{"id":54893,"date":"2026-04-30T20:31:18","date_gmt":"2026-04-30T20:31:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/congo-brazzaville\/politique\/comment-lafrique-a%e2%80%90t%e2%80%90elle-paye-le-prix-de-la-guerre-en-iran"},"modified":"2026-05-01T00:30:03","modified_gmt":"2026-05-01T00:30:03","slug":"comment-lafrique-a%e2%80%90t%e2%80%90elle-paye-le-prix-de-la-guerre-en-iran","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/congo-brazzaville\/dossiers\/comment-lafrique-a%e2%80%90t%e2%80%90elle-paye-le-prix-de-la-guerre-en-iran","title":{"rendered":"Comment L\u2019Afrique A\u2010T\u2010Elle Paye\u0301 le Prix de la Guerre en Iran?"},"content":{"rendered":"<p><b>Mustafa Al-Saigh, e\u0301crivain spe\u0301cialise\u0301 dans les affaires africaines<\/b><\/p>\n<p><span class=\"ap-article-header-tag\"> <strong>Africa-Press &#8211; Congo Brazzaville. <\/strong> <\/span>Avec le de\u0301clenchement de la guerre mene\u0301e par les E\u0301tats-Unis et Israe\u0308l contre l&rsquo;Iran, la tension est de nouveau retombe\u0301e sur l&rsquo;une des re\u0301gions les plus sensibles du monde en matie\u0300re d&rsquo;e\u0301nergie et de commerce international. Les conse\u0301quences de l&rsquo;escalade militaire ne se limitent pas a\u0300 l&rsquo;affrontement direct entre les parties bellige\u0301rantes, mais s&rsquo;e\u0301tendent a\u0300 travers les marche\u0301s, les voies maritimes et les re\u0301seaux commerciaux, touchant des e\u0301conomies e\u0301loigne\u0301es du the\u0301a\u0302tre du conflit. Cependant, les re\u0301percussions de ces crises &#8211; comme c&rsquo;est souvent le cas &#8211; ne se re\u0301partissent pas e\u0301quitablement entre les pays du monde.<\/p>\n<p>Alors que les grandes e\u0301conomies disposent d&rsquo;outils financiers et de capacite\u0301s de re\u0301serve pour absorber les chocs, me\u0302me partiellement, la situation est diffe\u0301rente dans de nombreux pays en de\u0301veloppement. En Afrique en particulier, ou\u0300 de nombreuses e\u0301conomies de\u0301pendent des importations d&rsquo;e\u0301nergie et de biens essentiels, et entretiennent des relations e\u0301conomiques e\u0301troites avec les pays du Golfe, les tensions ge\u0301opolitiques dans cette re\u0301gion se transforment rapidement en source de troubles e\u0301conomiques.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les guerres qui e\u0301clatent au Moyen-Orient trouvent leur chemin vers des pays et des socie\u0301te\u0301s e\u0301loigne\u0301s des zones de conflit.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ici se manifeste une paradoxe frappant dans l&rsquo;e\u0301conomie mondiale: les guerres qui e\u0301clatent dans les centres de conflit peuvent toucher des communaute\u0301s e\u0301loigne\u0301es qui ne sont pas parties prenantes du conflit. Avec l&rsquo;augmentation des risques auxquels sont confronte\u0301s les marche\u0301s de l&rsquo;e\u0301nergie et du commerce, une question plus large se pose sur la manie\u0300re dont les effets de ces crises se propagent aux e\u0301conomies les plus vulne\u0301rables, et pourquoi le continent africain semble souvent e\u0302tre le premier a\u0300 payer le prix de conflits auxquels il n&rsquo;a pas participe\u0301.<\/p>\n<p><b>Ce qui commence a\u0300 Hormuz ne reste pas a\u0300 Hormuz<\/b><\/p>\n<p>Toutes les voies maritimes ne sont pas e\u0301gales en importance pour l&rsquo;e\u0301conomie mondiale. Il existe quelques points de congestion dont le de\u0301rangement peut secouer les marche\u0301s internationaux en quelques jours, et le de\u0301troit d&rsquo;Hormuz en fait partie. Ce passage maritime e\u0301troit entre les co\u0302tes iraniennes et omanaises repre\u0301sente la principale arte\u0300re par laquelle les exportations d&rsquo;e\u0301nergie du Golfe affluent vers le reste du monde, avec environ 20 millions de barils de pe\u0301trole transitant chaque jour, soit pre\u0300s d&rsquo;un cinquie\u0300me du commerce mondial de pe\u0301trole, en plus d&rsquo;environ 22 % du commerce mondial de gaz naturel lique\u0301fie\u0301.