Signature D’Un Accord Historique pour le Transport Fluvial

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Signature D'Un Accord Historique pour le Transport Fluvial
Signature D'Un Accord Historique pour le Transport Fluvial

CE Qu’Il Faut Savoir

Le 6 novembre 2025, un protocole d’accord a été signé entre le Ministère de l’Économie Fluviale et la société CONGO SHIPPING LINES (COSHIP). Cet accord vise à réhabiliter et moderniser les voies navigables en République du Congo, avec des impacts significatifs sur le transport fluvial, l’économie locale et l’intégration régionale.

Africa-Press – Congo Brazzaville. C’est sous une atmosphère de franche anticipation que s’est tenue, le jeudi 6 novembre 2025, la cérémonie de signature d’un protocole d’accord crucial entre le Ministère de l’Économie Fluviale et des Voies Navigables et la société CONGO SHIPPING LINES (COSHIP). Patronnée par le Directeur de Cabinet du ministère, en présence du Directeur Général de COSHIP, Darius KOUENGO BYLLA, cette rencontre ouvre un nouveau chapitre pour le transport fluvial en République du Congo.

Signé après des négociations entamées le 26 juin dernier, cet accord va bien au-delà d’un simple formalisme administratif. Il symbolise l’engagement ferme des autorités congolaises, sous la direction de Denis SASSOU N’GUESSO, président du Congo, à restaurer et moderniser les voies navigables, essentielles au commerce et au développement national.

Le protocole établit les obligations de chaque partie pour la réhabilitation, l’exploitation et la maintenance des unités fluviales de la SOCOTRAF. COSHIP, avec son ambition de devenir un leader reconnu dans l’espace CEMAC/CEEAC, se voit confier la délégation de service public pour revitaliser un parc fluvial dont l’état actuel est jugé « critique ». Cet enjeu, si négligé par le passé, devient aujourd’hui une priorité stratégique.

La remise à niveau de ces infrastructures fluviales n’est pas qu’une simple opération technique ; il s’agit d’un acte de courage politique visant à transformer les cours d’eau en véritables artères économiques. L’impact positif de ce projet se fera sentir au-delà des frontières congolaises, favorisant ainsi l’intégration régionale.

COSHIP, fondée avec un capital de 100 millions FCFA, ne cache pas ses ambitions. Installer son siège au cœur de Brazzaville, avenue Galieni, illustre sa volonté d’être au centre des activités économiques du pays. Avec une gamme d’activités allant du transport fluvial au tourisme de plaisance, en passant par l’import-export, COSHIP entend exploiter les corridors fluviaux entre les grands bassins, notamment ceux reliant Brazzaville à Kinshasa et Bangui.

Monsieur Darius KOUENGO BYLLA, lors de sa présentation, a souligné le potentiel colossal de ces axes commerciaux et la nécessité d’investir pour en tirer le meilleur parti. La modernisation de la flotte et la mise en place d’une infrastructure robuste sont les piliers sur lesquels reposent les ambitions de l’entreprise.

La cérémonie a trouvé son point d’orgue avec le discours de remerciement du directeur de cabinet. Celui-ci a su rappeler à tous les acteurs présents que les défis sont nombreux, mais les bénéfices à long terme d’un secteur fluvial revitalisé peuvent transformer la dynamique économique du pays. Ce partenariat entre l’État et le secteur privé est une preuve de la volonté commune de bâtir un avenir où le transport fluvial sera à la fois sécurisé et compétitif.

Alors que la signature de ce protocole d’accord révèle une nouvelle ère pour la navigation fluviale en République du Congo, elle incarne l’espoir d’un développement durable et inclusif. La voie est désormais tracée pour redonner vie à nos rivières, véritables artères de prospérité.

L’accord signé entre le Ministère de l’Économie Fluviale et des Voies Navigables et la société CONGO SHIPPING LINES (COSHIP) aura plusieurs impacts significatifs sur le secteur fluvial et l’économie en général en République du Congo. Voici les principaux effets attendus:

1. Réhabilitation des Infrastructures Fluviales

L’accord va conduire à la réhabilitation et à la modernisation des unités fluviales de la SOCOTRAF. Cela permettra de restaurer la capacité de navigation sur les voies d’eau, rendant le transport plus sûr et efficace.

2. Dynamisation du Transport de Marchandises et de Personnes

Avec la revitalisation des infrastructures, le transport fluvial deviendra une alternative plus fiable pour le déplacement de marchandises et de personnes. Cela peut désengorger d’autres modes de transport et contribuer à une meilleure circulation des biens, notamment en milieu rural.

3. Promotion de l’Intégration Régionale

L’amélioration des corridors fluviaux facilitera les échanges entre la République du Congo et ses pays voisins, renforçant ainsi l’intégration régionale. Cela pourrait encourager le commerce transfrontalier et les relations économiques au sein de la CEMAC/CEEAC.

4. Création d’Emplois

La réhabilitation et l’exploitation des nouvelles infrastructures fluviales entraîneront la création d’emplois directs (dans la construction, l’exploitation et la maintenance) et indirects (dans le secteur du commerce et des services associés). Cela contribuera à la réduction du chômage et à l’amélioration des conditions de vie.

5. Dynamisation de l’Économie Locale

En facilitant le transport de biens, notamment en intégrant des produits du marché local, l’accord peut stimuler les économies locales. Les agriculteurs et les producteurs locaux auront un meilleur accès aux marchés, augmentant ainsi leurs revenus.

6. Soutien à l’Agriculture et au Commerce

La modernisation des voies navigables permettra une meilleure logistique pour les produits agricoles. Cela est crucial dans un pays dont une grande partie de l’économie repose sur l’agriculture, en aidant les agriculteurs à accéder à de nouveaux marchés.

7. Engagement Environnemental

Si le projet est bien exécuté, il pourrait également inclure des initiatives pour protéger l’environnement fluvial et les écosystèmes adjacents, contribuant ainsi à un développement durable.

8. Renforcement des Partenariats Public-Privé

Cet accord est un excellent exemple de collaboration entre l’État et le secteur privé, qui pourra servir de modèle pour d’autres projets d’infrastructure.

9. Amélioration de la Compétitivité

Avec un outil fluvial modernisé, la République du Congo peut devenir plus compétitive sur le plan régional, en attirant encore davantage de partenaires commerciaux et investisseurs.

En somme, cet accord ne se limite pas à un simple acte administratif ; il a le potentiel de transformer en profondeur le paysage économique et social du pays, en agissant sur des enjeux cruciaux tels que le transport, l’emploi, le commerce et l’intégration régionale.

La République du Congo a une riche histoire de navigation fluviale, essentielle pour le commerce et le transport. Cependant, les infrastructures fluviales ont souffert de négligence au fil des ans, entraînant une dégradation des voies navigables. Ce protocole d’accord marque un tournant dans la revitalisation de ces infrastructures, avec un accent sur le développement durable et l’intégration régionale.

COSHIP, en tant qu’acteur émergent, joue un rôle clé dans cette transformation. Fondée pour répondre aux besoins croissants du secteur fluvial, la société vise à moderniser les services de transport et à stimuler l’économie locale.

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