{"id":896,"date":"2021-01-10T03:16:23","date_gmt":"2021-01-10T03:16:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.com\/congo-brazzaville\/?p=896"},"modified":"2021-01-10T01:00:42","modified_gmt":"2021-01-10T01:00:42","slug":"henri-lopes-au-congo-lindependance-faisait-peur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/congo-brazzaville\/culture-et-art\/henri-lopes-au-congo-lindependance-faisait-peur","title":{"rendered":"Henri Lopes : \u00ab\u00a0Au Congo, l\u2019ind\u00e9pendance faisait peur\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong><a href=\"https:\/\/www.africa-press.com\">Africa-Press<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.africa-press.com\/congo-brazzaville\">Congo Brazzaville<\/a>. <\/strong><\/span>Ancien Premier ministre et ancien ambassadeur du Congo en France, l\u2019\u00e9crivain Henri Lopes raconte l\u2019atmosph\u00e8re confuse qui r\u00e9gnait au Congo dans les ann\u00e9es 1960 et 1970.<\/p>\n<p>dans ce dossier Voir tout le sommaire Congo : sept mois pour convaincre Congo : Denis Sassou Nguesso et les mandarins<br \/>\nCongo : qui face \u00e0 Denis Sassou\u2009Nguesso ?<\/p>\n<p>Homme politique, diplomate et, surtout et toujours, \u00e9crivain, le Congolais Henri Lopes est n\u00e9 \u00ab de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du fleuve \u00bb, \u00e0 L\u00e9opoldville, en 1937. Apr\u00e8s une scolarit\u00e9 pass\u00e9e entre Brazzaville et Bangui, puis des \u00e9tudes sup\u00e9rieures en France, entre Nantes et Paris, il rentre en 1965 \u00e0 Brazza, o\u00f9 il enseigne \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure d\u2019Afrique centrale.<\/p>\n<p>En 1969, le professeur d\u2019histoire devient ministre de l\u2019\u00c9ducation, puis des Affaires \u00e9trang\u00e8res (1972), puis des Finances (1977-1980), apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 Premier ministre (1973-1975). Il sera ensuite, pendant quinze ans, directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint pour la culture et les relations ext\u00e9rieures de l\u2019Unesco, avant de prendre ses fonctions d\u2019ambassadeur du Congo en France (1998-2015).<\/p>\n<p>Tout au long de sa carri\u00e8re, Henri Lopes n\u2019a jamais cess\u00e9 d\u2019\u00e9crire \u2013 sur l\u2019histoire africaine contemporaine, le m\u00e9tissage, la France et le Congo. Il publie son premier recueil de nouvelles, Les Tribaliques, en 1971, pour lequel il re\u00e7oit le Grand Prix litt\u00e9raire d\u2019Afrique noire.<\/p>\n<p>Suivront d\u2019autres distinctions, dont le Grand Prix de la francophonie, en 1993, d\u00e9cern\u00e9 par l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, et une douzaine d\u2019ouvrages, depuis Le Pleurer-Rire, en 1982, devenu \u00ab un classique \u00bb de la litt\u00e9rature africaine contemporaine, jusqu\u2019\u00e0 Il est d\u00e9j\u00e0 demain, en 2018, en attendant la sortie de Petit Mao, dont il vient de remettre le manuscrit \u00e0 son \u00e9diteur. Dans ce nouveau roman, il a justement voulu revisiter l\u2019atmosph\u00e8re confuse qui r\u00e9gnait au Congo dans les ann\u00e9es 1960 et 1970.<\/p>\n<p><b>Jeune Afrique\u2009: Une Enfant de Poto-Poto (2012) s\u2019ouvre sur le soir de l\u2019ind\u00e9pendance et le discours de Malraux \u00e0 Brazza. Et vous, quels souvenirs gardez-vous du 15 ao\u00fbt 1960\u2009?<\/b><\/p>\n<p>Henri Lopes\u2009: Bien que je fusse en vacances \u00e0 Brazzaville, je n\u2019ai pas assist\u00e9 aux c\u00e9r\u00e9monies. J\u2019\u00e9tais \u00e0 Kinshasa. En tant que membre du comit\u00e9 ex\u00e9cutif de la Feanf [F\u00e9d\u00e9ration des \u00e9tudiants d\u2019Afrique noire en France], on m\u2019avait donn\u00e9 pour mission de rencontrer les responsables du Congo-Kinshasa, qui nous semblaient alors beaucoup plus attirants que l\u2019\u00e9quipe de Fulbert Youlou\u2009!