<\/p>\n<p>Cependant, l&rsquo;importance de ces voies ne se limite pas a\u0300 l&rsquo;e\u0301nergie, mais s&rsquo;e\u0301tend e\u0301galement au commerce mondial lui-me\u0302me. Dans le de\u0301troit d&rsquo;Hormuz, entre 2 et 3 % du trafic mondial de conteneurs transite. Avec l&rsquo;augmentation des tensions se\u0301curitaires, le transport maritime n&rsquo;est pas le seul a\u0300 e\u0302tre affecte\u0301, mais les re\u0301percussions s&rsquo;e\u0301tendent e\u0301galement aux re\u0301seaux de fret ae\u0301rien mondiaux. Des estimations indiquent que les compagnies ae\u0301riennes du Moyen-Orient de\u0301tiennent collectivement environ 13 % de la capacite\u0301 de fret ae\u0301rien dans le monde, faisant de la re\u0301gion un n\u0153ud central dans un re\u0301seau commercial de plus en plus de\u0301pendant du transport rapide de marchandises de grande valeur.<\/p>\n<p>Le de\u0301troit d&rsquo;Hormuz est e\u0301galement un re\u0301gulateur du rythme de la se\u0301curite\u0301 alimentaire mondiale, et un axe strate\u0301gique pour la stabilite\u0301 des approvisionnements agricoles, car environ un tiers des exportations d&rsquo;ure\u0301e dans le monde &#8211; l&rsquo;un des engrais les plus utilise\u0301s &#8211; transitent par ce passage, tandis qu&rsquo;environ la moitie\u0301 de la production alimentaire mondiale de\u0301pend des engrais. De plus, environ 30 % de la production mondiale d&rsquo;ammoniac et 50 % de la production d&rsquo;ure\u0301e sont lie\u0301s aux chai\u0302nes d&rsquo;approvisionnement qui passent par cette re\u0301gion, ce qui refle\u0300te a\u0300 quel point ces voies maritimes sont lie\u0301es a\u0300 la stabilite\u0301 du syste\u0300me alimentaire mondial.<\/p>\n<p>Ainsi, la hausse des prix du pe\u0301trole n&rsquo;est pas le seul choc, mais a entrai\u0302ne\u0301 une crise de transport et d&rsquo;assurance sans pre\u0301ce\u0301dent ; les navires ont du\u0302 changer de cap vers le cap de Bonne-Espe\u0301rance, ce qui a augmente\u0301 le cou\u0302t d&rsquo;un voyage d&rsquo;environ 4 millions de dollars, et a pousse\u0301 les compagnies d&rsquo;assurance mondiales a\u0300 re\u0301duire leur couverture des risques de guerre, laissant les chai\u0302nes d&rsquo;approvisionnement a\u0300 la merci des ale\u0301as. La se\u0301curite\u0301 alimentaire n&rsquo;a pas e\u0301chappe\u0301 a\u0300 ces conse\u0301quences, les prix des engrais et des intrants agricoles ayant augmente\u0301 de 35 %, rendant le \u00ab\u00a0pain\u00a0\u00bb tributaire des prix des combustibles et du soufre provenant de la re\u0301gion en conflit.<\/p>\n<p>Des estimations indiquent qu&rsquo;une augmentation durable de 10 dollars des prix du pe\u0301trole re\u0301duit la croissance mondiale d&rsquo;environ 10 a\u0300 20 points de base sur une pe\u0301riode de 12 mois, et pousse l&rsquo;inflation a\u0300 des niveaux record. Cependant, la dure re\u0301alite\u0301 est que ces chocs ne touchent pas tout le monde de la me\u0302me manie\u0300re ; tandis que les grandes puissances absorbent la crise, les fluctuations de l&rsquo;e\u0301nergie et du commerce dans les pays en de\u0301veloppement et pauvres se transforment en \u00ab\u00a0explosions de la vie\u00a0\u00bb et en dettes accumule\u0301es, re\u0301ve\u0301lant que ces crises e\u0301loigne\u0301es mettent en lumie\u0300re une vulne\u0301rabilite\u0301 structurelle qui fait que le continent africain et le Sud mondial paient la plus grande part du prix des conflits qui se de\u0301roulent a\u0300 des milliers de kilome\u0300tres de leurs terres.