Africa-Press – Congo Kinshasa. Depuis quelques semaines, les autorités de la ville-province de Kinshasa ont mis toutes les batteries en marche pour faire respirer la caisse de l’État par le biais du contrôle des documents routiers dont le permis de conduire, le contrôle technique, l’assurance et la vignette.
Cette énergie totale engendre est plus déployée que dans certains secteurs qui touchent directement la vie de toute la population, notamment la sécurité.
Un phénomène reprend dans la capitale congolaise, il s’agit des corps sans vie jetés presque chaque semaine dans certains coins de la ville. Une situation qui engendre la psychose auprès de la population qui se sent plongée dans l’insécurité.
Sur les réseaux sociaux, des publications de « porté disparu » se font lire hebdomadairement et dans plusieurs cas, les ravisseurs exigent des cautions pour libérer les otages.
Le braquage à main armée se poursuit malgré la diminution des cas comparativement aux mois passés.
Des éléments qui devraient renforcer l’autorité de l’État sur le terrain, avec plus de stratégies, rigueur, une intention palpable d’en mettre un terme.
L’énergie sur l’insécurité devrait dépasser celle sur le contrôle des documents routiers car des vies sont en danger face à l’insécurité que sur cette opération contre les véhicules en violation des règles.
Le gouverneur Daniel Bumba a annoncé, dimanche 1er février, que l’effectif des agents contrôleurs des documents sera doublé et renforcé sur plusieurs artères et avec un nouveau matériel herses communément appelé « mbasu » afin de contrer les conducteurs qui ne sont pas en règle et les pousser à se réglementer.
Dans les quartiers de Kinshasa rongés par le banditisme appelé « kuluna », les habitants attendent également le redoublement des éléments de la police et la traque rigoureuse sur le terrain afin de mettre la main sur les vrais bandits et les faire subir la rigueur de la loi.
Le paiement des taxes est un devoir de tout citoyen pour contribuer au développement de la ville et du pays, et garantir la sécurité de la population et de ses biens reste un devoir des dirigeants.
En dépit des efforts déployés sur le plan sécuritaire, les autorités doivent recharger les batteries afin de mettre un terme à l’insécurité dans la capitale une fois pour toute et avec plus dévouement que celui du contrôle des taxes.





