Africa-Press – Congo Brazzaville. La capitale congolaise, Brazzaville, connaît une grave crise de carburant depuis la fin de la semaine dernière, entraînant de longues files d’attente devant les stations-service et provoquant d’importantes perturbations dans le transport au sein de la ville, qui compte environ deux millions d’habitants.
Le manque de carburant affecte directement les conducteurs et les usagers des transports en commun, alors que le gouvernement attribue la crise aux conséquences de la situation actuelle au Moyen-Orient et à l’épuisement des stocks nationaux et internationaux de carburant.
Situation sur le terrain
Aux abords du rond-point Mazala, situé dans la partie ouest de Brazzaville, des dizaines de voitures se sont alignées devant une station-service, provoquant des embouteillages sur la route principale. Les conducteurs passent des heures à attendre dans l’espoir de faire le plein, dans un climat de colère et de mécontentement.
Jérôme, un chauffeur de taxi et père de cinq enfants, a déclaré que la crise rendait la vie quotidienne plus difficile, précisant qu’il n’avait pas pu se procurer de carburant depuis quatre jours.
Il a ajouté qu’il quittait son domicile à quatre heures du matin chaque jour pour faire la queue depuis cinq heures, sans avoir pu se ravitailler jusqu’à présent, signalant l’absence de communication ou d’explications concernant la reprise normale des distributions.
Impact sur le transport public
Les répercussions de la crise se sont étendues au secteur des transports publics, certains chauffeurs de taxi ayant dû doubler leurs tarifs en raison de la rareté du carburant. Un usager des transports, souhaitant garder l’anonymat, a déclaré que toute crise de carburant au Congo entraîne toujours des perturbations dans les déplacements et une augmentation des prix, ajoutant que les citoyens n’ont d’autre choix que de s’adapter à la situation actuelle.
Dans un communiqué officiel, le gouvernement congolais a précisé que la crise actuelle était due à la baisse des stocks locaux et mondiaux de carburant, aggravée par les tensions et la situation en cours au Moyen-Orient, affirmant qu’il travaillait à résoudre la situation et à rétablir progressivement les approvisionnements.