<\/p>\n<p><b>L&rsquo;Afrique au c\u0153ur de la tempe\u0302te<\/b><\/p>\n<p>Le continent africain semble vivre dans des \u00ab\u00a0maisons de verre\u00a0\u00bb, ou\u0300 la fragilite\u0301 e\u0301conomique amplifie la crise. Ce n&rsquo;est pas simplement un coup du sort, mais le re\u0301sultat naturel d&rsquo;un mode\u0300le de \u00ab\u00a0de\u0301pendance e\u0301conomique\u00a0\u00bb, car la plupart des pays africains sont lie\u0301s a\u0300 des centres et des puissances plus grandes. Lorsque les corridors e\u0301nerge\u0301tiques sont perturbe\u0301s ou que des guerres e\u0301clatent, les pays africains se retrouvent confronte\u0301s a\u0300 une double exposition: une exposition commerciale, due a\u0300 une de\u0301pendance excessive a\u0300 l&rsquo;importation de biens essentiels et a\u0300 l&rsquo;exportation de matie\u0300res premie\u0300res, et une exposition financie\u0300re qui rend les monnaies locales et la liquidite\u0301 tributaires des fluctuations du dollar et des devises, ainsi que de la fuite des capitaux vers des refuges su\u0302rs.<\/p>\n<p>Cette intersection entre les fluctuations mondiales et la de\u0301pendance structurelle transforme tout trouble transitoire au Moyen-Orient ou ailleurs en une crise de subsistance et sociale profonde qui frappe le c\u0153ur du continent africain. Dans ce contexte, le continent apparai\u0302t comme l&rsquo;une des re\u0301gions les plus vulne\u0301rables aux re\u0301percussions de ces chocs, ou\u0300 les fluctuations mondiales se croisent avec une fragilite\u0301 e\u0301conomique profonde\u0301ment enracine\u0301e.<\/p>\n<p>Dans une e\u0301conomie domine\u0301e par les chocs externes, les effets des guerres n&rsquo;atteignent pas l&rsquo;Afrique comme une nouvelle lointaine, mais comme des pressions quotidiennes qui rede\u0301finissent les marche\u0301s et les conditions de vie. Depuis le de\u0301but de la guerre, les mouvements des prix des combustibles re\u0301ve\u0300lent une carte ine\u0301gale de la transmission des chocs a\u0300 l&rsquo;inte\u0301rieur du continent, frappant durement certaines e\u0301conomies tandis qu&rsquo;ils s&rsquo;infiltrent discre\u0300tement dans d&rsquo;autres, selon les niveaux de vulne\u0301rabilite\u0301 et d&rsquo;exposition. Les donne\u0301es montrent clairement cette disparite\u0301 ; des pays comme la Tanzanie, le Malawi et le Zimbabwe ont enregistre\u0301 des taux d&rsquo;augmentation tre\u0300s e\u0301leve\u0301s des prix du carburant, tandis que d&rsquo;autres pays ont connu des hausses moins importantes ou n&rsquo;ont pas subi de hausses significatives, illustrant que le choc n&rsquo;est pas re\u0301parti e\u0301quitablement entre les pays.<\/p>\n<p>La transmission du choc ne se limite pas aux mouvements des prix, mais est lie\u0301e a\u0300 une structure e\u0301conomique plus profonde qui refle\u0300te la nature de l&rsquo;exposition sur le continent. Bien que l&rsquo;Afrique posse\u0300de d&rsquo;importantes ressources pe\u0301trolie\u0300res dans des pays comme le Nigeria et l&rsquo;Angola, elle de\u0301pense plus de 120 milliards de dollars par an pour importer des produits pe\u0301troliers raffine\u0301s. En effet, elle exporte environ 70 % de son pe\u0301trole brut et 45 % de son gaz naturel en raison de ses capacite\u0301s de raffinage limite\u0301es, ce qui lui cou\u0302te des pertes estime\u0301es a\u0300 environ 15 milliards de dollars par an en raison de l&rsquo;exportation de brut sans traitement local.<\/p>\n<p>Dans ce cadre, le choc ne se traduit pas seulement par une hausse des prix, mais re\u0301ve\u0300le un mode\u0300le de \u00ab\u00a0de\u0301pendance\u00a0\u00bb enracine\u0301, ou\u0300 le manque d&rsquo;investissement dans les raffineries, associe\u0301 a\u0300 la domination des entreprises e\u0301trange\u0300res, maintient les e\u0301conomies africaines en e\u0301tat de de\u0301pendance a\u0300 l&rsquo;importation de combustibles, les rendant plus vulne\u0301rables aux re\u0301percussions des chocs externes.