<\/p>\n<p>Par ailleurs, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, l\u2019ind\u00e9pendance du Congo-Brazzaville ne me semblait pas tr\u00e8s s\u00e9rieuse. Brazza \u00e9tait la base arri\u00e8re de tout ce que nous honnissions, c\u2019est-\u00e0-dire Tshombe et tout ce qui \u00e9tait anti-Lumumba. Pour nous, militants de la Feanf, la suite a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cevante puisque, moins d\u2019un an plus tard, Lumumba \u00e9tait assassin\u00e9.<\/p>\n<p><b>Quelle \u00e9tait l\u2019ambiance \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u2009?<\/b><\/p>\n<p>Sur les deux rives du Congo, l\u2019atmosph\u00e8re \u00e9tait similaire. Il y avait les militants qui avaient \u0153uvr\u00e9 pour l\u2019ind\u00e9pendance, et puis il y avait le gros de la population, \u00e0 laquelle cette ind\u00e9pendance faisait peur.<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais scandalis\u00e9 par ce que j\u2019entendais alors dans ma famille et chez mes amis, o\u00f9 beaucoup disaient \u2013 pour reprendre l\u2019expression de ma grand-m\u00e8re\u2009: \u00ab On ne sait pas m\u00eame fabriquer une aiguille et vous voulez qu\u2019on chasse les Blancs\u2009! \u00bb J\u2019\u00e9tais choqu\u00e9, mais il faut avoir l\u2019honn\u00eatet\u00e9 de reconna\u00eetre que, pour la majorit\u00e9 de la population, l\u2019ind\u00e9pendance faisait peur.<\/p>\n<p><b>Il faut dire qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 acquise dans un climat de tensions entre mouvements politiques \u00e0 bases ethniques et de troubles violents, qui d\u00e9boucheront sur vingt-cinq ann\u00e9es tr\u00e8s tourment\u00e9es\u2009: changements de r\u00e9gime, de dirigeants, assassinats politiques, guerre fratricide\u2026<\/b><\/p>\n<p>Vous faites allusion \u00e0 ce qui s\u2019est pass\u00e9 en 1958, qui a \u00e9t\u00e9 quelque chose d\u2019absolument horrible. Apr\u00e8s, il y a eu les \u00ab Trois Glorieuses \u00bb de 1963 [soul\u00e8vement populaire des 13, 14 et 15 ao\u00fbt, qui a renvers\u00e9 Youlou]. Cette ann\u00e9e-l\u00e0 \u00e9tait pleine d\u2019espoir pour quelqu\u2019un comme moi, mais, rapidement, elle a \u00e9t\u00e9 porteuse de frayeur. Au d\u00e9but de 1964, trois personnes ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9es, dont un gar\u00e7on brillant, le plus brillant des \u00e9tudiants africains, qui m\u2019\u00e9tait proche. Cela m\u2019avait traumatis\u00e9. Je m\u2019\u00e9tais m\u00eame demand\u00e9 si j\u2019allais retourner au pays.<\/p>\n<p>Cette p\u00e9riode fut extr\u00eamement confuse. Avec le recul, j\u2019essaie de la faire revivre aujourd\u2019hui dans un roman dont je viens de remettre le manuscrit \u00e0 mon \u00e9diteur. Il s\u2019appelle Petit Mao. Il ne permet pas d\u2019\u00e9clairer l\u2019histoire du point de vue \u00e9v\u00e9nementiel (la r\u00e9alit\u00e9 n\u2019est l\u00e0 que pour donner un ancrage \u00e0 mon histoire), mais il essaie de restituer l\u2019atmosph\u00e8re qui r\u00e9gnait dans les ann\u00e9es 1960 et 1970.<\/p>\n<p><b>Pourquoi l\u2019atmosph\u00e8re \u00e9tait-elle confuse\u2009?<\/b><\/p>\n<p>Nous \u00e9tions aveugl\u00e9s par une id\u00e9ologie et nous pensions que le peuple nous suivrait. Or cette id\u00e9ologie \u00e9tait diversement per\u00e7ue par diff\u00e9rents groupes, dont la plupart \u00e9taient d\u2019ailleurs d\u2019anciens \u00e9tudiants. Les gens \u00e0 l\u2019\u00e9poque avaient du mal \u00e0 se repr\u00e9senter ce qu\u2019\u00e9tait le marxisme, qui nous \u00e9tait venu, de m\u00eame que l\u2019id\u00e9e d\u2019ind\u00e9pendance, de France.<\/p>\n<p><b>Comment cela\u2009?