Africa-Press – Congo Brazzaville. À l’occasion du 67e anniversaire de la proclamation de la République du Congo, le Président Denis Sassou N’Guesso a dressé, le 28 novembre au palais des congrès de Brazzaville, un bilan des réalisations gouvernementales de l’année 2025 dans son message sur l’état de la nation devant le parlement réuni en congrès. Il a rappelé les succès, mais aussi les soubresauts politiques et sécuritaires qui ont jalonné les 67 années d’existence du pays, soulignant la nécessité pour la génération actuelle de s’inscrire résolument sur la voie de la paix.
« Nous célébrons aujourd’hui la République née le 28 novembre 1958 et magnifions la journée qui lui est consacrée. À l’évidence, sur un parcours de 67 ans, de nombreuses victoires ont été engrangées. Des avancées significatives ont été réalisées, dont certaines dans un environnement essentiellement marqué par des épisodes successifs de violence et de déficit de paix », a déclaré le Président Denis Sassou N’Guesso.
Le Chef de l’État a souligné les moments marquants du pays, traversé par de périlleux épisodes de turbulences engendrés par des insurrections, soulèvements, émeutes, coups de force et hostilités armées. Moins d’un an après l’institution de la République, en 1959, Brazzaville connaissait déjà des affrontements fratricides dans ses rues, nés d’un contentieux électoral.
Trois ans plus tard, à l’accession du Congo à la souveraineté internationale le 15 août 1960, un mouvement populaire, baptisé les « Trois glorieuses », éclatait à Brazzaville. En 1964, fut créé le Mouvement national de la révolution (MNR), un parti connu pour ses déchirements et divers tumultes dans la gestion du pays. Le Mouvement du 31 juillet 1968, qui mit fin au règne du MNR, fut, avec la création du Conseil national de la révolution (CNR), une période de grands soubresauts politiques. « Le coup d’État manqué du 22 février 1972 à Brazzaville participait des antagonismes en son sein », a poursuivi le Chef de l’État.
Avant ce putsch, la reprise, par les unités de l’armée régulière, le 23 mars 1970, de la station nationale de radiodiffusion occupée par des insurgés traduisait l’ampleur des crises. Ce cycle récurrent de violence atteignit son paroxysme en mars 1977, avec des tragédies qui endeuillèrent profondément le pays.
Les années 1990 ont connu un retour de ces mêmes marqueurs d’instabilité et de non-paix. Le passage au pluralisme politique ne s’est pas déroulé sans heurts. La conférence nationale elle-même a frôlé une confrontation, marquée par une furie verbale opposée aux idéaux du vivre-ensemble fondés sur les valeurs de fraternité et de cordialité indispensables à la cohésion nationale. « Les crises sociopolitiques ravageuses des années 1993, 1997, 1998 et 1999 ont écrit, avec la plume de la même violence et l’encre rouge du sang, les pages les plus tragiques de l’histoire moderne de notre pays ».
Pour Denis Sassou N’Guesso, l’unité et l’avenir ne se construisent jamais sur les déchirements et la haine. « L’homme congolais est interpellé dans sa culture, dans ses convictions, dans son comportement. Il est appelé à se dépasser, à se remettre en cause, en fonction d’une éthique de droit et de liberté valable pour toutes et pour tous. Sans quoi ce qu’on dénonce aujourd’hui se répéterait demain. »
Le Président a rappelé que tous ses projets de société, notamment « La nouvelle espérance », « Le Chemin d’Avenir », « La marche vers le développement, allons plus loin ensemble », ainsi que « Ensemble poursuivons la marche », reposent sur une vision de reconstruction, de transformation et de modernisation du Congo, structurée autour d’un engagement résolu à mettre le pays sur la voie de la paix et du progrès.
« J’ai toujours prôné la paix des cœurs et la tranquillité des esprits pour en faire l’ADN de notre culture politique. Au demeurant, notre peuple possède des atouts qui le prédisposent à la paix », a conclu le Chef de l’État Denis Sassou N’Guesso.