<\/p>\n<p>De plus, l&rsquo;Afrique de\u0301pend du transport maritime pour environ 90 % de son commerce, se retrouvant ainsi face a\u0300 des corridors perturbe\u0301s et a\u0300 des cou\u0302ts croissants. Avec la perturbation de la navigation dans le de\u0301troit d&rsquo;Ormuz et les hausses des frais d&rsquo;expe\u0301dition et d&rsquo;assurance, le cou\u0302t des biens a double\u0301 avant d&rsquo;arriver, transformant le choc externe en un fardeau de subsistance direct mesure\u0301 par les prix des aliments et des biens essentiels.<\/p>\n<p>En outre, dans un continent ou\u0300 l&rsquo;agriculture est un pilier essentiel des moyens de subsistance, la hausse des prix des engrais est devenue une menace directe pour la production alimentaire ; comme l&rsquo;ont re\u0301ve\u0301le\u0301 les conflits pre\u0301ce\u0301dents &#8211; en te\u0302te desquels la guerre russo-ukrainienne &#8211; lorsque la production de ce\u0301re\u0301ales a chute\u0301 d&rsquo;environ 16 % en Afrique de l&rsquo;Est, entrai\u0302nant environ 6 a\u0300 7 millions de personnes supple\u0301mentaires dans la spirale de l&rsquo;inse\u0301curite\u0301 alimentaire. E\u0301tant donne\u0301 que les me\u0301nages en Afrique de\u0301pensent 70 % de leurs revenus pour se nourrir, l&rsquo;inflation des prix devient un outil d&rsquo;e\u0301crasement du revenu re\u0301el. Une augmentation de 10 % des cou\u0302ts ne signifie pas seulement une hausse supple\u0301mentaire, mais signifie e\u0301galement pousser des millions de familles de la survie a\u0300 la famine.<\/p>\n<p>Alors que le continent africain espe\u0301rait avec prudence un assouplissement des taux d&rsquo;inflation au de\u0301but de l&rsquo;anne\u0301e 2026, la guerre a re\u0301ve\u0301le\u0301 la vulne\u0301rabilite\u0301 structurelle de l&rsquo;Afrique, ou\u0300 l&rsquo;inflation a ane\u0301anti les espoirs de stabilite\u0301, comme l&rsquo;a souligne\u0301 l&rsquo;avertissement de la directrice du Fonds mone\u0301taire international, Kristalina Georgieva, selon lequel chaque augmentation de 10 % des prix du pe\u0301trole se traduirait imme\u0301diatement par un bond de 40 points de base de l&rsquo;inflation mondiale. Ce sont les e\u0301conomies de choc dans toute leur ampleur, ou\u0300 les chiffres internationaux se transforment en tremblements de terre locaux qui engloutissent les re\u0302ves de stabilite\u0301.<\/p>\n<p>Le choc se propage au sein des e\u0301conomies africaines comme une contagion a\u0300 propagation rapide, se traduisant par une he\u0301morragie aigue\u0308 dans la balance commerciale, qui souffre d&rsquo;une facture d&rsquo;importation atteignant 719 milliards de dollars. Face a\u0300 cette demande e\u0301crasante de devises e\u0301trange\u0300res, les de\u0301fenses mone\u0301taires du continent s&rsquo;effondrent, le Banque africaine de de\u0301veloppement ayant observe\u0301 une de\u0301valuation des monnaies de 29 pays africains suite a\u0300 l&rsquo;e\u0301clatement de la guerre.<\/p>\n<p>La dernie\u0300re de\u0301cennie n&rsquo;a pas e\u0301te\u0301 pour l&rsquo;Afrique une simple se\u0301rie de crises, mais un test se\u0301ve\u0300re de la solidite\u0301 de sa structure financie\u0300re sous le poids de chocs successifs, de la pande\u0301mie de Covid-19 a\u0300 la guerre russo-ukrainienne. Bien que des pays comme l&rsquo;E\u0301gypte, le Ghana, le Nigeria et le Kenya aient adopte\u0301 des politiques mone\u0301taires strictes et augmente\u0301 les taux d&rsquo;inte\u0301re\u0302t dans une tentative de renforcer la stabilite\u0301, cette approche n&rsquo;a pas suffi a\u0300 contenir les re\u0301percussions du choc actuel.<\/p>\n<p>Rapidement, l&rsquo;appe\u0301tit des investisseurs a diminue\u0301, et les flux de capitaux a\u0300 court terme ont commence\u0301 a\u0300 fuir vers ce que l&rsquo;on appelle des refuges su\u0302rs, en te\u0302te desquels le dollar, qui a prospe\u0301re\u0301 sous l&rsquo;effet de la guerre, laissant les marche\u0301s africains a\u0300 la merci des tempe\u0302tes. Cela jette une ombre lourde sur le fardeau de la dette africaine, qui s&rsquo;e\u0301levait de\u0301ja\u0300 a\u0300 1,9 trillion de dollars en 2024, soit l&rsquo;e\u0301quivalent des deux tiers du produit inte\u0301rieur brut du continent.