<\/b><\/p>\n<p>Je suis n\u00e9 \u00e0 une p\u00e9riode o\u00f9 pr\u00e9dominait un racisme institutionnel (pas comme celui dont on entend parler aujourd\u2019hui ici et l\u00e0, selon les \u00e9v\u00e9nements). \u00c0 Brazza, \u00e0 Pointe-Noire, et encore plus \u00e0 Kinshasa, il y avait les quartiers europ\u00e9ens et les quartiers indig\u00e8nes, et il \u00e9tait difficile de se rendre de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre. C\u2019\u00e9tait cela le racisme.<\/p>\n<p>Aussi, quand, en 1949, \u00e0 12 ans, je d\u00e9barque en France, avec mon beau-p\u00e8re, sur le port de Marseille, et constate qu\u2019il n\u2019y a pas de dockers noirs, je me dis\u2009: \u00ab Qu\u2019est-ce que c\u2019est que ce pays\u2009? \u00bb Plus tard, \u00e0 la veille de la rentr\u00e9e des classes au lyc\u00e9e, \u00e0 Nantes, une crainte m\u2019\u00e9treint\u2009: \u00ab Qu\u2019est-ce que je vais prendre, je vais peut-\u00eatre \u00eatre le seul Noir\u2026 \u00bb Et je m\u2019aper\u00e7ois que non.<\/p>\n<p>En fait, nous \u00e9tions une dizaine, originaires de diff\u00e9rents territoires d\u2019Afrique, et j\u2019\u00e9tais trait\u00e9 comme un Blanc. Car, en France, le racisme n\u2019existait pas. Mieux, le colonialisme \u00e9tait d\u00e9savou\u00e9 par mes correspondants (ceux qui me faisaient sortir le dimanche). C\u2019est donc en France que nous d\u00e9couvrons que le racisme que nous subissions dans nos pays n\u2019existait pas.<\/p>\n<p>Par ailleurs, \u00e0 mon arriv\u00e9e en France, quelques ann\u00e9es apr\u00e8s la Lib\u00e9ration, les communistes \u00e9taient au pouvoir, avec Thorez (et de Gaulle). Mon mentor, un professeur de philo, \u00e9tait un marxiste. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, toute l\u2019intelligentsia fran\u00e7aise \u00e9tait communiste ou de gauche et, en tout cas, jamais anticommuniste. Et ce n\u2019\u00e9tait pas le communisme tel qu\u2019il existait \u00e0 Moscou, \u00e0 P\u00e9kin ou \u00e0 Prague\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est dans ce contexte que nous avons \u00e9t\u00e9 form\u00e9s. Il faut reconstituer tout cela pour comprendre comment nous sommes devenus marxistes et comment certains se sont ensuite d\u00e9tach\u00e9s de cette id\u00e9ologie.<\/p>\n<p><b>Le pays ne porte-t-il pas encore trop l\u2019empreinte des choix op\u00e9r\u00e9s dans les ann\u00e9es 1960-1970, notamment dans le fonctionnement du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir)\u2009?<\/b><\/p>\n<p>Il y a toujours une culture communiste au sein du PCT, m\u00eame s\u2019il s\u2019en d\u00e9fend. L\u2019appareil et son fonctionnement sont rest\u00e9s. Mais, en dehors de cela, l\u2019id\u00e9ologie est vague\u2026 Quand le PCT se r\u00e9unit, il entonne une chanson tr\u00e8s belle, avec une m\u00e9lodie de psaume, qui a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e \u00e0 Kinshasa sous Mobutu. Le PCT l\u2019a reprise, sans le dire, au MPR [Mouvement populaire de la r\u00e9volution], de Mobutu, en rempla\u00e7ant dans les paroles MPR par PCT. Vous voyez la confusion id\u00e9ologique\u2009!<\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019ailleurs moins d\u2019une culture de parti communiste que d\u2019une culture de parti unique, syst\u00e8me en vigueur, quelle que soit l\u2019id\u00e9ologie, dans toute l\u2019Afrique, que ce soit \u00e0 Brazzaville, Kinshasa, Conakry, N\u2019Djamena, Porto-Novo\u2026 Les rares pays qui y avaient \u00e9chapp\u00e9 \u00e9taient le S\u00e9n\u00e9gal, o\u00f9 il y avait des marxistes, avec le PAI [Parti africain de l\u2019ind\u00e9pendance], mais o\u00f9 la culture d\u00e9mocratique existait vraiment\u2009; la C\u00f4te d\u2019Ivoire, qui \u00e9tait la vitrine du lib\u00e9ralisme, par opposition au Ghana et \u00e0 la Guin\u00e9e\u2009; et le Gabon, qui, lui, voulait \u00eatre carr\u00e9ment une copie conforme de la France. On se souvient de L\u00e9on Mba, en 1961, affirmant que \u00ab tout Gabonais [avait] deux patries\u2009: la France et le Gabon \u00bb.