
Africa-Press – Congo Brazzaville. L’agence américaine d’aide au développement (USAID) a procédé, le mardi 21 juin 2022, à la signature d’un protocole d’accord avec la Cour des comptes de la République Démocratique du Congo (RDC) visant le renforcement des capacités opérationnelles de cette institution étatique de contrôle des Finances publiques.Evaluée à 4 millions de dollars américains, l’assistance de l’USAID à la Cour des comptes de la RDC s’inscrit dans le cadre du Partenariat Privilégié pour la Paix, la Prospérité et la Préservation de l’Environnement entre les États-Unis et la RDC (PP4PP).
Pour le Directeur de mission de l’USAID-RDC, M. Paul Sabatine, cette coopération vise à renforcer la fonction d’audit de la Cour des comptes.
« USAID encourage une amélioration dans la transparence, la redevabilité et la médiatisation des activités de la Cour des comptes en mettant l’accent sur les nouveaux mécanismes de contrôle de qualité et en défendant le développement professionnel de son personnel. », a dit M. Paul Sabatine.
Et d’ajouter : « Pour appuyer ses objectifs, l’USAID-RDC travaillera avec la Cour des comptes pour répondre à ses besoins de formation et développement du personnel. »
En tant que premier organe de contrôle juridictionnel en République Démocratique du Congo (RDC), la Cour des comptes a besoin de l’enveloppe équivalente à 18,2 millions de dollars américains pour financer la mise en oeuvre de son plan stratégique quinquennal 2021-2025 relatif au contrôle des finances publiques.
Le Président de la Cour des comptes de la RDC, Izemengia Nsaa Nsaa, a en effet remercié l’USAID-RDC pour cette marque d’intérêt visant le renforcement de cette institution étatique congolaise.
« La Cour des comptes se réjouit d’être bénéficiaire direct d’un soutien de l’USAID visant le renforcement de ses capacités opérationnelles », a-t-il déclaré.
Grâce à cette initiative, la Cour des comptes de la RDC devra bénéficier, entre autres, d’un programme de formation, des voyages d’études, des stages professionnels dont bénéficieront ses magistrats et son personnel technique.
L’USAID prévoit en outre de travailler conjointement avec la Cour des comptes pour certains audits financiers.
Institution de référence dans la lutte contre la corruption, la Cour des comptes de la RDC vise deux résultats strategiques d’ici 2025 à savoir :
1° la contribution au renforcement de la responsabilité des agents dans la lutte contre la fraude, la corruption et le détournement des fonds publics;
2° et l’amélioration de la gouvernance de la Cour des comptes.
Le plan stratégique de la Cour des comptes de la RDC comporte cinq principaux axes, notamment le développement et l’actualisation des outils de contrôle juridictionnel et extra-juridictionnel ; le renforcement de capacités des magistrats et du personnel de vérification ; l’organisation des missions pilotes de contrôle juridictionnel et non juridictionnel ; l’amélioration de la gouvernance interne de la Cour des comptes en adaptant le mode de gestion et d’organisation moderne ainsi que le renforcement des capacités de la Cour des comptes en infrastructures immobilières, mobilières et informatiques.
Face aux contraintes liées au financement du plan quinquennal de la Cour des comptes de la RDC, le Président Izemengia Nsaa Nsaa n’a pas manqué d’inviter les autres partenaires techniques et financiers à emboiter le pas à l’USAID.
Signalons que la cérémonie de signature du protocole d’accord entre les deux entités a eu lieu en présence des membres de la Cour des comptes de la RDC, du Directeur du Bureau Finances de l’USAID, Abine Belachew, et de Chief Financial Officer de l’USAID, Réginald Mitchell.
Créée en 1987, la Cour des comptes a pour, entre autres, missions d’assurer le contrôle des finances publiques en République Démocratique du Congo. Elle juge les comptes des comptables publics et certifie les comptes de l’État, évalue les politiques, programmes et actions publiques et assiste les Assemblées législatives délibérant des Entités Territoriales Décentralisées (ETD) dans le contrôle de l’exécution de leurs budgets, etc.
Et depuis 2013, la Cour des comptes avait recruté 50 magistrats pour sa performance organisationnelle.
Bien que formés, ces 50 magistrats demeurent non assermentés jusqu’à ce jour.
Patrick BOMBOKA
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