<\/p>\n<p><b>Ba\u0302tir la vulne\u0301rabilite\u0301 e\u0301conomique en Afrique<\/b><\/p>\n<p>Il est impossible de comprendre la profondeur de l&rsquo;impact des chocs externes sur les e\u0301conomies africaines sans tenir compte de la structure plus profonde qui re\u0301git la position du continent dans le syste\u0300me e\u0301conomique mondial. La vulne\u0301rabilite\u0301 re\u0301ve\u0301le\u0301e par la guerre, ainsi que les perturbations qui ont suivi dans les prix de l&rsquo;e\u0301nergie, du transport et du financement, ne sont pas simplement des re\u0301sultats conjoncturels, mais refle\u0300tent un mode\u0300le de de\u0301pendance e\u0301conomique qui lie ces e\u0301conomies a\u0300 l&rsquo;exte\u0301rieur pour assurer leurs besoins essentiels et de\u0301finir leurs trajectoires de de\u0301veloppement.<\/p>\n<p>Dans ce mode\u0300le, le choc ne parvient pas a\u0300 l&rsquo;Afrique comme un e\u0301ve\u0301nement ponctuel, mais se transforme en un me\u0301canisme re\u0301current qui reproduit les crises, ou\u0300 les perturbations mondiales se croisent avec une e\u0301conomie de\u0301pendante des importations, redirigeant ses ressources vers l&rsquo;exportation de matie\u0300res premie\u0300res, et e\u0301tant finance\u0301e par des flux de capitaux instables. Ainsi, la de\u0301pendance se manifeste sous trois formes principales: une de\u0301pendance croissante a\u0300 l&rsquo;importation de biens essentiels, en contrepartie de l&rsquo;exportation de matie\u0300res premie\u0300res, ainsi qu&rsquo;une exposition financie\u0300re aux sources de financement externes, en particulier les capitaux a\u0300 court terme.<\/p>\n<p>La structure du commerce africain montre clairement ce qu&rsquo;a souligne\u0301 l&rsquo;e\u0301conomiste e\u0301gyptien Samir Amin concernant la nature de la \u00ab\u00a0de\u0301pendance structurelle\u00a0\u00bb qui re\u0301git la relation entre les pe\u0301riphe\u0301ries et le centre dans le syste\u0300me e\u0301conomique mondial. Le commerce africain ne refle\u0300te pas seulement des de\u0301se\u0301quilibres quantitatifs dans la balance commerciale, mais re\u0301ve\u0300le un mode\u0300le d&rsquo;inte\u0301gration ine\u0301gal dans l&rsquo;e\u0301conomie mondiale, base\u0301 sur l&rsquo;exportation de matie\u0300res premie\u0300res et l&rsquo;importation de biens manufacture\u0301s. En effet, les matie\u0300res premie\u0300res dominent pre\u0300s de 70 % des exportations hors du continent, tandis que les biens manufacture\u0301s repre\u0301sentent environ 60 % des importations. Cette exposition augmente avec la concentration des partenaires commerciaux, l&rsquo;Union europe\u0301enne restant le principal partenaire, repre\u0301sentant environ 43 % des exportations et 34,5 % des importations.<\/p>\n<p>Il ne semble donc pas que le mode\u0300le de l&rsquo;e\u0301conomiste britannique David Ricardo sur \u00ab\u00a0l&rsquo;avantage comparatif\u00a0\u00bb ait conduit les e\u0301conomies africaines a\u0300 l&rsquo;efficacite\u0301, autant qu&rsquo;il a renforce\u0301 un mode\u0300le base\u0301 sur la spe\u0301cialisation dans l&rsquo;exportation de matie\u0300res premie\u0300res, reproduisant ainsi le pie\u0300ge structurel des exportations et approfondissant la de\u0301pendance. Cela se manifeste par la concentration des exportations de pays comme le Mali, le Ghana et le Soudan dans l&rsquo;or, avec une forte de\u0301pendance a\u0300 des marche\u0301s spe\u0301cifiques tels que les E\u0301mirats, rendant ces exportations plus vulne\u0301rables aux perturbations des marche\u0301s lie\u0301es aux conflits ge\u0301opolitiques.