<\/p>\n<p><b>Le Congo a produit un grand nombre d\u2019\u00e9crivains, de musiciens et de peintres renomm\u00e9s. Comment expliquez-vous cette effervescence intellectuelle et artistique\u2009?<\/b><\/p>\n<p>Cette effervescence est n\u00e9e \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1950 avec ceux que l\u2019on appelait \u00ab les \u00e9volu\u00e9s \u00bb et leur revue, Liaison [qui fut un tremplin pour des auteurs congolais, dont Tchicaya U Tam\u2019si, Sylvain Bemba]. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, Brazza et Kinshasa, intellectuellement, ne faisaient qu\u2019un.<\/p>\n<p>Le premier grand \u00e9crivain [qui avait dirig\u00e9 un temps Liaison \u00e0 Brazza], Lomami Tshibamba, \u00e9tait de Kinshasa, mais il venait souvent \u00e0 Brazza. La rumba, c\u2019\u00e9tait Brazza et Kinshasa. En peinture, on parle toujours de l\u2019\u00e9cole de Poto-Poto, mais la palette \u00e9tait bien plus large, \u00e0 Brazza comme \u00e0 Kin. Mais j\u2019ai peur que tout cela se perde.<\/p>\n<p><b>Vous aimez manier la langue fran\u00e7aise et les mots, surtout lorsqu\u2019ils ont un sens particulier au Congo. Un exemple\u2009?<\/b><\/p>\n<p>J\u2019ai assist\u00e9 \u00e0 un quiproquo entre le pr\u00e9sident Sassou et un journaliste qui lui dit au cours d\u2019une interview\u2009: \u00ab Avouez qu\u2019aux \u00e9lections les choses ont un peu cafouill\u00e9. \u00bb Et le pr\u00e9sident, jusque-l\u00e0 d\u00e9tendu, de se raidir\u2026 Car si, en France, \u00ab cafouiller \u00bb signifie \u00ab s\u2019embrouiller \u00bb, au Congo, cela veut dire \u00ab employer le syst\u00e8me D \u00bb. Le \u00ab cafouillage \u00bb, c\u2019est \u00ab la magouille \u00bb.<\/p>\n<p>Autre expression savoureuse qu\u2019ont invent\u00e9e r\u00e9cemment les Congolais\u2009: \u00ab \u00eatre \u00e0 deux ou \u00e0 trois clos \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire en petit comit\u00e9 de deux ou trois personnes \u2013 en jouant sur l\u2019expression fran\u00e7aise \u00ab \u00e0 huis clos \u00bb.<\/p>\n<p><b>Comment imaginez-vous l\u2019avenir du Congo\u2009?<\/b><\/p>\n<p>Je suis un pessimiste empli d\u2019espoir. Je crains que la crise que nous traversons \u00e0 l\u2019heure actuelle dans tous les domaines n\u2019empire. Mais il en sortira quelque chose. Je crois de toute fa\u00e7on qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019avenir pour le Congo, la RCA, le Gabon, le Cameroun sans l\u2019int\u00e9gration dans de grands ensembles. C\u2019est sans doute le p\u00e9ch\u00e9 de ma g\u00e9n\u00e9ration, qui croit dur comme fer \u00e0 l\u2019unit\u00e9 africaine\u2009! Je ne la vois pas pour demain, mais pour apr\u00e8s-demain.<\/p>\n<p>En tout cas, que ce soit sur le plan des march\u00e9s ou sur celui du d\u00e9veloppement humain, le Congo ne s\u2019en sortira jamais seul, m\u00eame avec du p\u00e9trole. Il faut aller vers les ensembles, m\u00eame si c\u2019est difficile. Par exemple, il va y avoir un pont sur le Congo (c\u2019est s\u00fbr, m\u00eame si cela prend encore du temps), mais le Congo-Brazza a peur du g\u00e9ant qui est en face, lequel, sur d\u2019autres aspects, a peur de nous. Aussi, dans tous nos pays, les cadres politiques craignent de perdre leurs maroquins pour devenir des sous-pr\u00e9fets. R\u00e9sultat, on se tourne le dos au lieu de dialoguer.<\/p>\n<p>\u00c9conomiquement, politiquement, culturellement, il va falloir s\u2019unir. Comment\u2009? Je l\u2019ignore. L\u2019union est un processus complexe, elle sera peut-\u00eatre enfant\u00e9e dans la douleur, je ne la verrai probablement pas. Mais elle se fera.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Congo Brazzaville. 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