Beni : après la mort d’un agent de l’ANR, l’armée traque les suspects

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Beni : après la mort d’un agent de l’ANR, l’armée traque les suspects
Beni : après la mort d’un agent de l’ANR, l’armée traque les suspects

Africa-PressCongo Kinshasa. Le porte-parole de l’armée congolaise à Beni au Nord-Kivu, le lieutenant Antony Mwalushayi confirme la mort d’un agent de sécurité et l’arrestation des cinq présumés bandits lundi 2 août 2022 dans le quartier Rwangoma, à l’Est de la ville.

Des émeutes ont éclaté la nuit de lundi à mardi 3 août dans ce quartier, théâtre de plusieurs massacres, quand cinq agents de sécurité procédaient à l’arrestation d’une femme, chef de quartier adjoint, présumée rebelle des Forces démocratiques alliées (ADF).

Lors de son arrestation, elle a pu alerter ses voisins sur son enlèvement par des inconnus, d’après le porte-parole des opérations militaires Sokola 1 Grand Nord. Le premier groupe des jeunes qui voulait s’en prendre aux agents, a changé d’avis après les explications de la délégation de sécurité. Dans la foulée, la tension est montée d’un cran quand un autre groupe que l’officier présente comme le réseau de la présumée Adf, est arrivé sur le lieu du drame.

Les jeunes ont commencé à jeter des projectiles en direction des agents de sécurité et de défense. Malheureusement, M. Sombo Gonza Olivier alias Gomez, agent de l’agence nationale de renseignement militaire a été tué par la justice populaire et un autre agent de l’auditorat, capitaine John Kitalebe Lutete, a été blessé à la tête.

Des éléments de la police nationale congolaise (PNC) qui montent la garde au bureau du quartier Rwangoma sont intervenus en tirant plusieurs coups de balles en l’air pour disperser les manifestants. Antony Mwalushayi confirme que les forces de sécurité ont réussi à arrêter la présumée Adf et ses deux collaborateurs mais également deux autres jeunes présumés auteurs de la justice populaire.

L’officier indique que cet acte prouve une certaine infiltration des rebelles ougandais ADF au sein de la population. Toutefois, le porte-parole rassure que les forces de sécurité vont traquer tous les semeurs des troubles à Rwangoma afin de restaurer l’autorité de l’État dans cette partie de la ville.

« …C’était au moment de faire monter la dame dans la voiture qu’elle a crié au secours disant qu’on voulait la kidnapper. Les bons citoyens sont arrivés la nuit. On leur a expliqué et ils ont compris que la dame avait des comptes à rendre à la justice. C’est en ce moment là que nous avons vu encore apparaître dans la foule, des jeunes gens apparemment qui travaillent en collaboration avec la dame. C’est vraiment un réseau qui a commencé à s’opposer à l’arrestation de cette dernière… », a expliqué le porte-parole de l’armée.

La coordination de la société civile de Beni condamne cette violence contre les agents de sécurité. Le vice-président de cette structure citoyenne, Pascal Muliwavyo a présenté la compassion à l’appareil sécuritaire. « La société civile urbaine de Beni présente ses condoléances les plus attristées. Nous regrettons et nous condamnons cet acte de justice populaire qui a été commis par des personnes mal intentionnées qui ont tué l’infortuné (Gomez) », a fait savoir la société civile locale.

Plusieurs altercations entre certains habitants de Rwangoma et les forces de l’ordre ou les contingents de la Monusco sont souvent signalées dans cette partie de la ville.

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