<\/p>\n<p>Dans le secteur de l&rsquo;e\u0301nergie, des pays comme le Nigeria et l&rsquo;Angola exportent environ 70 % de leur pe\u0301trole brut et 45 % de leur gaz naturel sans raffinage, ce qui leur cou\u0302te environ 15 milliards de dollars par an en raison de l&rsquo;absence de valeur ajoute\u0301e. Les exportations agricoles du Kenya ont e\u0301galement subi des pertes estime\u0301es a\u0300 environ 2 millions de dollars par semaine depuis le de\u0301but de la guerre. Ce mode\u0300le ne se limite pas au commerce des biens, mais s&rsquo;e\u0301tend e\u0301galement a\u0300 la se\u0301curite\u0301 alimentaire elle-me\u0302me, ou\u0300 les estimations indiquent qu&rsquo;environ 80 % des denre\u0301es alimentaires essentielles en Afrique sont importe\u0301es, approfondissant ainsi la de\u0301pendance de l&rsquo;Afrique vis-a\u0300-vis des marche\u0301s mondiaux pour assurer ses besoins fondamentaux.<\/p>\n<p>Un rapport sur les perspectives du commerce et de l&rsquo;e\u0301conomie en Afrique pour 2026, publie\u0301 par une institution locale, a souligne\u0301 que les trajectoires commerciales africaines ne se de\u0301terminent pas inde\u0301pendamment de l&rsquo;exte\u0301rieur, mais sont largement soumises aux cycles de prix des marche\u0301s mondiaux sur lesquels le continent n&rsquo;a pas de contro\u0302le. Les prix du pe\u0301trole, des mine\u0301raux et des produits agricoles ne sont pas fixe\u0301s au sein des e\u0301conomies africaines, mais leur sont impose\u0301s par les marche\u0301s internationaux, tandis que les variables e\u0301conomiques africaines telles que l&rsquo;inflation, la croissance ou la balance financie\u0300re n&rsquo;y contribuent que marginalement. Cependant, l&rsquo;impact de ces prix ne s&rsquo;arre\u0302te pas aux frontie\u0300res du marche\u0301 mondial, mais pe\u0301ne\u0300tre profonde\u0301ment a\u0300 l&rsquo;inte\u0301rieur du continent africain, car leurs chocs se transmettent par des canaux macroe\u0301conomiques, se refle\u0301tant sur le taux de change, les recettes publiques, les niveaux de dette, les taux de croissance et l&rsquo;inflation.<\/p>\n<p>Le n\u0153ud de la de\u0301pendance financie\u0300re<\/p>\n<p>Si la de\u0301pendance commerciale signifie l&rsquo;assujettissement des marche\u0301s africains a\u0300 l&rsquo;exportation de matie\u0300res premie\u0300res et a\u0300 l&rsquo;importation de biens manufacture\u0301s, la version financie\u0300re de la \u00ab\u00a0de\u0301pendance\u00a0\u00bb est la plus dangereuse ; elle signifie que le continent de\u0301pend des flux de capitaux externes, des dettes libelle\u0301es en devises fortes et des aides internationales pour financer ses budgets et ses projets de de\u0301veloppement. Ce mode\u0300le d'\u00a0\u00bbassujettissement\u00a0\u00bb prive les pays africains de l&rsquo;espace financier ne\u0301cessaire pour re\u0301pondre aux crises.<\/p>\n<p>La gravite\u0301 des tensions ge\u0301opolitiques re\u0301side dans le fait qu&rsquo;elles sont la principale raison de l&rsquo;approfondissement du fosse\u0301 de financement en Afrique. Alors que les puissances internationales sont pre\u0301occupe\u0301es par les conflits, le continent se retrouve face a\u0300 une re\u0301alite\u0301 financie\u0300re ame\u0300re ; les donne\u0301es montrent que la part des investissements directs e\u0301trangers destine\u0301s a\u0300 l&rsquo;Afrique a chute\u0301 de moitie\u0301 en 2022 sous le poids de la pande\u0301mie et de la guerre russo-ukrainienne, et cette fuite a continue\u0301 pour atteindre 42 % au premier semestre 2025. Cette fuite de capitaux n&rsquo;est pas qu&rsquo;un chiffre, mais une de\u0301claration de perte de confiance mondiale dans la stabilite\u0301 des marche\u0301s e\u0301mergents a\u0300 chaque secousse politique.