Africa-Press – Congo Brazzaville. Un lancement historique pour un programme qui l’est déjà. Cinquante-quatre ans après la dernière mission Apollo, en 1972, la Nasa s’apprête à envoyer quatre astronautes survoler la Lune dans le cadre du programme Artemis.
Pendant dix jours, les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen voyageront entre la Terre et notre satellite pour mener une série de tests en vue du vol que l’agence spatiale américaine attend depuis des années: Artemis 3, qui verra quatre astronautes fouler de nouveau le sol lunaire. Dates possibles de lancement, déroulé de la mission, objectifs et attentes… On vous dit tout sur la première mission habitée du programme Artemis.
Une fenêtre de lancement de février à avril
Si aucune date n’est fixée pour le moment, la Nasa a annoncé une fenêtre de lancement, qui s’étale du 6 février (7 février en France avec le décalage horaire) au 30 avril. Au cours de ces trois mois, seize dates possibles ont été établies: les 6, 7, 8, 10 et 11 février, les, 6, 7, 8, 9 et 11 mars et les 1er, 3, 4, 5, 6 et 30 avril. D’après le calendrier publié par la Nasa, le lancement s’effectuera de nuit, sauf s’il a lieu le 1er ou le 30 avril.
Si aucune date n’a été arrêtée, c’est parce que les dernières vérifications n’ont pu commencer que mi-janvier, lorsque la fusée est arrivée sur le pas de tir. Ces tests de la fusée, du vaisseau Orion, des systèmes au sol et de l’équipage permettront à l’agence spatiale américaine d’obtenir les informations nécessaires « pour formaliser une date ». Le test le plus crucial – la répétition générale du lancement – est prévu au plus tard le 2 février.
Le déroulé de la mission
Comme rien n’est laissé au hasard dans ce genre de mission, son déroulé est prévu à la seconde près. Ce plan ultraprécis commencera quarante-neuf heures et quinze minutes avant le lancement, avec l’arrivée des équipes et le début du compte à rebours. Les astronautes prendront place dans la capsule Orion – leur « maison » pour les dix jours de mission – quatre heures avant le décollage.
Une fois tous les systèmes au vert et le « go » final donné, la fusée SLS (pour « Space launch system ») s’élèvera du pas de tir 39B, à Cap Canaveral, en Floride. Après la séparation des boosters et de l’étage principal, la capsule Orion et l’étage supérieur effectueront deux orbites autour de la Terre, le temps de s’assurer que tous les systèmes fonctionnent correctement et de tester la maniabilité du vaisseau dans l’espace.
C’est un peu plus de vingt-cinq heures après le lancement que le vrai voyage commencera, avec l’injection translunaire, une manœuvre qui propulsera Orion sur sa trajectoire vers la Lune. Mais il faudra encore attendre deux jours pour atteindre ses abords et deux jours supplémentaires pour la survoler. Soit le sixième jour de la mission. La fusée passera au plus près de la Lune à 6.513 kilomètres d’altitude, au niveau de sa face cachée. Un survol qui durera moins de trois heures.
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Viendra ensuite le trajet de retour vers la Terre, pendant lequel les astronautes poursuivront le test des divers systèmes de la capsule et de son module de service. La mission prendra fin avec l’amerrissage d’Orion dans l’océan Pacifique.





