Africa-Press – Congo Kinshasa. Dans une émission télévisée sur la chaîne « Bosolo Na Politik », le ministre congolais de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, a affirmé que sans l’intervention indirecte du sénateur américain Marco Rubio, les forces de l’AFC/M23 auraient déjà atteint la ville stratégique de Kalemie, au bord du lac Tanganyika, dans la province du Tanganyika.
Un tweet à l’effet dissuasif, selon Nzangi, la progression rapide des rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda selon les autorités congolaises, n’aurait rencontré aucune résistance sérieuse sur l’axe menant à Kalemie.
« Il n’y avait rien sur la route », a-t-il confié, sous-entendant une absence de dispositif militaire suffisant pour freiner leur avancée.
C’est alors qu’un simple tweet du sénateur républicain Marco Rubio, influent au sein du Congrès américain, aurait changé la donne. Le contenu du message, pourtant laconique « on n’est pas content », aurait suffi à provoquer un réajustement stratégique, probablement par le Rwanda, principal soutien supposé du M23, pour éviter de s’attirer des sanctions ou une réaction internationale plus ferme.
En livrant ce témoignage, Nzangi met en lumière non seulement la fragilité de la défense nationale face à la menace rebelle, mais aussi l’incapacité du gouvernement congolais dont il fait parti lui-même.
Alors que le chef de l’État venait récemment d’appeler à une communication coordonnée face à des questions stratégiques, Mohindo Nzangi se dédouane de cette ligne avec des intentions qui lui sont presques personnelles.