<\/p>\n<p>Contrairement a\u0300 ce que promeuvent les institutions internationales selon lesquelles l&#8217;emprunt est un moyen de croissance, la dette publique en Afrique a atteint un sommet historique de 63,5 % du produit inte\u0301rieur brut en 2024, ou\u0300 les paiements de la dette exte\u0301rieure libelle\u0301e en devises e\u0301trange\u0300res absorbent plus de 31 % des recettes des gouvernements (un taux record selon les classements). Cela signifie qu&rsquo;un tiers des efforts des peuples africains est consacre\u0301 au remboursement de la dette pluto\u0302t qu&rsquo;a\u0300 l&rsquo;investissement dans la sante\u0301 et l&rsquo;e\u0301ducation, ce qui met les re\u0301serves de devises sous une pression e\u0301norme et fait des risques de refinancement un cauchemar pour les de\u0301cideurs africains.<\/p>\n<p>La re\u0301gion de l&rsquo;Afrique du Nord se distingue comme la plus touche\u0301e par le poids de cette dette en 2026, ou\u0300 l&rsquo;E\u0301gypte a\u0300 elle seule repre\u0301sente environ un tiers des montants dus, ce qui explique le recours des gouvernements a\u0300 l&#8217;emprunt local et e\u0301tranger pour combler le de\u0301ficit croissant des budgets, re\u0301sultant des charges de soutien et du service de la dette. Cette vulne\u0301rabilite\u0301 rend le continent financie\u0300rement expose\u0301. Selon un laboratoire de financement du de\u0301veloppement, 13 pays africains figurent parmi les 20 pays les plus en de\u0301faut au monde, ce qui n&rsquo;est pas un destin ge\u0301ographique, mais une conse\u0301quence directe d&rsquo;une structure de financement qui lie le sort du continent aux fluctuations des marche\u0301s et aux conflits lointains, rendant la re\u0301cupe\u0301ration de la souverainete\u0301 mone\u0301taire et financie\u0300re une ne\u0301cessite\u0301 existentielle, au sens propre comme au figure\u0301.<\/p>\n<p>Avec la diminution des investissements e\u0301trangers et l&rsquo;aggravation des charges de la dette qui ont entrave\u0301 la souverainete\u0301 financie\u0300re des E\u0301tats, l&rsquo;e\u0301conomie africaine n&rsquo;a trouve\u0301 d&rsquo;autre e\u0301chappatoire que de compter sur les travailleurs a\u0300 l&rsquo;e\u0301tranger. Ici, les transferts financiers ne sont plus simplement un soutien aux familles, mais se sont transforme\u0301s en la seule bouffe\u0301e d&rsquo;oxyge\u0300ne dont le continent a besoin, re\u0301ve\u0301lant un nouveau visage de la vulne\u0301rabilite\u0301 structurelle. En 2023, ces transferts ont atteint environ 100 milliards de dollars, repre\u0301sentant environ 52 % du total des sources de financement exte\u0301rieur, de\u0301passant a\u0300 la fois les investissements directs e\u0301trangers (48 milliards de dollars) et l&rsquo;aide officielle au de\u0301veloppement (42 milliards de dollars).<\/p>\n<p>Ces flux jouent un ro\u0302le central dans le soutien a\u0300 la stabilite\u0301 e\u0301conomique, en renforc\u0327ant les re\u0301serves de devises et en contribuant a\u0300 la stabilite\u0301 des monnaies locales, tout en e\u0301tant une boue\u0301e de sauvetage pour plus de 200 millions d&rsquo;Africains, qui en de\u0301pendent directement pour satisfaire leurs besoins de subsistance, comme c&rsquo;est le cas au Kenya ou\u0300 environ 65 % de la population de\u0301pend de ces transferts.<\/p>\n<p>Cependant, cette de\u0301pendance, bien qu&rsquo;importante, comporte des risques structurels, car ces flux restent tributaires des conditions e\u0301conomiques dans les pays d&rsquo;accueil. Dans ce contexte, les pays du Golfe repre\u0301sentent les principales sources de transferts vers l&rsquo;Afrique, en raison du travail de millions d&rsquo;Africains dans ces pays. Cependant, toute perturbation due a\u0300 un ralentissement e\u0301conomique ou a\u0300 des conflits entrai\u0302ne une diminution de ces flux, ce qui impose une pression financie\u0300re se\u0301ve\u0300re sur les e\u0301conomies qui en de\u0301pendent, en particulier en Afrique du Nord.