiement \u00e9tant donn\u00e9 que beaucoup d&rsquo;entit\u00e9s se retrouvent dans des conditions financi\u00e8res pr\u00e9caires post-Covid-19. Si on n&rsquo;en tient pas compte, les pr\u00eats non performants (PNP) vont augmenter de court et moyen terme et pourraient m\u00eame finir par compromettre la qualit\u00e9 des actifs du secteur bancaire. Le risque accru cr\u00e9e une certaine aura d&rsquo;incertitude qui conduira \u00e0 un examen approfondi des mod\u00e8les d&rsquo;affaires. \u00c0 cet effet, beaucoup de ressources financi\u00e8res et des heures de travail seront d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation des cr\u00e9dits, ce qui va ralentir s\u00fbrement le processus d&rsquo;octroi de pr\u00eats. En tant que banque, nous avons r\u00e9ellement renforc\u00e9 notre processus d&rsquo;octroi de pr\u00eats. Car, si on ne fait pas ainsi, on fera face \u00e0 un risque accru de d\u00e9faut de paiement de cr\u00e9dits. Nous avons aussi chang\u00e9 notre mod\u00e8le d&rsquo;affaires. Au lieu d&rsquo;octroyer des cr\u00e9dits \u00e0 des promoteurs particuliers ou priv\u00e9s, nous passons maintenant par le canal des banques commerciales. Nous faisons ainsi parce que nous pensons que les banques commerciales sont dans une meilleure position pour faire le suivi et g\u00e9rer le risque en ce qui concerne les projets dans le secteur priv\u00e9. Donc nous avons d\u00e9j\u00e0 chang\u00e9 notre mod\u00e8le d&rsquo;affaires en tenant compte des changements dus \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19. Aujourd&rsquo;hui, la BIDC accorde des pr\u00eats aux banques commerciales qui, en retour, pr\u00eatent aux promoteurs de projets dans la sous-r\u00e9gion. Ainsi, nous avons pu r\u00e9duire consid\u00e9rablement le risque accru de d\u00e9faut de paiement de cr\u00e9dits.<\/p>\n<p><b>La guerre en Ukraine a montr\u00e9 une d\u00e9pendance accrue des \u00c9tats africains vis-\u00e0-vis du monde occidental de certains produits de base tels que les c\u00e9r\u00e9ales et m\u00eame l&rsquo;engrais. Que faire dans le futur pour \u00e9viter que, d\u00e8s qu&rsquo;une guerre \u00e9clate sur un autre continent, l&rsquo;Afrique n&rsquo;en p\u00e2tisse pas trop ?<\/b><\/p>\n<p>C&rsquo;est vrai que la guerre entre la Russie et l&rsquo;Ukraine a des cons\u00e9quences sur le monde entier. Comme vous le savez, la Russie est l&rsquo;un des plus grands importateurs d&rsquo;engrais au monde. Les deux pays sont \u00e9galement les plus grands producteurs de bl\u00e9. Avec la guerre entre ces deux pays, le prix de ces denr\u00e9es flambe. Pire encore, je peux dire qu&rsquo;avec cette guerre le prix des biens et services est en train d&rsquo;\u00eatre impact\u00e9 sur notre continent. D\u00e9sormais, le moment est venu pour que les pays africains en g\u00e9n\u00e9ral et ouest-africains en particulier puissent d\u00e9velopper leurs propres capacit\u00e9s en termes d&rsquo;agriculture mais aussi la transformation des produits agricoles. Nous avons besoin de transformer ces produits agricoles en produits manufactur\u00e9s qui ont une valeur ajout\u00e9e sur le march\u00e9 mondial. Bref, on aura besoin de transformer une bonne partie de nos mati\u00e8res premi\u00e8res dans la sous-r\u00e9gion ouest-africaine pour ne pas continuer \u00e0 d\u00e9pendre du monde occidental. Je pense que l&rsquo;agriculture sera la cl\u00e9 du d\u00e9veloppement de la sous-r\u00e9gion mais \u00e9galement du continent tout entier. Les \u00c9tats auront d\u00e9sormais besoin de mettre sur pied des solutions pour booster ce secteur car cela permettra de g\u00e9n\u00e9rer des revenus \u00e0 travers l&rsquo;exportation de produits agricoles manufactur\u00e9s vers l&rsquo;Occident.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/centrafricaine\">CentrAfricaine<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; CentrAfricaine. Alors que la reprise \u00e9conomique en Afrique \u00e9tait dans tous les agendas apr\u00e8s deux ann\u00e9es de ralentissement d\u00fb \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19, la guerre en Ukraine vient fortement contrecarrer les projets des grandes institutions. 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