Africa-Press – Congo Kinshasa. Cela fait trois mois que l’Etat de siège est décrété dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri où les massacres semblent loin de s’arrêter. Le manque de dynamisme dans le commandement conduit les ressortissants de ce coin du pays à discréditer le pouvoir aux mains de l’armée. En début de cette semaine, plus de 80 députés nationaux ont décidé de boycotter la plénière consacrée à la prorogation de l’Etat de siège pour manque de résultats escomptés jusqu’ici.
D’après le décompte établi par les experts du baromètre sécuritaire du Kivu (KST) le 5 août, l’ensemble de groupes armés ‘’ont tué 485 civils en Ituri et au Nord-Kivu’’ depuis le mois de mai dernier.
Certains ressortissants de l’Est rencontrés à Kinshasa avancent que, « L’Etat de siège était pour nous un soulagement aux horreurs que nous subissons depuis l’entrée de l’Alliance des forces démocratiques du Congo [Afdl] ! Triste est de constater la persistance des horreurs y commis [viols, massacres, etc.] et ce, en dépit de la présence du commandement militaire », déplorent madame Mwashiti, Amulani Abedi, Godé Senge Senge et Amisi Pandje, tous du Nord-Kivu.
C’est depuis plus de deux décennies que la partie Est du pays vit dans une angoisse, encore loin de finir, due à l’insécurité perpétrée par différents groupes rebelles.
La mise en place de l’Etat de siège par le chef de l’Etat avait suscité de l’espoir pour cette population victime des exactions.