<\/p>\n<p>La confluence de ces trois dimensions de de\u0301se\u0301quilibre dans la structure commerciale, de de\u0301pendance aux financements et aux dettes e\u0301trange\u0300res, jusqu&rsquo;a\u0300 la de\u0301pendance vitale aux transferts des travailleurs a\u0300 l&rsquo;e\u0301tranger, dessine un tableau complet d&rsquo;une de\u0301pendance e\u0301conomique complexe. Cette structure fragile rend le continent africain vulne\u0301rable a\u0300 toute tempe\u0302te ge\u0301opolitique a\u0300 l&rsquo;exte\u0301rieur ; en effet, une tension lointaine au Moyen-Orient se re\u0301percute imme\u0301diatement au c\u0153ur du continent sous la forme d&rsquo;une se\u0301cheresse de liquidite\u0301s, d&rsquo;une augmentation du cou\u0302t de la vie et d&rsquo;une pression insupportable sur les monnaies locales.<\/p>\n<p><b>Un reme\u0300de qui ne gue\u0301rit pas<\/b><\/p>\n<p>Au final, les e\u0301conomies africaines se retrouvent contraintes de gou\u0302ter a\u0300 la me\u0301decine ame\u0300re impose\u0301e par les institutions internationales, un traitement qui n&rsquo;a historiquement pas re\u0301ussi a\u0300 e\u0301radiquer le mal, mais a pluto\u0302t reproduit ses causes de manie\u0300re plus complexe. L&rsquo;insistance sur les politiques \u00ab\u00a0ne\u0301olibe\u0301rales\u00a0\u00bb en re\u0301ponse aux chocs exte\u0301rieurs ne re\u0301ve\u0300le pas seulement la profondeur de la vulne\u0301rabilite\u0301, mais la renforce e\u0301galement, car les gouvernements se tournent vers l&#8217;emprunt pour combler les lacunes de revenus, se retrouvant ainsi pie\u0301ge\u0301s par les conditions d&rsquo;auste\u0301rite\u0301 a\u0300 nouveau.<\/p>\n<p>Le cercle vicieux commence par des mesures d&rsquo;auste\u0301rite\u0301 incluant la re\u0301duction des subventions et l&rsquo;augmentation des taux d&rsquo;inte\u0301re\u0302t, dans une tentative de contenir l&rsquo;inflation et de retrouver la stabilite\u0301 financie\u0300re. Cependant, ces politiques ont un cou\u0302t e\u0301leve\u0301, entrai\u0302nant une inflation des charges de la dette exte\u0301rieure et une e\u0301rosion de l&rsquo;espace budge\u0301taire, poussant les pays vers le Fonds mone\u0301taire international a\u0300 la recherche d&rsquo;un sauvetage, dans un processus qui approfondit la de\u0301pendance exte\u0301rieure au lieu de la briser.<\/p>\n<p>Ce qui aggrave cette re\u0301alite\u0301, c&rsquo;est que les estimations indiquent qu&rsquo;en e\u0301change de chaque dollar emprunte\u0301 par les pays africains, environ 70 cents retournent a\u0300 l&rsquo;e\u0301tranger sous forme de fuite des capitaux, refle\u0301tant une he\u0301morragie continue de ressources. Dans ce contexte, les de\u0301cideurs politiques, sous la pression des engagements financiers, sont contraints de re\u0301duire les programmes de protection sociale au moment ou\u0300 le citoyen africain fait face a\u0300 des niveaux de pression de vie les plus e\u0301leve\u0301s.<\/p>\n<p>Ainsi, les gouvernements africains transfe\u0300rent, contraints, le cou\u0302t des chocs e\u0301conomiques a\u0300 leurs citoyens, ou\u0300 les familles paient le prix fort, tandis que le continent reste coince\u0301 dans une structure e\u0301conomique contro\u0302le\u0301e de l&rsquo;exte\u0301rieur, reproduisant la de\u0301pendance au de\u0301triment de sa souverainete\u0301 et du bien-e\u0302tre de ses peuples, ce qui signifie un approfondissement et un cycle sans fin des crises.<\/p>\n<p class=\"ap-article-footer-note\">Retrouvez plus d\u2019actualit\u00e9s et d\u2019analyses sur <span class=\"ap-highlight-country\">Congo Brazzaville<\/span> sur le site <span class=\"ap-highlight-brand\">Africa Press<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mustafa Al-Saigh, e\u0301crivain spe\u0301cialise\u0301 dans les affaires africaines Africa-Press &#8211; Congo Brazzaville. 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